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Publié le 2 Août 2015

Le patrimoine oléicole de la Croatie est principalement constitué des variétés suivantes : 

 

Lastovka : C'est une variété moyennement rustique. Elle est caractérisée par une capacité rhizogène élevée et une époque de floraison précoce. Elle est autoincompatible et présente un pourcentage d'avortement ovarien faible. L'époque de maturation est tardive. Son entrée en production est moyenne et sa productivité est haute et constante. Ses fruits présentent une forte résistance au détachement et un rendement en huile moyen, de 20 % environ.

 

Levantinka . Cette variété dalmate est présente en particulier sur l'île de Solta. L'olivier est caractérisé par une frondaison dense et sphérique. Il affectionne les sols profonds et fertiles, dans les zones abritées. Sa capacité rhizogène est très faible. Autocompatible, elle est également utilisée comme pollinisateur de la variété Oblica. Dans les régions propices à l’oléiculture, son entrée en production est précoce. Sa productivité est constante et élevée. Ses fruits se présentent en grappes et mûrissent très tard. Leur teneur en huile est faible. Elle est sensible au froid et à la sècheresse.

 

Oblica : C'est une variété rustique qui s'adapte facilement à des sols agronomiquement pauvres. Sa capacité rhizogène est élevée. Elle se caractérise par une entrée en production moyenne et une époque de floraison précoce. Son pollen présente un faible pouvoir germinatif. Autoincompatible, elle requiert la présence de pollinisateurs tels que Levantinka ou Crobnica. Elle présente un pourcentage d'avortement ovarien élevé. Sa productivité est moyenne et alternante. Ses fruits mûrissent tôt et conviennent à la préparation d'olives de table vertes ou noires, et à l'extraction d'une huile particulièrement appréciée. Ils présentent une teneur en huile moyenne et sa pulpe se sépare facilement du noyau. Elle est résistante à la sècheresse mais ne tolère pas les froids printaniers. Elle est susceptible aux attaques de la mouche de l'olive mais très tolérante au Cercospora cladosporioides.


 

(Source : Catalogue mondial des variétés de l'olivier, COI)

Source : file:///C:/Users/Usuario/Downloads/FRANCAIS_politique_Croatie_2012.pdf


 


 

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Publié le 10 Avril 2015

Croatie: trouver sa place sur l’échiquier mondial du vin

 

 

Martin von Schwartner écrivait en 1809, dans un corpus relevant de la statistique du Royaume de Hongrie : « Les vins de la Croatie hongroise […] sont la plupart fort violens et on pourroit, semble-t-il, les faire entrer en concurrence avec les eaux-de-vie, dans le Nord de l’Europe […] »;avant de poursuivre plus loin : « […] Autant est grande la quantité de vins Hongrois, autant diffèrent-ils entr’eux par la couleur, le fumet, la force ainsi que par leur solidité, leur bonne conservation et le plus ou moins de qualités bienfaisantes […]. »

 

Hormis quelques slivovitzs bien tassées jetées en pâture à des amygdales pour le moins consentantes lors d’un court séjour sur place, en mars dernier, force est d’admettre que la chatte de von Schwartner n’y retrouverait pas ses petits aujourd’hui. Le contexte gastronomique local s’est bien sûr affiné.

 

Que ce soit avec une offre de produits de la mer sur la côte Dalmatienne à faire rêver Poséidon et son beau-frère, ou des prosciuttos (peurchoute) dans l’arrière-pays à faire damner l’Espagnol ou l’Italien trop fier pour admettre qu’ils sont meilleurs que les siens. Reste que la cuisine croate demeure tout de même riche, rustique et fort roborative.

 

Les vins ? Ils ont de tout temps lutté à armes égales avec l’assiette locale. Pas le choix. Aux plats de types peka (poulpe braisé, patates, veau et encore patates), pljeskavica sa sirom (viande hachée grillée farcie au fromage), tchèvapi (sandwich au porc-boeuf sous pita bien gras), chtroukli sa sirome (espèce de pâte épaisse farcie au fromage frais) et autres gnocchis-choucroute forts en gueule et passablement éloignés de la cuisine minceur, les vins opposent une sève, une trame fraîche et digeste complice en tous points.

 

Sinon, c’est la bière qui est à l’honneur avec une tradition brassicole fort ancienne (la classique Daruvar (1840,) par exemple, bue à coude déjanté et casquette relevée par votre chroniqueur), une bière qui occupait même une place stratégique lors des derniers conflits où un village pouvait bombarder la brasserie du village voisin ennemi pour priver la population de son houblon quotidien (85 litres/an, en moyenne, par tête de pipe). Pas gentil, mais efficace. Toutefois, la véritable explosion, elle, comme au Québec, d’ailleurs, a trait à ce nombre grandissant de microbrasseries qui rivalisent dorénavant de styles pour fidéliser une jeunesse qui ne va certainement pas au lit, que ce soit à Zagreb, à Split ou à Dubrovnik, lorsque démarre le Téléjournal national.

 

Des femmes et des hommes de coeur

 

Peu de femmes à la barre — du moins parmi les quelques rencontres effectuées —, ce qui n’interdit nullement à quelques-unes d’entre elles de s’approprier les logements vinaires et de vinifier. Telle cette Karin Pilato qui, sur les 20 hectares de vignoble maison à quelques encablures de la côte ouest istrienne, livre des vins d’une insoutenable délicatesse fruitée. Vina Pilato, une affaire familiale qui remonte à 1934, est à l’image de cette viticulture croate dynamique et moderne, impliquée dans l’oenotourisme local et capable de livrer à l’export des cépages révélés par ces terroirs riches en bauxite, typiques de la région.

 

Des chardonnays, cabernets et sauvignons, je retiens surtout ces terans, rares pinots blancs, mais surtout cette malvazija istarska follement aromatique, captivante avec ses nuances iodées, d’orange et de fleur d’acacia. Un bijou ! (★★★)

 

Moreno Degrassi pourrait être le pendant masculin de Karin Pilato, dont les 28 hectares de vignobles plantés de plus d’une quinzaine de cépages sont logés toujours côté ouest avec vue sur mer, à la fine pointe de l’Istrie (Istra). On monte ici d’un cran côté race, mais surtout maîtrise assumée de la production, avec un souffle, une portée, une inspiration manifestes.

 

Il y a, bien sûr, l’incomparable malvazija istarska, à la fois tendue et bien enveloppée côté textures, ces muscats blancs secs et sautillants, viogniers, chardonnays et sauvignons blancs, mélange de grâce, de vigueur et de précision, un style qui n’est pas sans évoquer celui d’un certain Silvio Jermann du côté Frioul italien. Bref, parmi les deux ou trois maisons les plus enthousiasmantes visitées, d’un calibre exceptionnel (★★★1/2).

 

Le discours devient plus terrien, comme irrigué par une volonté farouche du dépassement, d’une révélation en profondeur avec un Franco Cattunar bien disposé à mettre en avant la singularité de ses terroirs. Qu’ils soient blancs (calcaires forts en calcium), gris (riches en potassium), rouges (bauxite et oxyde de fer) ou noirs (fer, argile, etc.), chacun y va de sa pulsion intime sur les 50 hectares du domaine. La dégustation de la fameuse malvazija issue de ces quatre terreaux est d’ailleurs fort révélatrice.

 

Plus « chablisienne », lire : minérale et saline dans les « blancs » ; sapide et de jolie portée de bouche dans les « gris » ; plus volubile, corpulente mais toutefois détaillée dans les « rouges » et avec ce mélange de puissance et d’ouverture à la fois exotique et herbacée dans les « noirs ». En plus d’un cabernet sauvignon sphérique, très frais et explosif sur le plan fruité, Cattunar élabore un teran barrique (cuvée Kappi) frais et substantiel, un rouge bien en chair, savoureux, d’une buvabilité qui le destine à ne pas fléchir devant le gros gibier, pour ne pas dire devant une patte d’ours braisée — oui, vous avez bien lu ! (★★★).

 

Autres maisons à surveiller ou à visiter lors d’une prochaine excursion croate : Roxanich (★★★) ; Krauthaker (★★★) ; Zlatan (★★★1/2) ; Nevina (★★1/2) ; Korta Katarina (★★★) ; Grgic (★★★1/2) ; Svroko (★★1/2) ; Rizman (★★★) ; Milos (★★★) ; ou encore Enjingi (★★★). Le plus excitant serait qu’ils aboutissent tout simplement en tablettes chez nous. Mais si, dans le meilleur des cas, la production vinicole croate se compare avantageusement avec l’élite de l’Italie septentrionale, elle devra cependant faire ses devoirs, évaluer l’offre pour mieux se positionner du côté des prix chez nous. Là, je suis convaincu qu’elle pourrait sans faute trouver preneurs. Zivjeli ! (Santé !)

 

 

 

Par Jean Aubry

Source : ledevoir.com, le 10 avril 2015.

 

 

 

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Publié le 9 Juillet 2014

Zelena, la première épicerie fine croate à Paris

 

 

La Croatie a de nombreux atouts qui attirent les français : la mer cristalline, le patrimoine culturel et la nature intacte. Néanmoins, ses spécialités gastronomiques sont encore méconnues en France alors qu’elles ont tout pour plaire : la tradition, le savoir-faire et l’attachement au terroir. Irina et Cyril ont sélectionné le plus fin, le plus innovant et le plus qualitatif du marché croate, avec un panier sans cesse renouvelé. C’est de cet amour du terroir croate et de la volonté de le faire découvrir qu’est née Zelena, la première épicerie croate en France.

 

Faire découvrir le patrimoine gastronomique croate

Française de naissance et Croate d’origine, Irina a rencontré Cyril à Paris. Elle lui a fait découvrir la Croatie en bateau et, à cette occasion, le couple est tombé amoureux de la gastronomie locale. C’est ainsi que l’idée du lancement d’une épicerie croate à Paris a vu le jour. Quelques années plus tard, leur projet s’est concrétisé et «Zelena Paris» ouvrait ses portes dans la fameuse Rue des dames, avec pour ambition de faire (re)découvrir aux Français toute la diversité du patrimoine gastronomique croate.

 

Charcuteries, huiles d’olive, produits à la truffe, confitures… le savoir-faire croate en exclusivité en France

Sur les étals, on trouve par exemple le kulen, une charcuterie pimentée de Slavonie. L’Istrie est renommée pour ses truffes ; elles viennent ici aromatiser miel, fromage et saucisson. La Dalmatie est représentée par le « paški sir », un fromage de brebis affiné 9 mois sur l’île de Pag, et par la confiture de figues, que les Croates utilisent en pâtisserie ou pour accompagner la dégustation d’un fromage.

Vous trouverez ces spécialités et bien d’autres encore chez Zelena, où Cyril et Irina vous offriront un accueil chaleureux et des dégustations pédagogiques pour tout connaître sur les produits proposés. Les produits sont disponibles à la boutique de la rue des dames, mais aussi sur un stand permanent au marché couvert de Levallois Perret et en ligne à l’adresse www.zelenaparis.com


 

Epicerie fine Zelena - 26, rue des Dames – 75017 Paris – 01 73 74 22 34

Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 14h et de 16h à 19h30 et le samedi en continu

Place clichy - ligne 13 ou Rome – ligne 2


Stand permanent au marché couvert de Levallois Perret

Ouverture Mardi/Vendredi/Samedi/Dimanche

Marché couvert Henri Barbusse à Levallois-Perret 92300

Louise Michel – ligne 3

 

 

 

 

Source : luxsure.fr, le 1er juillet 2014.

http://www.luxsure.fr/2014/07/01/zelena-la-premiere-epicerie-fine-croate-paris/


 


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 19 Mai 2014

Tereza Alabanda, patissière à Split


 

A 32 ans, Tereza Alabanda a déjà entamé une deuxième vie professionnelle. Et pourtant la première la menait droit à une belle carrière. Mais cette jeune femme aux longs cheveux chatains et aux yeux bleux, à peine fardée, a préféré changer de registre. Quoique ! son domaine de prédilection était la musique. Conservatoire, violon au Théatre national de Croatie, il y a deux ans, elle a préféré changer d’air et …d’opéra.

Cours de pâtisserie au Cordon Bleu de Londres et Paris, après l’avoir servi avec ses collègues musiciens, aujourd’hui elle prépare son opéra pour Crème de la Crème. Une pâtisserie située dans le centre ancien de Split, rue Ilicev Prolaz 1.

Nous sommes passés devant par hasard avec F. Et repassés… car les jolis gâteaux factices de la vitrine attirent l’oeil. Les vrais aussi à l’intérieur. Le nom également. Mais aussi, les horaires d’ouverture tous les jours de 7 à 22 H et toujours des clients attablés l’air réjoui. Et puis nous sommes entrés ! La meilleure façon de résister à la tentation étant d’y succomber ! Il faut dire que son gâteau au beurre, aux figues et aux noix, gâteau traditionnel de Split nous attirait drôlement.

Tereza sait d’où vient son beurre, ses fruits, son chocolat, ses pistaches. Elle accorde un grand soin au choix de ses produits et de ses fournisseurs. Sa carte et son inspiration changent au fil des saisons. Ses gâteaux deviennent de plus en plus légers avec l’annonce de l’été. On peut les déguster sur place ou les commander pour les emporter. Les habitants de Split adorent le faire pour des anniversaires ou des mariages. Et là en plus, le spectacle est garanti !


 

www.cremedelacreme.hr
www.facebook.com/creme.delacreme.12


 

Par Isabelle Monrozier


 

Source : laradiodugout.fr, le 16 mai 2014.


 

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Publié le 4 Juin 2013

Damir Doma

Damir Doma est un couturier reconnu dans le monde entier pour ses collections masculines et notamment sa ligne SILENT. Lançant sa première collection homme en 2008, il est rapidement mis sous le feu des projecteurs : on retrouve dans son travail des inspirations liées à Raf Simons ou Ann Demeulemeester, des couturiers avec lesquels il a appris les rudiments du métier. Actuellement un des plus importants créateurs d’Allemagne (il a la double nationalité), ce n’est pourtant que depuis peu que ses collections femmes sont au premier-plan.


C’est en ce 26 Septembre qu’il présentait sa collection Printemps/Été 2013. Une série dans laquelle on retrouvait l’esprit biker notamment au niveau des accessoires avec les ceintures et les lunettes steampunk, mais aussi du côté des perfecto sans manches et des zips; sans oublier une utilisation majeure du cuir. On retrouve également des inspirations traditionnelles japonaises avec la présence de kimonos, de coupe évasées et de matières fluides telles que la soie ou encore plus expérimentales telles que le raphia (une fibre provenant du palmier).

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 13 Mai 2013

Le chic parisien avec un accent croate

 

Comme toutes les capitales, Zagreb peut satisfaire les désirs de mode de la plupart des femmes : des boutiques de prêt-à-porter de luxe jusqu’aux marques abordables destinées aux jeunes d’esprit et de corps telle que Mango et Zara, en passant par une mode pour la femme d’affaires plus classique, on peut tout y trouver.

De temps en temps, en marchant dans les rues d’une ville, on a la chance de « tomber » sur une boutique particulière, de celles qui proposent des vêtements et/ou des accessoires qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Des vêtements originaux mais portables. Des vêtements bien coupés, fabriqués dans des tissus de qualité, simples mais grâce auxquels vous serez unique.

J’ai trouvé l’un de ces bijoux sur « Ilica », l’une des rues les plus longues de Zagreb. Il a fallu cinq ans à Vesna Milković, propriétaire de l’“Ethno Boutique Mara ”, pour réaliser son rêve de transposer des détails empruntés aux costumes traditionnels croates sur des vêtements destinés à une clientèle urbaine. Elle a quitté un poste de juriste administrative pour dessiner et produire des vêtements qui allient le meilleur de l’artisanat traditionnel croate à des coupes modernes et simples, et les vendre à des prix abordables.

 

 

L’entreprise de Vesna est une affaire de famille. Elle conçoit tous les modèles vendus dans sa boutique et en supervise personnellement la confection, aidée notamment par sa fille et son fils. Elle utilise uniquement des tissus naturels tels que le coton, la laine et la soie, qu’elle agrémente de broderies ou de dentelles réalisées à la main. Dans sa collection, réduite mais vraiment unique, vous trouverez La petite robe noire qui vous accompagnera à tout diner ou cocktail, la veste ou le manteau qui donneront une nouvelle vie à votre pantalon noir ou à votre jupe droite, le tailleur de la professionnelle au style affirmé…

Lors d’un séjour à Zagreb, un passage par la Boutique Mara est un excellent investissement : non seulement vous pourrez y satisfaire vos désirs de fashionista pointue, mais vous pourrez y trouver de superbes cadeaux pour vos amis et votre famille : ceintures brodées, bérets, broches, sacs, bijoux…

 

Source : http://www.insidecroatia.org/FR/?p=4

 

 

 

 

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Publié le 28 Octobre 2011

Quand le chocolat belge épouse la lavande et l'eau de vie de Croatie 

 

  

«Le chocolat est la nourriture des dieux», dit Christine Scholtes Covic, une Belge qui, depuis la Croatie profonde, s'est lancée dans la production de chocolat et de truffes, alliant le savoir de son pays en matière de friandises aux saveurs locales.

  

Cette ancienne journaliste de 37 ans s'est installée à Rakovica, petite localité nichée au milieu de la verdure des collines et des vallées de la région de Lika, dans le centre de la Croatie, et a transformé sa passion en travail.

«J'ai toujours aimé la cuisine et notamment la pâtisserie qui était ma spécialité. À six ans, je me suis fait toute seule mon gâteau d'anniversaire», se souvient Mme Scholtes, originaire de Messancy, dans le sud de la Belgique.

«Ma grand-mère avait un restaurant et je suis comme un Obélix qui est tombé dans une potion magique», ajoute-t-elle, pour expliquer sa «dépendance au chocolat».

Une séduisante odeur de chocolat chaud - dont Christine loue les vertus aphrodisiaques -, et d'épices se dégage de l'atelier, situé au rez-de-chaussée d'un immeuble.

Des petits paquets contenant des friandises sont exposés à l'entrée. L'atelier lui-même est meublé d'une grande table en granit et d'un réfrigérateur en inox, un «coffre-fort», dit Christine, rempli de chocolats et de truffes faits main.

Après ses études, Christine a pratiqué parallèlement le journalisme et la cuisine, en Belgique et au Luxembourg.

Un diplôme de l'Institut national (français) de la boulangerie-pâtisserie en poche, cette souriante brune aux cheveux courts avait ouvert une petite pâtisserie chez elle.

 

  

Mariage de deux pays

  

Mais c'est son amour pour la nature qui l'a amenée dans la pittoresque région de Lika, connue notamment par son parc national de Plitvice, abritant seize lacs reliés entre eux par des dizaines de cascades.

«J'ai toujours voulu vivre dans la nature. Je cherchais la paix», explique Christine.

Elle y a aussi rencontré un homme qui allait devenir son mari, avant de s'installer définitivement en Croatie en 2009. 

  

 http://www.reuters.com/resources/r/?m=02&d=20111010&t=2&i=513807881&w=460&fh=&fw=&ll=&pl=&r=BTRE7991O5600

 

«J'ai cherché la maison et j'ai eu un homme avec», sourit-elle.

Christine a commencé la fabrication de chocolat et de truffes en octobre 2010 et a baptisé sa marque Lika Chocolat.

«C'est vraiment le mariage du meilleur des deux pays, le chocolat belge le plus raffiné, enrichi d'excellents ingrédients croates, le beurre ou la crème fraîche, et des saveurs locales, telles que le miel, des noix, la lavande ou encore des vins», poursuit-elle.

Son employée, Ankica Baric, assure que les truffes faites avec de l'eau de vie de prunes locale sont devenues un «succès absolu».

«C'est une idée excellente, mais c'était aussi quelque chose de complètement nouveau pour moi», dit Mme Baric.

«Quand Christine m'a demandé ce que je savais faire avec le chocolat, j'ai répondu que je savais seulement le manger», ajoute-t-elle, en éclatant de rire.

Une vingtaine de modèles et d'arômes sont fabriqués dans le petit atelier, soit quelque 150 kilos de chocolat par mois. Les tablettes de chocolat sont vendues 2 euros (2,80$) la pièce et les truffes 33 euros (46,45$) le kilo.

«L'idée me plaît bien et le chocolat est vraiment excellent», dit Nikola, la cinquantaine, qui s'est arrêté à l'atelier sur sa route vers la capitale croate.

«On devrait avoir ça à Zagreb», ajoute-t-il, en savourant une truffe à l'alcool local.

Peu peuplée, la région de Lika avait été très affectée par la guerre serbo-croate dans les années 1990. Le chômage y touche plus de 20% de la population active, mais elle est située sur une route menant vers la côte Adriatique qui accueille une dizaine de millions de touristes chaque année.

 

 

Source : fr.canoe.ca, le 28 octobre 2011.

 

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Publié le 14 Avril 2011

Gospa od mora

 

 

En mars 2011, cinq ans après le début de sa construction, la bracera croate "Gospa od mora" ("La Dame de la Mer") a été lancée dans les eaux du petit port de Murter...

Le projet a été réalisé grâce à quelques passionnés, des marins de grande compétence, et à l’association Le rêve du dauphin.

De nombreuses et belles rencontres avec des gens extraordinaires, l’excitation, le stress qui ne manquait pas, les problèmes financiers, l'incertitude, la joie et l'espoir des expériences de vie, tous cela représente une entité vivante - un bateau qui a une âme ! Le bateau avec une mission et un avenir.

Goran, directeur de l’association Le rêve du dauphin :

« Personnellement, organiser la construction d’un bateau pareil, en période de récession, est pour moi une expérience inestimable. Je ne voudrais pas la répéter toutefois. Mais je ne vais pas l’oublier non plus parce que j'ai été confronté à des décisions solitaires que je devais prendre d’un jour à l’autre. Dans ce projet j’ai investi des biens personnels ainsi que la confiance inestimable de mes amis."

Ce bateau type "Bracera" a formé dans le passé le noyau de la marine marchande de l'Adriatique. Aujourd’hui ces bateaux traditionnels ont complètement disparu et on ne les voit plus naviguer.

Le lancement de « La Dame de la Mer » est d'une importance inestimable pour la construction navale traditionnelle croate. Le plan et le projet de construction ont été réalisés par le professeur Velimir Salomon de Zagreb, la documentation technique par Nenad Bobanac de Zagreb. Le bateau a été construit par le constructeur naval Milan Jadrešić de Murter, et le capitaine du bateau est Jadran Gamulin, appelé aussi le Tabarly croate.

 

http://2.bp.blogspot.com/_UAhUxvo-3m8/TVATyDOG1iI/AAAAAAAAALU/bpocZdplXlA/s1600/BRACERA_GAMULIN_2011_0501.jpg

 

Caractéristiques : la coque est pontée aux deux bouts, l'étrave incurvée, l'arrière pointu, le fond plat avec une quille. Le bateau est pourvu d'un mât amovible avec une voile au tiers inclinée et un foc amuré sur un bout-dehors. Sa longueur varie de 10 à 13 mètres.


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Rédigé par brunorosar

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Publié le 8 Avril 2011

La cave coopérative de Kutjevo

 


L’après-midi est consacrée à la visite de la fameuse cave coopérative viticole de Kutjevo, une des meilleures cave de Croatie dans une des régions les plus réputée pour ses vins, essentiellement blancs : graševina, pinot gris, pinot blanc, traminac ou riesling de ranjka (variété de raisins hâtive).

La région est doucement vallonnée, les flancs des coteaux sont couverts de vignes alors que leur sommet sont revêtus de hautes et sombres forêts de sapins, donnant à l’ensemble un air de ressemblance avec l’Alsace. Si la cuverie de vinification est ultra moderne, les celliers où sont alignés soigneusement les foudres sont situés sous le château baroque dont la tour centrale est surmontée d’une magnifique toiture en oignon. C’est dans une de ces caves, entourée de tonneaux centenaires aux façades sculptées, que l’on me fait l’honneur de déguster les vins de la coopérative, autour de la table de pierre où l’impératrice Marie-Thérèse se serait enivrée avec le baron Von Trenck alors seigneur de ce domaine. Cette beuverie impériale n’empêcha d’ailleurs pas le baron d’être emprisonné par la même Marie-Thérèse pour cause d’insoumission, et de finir tristement sa vie en prison !

 

A l’issue de la dégustation, la tradition veut que chacun fasse un vœu autour de cette table lequel vœu devrait être exaucé dans l’année. Pour que la démonstration de la légende soit irréfutable, je choisis un vœu particulièrement difficile à réaliser : celui de parler l’anglais couramment ! Si dans un an je maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare, la preuve sera faite de manière irréfutable que ce lieu est véritablement magique. Toute la visite de l’après-midi s’étant faite en anglais, je n’ai donc pas ménagé mes efforts pour faciliter la réalisation de cette prédiction.

Le soir mes cicérones me laissent dans la petite ville de Našice, petite ville tranquille, à l’écart des voies de circulation, où la vie semble s’organiser autour des cafés pour les adultes, de la pâtisserie du château baroque couleur caramel transformé en maison de jeunes pour les enfants et les adolescents, de l’église enfin pour les plus âgés. Celle-ci est manifestement pleine comme un œuf lors de l’office du soir, je ne pourrai pas y pénétrer pour admirer les somptueux autels baroques qu’elle contient.

 

Source : http://notesditinerances.over-blog.com/

 

 

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Publié le 20 Janvier 2010

Ivan Enjingi : vigneron en Slavonie

 


Ivan Enjingi est un modèle pour de nombreux vignerons privés croates. Cet exploitant de Hrnjevac s'est engagé dans les années quatre-vingt pour le droit du vigneron à disposer d'une appellation complète de son vin. Et il a été l'un des premiers à propager la viticulture bio dans son pays.

Ivan Enjingi est très connu dans les groupements de vignerons slavoniens. Ses vins sont appréciés et recherchés au niveau international. Malgré son succès, Enjingi est resté modeste et est resté absent des concours et des oscars. Son argumentation est évidente : "Je suis le mieux placé pour connaître mes vins". Mais il en est parfois tout autrement. C'est ainsi qu'il a gagné le Decanter Award 2004 à Londres. Le jury de la célèbre revue oenologique Decanter a testé plus de 500 vins du monde entier et a déclaré le "Vrenje barrique 98" meilleur vin du monde dans sa catégorie. Ivan Enjingi a également obtenu la médaille d'or avec son Welschriesling Vendange tardive 2002 dans la catégorie "Vins coûtant moins de 10 livres" et son Gewürztraminer Vendange 2009 lui a également apporté la médaille d'argent. Ces succès ne sont pas restés lettre morte dans son pays. La revue croate de la viticulture et du tourisme "Svijet u Čaši" a désigné Ivan comme vigneron croate de l'année.

 

 

 

 

Enfant, il allait déjà dans les vignes


 

Un grand vin est issu de l'amour que le vigneron porte à ses vignes. Il en est ainsi pour Ivan Enjingi. Sa famille a quitté la Hongrie au 19ème siècle et s'est établie sur la pittoresque colline de Hrnjevac en Croatie. Enfant, Enjingi travaillait dans les vignes des autres et portait de l'eau aux travailleurs journaliers. Jeune homme, il a travaillé dans plusieurs domaines de sa région jusqu'à ce qu'il puisse exploiter son propre vignoble dans la vallée de Požega au coeur de la Slavonie. Ses visions sont également devenues réalité. Année après année, il a agrandi son exploitation à près de 50 hectares et a posé la première pierre de la réussite de son exploitation familiale. Aujourd'hui, son fils Ivan, agriculteur diplômé, est venu le soutenir. Ils produisent ensemble Welschriesling, Gewürtraminer, Pinot Gris, Pinot noir, Sauvignon, Zweigelt, Cabernet Sauvignon et autres cépages. Leurs caves abritent sur milles mètres carrés des centaines de barriques en chêne de Slavonie. Enjingi senior et son fils comptent parmi les plus gros producteurs de vin de Croatie. Ivan Enjingi est un véritable modèle pour ses collègues suite à ses récompenses actuelles et à son rôle de pionnier dans la reconnaissance des droits du vigneron croate. Dans les années quatre-vingt, donc encore sous le régime socialiste, il a été à la base d'un amendement de la loi croate qui permet aux vignerons privés de mettre leur vin en bouteilles en indiquant la provenance géographique. Les vins d'Enjingi ont été les premiers sur le marché croate et dans la restauration à porter cette appellation, en bouteilles spéciales de Vetropack. Ivan Enjingi n'a pas seulement été à l'origine d'innovations marquantes dans le conditionnement et l'appellation de ses vins, mais bien dans la production elle-même. Il s'est prononcé très tôt en faveur des productions écologiques et a été le premier en Croatie à faire protéger ses appellations pour une certification AOC.

 

 

 

 

 

 

Vallis aurea - le Val d'or


Le domaine de la famille Enjingi se trouve dans la vallée de Požega, sur une terre chargée d'histoire. Les Romains l'appelaient déjà "Vallis aurea" - le Val d'or. C'est dans cette vallée fertile et sur les coteaux pittoresques de Krndija et Papuk que du vin a été produit bien avant la naissance du Christ. Au 13è siècle, les moines cisterciens entretenaient une cave légendaire dans leur monastère de Kutjevo. Aujourd'hui encore, le vin est entreposé dans les caves du cloître dans de vieilles barriques en chêne. Les collines pittoresques de Vrnje, Mitrovac, Vinkomir et Hrnjevac, vrais paradis des amateurs de bon vin, sont devenues entre-temps des lieux très appréciés des touristes. La famille Enjingi connaît de plus en plus de visites de l'étranger. La notoriété de cette exploitation familiale est très grande même à l'étranger suite aux prix qu'elle a reçus. Le prochain objectif : étendre le domaine et envisager l'expansion sur les marchés étrangers. Les conditions sont idéales compte tenu de l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne.



Source  [document PDF]

 

 

 

 

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