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Publié le 25 Août 2016

Jakov Sedlar est un réalisateur et producteur né en 1952 à Split

 



Un réalisateur croate adapte l'histoire d'Anne Frank en arabe

 

 

Le film a été visionné en catimini pour la première fois par un groupe d'étudiants iraniens

 

Un groupe de jeunes Iraniens a projeté jeudi un film sur Anne Frank, une adolescente juive allemande ayant écrit un journal intime alors qu'elle se cachait avec sa famille à Amsterdam durant la Seconde Guerre mondiale pour éviter la Shoah.

Le réalisateur croate du long-métrage Jakov Sedlar a confié à i24NEWS son "rêve" d'utiliser l'histoire d'Anne Frank pour rapprocher les cultures, et pourquoi il a choisi de l'adapter en arabe.

"Mon rêve était de diffuser le film pour la première fois en Iran", a déclaré M. Sedlar. "Mais ce n'était pas vraiment une diffusion publique car elle était illégale."

"Seulement 85 personnes sont venues au théâtre, mais je suis tellement heureux d'avoir été en mesure de montrer un film sur Anne Frank et sur la Shoah à des étudiants et des professeurs en Iran. Après avoir visionné le film, nous avons eu une conversation pendant environ une heure à propos de beaucoup de sujets concernant Anne Frank et la Shoah, "a-t-il affirmé pour i24NEWS.

"Ils n'avaient jamais entendu parler d'Anne Frank, juste deux personnes savaient quelque chose à son sujet. Il y avait beaucoup de questions sur Anne et son destin et sur l'idée de faire un tel film pour la première fois en arabe". a-t-il ajouté.

Les détails sur la présentation du film sont restés confidentiels pour protéger les organisateurs dans le pays où le négationnisme est courant et où Israël est considéré comme un ennemi juré.

L'ayatollah Ali Khamenei a publiquement remis en question l'authenticité historique de la Shoah et le pays a organisé trois concours de dessins animés visant à créer des caricatures sur la tragédie.

Le film, un documentaire intitulé "Anne Frank: Then and Now" (Anne Frank: hier et aujourd'hui ndrl) met en scène des scènes éducatives sur la Shoah et sur la vie d'Anne Frank, avec deux israéliennes et huit filles palestiniennes qui lisent des extraits du journal d'Anne Frank pour essayer de s'imprégner du rôle de l'adolescente.

Dans le film, on y voit une jeune fille qui lit l'oeuvre devant les décombres d'un immeuble touché par une frappe aérienne israélienne pendant la guerre de Gaza en 2014. D'autres filles sont filmées en train de lire des extraits à Jaffa et à Ramallah.

Certains ont critiqué Sedlar d'avoir fait le parallèle entre la Shoah et le conflit israélo-palestinien.

"Il est impossible de comparer la Shoah à tout ce qui est arrivé dans l'histoire de l'humanité" s'est défendu M. Sedlar.

En janvier 2016, l'actuel guide suprême Khamenei a diffusé une vidéo en demandant si la Shoah a bien eu lieu le même jour que la commémoration internationale de la Shoah.

L'ancien président Mahmoud Ahmadinejad avait qualifié la Shoah de "mensonge qui repose sur une demande fiable et une revendication mythique."

La version complète du film est prévue aux Etats-Unis à la fin du mois d'octobre ainsi que dans d'autres pays.


 

 

Source : i24news.tv, le 25 août 2016.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 7 Septembre 2014

Goli Otok : "Notre société est toujours fondée sur la peur"

 

 

Tiha Gudac est une jeune réalisatrice née à Zagreb. Dans son documentaire Goli, elle raconte l’histoire de sa famille, dont le grand-père a été enfermé quatre ans à Goli Otok, la tristement célèbre île-prison yougoslave. Tiha Gudac nous parle de son travail et de l’importance de Goli Otok dans l’opinion publique. Son film a remporté le prix du meilleur documentaire au Sarajevo Film Festival.

 

 

Courrier des Balkans (CdB) : Goli, ton dernier film documentaire, parle d’une histoire très personnelle, celle de ton grand-père Marijan, et de l’impact que sa détention à Goli Otok [l’Île nue] a eu sur ta famille. Comment as-tu eu l’idée de réaliser un tel travail, et pourquoi ?

Tiha Gudac (TG) : Ce film est né presque par hasard, il y a six ans, quand des anciens détenus ont écrit à l’hebdomadaire Globus pour protester publiquement contre les déclarations d’un ancien membre du parti communiste qui cherchait à minimiser les tortures subies par les prisonniers sur l’île. Or, à ma grande surprise, parmi ces anciens détenus, il y avait deux anciens amis très proches de notre famille que nous avions l’habitude d’appeler « tante » Vera et « oncle » Pal... J’ai commencé à m’interroger sur l’histoire de ma famille et sur le lien très étroit qui unissait mes grand parents, Vera et Pal. Quand j’étais petite, j’allais à la plage avec mon grand-père et je voyais son corps recouvert de cicatrices. Mais il était interdit de poser la moindre question. Dans ma famille, on utilisait constamment ces expressions : « Quand grand-père était ailleurs... » Mais où ? J’ai donc commencé à faire des recherches.

 

CdB : Ce fut difficile ?

TG : Oui et non. Mes recherches étaient assez… spontanées. J’ai d’abord décidé de rencontrer oncle Pal. J’ai emporté ma caméra, sans trop savoir quoi faire. Et j’ai commencé à filmer. Pal était prisonnier à Goli Otok avec mon grand-père. Leur amitié est née sur l’île, bien qu’ils se voyaient très rarement. Découvrir son passé, et le passé de mon grand-père, fut passionnant. Mais je n’étais qu’au début d’un long voyage. Terminer mon travail et découvrir les secrets de ma famille m’a finalement pris six ans. Et beaucoup d’effort.

 

CdB : Tu mets en évidence le silence qui entoure les anciens prisonniers de Goli Otok. Est-ce que l’existence de cet ancien goulag est quelque chose dont on parle dans le débat public croate ?

TG : Goli Otok était évidemment un sujet tabou tout au long de la période communiste. Le débat autour de ce camp a commencé dans les années 1980, quand des journaux comme Borba se sont mis à en parler. Aujourd’hui, je dirais qu’il s’agit plutôt d’une question rhétorique dans l’imaginaire collectif croate. Goli Otok a été une prison pour les détenus politiques de 1949 à 1956. Après, elle a été utilisée pour les criminels communs, jusqu’à la fin des années 1980. Cela a permis aux gens de croire que, finalement, les conditions n’étaient pas si mal. Et puis, si quelqu’un était enfermé à Goli, c’est parce qu’il le méritait. C’est une phrase que mes compatriotes prononcent souvent : « Il faudrait rouvrir Goli », « ces gens-là [les politiciens], il faudrait les enfermer à Goli ». C’est horrible, car cela revient à banaliser les violations des droits humains qui ont eu lieu sur l’île pendant des années.

 

CdB : J’imagine que tu t’opposes au projet du gouvernement de privatiser l’île. Qu’est-ce qu’on devrait faire de Goli aujourd’hui ?

TG : Le statut de Goli Otok est assez flou. L’île est abandonnée à elle-même. Pour le gouvernement, elle n’a jamais existé. Le but est de la rendre invisible. Et la décision de l’insérer dans la « liste des 100 propriétés » que l’Etat veut vendre est dégoûtante. Je ne comprends pas quel genre de tourisme pourrait se développer sur l’île.

 

CdB : Certains estiment que la question pourrait être politisée, devenir l’otage d’un débat stérile entre gauche et droite sur le passé de la Croatie. Après tout, la gauche a décidé de vendre un site symbole des persécutions politiques du communisme…

TG : Le risque de politisation existe. Mais le problème n’est pas la division entre gauche et droite. Au contraire. Pour moi, Goli Otok est la meilleure démonstration de la plasticité du système et de la mise en oeuvre de la « transition » en Croatie. Personne ne souhaite évoquer Goli Otok, ni à droite, ni à gauche. Goli Otok est la démonstration du fait que le système yougoslave se fondait sur la peur.

 

CdB : La Yougoslavie, qu’est-ce que tu en penses ? Beaucoup se déclarent yougonostalgiques, comme si cette époque était le paradis…

TG : Mais la Yougoslavie avait des côtés positifs ! Pendant le socialisme, nous vivions bien, et j’insiste là-dessus dans mon documentaire. Chacun de nous a ses raisons d’avoir la nostalgie de telle ou telle période… Pour moi, la Yougoslavie a failli. Elle n’a pas réussi à nous emmener dans « le reste du monde », en Europe. Nous avons créé le mouvement des « pays non alignés ». Mais on a bien vu, après la mort de Tito, quelle était la valeur de ce système diplomatique. Il s’est immédiatement effondré et nous nous sommes retrouvés isolés.

Aujourd’hui, l’héritage évident de la Yougoslavie, c’est la façon dont les citoyens croates envisagent l’Etat et leur communauté. La plupart des gens ont peur : ils craignent de perdre leur travail, de n’avoir pas assez d’argent, de rester isolés… Ce climat favorise la petite corruption, le compromis à tout prix. Cela n’aide pas au développement d’un débat politique sain. On l’a vu lors des récents débats qui ont divisé l’opinion. On n’arrive jamais à discuter civilement. Il faut toujours prouver qu’on a raison, toujours persécuter l’ennemi… Pour moi, c’est l’héritage de Goli Otok, du système que Goli Otok représente.

 

CdB : Il y a aussi un autre héritage de Goli Otok, qui relève de la vie privée des prisonniers…

TG : C’est une chose que j’ai découverte en parlant avec les gens lors de mes recherches : ce malheur que beaucoup de familles ont dû endurer. Les personnes qui passaient par Goli Otak étaient obligées de taire les tortures qu’elles avaient subies. Cela a inévitablement créé une atmosphère terrible dans les relations humaines. Toutes les familles dont les grands-parents ont été à Goli se sont écroulées d’une manière ou d’une autre. Leurs enfants ont souvent grandi avec de nombreux complexes. Cette situation, je l’ai reconnue dans toutes les familles qui ont été victimes de la répression. 16 000 personnes sont passées par le goulag. Mais leur tragédie se poursuit trois générations plus tard. Au début, je voulais connaître les faits, répondre aux questions restées taboues toute ma vie. Finalement, je me suis interrogée sur l’histoire et les tragédies de ma propre famille : les deux dimensions sont complémentaires.

 

 

 

Propos recueillis par Rodolfo Toè

Source : balkans.courriers.info, le mardi 26 août 2014.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 22 Août 2014

Festival de Sarajevo : la croissance explosive du cinéma croate

 

 

Sur la terrasse de l'Hôtel Europe, qui dévoile au visiteur les collines de Sarajevo, les professionnels du cinéma viennent découvrir, jusqu'au 23 août, les nouveaux talents dans cette région de l'Europe de l'Est. Bosniens, Serbes, Croates, Slovènes, Turcs, Kosovars, Hongrois… les heureux élus sont là, avec leurs projets retenus au marché du film. D'autres ont des films en compétition au Festival de Sarajevo (fictions et documentaires).

 

« Dans les pays de l'ex-Yougoslavie, il y a une belle énergie. On la sent ! Il y a eu une période où les cinéastes ne pouvaient pas raconter les histoires de leurs pays. Maintenant, c'est le moment, ils ont une fenêtre pour nous les livrer. Mais c'est la Croatie qui détient le pouvoir », affirme, mardi 19 août, à l'heure de l'apéritif, le patron de la commission du film en Autriche (Austrian Film Commission), Martin Schweighofer, connu pour son flair. Il avait repéré le réalisateur Michael Haneke, lorsque celui-ci réalisait des séries télévisées.

Après la Serbie, et le « règne » d'Emir Kusturica – deux Palmes d'or à Cannes, avec Papa est en voyage d'affaires (1985) et Underground (1995) –, la Croatie s'affirmerait sur la carte du cinéma international. Elle n'en a jamais été totalement absente, d'ailleurs, comme en témoignait une rétrospective du cinéma croate organisée par la Cinémathèque française, à Paris, en 2012, à travers une quinzaine de films réalisés entre 1950 et 1980, par Vatroslav Mimica, Branko Bauer, etc.

 

 

« C'EST LE MODÈLE FRANÇAIS, ON VOUS A COPIÉS ! »

Aujourd'hui, une nouvelle vague s'est formée, explique Tina Hajon, du Centre de l'audiovisuel croate (HAVC), l'équivalent du CNC français (Centre national du cinéma et de l'image animée). En Croatie, il y a des cinéastes prometteurs comme ailleurs, dit-elle, mais ils sont soutenus par un système qui commence à faire ses preuves. « C'est le modèle français, on vous a copiés ! », sourit-elle. « En 2007, une loi visant à financer le cinéma a été votée à l'unanimité par le Parlement croate. Elle permet de taxer les diffuseurs de films sur leurs chiffres d'affaires, y compris les opérateurs télécom. Parallèlement, nous avons un fond de soutien pour financer les fictions, les documentaires, les courts-métrages », ajoute –t-elle. Les cinéastes croates sont mieux lotis qu'en Bosnie, par exemple, où le fond de soutien n'a qu'une enveloppe symbolique (moins d'un million d'euros pour tous les films, en 2014), tandis que la loi sur le financement du cinéma se fait toujours attendre.

En Croatie, un autre défi a été relevé, poursuit Tina Hajon : « L'Etat a financé le passage au numérique de 28 cinémas indépendants. De leur côté, les groupes et les exploitants privés, pour la plupart, ont fait le job pour leurs propres salles. Résultat, nous avons environ 130 écrans numérisés, sur un total de 153 sur le territoire », conclut la directrice de l'exploitation au Centre de l'audiovisuel croate. Pour marquer cette arrivée dans l'ère numérique, les exploitants indépendants vont se réunir, du 27 au 29 août, à Zadar, une ville côtière de la Croatie. Comme cinéma se dit « kino », en croate, le titre de ces journées professionnelles a été vite trouvé : « Nous avons enlevé la lettre O de kino, et cela donne “Kin-Kong”. Notre message, c'est que le cinéma art et essai est fort. Et on ne laisse pas tomber le cinéma de patrimoine », résume Tina Hajon. Sur la brochure de la manifestation Kin-Kong, en effet, une main de gorille tient fermement des pellicules de films…

 

 

TROIS FILMS EN COMPÉTITION POUR SINISA JURICIC

La cote de la Croatie se mesure aussi à l'agenda de certains producteurs. Le croate Sinisa Juricic, dont la société Nukleus Film est basé à Zagreb, a trois films en compétition au Festival de Sarajevo. Mardi 19 août, il a présenté aux festivaliers un documentaire proche de l'art vidéo, récemment primé au Festival international du documentaire (FID) de Marseille, en juin (mention spéciale du prix Georges de Beauregard). Mitch : The Diary of a Schizophrenic Patient, est le journal de Misel Skoric. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il se proclame artiste, et sa thérapie consiste à filmer son quotidien, âpre et parfois hilarant – il a coréalisé le film avec le cinéaste Damir Cucic. Les visages des autres patients ont été redessinés au crayon, afin qu'ils soient méconnaissables et l'hôpital semble peuplé de créatures sorties d'un film d'animation. C'est le monde de Mitch, vu à travers ses yeux.

Dans le panier du producteur croate, il y a aussi Kismet, un documentaire signé par une réalisatrice et productrice grecque, Nina Maria Paschalidou. Cette coproduction (Grèce, Chypre, Bulgarie, Croatie et Emirats arabes unis) décrypte le succès de certaines séries turques qui ont conquis des millions de téléspectateurs dans le Moyen-Orient, brisant des tabous, et aidant de manière inattendue des femmes à revendiquer leurs droits.

Enfin, jeudi 21 août, les festivaliers pourront découvrir le court-métrage de la jeune Bosnienne Una Gunjak, qui a vécu, enfant, le siège de Sarajevo (1992-1996). The Chicken, sélectionné au Festival de Cannes, en mai, à la Semaine de la critique, se passe justement pendant cette dernière guerre. Une petite fille a reçu en cadeau un poulet. Quand elle comprend que sa famille veut le tuer pour le manger, elle décide de le sauver, sans se rendre compte des risques qu'elle prend. Le film aurait dû avoir la nationalité bosnienne. Mais, lasse d'attendre en vain l'argent de son pays, Una Gunjak s'est tournée vers Sinisa Juricic, et The Chicken est devenue une coproduction germano-croate. Une de plus.

 

 

 

Source : lemonde.fr, le 21 août 2014.

 

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Publié le 11 Mai 2014

Vanja Kaluđerčić

 

 

Vanja Kaludjercic est née à Pula en Croatie. Elle a travaillé au Festival du Film de Motovun en Croatie ainsi qu'en Slovénie à la Cinémathèque et au cinéma d'art & d'essais Kinodvor. En 2004, elle cofonde le festival Isola Cinema - Kino Otok pour lequel elle travaille désormais en tant que consultante en programmation. De 2005 à 2008, Vanja a dirigé et programmé le Festival du Film des Droits de l'Homme de Zagreb en Croatie. Elle a organisé deux éditions du ZagrebDox Pro, le forum de "pitching" de projets associé au Festival du Documentaire International de Zagreb. Elle a également travaillé dans la société de production Hulahop Film and Art essentiellement en tant que responsable de Animafest Zagreb, un festival international de films d'animation. De 2008 à 2010, elle fut responsable acquisitions au sein de Coproduction Office à Paris. Depuis 5 ans, elle est programmatrice pour la section "New Currents" du Festival du Film de Sarajevo. Elle est actuellement responsable de Paris Project, le marché de coproduction du Festival International Paris Cinéma, ainsi que responsable de la partie professionnelle du Festival du Cinéma Européen des Arcs en France.

 

 

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Publié le 20 Avril 2014

Joško Marušić

 

 

Né à Split en 1952, Joško Marušić étudie l’architecture à l’Université de Zagreb. Mais il suit une toute autre voie, travaillant successivement ou simultanément comme caricaturiste pour la presse, monteur et producteur à la télévision, directeur artistique de Zagreb Film et du festival Animafest de Zagreb. Il est à l’origine du département Animation de l’Académie des Beaux-Arts de Zagreb et, depuis 1999, enseigne le cinéma d’animation dans plusieurs universités. Bien que parfaitement à l’aise dans ses divers métiers: la bande dessinée, l’illustration, la caricature, la production audiovisuelle et l’enseignement, il voue une véritable passion depuis sa jeunesse au dessin animé. Il a réalisé au sein de Zagreb Film un ensemble remarquable de courts métrages, primés dans de nombreux festivals, et tout récemment, en 2010, il s’est essayé au long métrage d’animation avec Duga (L’Arc-en-ciel) qu’il a adapté d’un auteur croate, dessiné, réalisé et produit.

 

L’animation pour lui n’est pas affaire de technique, ses films sont destinés à véhiculer des idées, à « envoyer des messages à des amis inconnus de par le monde »

 

 

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Publié le 20 Avril 2014

Vlatka Vorkapić

 

Vlatka Vorkapić a étudié la réalisation à Zagreb. Elle est membre de l’Association des Réalisateurs Croates. Elle a écrit et réalisé des documentaires et des séries télévisées. Elle a aussi réalisé deux courts métrages et mis en scène des pièces de théâtre.


 

Sonja et le taureau

 

Un camion s'arrête à la frontière entre la Croatie et la Bosnie-et-Herzégovine: quatre hommes transportent Garonja le taureau, pour un combat de taureaux pré-arrangé en Croatie. Ils n'ont pas les documents nécessaires, mais Stipe arrive avec une solution: ils vont laisser Garonja traverser la frontière tout seul. Qui va demander un passeport  à un animal?
Sonja, un militant pour les droits des animaux, est un adversaire déclaré de la tauromachie. Les gens la regardent d'un air désapprobateur, lorsqu'elle les accuse de cruauté envers les taureaux à la télévision nationale. Un pari est placé que Sonja n'aura pas le courage de venir à moins de trois mètres de Garonja le taureau. Stipe, le propriétaire de Garonja, est tellement sûr qu'elle ne le fera pas qu'il place un pari bizarre - ses couilles...


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 15 Avril 2014

Danseuse et toile(s)


Danseuse émérite et actrice au talent brut, Zrinka Cvitesic a déjà une solide carrière dans le théâtre croate quand elle se fait connaître du public festivalier grâce à sa prestation dans le premier film de Jasmina Zbanic Le choix de Luna.

Née à Karlovac, Zrinka Cvitesic fait des études de danse dans sa ville natale et fréquente ensuite l'Académie des arts dramatiques de Zagreb d'où elle sort diplômée en 2005. Danseuse émérite et accomplie (elle s'est ainsi illustrée dans l'édition locale de l'émission TV "Dancing with the stars"), c'est pourtant au Théâtre National de Croatie qu'elle fait ses premiers pas, dans des pièces du répertoire.

Dès 2001, elle tourne également pour le cinéma, faisant la part belle à des cinéastes locaux (Branko Ivanda dans
Horseman, Dario Pleic pour Zagreb stories). La reconnaissance internationale ne vient pourtant qu'une petite dizaine d'années plus tard, avec son rôle de Luna dans le premier film de Jasmila Zbanic, Le choix de Luna.

Sélectionnée à la 60ème édition du Festival de Berlin, le film permet surtout à Zrinka de faire partie des quelques "Sho
oting stars" (comprenez les espoirs du cinéma européen) choisies lors de la Berlinale. Ce titre, assorti d'une prestation remarquée, fait de cette brune piquante un des visages prometteurs du cinéma européen.


 

Source : http://www.cinefil.com/star/zrinka-cvitesic/biographie

 

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Publié le 29 Septembre 2013

Rondo (1966) de Zvonimir Berković

Tous les dimanches après-midi, le juge Mladen rend visite dans son appartement à Feda, un artiste. Ensemble, ils jouent aux échecs, en compagnie de Neda, la femme de Feda. Avec le temps, Mladen et Neda se rapprochent l’un de l’autre et essayent désespérément de contenir leur attirance et les sentiments qu’ils semblent éprouver l’un pour l’autre.

Rondo est l’un des chefs-d’œuvre indiscutables du cinéma croate. À la fois simple et complexe, sa construction reprend les règles du « rondo » (une forme musicale ternaire) pour les appliquer à la narration cinématographique. Le film fait ainsi penser au meilleur Alain Resnais. Zvonimir Berkovic parvient à décrire les élans et les chutes d’un triangle amoureux, sans jamais sombrer dans le roman de gare ou le psychologisme sentencieux. Le film est une pierre de touche dans l’histoire du cinéma croate, car toute construction narrative complexe sera à sa suite appelée « style Rondo ». Il faut noter la photographie sublime de Tomislav Pinter, l’un des principaux artisans du style raffiné des meilleurs films des années soixante.

Source : http://www.filmfestamiens.org/?Rondo&lang=fr

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Publié le 29 Septembre 2013

Lordan Zafranović     (Maslinica, île de Šolta, 1944)

 

 

Après des études de littérature et d'histoire de l'art à l'université de Split, il part à Prague où il retrouve à la FAMU Grlić, Marković, Karanović et Paskaljević qui vont former quelques années plus tard l'ossature d'un nouveau cinéma yougoslave. Zafranović tourne de nombreux films d'amateur puis des courts métrages : les Gens de passage (Ljudi u prolazu, 1967), Un après-midi, le fusil (Poslije podne - puška, 1968). Il signe son premier long-métrage en 1969 : le Dimanche (Nedelja). Après la fin de ses études en Tchécoslovaquie, il signe successivement Chronique d'un crime (Kronika jednog zločina, 1973), les Supplices selon Mate (Muke po Mati, 1973), l'Occupation en 26 images (Okupacija u 26 slika, 1978), la Chute de l'Italie (Pad Italije, 1981), la Morsure de l'ange (Ujed andela, 1984), les Cloches du soir (Vecernja zvona, 1986). Les Cloches du soir, son œuvre la plus réputée, évoque le destin de trois jeunes gens du même âge, un Croate, un Italien et un juif qui, après avoir été des amis inséparables, se retrouvent politiquement et moralement en opposition à la mise en place du régime fasciste à Dubrovnik pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

 

Ils nous ont occupé sans avoir tiré une seule balle

 

Le metteur en scène croate  Lordan Zafranović a déclaré dans un entretien que les Balkans ont été occupés par les multinationales dont le but était de désintégrer la Yougoslavie, et que dans ce climat délétère et la pauvreté généralisée au sortir des conflits armés “la situation du silence” a régné parmi les intellectuels, la majorité ayant préféré se rallier aux pouvoirs par souci de leur propre confort et conditions d'existence.

 

Zafranović, qui a présenté cette semaine au Salon du livre de Belgrade le livre du chirurgien de guerre Edo Jaganjac “La princesse de Sarajevo”, dont il entend faire un film, a déclaré au journal belgradois Večernje novosti que tous les Balkans, à quelques exceptions près, ont toujours été une colonie, sauf entre 1945 et la fin des années 80, puis ont été occupés sans une seule balle tirée par la pénétration du capitalisme libéral.

Les multinationales occidentales, dont le but politique était probablement de démanteler la Yougoslavie, ont occupé absolument tout, que ce soit les banques ou le commerce. Elles ont détruit le potentiel industriel qui pouvait leur faire concurrence. C'est ainsi que tous les Balkans sont aujourd'hui en proie à une nouvelle occupation, sans qu'une seule balle fût tirée. Cela ne vaut pas seulement pour les Balkans mais aussi pour la Tchéquie où j'habite, et probablement la Pologne, la Hongrie, la Bulgarie...”, a déclaré Zafranović.

D'après lui, il n'existe à cela aucune réponse sociale et politique articulée, ni même venant des intellectuels et des artistes, parce que “dans la pauvreté et après une guerre destructrice qui a duré longtemps, les intellectuels sont restés désemparés”. La plupart ont rallié les pouvoirs des nouveaux états formés.

Ils se sont rapprochés des pouvoirs par souci de leur propres conditions d'existence, c'est ainsi que s'est installée la 'situation du silence'. La Croatie, elle, connaît une sorte de tradition du silence. Les intellectuels croates se taisent en général ou se manifestent de-ci de-là, mais uniquement sur une ligne nationale”, opine Zafranović.

Le créateur du film loué et controversé “L'Occupation en 26 images” a révélé dans l'entretien “avoir eu des problèmes des deux côtés” après 1984 en travaillant avec des historiens de la recherche pour un film sur Jasenovac. Il dit s'être heurté à Franjo Tuđman.

Il (Tuđman) n'a jamais vu mon film mais l'a jugé comme une falsification, parce que j'aurais soi-disant placé en fin de film que Jasenovac avait compté un million de victimes. Je n'ai pas cité de chiffre parce que je n'ai pas pu y accéder, quant à lui je l'ai traité d'amateur politique car j'estimais qu'un politicien sérieux doit voir le film et ensuite seulement se prononcer à son sujet”, a déclaré Zafranović. Il a expliqué que plus tard, au début des années 90, Tuđman l'a inséré dans son propre livre de quatre ou cinq pages en tant que traître éminent du peuple croate pour avoir tenu de tels propos”.

La partie serbe s'est également plainte du film sur Jasenovac, dit-il, et il prétend qu'il a été mis en quarantaine.

Zafranović a jugé inévitable que dans les Balkans s'instaure “un espace culturel et politique parce que la langue nous relie fortement”.

 

 

Source : balkanikum.vefblog.net, le 17 mai 2015.

Article paru à l'origine sur stvarnost.hr

 

 

 

 

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Publié le 29 Septembre 2013

Fadil Hadžić (23 avril 1922 - 3 janvier 2011)

 

Auteur d'une soixantaine de pièces de théâtre, pour la plupart des comédies, Fadil Hadžić avait pour thèmes de prédilection les relations entre les hommes et les femmes, ainsi que les travers de la société, comme l'abus de pouvoir.

Né en Bosnie, Fadil Hadžić avait fait des études de peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb.

Editeur de plusieurs journaux et magazines, il a également fondé à Zagreb des théâtres spécialisés dans les comédies et les comédies musicales, Kerempuh et Komedija.

Il fit ses débuts de réalisateur en 1960, tout d'abord avec des documentaires, pour réaliser ensuite une quinzaine de films.

 

Remember Vukovar (2008)

 

En 1991, pendant l’occupation de la ville croate de Vukovar par l’armée populaire yougoslave, les défenseurs de la ville se sont rassemblés. Ils finiront par être emmenés sur le lieu des massacres de masse, dans la ferme tristement célèbre d’Ovčara. Un homme parmi tous les autres est la première cible : Siniša Glavašević, un journaliste de la radio croate de Vukovar, considéré comme la voix de la ville assiégée. Il était celui qui racontait chaque jour au public croate et au monde ce qu’il se passait réellement dans la ville assiégée, révélant la vérité sur l’assassinat des civils par l’armée populaire yougoslave à leur arrivée dans la ville.

 

 

 

 

 

 

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