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Publié le 7 Octobre 2017

Mondial 2018. Le sélectionneur croate Ante Cacic limogé



 

Au lendemain du match nul de son équipe face à la Finlande (1-1) comptant pour les qualifications de la coupe du monde 2018 en Russie. La sélection croate est actuellement deuxième de son groupe avec deux points de moins que le leader islandais.

La Fédération de football croate (HNS) a annoncé samedi avoir démis de ses fonctions le sélectionneur Ante Cacic au lendemain du match nul de la Croatie contre la Finlande (1 à 1) en qualification pour le Mondial en Russie. « Le Comité exécutif de la Fédération a décidé à l’unanimité d’interrompre la coopération avec Ante Cacic. Il sera remplacé par Zlatko Dalic, jusqu’à récemment entraîneur d’Al Ain des Emirats arabes unis », a indiqué la HNS sur son site internet.

Dès la fin de la rencontre, Luka Modric s'était montré inquiet et incisif envers son sélectionneur : «  Qu’est ce qu’on peut faire, maintenant ? Nous avons commencé avec lui, nous sommes contraints de finir avec lui (le sélectionneur, ndlr). Pour être honnête, rien ne va plus depuis notre victoire face à l’Islande (1-0 en juin dernier) : la situation est catastrophique, a constaté le joueur du Real Madrid. C’est incroyable que nous luttions à ce point face à des équipes comme le Kosovo et la Finlande, que nous devrions battre très facilement en temps normal. »

Dalic, qui a également entraîné les équipes croates de Varteks Varazdin, Rijeka, Slaven Beklupo Koprivnica, prendra en charge samedi la sélection et dirigera l’équipe à Kiev pour le match face à l’Ukraine qui s’annonce crucial pour l’équipe de Luka Modric qui ambitionne de se qualifier pour le Mondial. Le nul de la Croatie vendredi à Rijeka face aux Finlandais a hypothéqué les chances de la sélection croate. Les Croates (17 points) sont actuellement deuxièmes du Groupe I à deux points de l’Islande (19 pts). Ils affrontent l’Ukraine à Kiev qui est troisième avec 17 points.


 

Source : ouest.france.fr, le 7 octobre 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 22 Septembre 2017

L'entraîneur du Dinamo Zagreb agressé par des hommes masqués


 

Deux hommes masqués ont agressé l'entraîneur du Dinamo Zagreb Mario Cvitanovic, lui cassant un bras, alors qu'il se trouvait à son domicile, au retour d'un match de Coupe de Croatie, a annoncé le club de la capitale jeudi.


 

Les médias locaux affirment que Cvitanovic, un ancien international croate de 42 ans à la tête du Dinamo depuis juillet, avait été surpris à son domicile mercredi soir, où les deux hommes l'ont battu.

"Malheureusement, cet épisode n'est que le dernier en date d'une série de violences légalisées, orchestrées contre notre club par certaines personnes", déplore un communiqué du Dinamo, pour qui cette agression contre son entraîneur est l’œuvre de "lâches".

Le ministre croate de l'Intérieur Davor Bozinovic a affirmé pour sa part que la police "travaillait intensivement" à la recherche des suspects. 

Cette agression survient un mois après que l'ex-patron du club et homme fort du football croate, Zdravko Mamic, a été blessé par balle sans gravité, par des inconnus en Bosnie.

Mamic est jugé depuis avril pour détournement de fonds au sein du Dinamo à hauteur de 15,6 millions d'euros, via des contrats fictifs édités lors des transferts, et pour une évasion fiscale présumée de 1,6 million d'euros.

Après neuf journées, le Dinamo, qui a remporté le titre national à 18 reprises depuis l'éclatement de la Yougoslavie, occupe actuellement la première place du classement du championnat croate avec 25 points.


 

Source : fr.besoccer.com, le 21 septembre 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 23 Août 2017

6. L'ex-patron du Dinamo Zagreb blessé par balle en Bosnie


 

L'ex-patron du Dinamo Zagreb, Zdravko Mamic, considéré comme l'homme fort du football croate et actuellement jugé pour détournement de fonds au sein du club, a été blessé par balle sans gravité mardi en Bosnie, a-t-on appris de source médicale.


 

"Zdravko Mamic a été admis par nos urgences. Sa blessure a été traitée et ses jours ne sont pas en danger", a déclaré le docteur Ivan Bagaric, un médecin de la clinique municipale de Tomislavgrad, une zone à majorité croate. Il a ajouté que Zdravko Mamic avait "quitté l'établissement dans un état stable".

Le Dinamo Zagreb, où Zdravko Mamic, 58 ans, est actuellement conseiller, a dénoncé sur son site internet une "tentative d'assassinat".

Selon le club, Mamic s'était rendu à Tomislavgrad, d'où est originaire sa famille, à l'occasion de l'anniversaire du décès de son père. Son avocat Ivan Stanic, cité par la télévision croate NOVA TV, a précisé qu'il se trouvait au cimetière lors de l'attaque et que deux personnes avaient tiré dans sa direction.

Zdravko Mamic est jugé depuis avril devant la justice croate pour détournement de fonds présumé à hauteur de 15,6 millions d'euros, via des contrats fictifs édités lors des transferts, et pour une évasion fiscale présumée de 1,6 million d'euros.

Comparaissent dans ce procès également son frère Zoran, ancien entraîneur du Dinamo, ainsi que Damir Vrbanovic, ex-directeur du club et actuel directeur exécutif de la Fédération croate de football (HNS), ainsi qu'un inspecteur des impôts.

Le milieu du Real Madrid et international croate Luka Modric, ainsi que le défenseur de Liverpool Dejan Lovren, ont témoigné dans ce procès, marqué souvent par les accès de colère du sulfureux Mamic.

En juillet, Mamic a été inculpé avec six autres personnes dans un autre dossier. Il est soupçonné encore une fois d'avoir détourné de l'argent du Dinamo à des fins personnelles, à hauteur de près de 20 millions d'euros.


 

Source : 7sur7.be, le 22 août 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 23 Mai 2017

HNK Rijeka, (enfin) champion de Croatie 


 

C'est enfin arrivé ! Pour la première fois de son histoire, le HNK Rijeka a été sacré champion de Croatie. Présentation d'un club méconnu.

Rijeka sous la Yougoslavie titiste (1946-1991)

La ville de Rijeka devient yougoslave puis croate après la Seconde Guerre Mondiale grâce à l’armée populaire de Yougoslavie (JNA), menée par le Maréchal Tito. D’un point de vue football, un club existait pendant l’entre-deux-guerres : l’US Fiumana, du nom de Fiume (le nom italien de Rijeka encore employé aujourd’hui par les Italophones) qui végétait entre la 2ème et la 3ème division du championnat italien. Sa seule participation à l’élite date de 1928 avant un retour en D2 en 1929. Depuis la victoire yougoslave, l’US Fiumana a été dissoute et le 29 juillet 1946 est fondée la Société Sportive du Kvarner (nom de la région située entre l’Istrie et la Dalmatie), qui prend le nom de NK Rijeka en 1954. Jusqu’en 1974, le club végète entre la 1ère et la 2ème division du championnat yougoslave ; à la fin des années 1970, Rijeka remporte deux fois consécutivement la Coupe du Maréchal Tito (Coupe de Yougoslavie de football), en 1978 face au Trepča de Mitrovica (Kosovo) sur le score de 1-0 après prolongations et en 1979 face au Partizan de Belgrade sur le score total de 2-1. Rijeka perd une autre finale de Coupe en 1987 lors d’un derby de l’Adriatique face au Hajduk Split (9-8 aux tirs au but après un nul 1-1)… Mais en championnat, Rijeka n’a jamais fait mieux que 4ème…

Sur la scène européenne, le club a aussi connu quelques exploits, notamment en Coupe des Coupes. Dans cette compétition, il réussit son meilleur parcours européen en 1980 en atteignant les quarts de finale pour s’incliner face à la Juventus sur le score total de 2-0, malgré un 0-0 à domicile. Son principal fait d’armes en Europe date ensuite de 1984 face au Real Madrid au second tour de la Coupe de l’UEFA. A l’aller, Rijeka a remporté une victoire éclatante sur le Real (3-1), mais le match retour est une catastrophe. L’équipe du Kvarner se retrouve à 8 contre 11 et perd 3-0 à Bernabeu, encaissant notamment un but sur penalty suite à une faute litigieuse. Durant ce match retour, l’un des expulsés se nomme Damir Desnica, qui prend un premier jaune pour avoir poursuivi l’action après un coup de sifflet de l’arbitre et un deuxième pour des insultes. Problème, ce joueur est depuis sa naissance…sourd-muet.

 

En difficulté sur la scène croate… (1991-2012)

Après l’éclatement de la Yougoslavie, le HNK Rijeka est resté un club moyen sur la scène croate. Son 1er fait d’armes date de 1999, lorsqu’il a failli être champion. Lors de la dernière journée des play-offs (32ème journée), Rijeka dans sa lutte pour le titre devait absolument battre Osijek et espérer une contre performance du Dinamo Zagreb, qui affrontait le Varteks de Varaždin. Le Dinamo s’est imposé 2-0 ; Rijeka devait remporter son match 2-1. Sauf que l’arbitre de la rencontre a refusé un but parfaitement valable et Rijeka a concédé le nul (1-1). Le quotidien croate Nacional a ensuite relayé que c’était le président croate, Franjo Tudjman, qui avait utilisé les services secrets du pays pour voler le titre aux joueurs de Rijeka. Après la victoire du Dinamo, Tudjman, connu entre temps pour ses propos révisionnistes et surtout pour l’Opération Tempête (qui prévoyait l’expulsion de 250 000 Serbes de Croatie), a employé cette phrase avec beaucoup de cynisme : “Il y a un bon Dieu”. Malgré cela, Rijeka a disputé le second tour préliminaire de la Ligue des Champions, s’inclinant lourdement face au Partizan Belgrade sur le score total de 6-1.

Rijeka a malgré tout empoché deux Coupes de Croatie consécutivement, en 2005 face au Hajduk Split sur le score total de 3-1, puis en 2006 face au Varteks de Varaždin sur le score total de 5-5 et avec une victoire 4-0 à domicile. La même année, il a aussi terminé second en championnat. Mais avec la domination outrancière du Dinamo Zagreb, dirigé par le sulfureux Zdravko Mamić, Rijeka -comme la plupart des autres clubs croates- souffre de grosses difficultés financières. En 2011, le club est même au bord de la faillite avec 2 millions d’euros de dettes (somme colossale pour la Croatie) et des salaires impayés.

 

... mais transformé à la sauce italienne (2012-2017)

Le club a été sauvé par deux entrepreneurs : l’un Croate Damir Mišković, l’autre Italien Gabriele Volpi, qui a travaillé dans l’industrie pétrolière au Nigeria et est également propriétaire du club de foot de Spezia et de l’équipe la plus titrée d’Europe au waterpolo. Mišković a pris la présidence du club alors que Volpi s’est emparé de 70% du capital en injectant 3 millions d’euros, le temps de combler les dettes et les impayés. Les 30% restants appartiennent à la municipalité de Rijeka.

En mai 2013, Mišković nomme l’ancien sélectionneur de Slovénie, Matjaž Kek, entraîneur du club. C’est une réussite jusqu’à aujourd’hui puisque c’est lui qui est resté le plus longtemps au club. Profitant de la déliquescence sportive et financière du Hajduk Split, Rijeka termine trois fois deuxième entre 2014 et 2016 et remporte sa 3ème coupe de Croatie en 2014 face au Dinamo Zagreb (3-0). Cela permet au club de se stabiliser, non seulement sportivement mais aussi financièrement avec en plus de grandes ambitions. Gabriele Volpi décide de construire un stade provisoire de 6000 places, pouvant passer à 8300 dans le but d’accueillir des matchs de coupes d’Europe. Autre projet, en faire un centre de formation et reconstruire la Kantrida (stade du club) pour le porter à environ 14000 places.

Cette année, le HNK Rijeka a non seulement su bâtir une équipe compétitive avec patience et intelligence, surtout grâce au recrutement, mais en plus il a profité de la saison cataclysmique du Dinamo Zagreb (décuple champion en titre), en Ligue des Champions et devant un Maksimir quasiment vide à chaque match (même lors du clasico croate face au Hajduk Split). Avec une seule défaite en 35 matchs de championnat, la meilleure attaque avec 69 buts marqués et la meilleure défense avec 18 buts encaissés, une victoire à domicile 4-0 contre le Cibalia de Vinkovci et 5 points d’avance sur le Dinamo Zagreb, le HNK Rijeka a enfin réussi à être sacré champion de Croatie. Le voilà donc qualifié pour le second tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Le plus dur reste à venir puisque de nombreux joueurs seront convoités par les club étrangers et peut-être par le Dinamo Zagreb. Mais avec les dirigeants en place, tout est prêt pour faire de ce club une institution stable sur tous les plans, sportifs comme financiers. Quelque soit son résultat face au Dinamo Zagreb en championnat, Rijeka est en course pour réussir le doublé coupe-championnat. Pour la 1ère fois depuis 2002, ni le Dinamo, ni le Hajduk ne seront sacrés champions ; Rijeka a mis fin à 11 années de domination outrancière du Dinamo Zagreb et du clan Mamić. La presse croate peut enfin jubiler.


 

Par Marko Pantic

Source : yourzone.beinsports.fr, le 22 mai 2017.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 30 Novembre 2016

Le mafieux croate devenu djihadiste

Sorti de prison huit ans avant la fin de sa peine, après un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme en sa faveur, Amir M. est aujourd'hui recherché par la police anti-terroriste.

 

Selon une note d'un service de renseignement européen que nous avons pu consulter, cet ancien membre d’un groupe mafieux originaire des Balkans serait suspecté de vouloir préparer un attentat sur le territoire belge ou français.

En 2008, Amir M. est arrêté par la police croate pour son implication dans l’assassinat du journaliste Ivo Pukanić et son directeur. L’affaire fait grand bruit à l’époque à Zagreb. L’attentat à la bombe dans le parking de l’hebdomadaire Nacional provoque une réaction immédiate du Premier ministre et le déploiement de 250 officiers de police judiciaire. Le journaliste d’investigation, déjà menacé, devait témoigner en Italie dans le cadre de la «Balkan connection», une affaire de trafic de cigarettes de contrebande impliquant mafias du Sud de l’Italie, organisations criminelles des Balkans et même l’insubmersible Premier ministre du Montenegro Milo Dukanovic. La mort d’Ivo Pukanić priva les enquêteurs d'un témoin clef et le juge italien Giuseppe Scelsi regrettera de devoir clore l’enquête.


 

Il fait condamner son pays et profite d'une libération anticipée

Neuf suspects décrits par la police croate comme de «dangereux membres du milieu criminel» étaient arrêtés les jours suivants l’attentat contre le journaliste. En février 2010, ils étaient tous condamnés à de lourdes peines de prison. Parmi eux, d’anciens membres des «bérets rouges» serbes, mais aussi des Croates et des Bosniaques. La Croatie se devait alors de faire bonne figure auprès de l’Union européenne. Objectif réussi, l'affaire fut bouclée en moins de deux ans et la Croatie intégra l’UE en 2013. Mais paradoxalement, c’est une institution de l’Union européenne qui contribua à faire capoter l'affaire. Se plaignant de mauvais traitements infligés par la police croate, l'homme a réussi à faire condamner son propre pays, toucher une indemnisation et à bénéficier d'une libération anticipée. Alors qu'il devait rester derrière les barreaux jusqu’en 2023, l'homme fut remis en liberté.

Aujourd’hui, Amir M. figure avec son frère sur une liste de présumés candidats au Djihad circulant sur le territoire européen.


 

Source : parismatch.com, le 29 novembre 2016.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 1 Octobre 2016

Le renouveau du NK Osijek, cas désespéré du football croate


 


 

Les mauvaises habitudes avaient la vie longue au NK Osijek. Notamment celles de débuter ses saisons avec une dizaine de nouveaux joueurs, de vendre ses meilleurs joueurs, de changer sans cesse de managers sans vision stratégique à long terme. Le tout sans perspective d’amélioration économique, avec une direction orientée politiquement sans avoir de réelles compétences en matière d’économie et de sport, une équipe non performante et un bassin fertile de jeunes qui avaient de moins en moins de raisons de rester se former au club. Oui, mais depuis, un proche de Viktor Orban a racheté le club. Et tout a changé.


 

UN CAS DÉSESPÉRÉ

Osijek avait de sérieux soucis financiers depuis une quinzaine d’années. Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que seuls deux clubs sur dix de la première division croate n’en ont pas (Dinamo et Rijeka). Comme beaucoup d’autres en Croatie, le NK Osijek a été victime d’une gouvernance particulièrement incompétente qui utilisait le club pour en tirer des profits personnels.

Jusqu’à mars 2013, le club était géré sur un mode de gestion socios, le club appartenant à ses membres. Toutefois, ce système n’a pas réellement fonctionné. Les dettes s’accumulaient et auguraient une faillite proche. En mars, le NK Osijek est devenu une société par actions et la mairie était le principal actionnaire : la dette due à la ville et à l’état était ainsi convertie en actions. Cela n’a pas suffi, la situation s’est même empirée car il n’y avait plus de revenu réel provenant des boutiques, des ventes de tickets ou des droits TV.

Quand la mairie a repris le club, des membres d’un parti politique régional (HDSSB) ont été nommés à la tête du club. Les vieilles habitudes sont revenues : plutôt que des experts spécialisés, des politiciens s’installèrent. La situation dura quelques mois avant que le HDSSBperde les élections locales et décide de démissionner du club. Tous, sauf le président Josić qui, lui, a refusé. Un beau bordel. Le moment était venu de se tourner vers les supporters… qui s’étaient détournés du club après toutes ces années d’instrumentalisation politique. Le mal était fait, les fans ne sentaient plus ce club comme le leur et les dirigeants n’avaient pas vendu suffisamment d’actions pour sauver le club.

Malgré tout, l’académie restait performante avec un bon nombre de succès dans les catégories de jeunes. Un moindre mal pour un club auparavant considéré comme l’une des plus grandes écoles de football des Balkans. Suker, Spehar, Bjelica, Cvitanovic, Vlaovic, Krpan ou plus récemment Vida et Pranjic sont notamment sortis de l’école Osijek. Ces dernières années, les succès sportifs dans les équipes de jeunes n’éclipsaient pas la dégradation continue des installations pour les jeunes. Concrètement, outre des infrastructures devenant obsolètes, le staff était limité au possible (sans préparateur physique, kinés ou nutritionnistes notamment). Compliqué, donc, de faire progresser au mieux des talentueux juniors qui devaient se rendre eux-mêmes à l’hôpital (non spécialisé) pour des blessures classiques de footballeurs. Le club ne pouvait plus offrir de revenus corrects aux familles pour la formation de leurs protégés, ce qui n’incitait plus les parents à laisser leur enfant au club comme ils le faisaient auparavant. Ajouté à cela, le fait que la Croatie soit entrée dans l’UE laisse la possibilité pour le mineur de partir facilement dans une académie étrangère où l’argent n’est pas un problème.

 

UN MYSTÉRIEUX INVESTISSEUR HONGROIS

D’évidence, le NK Osijek tombait en déliquescence, submergé par des dettes, attendant sa liquidation prochaine. Quand soudain, Lorinc Meszaros, le patron de la société hongroise éponyme Meszaros & Meszaros Ltd, répondit à l’appel d’offres de la mairie. Cette dernière, peu submergée par les candidatures (il n’y en avait pas d’autres), eut le temps d’étudier la proposition hongroise. Ainsi que le profil de ce mystérieux Lorinc Meszaros. Les recherches du maire Ivica Brkic ont alors rapidement mené vers Viktor Orban, grand ami et partenaire de l’homme d’affaires hongrois.


 

La relation financière entre les deux hommes fait déjà partie du débat public en Hongrie. Certaines langues croient même savoir que Lorinc Meszaros n’existerait pas et ne serait qu’un vulgaire fake imaginé par Orban. Pourtant, l’ancien plombier devenu millionnaire existe bel et bien. Il est même président de la Ferenc Puskas Football Academy, club de première division hongroise créé par Viktor Orban. Plutôt cocasse pour quelqu’un qui, plus jeune, n’a jamais été intéressé par le sport, ni de près, ni de loin. Depuis son arrivée à la tête du club d’Orban, Meszaros s’est soudainement intéressé au football. Ou du moins, il fait semblant de l’être.

Ce n’est donc pas avec un ballon rond que notre homme s’est construit. Il faut chercher ailleurs. Pour trouver traces de son passé, direction le secteur du bâtiment. Modeste patron d’une PME locale après des débuts comme plombier, Meszaros devint un puissant magnat après avoir reçu d’un coup un grand nombre de commandes venant de l’Etat. Principalement pour construire des stades de football, endroits où ce hongrois n’avait jamais mis les pieds. Avec en point d’orgue, la construction de la Pancho Arena du Puskas Academy FC. En trois ans, la valeur de sa société fut multipliée par dix (+922%) pour se classer parmi les sociétés européennes les plus dynamiques du moment.

Ce miracle à un nom : Viktor Orban. Dans le village qui l’a vu grandir, à Felcsut (métropole de 1800 habitants), le président décida de changer quelque peu les règles du jeu de la démocratie. Alors que le candidat d’un parti indépendant remportait la mairie au nez et à la barbe de Meszaros, Orban apparut et trouva une faille dans la déclaration de revenus de l’heureux élu. On ne sut jamais si l’erreur était réelle, mais on sut que Meszaros était bien plus coopératif que le candidat du parti indépendant. La deuxième chance du patron de PME sera la bonne. En récompense de sa bonne volonté, Meszaros se verra même attribuer quelques petites récompenses. Entre autres, 1400 hectares de terres et des subventions de plus de 25000 dollars pour élever des porcs. En effet, grâce aux aides de l’Union Européenne, Orban put allouer à ses alliés quelques dotations via le programme de « Land Action ». Une vaste escroquerie visant donc à graisser les pattes de toute personne pouvant renforcer son pouvoir. Parfois, la situation semblait grotesque. Des journalistes s’en sont aperçus en visitant la propriété de Meszaros où aucun porc n’était détectable ! Contraint et forcé, il débuta un élevage, cependant bien trop faible pour justifier une telle dotation. Toujours à cause de la pression populaire, il déclara son patrimoine et ses rapports financiers après avoir refusé de s’y soumettre dans un premier temps. Et peu importe s’il s’est avéré que le rapport avait omis une déclaration d’une partie des bénéfices de la société dont il était propriétaire…

Son cas, bien qu’étant le plus exposé, n’est pas isolé. Felcsut possède désormais le titre officieux de « capitale de l’Orbanistan ». Une importance unique pour un village typique de la plaine Pannonienne, bordé par des fossés et des bancs en bois sur lesquels s’asseyaient des personnes âgées regardant le temps passer. Depuis 2009, il est devenu la ville la plus riche de Hongrie avec un PIB par habitant surréaliste, poussant derrière lui les deuxième et douzième districts de Budapest. En plein centre, non pas une église mais un stade ultramoderne avec quatre tribunes couvertes. Lors de son inauguration, Orban disait alors : « J'espère que cela motive nos jeunes de voir que le gamin du village est devenu une star. » Puskas n’ayant pas grandi dans un village, il est fort à parier que ce conservateur se citait lui-même en exemple…

Dans son village, il fit aussi construire un centre national de football avec une importante Académie (« l’une des meilleures en Europe« , selon ses dires, toujours modestes). Les résultats du football dans l’Orbanistan sont mitigés. D’un côté, le centre très généreusement financé par l’argent des contribuables, a seulement fait éclore des joueurs moyens de la ligue hongroise. De l’autre, le club professionnel obtient de bons résultats puisque la Puskas Academy FC a réussi à accéder à la première division nationale et à s’y maintenir (jusqu’à l’an dernier et une descente). Ce qui a commencé comme une équipe officieuse de Videoton B (club dont Orban est fan) est devenu un club important du pays coaché par l'illustre Robert Jarni.

Ces investissements font déjà saliver la HNS, à commencer par ses têtes d’affiche Mamic et Suker, habitués des visites à Felcsut : « L’ensemble du sport croate reçoit de l’Etat 116 millions de kunas (15 millions d’euros) quand le gouvernement hongrois alloue 7 millions d’euros au seul football ! Nous sommes des citoyens de ce pays et des électeurs, nous ne nous tairons pas!,  » regrettait un Zdravko Mamic qui songeait à se présenter à la présidentielle croate. Son ami Davor Suker, lui, revendiquait : « Dieu fasse que notre premier ministre ou notre chef d'Etat agisse comme Viktor Orban !  » Mais peut-être que Dieu préfère allouer l’argent des contribuables à des secteurs plus profitables pour la communauté…


 

LE RENOUVEAU

A la lecture de ces éléments et des promesses du candidat, la mairie d’Osijek  décida d’accepter l’offre hongroise en janvier 2016. En cédant la majorité des parts du club, la ville vit son budget s’alléger d’au moins un million de kunas par an et prit en charge seulement les équipes de jeunes. Cette décision a fait entrer le club dans une nouvelle ère, celle de la privatisation, pour la première fois d’une riche histoire de 69 ans. Soit l’âge exact de l’homme le plus satisfait de cette vente : Ivica Vrkic. Le maire d’Osijek, aussi président de l’Assemblée du club, avait tout tenté pour sauver son protégé, sans réussite jusqu’ici. Après l’échec des négociations avec la brasserie locale, Vrkic décida de « céder les parts même pour un seul kuna. » La seule offre, supérieure à un kuna, est donc venue de Meszaros et son partenaire Ivan Mestrovic, un businessman originaire d’Osijek qui a fait fortune à Dubaï et en Hongrie. Et malgré les réticences de quelques membres de la mairie, la majorité accepta faute d’autres choix. Vrkic encore : « Je voudrais tous vous remercier. C'est un bon arrangement pour le club mais aussi pour les autres sports de la ville à qui nous pourrons donner plus d'argent. »

Un pari pour le moment réussi. Après la signature du contrat, Meszaros annonça sa volonté de renforcer le club pour rester en Prva Liga ainsi qu’un projet de rénovation du stade : « Un club avec une riche histoire comme le NK Osijek mérite beaucoup mieux que sa place actuelle (ndlr : le club était relégable » déclara un Meszaros « venu par amitié, à l'invitaton d'un ami afin de résoudre les problèmes du club qu'il aimait »,  Et qui étaient là pour la présentation officielle ? Suker et Mamic, bien sûr. Le premier, ancien joueur d’Osijek, s’emballa et annonça : « Je veux voir Osijek en Europa League ou en Ligue des Champions. »

Il se pourrait que son emballement soit réaliste. Les problèmes financiers traînant depuis quinze ans furent effacés d’un virement depuis une banque hongroise et toutes les dettes furent payées, y compris les salaires en retard des employés du club. Pour cette saison, le budget est passé à trois millions, ce qui en fait le plus élevé de l’histoire du club. Pour Mestrovic : « comme nous avons composé avec les dettes, notre ambition de départ a été freinée, » comme il l’expliquait dès son arrivée. Cela n’a pas empêché un bon recrutement et le démarrage de l’aménagement du stade : « Nous avions plusieurs options comme construire un nouveau stade. Mais nous avons dû faire face à des problèmes techniques sur un site et il y avait des propriétés privées sur un autre. Par conséquent, nous avons décidé de planifier le réaménagement de notre propre stade. Notamment la suppression de la piste d’athlétisme, la création de nouvelles tribunes en détruisant celles obsolètes ou la couverture du stade avec un toit. Avec tout cela, nous obtiendrons une meilleure ambiance et une meilleure insonorisation. »

Les résultats se font déjà sentir. outre le bon début de saison sportif, la ferveur est revenue et pas uniquement chez les fidèles ultras de la Kohorta. 2000 personnes sont déjà devenues membres de l’association « Bijelo-plavi klubi » (club blanc et bleu) et compte tenu des avantages pour les membres sur les abonnements (50% de réduction), les 1000 abonnés de la saison 2015-2016 furent vite dépassés. Justement, cette association a été une réussite. Bijelo-plavi klubi réunit les fans du club de football et aussi toutes les personnes voulant promouvoir la ville. L’adhésion, gratuite, montre le soutien actif pour le club, mais aussi la loyauté et l’allégeance à leur club et à leur ville.


 

La caution locale a donc bien été respectée dans ce projet, conformément aux voeux de Mestrovic : « Nous sommes fiers que la plupart des investissements proviennent de l’extérieur. Cependant, je tiens à ce que notre maillot soit représenté par des acteurs locaux et donc des entreprises régionales. Notre identité doit être reconnaissable. Nous voulons aussi que chacun en Croatie sache qu’Osijek est une ville de football. Voici pourquoi nous avons conçu le projet « Bijelo-plavi klubi, pokrenimo grad ». Notre objectif est de recueillir une adhésion massive. Autrement, notre projet serait dénué de sens. »

L’unanimité n’existant pas, certaines voix se sont faites discordantes. Particulièrement de l’autre côté de la frontière, où les Hongrois pensent plutôt que cette nouvelle intervention peu opportune relève du calcul politique. D’autres croient savoir qu’Osijek, véritable pépinière de talent, servira comme club farm de Felcsut. Quoi qu’il en soit, l’espoir est revenu dans ce coin de la Slavonie, donné pour mort il y a encore quelques mois. C’est bien cela le plus important.


 


 

Par Damien F


 

Source : footballski.fr, le 23 août 2016.


 


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 2 Juin 2016

FIFA : Zvonimir Boban nommé secrétaire général adjoint

 

 

 

L'ancien international croate Zvonimir Boban a été nommé secrétaire général adjoint de la Fifa.

 

Zvonimir Boban assistera comme prévu Fatma Samoura, la nouvelle secrétaire générale sénégalaise qui prendra ses fonctions le 20 juin, pour les dossiers liés au football.

Depuis sa retraite en 2002, le Croate de 47 ans a été diplômé en Histoire de l'Université de Zagreb et commentait le football à la télévision. L'arrivée de l'ancienne gloire de l'AC Milan intervient une semaine après le renvoi du secrétaire général par intérim, l'Allemand Markus Kattner, suspecté de manquements financiers en lien avec ses fonctions qui pourraient se chiffrer à des millions de dollars.

 

 

Source : lequipe.fr, le 30 mai 2016.

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 3 Avril 2016

SANS ŽAN OJDANIĆ, LA TORCIDA DE SPLIT EST ORPHELINE


 

Žan Ojdanić est mort vendredi à l’âge de 45 ans des suites d’un accident de parachute. Il était une légende des tribunes balkaniques, notamment pour avoir initié la reprise du Hajduk Split, au bord de la faillite, par ses supporters. Hommage.

Dans le monde du football, la plupart des légendes naissent sur le terrain, mais d’autres voient le jour dans les tribunes, celle de Žan Ojdanić était née au nord du stade Poljud. Debout, dos à la mer, cheveux longs, écharpe et lunettes noires, les murs de Split ont depuis longtemps immortalisé ce visage, fierté d’une ville et d’une région qui vibre plus que d’autres pour son club.

À la faveur de la diffusion des modèles ultra et hooligan de supportérisme dans les années 1980, l’ancienne Yougoslavie a vu éclore une génération de jeunes meneurs de tribunes. Belgija (mort en 2011), Čume, Žan et quelques autres ont donné corps à des groupes de supporters aujourd’hui encore respectés et craints partout en Europe pour leur ferveur, leur dévotion, leur violence aussi.

Dans une Yougoslavie en crise, les tribunes prennent leur part dans la montée des périls. Cette première génération est celle qui donne corps tous les weekends à des tensions ethniques savamment alimentées ailleurs. Ljubljana, Zagreb, Sarajevo, Titograd (aujourd’hui Podgorica), Belgrade, Žan est de tous les déplacements pour porter ses couleurs, celles de Split et de la Croatie, avec sa voix, ses couilles et ses poings. Aucune surprise de le retrouver engagé dans la 4e Brigade de la Garde Nationale Croate, devenue armée croate à partir de novembre 1991.

Ces dernières années, Žan avait entrepris un autre combat, celui de rendre le Hajduk à ses fans. Au bord de la faillite, le club avait fini par être privatisé, la mairie de Split possédant 56% des parts. Žan et quelques autres ont alors fondé l’association Naš Hajduk afin de faire pression sur la mairie dans la gestion du club. L’adoption d’un code de bonne gouvernance (Kodex) fut une première retentissante victoire. Puis des investisseurs américains ont pointé le bout de leur nez pour racheter le club. « On ne savait pas qui était ces gens ni qui ils représentaient. Ils nous ont pris de haut alors qu’ils n’avaient aucun projet sérieux. On leur a demandé comment il comptait développer le club, ils ont répondu qu’ils feraient venir Beyonce en concert au stade, t’imagines le truc ? », m’avait-il expliqué.

Alors le Hajduk a suivi un autre chemin, celui d’une gestion démocratique dans laquelle, malgré son statut privé, ce sont ses membres (ceux de Naš Hajduk ainsi que l’association des amis de Hajduk dans le monde) qui élisent un conseil de surveillance, qui désigne lui-même la direction du club. Celui-ci est désormais dépolitisé, géré de façon saine et durable, les dettes sont progressivement apurées, une gestion novatrice et exemplaire dans un pays à l’industrie vacillante et aux privatisations viciées. Ce combat montre qu’une autre voie qu’un capitalisme sauvage et sans âme est possible. Il en a inspiré d’autres dans la région, chez les ennemis du Dinamo Zagreb, mais aussi à Zenica en Bosnie. Cet héritage est sans doute ce que Žan a laissé de plus précieux non seulement au club de sa vie, mais aussi au football tout simplement.

Hier soir, des centaines de supporters se sont réunis dans la tribune nord du stade Poljud pour lui rendre hommage. Une prière puis un craquage massif de fumigènes dans un émouvant silence de cathédrale, comme pour montrer à Dieu qui est celui qui vient frapper à la porte du paradis des légendes.


 

Par Loïc Trégourès


 


 

Source : courrierdesbalkans.fr, le 3 avril 2016.

 

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Publié le 20 Novembre 2015

Damir Vrbanović

 

Né le 2 mars 1959 à Zagreb

Diplômé en droit du sport de la faculté de Zagreb, Damir Vrabnović a été salarié pour la première fois de la fédération croate entre 1992 et 1996, avant de rejoindre le GNK Dinamo Zagreb.

•  Pendant plus de 16 ans, il a été directeur général et directeur exécutif de ce club. Il siégeait également dans les instances d'appel et les instances disciplinaires de la fédération. Il a également été élu président de l'association croate des clubs de première division en 2003. Il est devenu vice-président de son association en 2005.

•  Il est également actif à l'UEFA en tant que membre de la commission des compétitions par équipes nationales. 


 

Source : http://fr.uefa.org/member-associations/association=cro/index.html

 

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Publié le 4 Juillet 2015

1. Le football croate dans l’œil du cyclone

 

 

Zeljko Siric, ancien arbitre de haut niveau et actuel vice-président de la fédération croate de football (HNS), et le président de la commission des arbitres croates Stjepan Djedovic ont été appréhendés vendredi.
 
Ils sont soupçonnés de corruption, rapporte l'agence croate HINA. Ils auraient influencé le résultat d'au moins une rencontre de D1 croate, selon le site croate Index. Les aveux de l'arrière droit camerounais Patrice Kwedi serait à l'origine de ces arrestations. Il a reconnu qu'un match de son équipe Sibenik, pour laquelle il joua entre 2006 et 2009, contre le Dinamo Zagreb avait été arrangé.
 
Par ailleurs, Siric et Djedovic font l'objet d'une enquête pour corruption active et passive. Le football croate est dans l'oeil du cyclone depuis quelques jours et le déroulement étonnant de la rencontre de Ligue des champions entre le Dinamo Zagreb et l'Olympique Lyon (1-7), un résultat de la 6e journée du groupe D qui a qualifié à la surprise générale les Lyonnais pour les huitièmes de finale de la compétition.

 

 

Source : 7sur7.be, le 9 décembre 2011.

 

 

 

 

 

2. Quatre ans de prison pour un ancien dirigeant de la fédération

 

 

Un ancien vice-président de la Fédération croate de football (HNS), Zeljko Siric, a été condamné mardi à quatre ans de prison pour avoir touché des pots-de-vins, afin d’assurer un « arbitrage correct » lors d’un match de première division.

Siric avait reçu 30.000 euros, en décembre 2011, de la part d’un responsable de l’Hajduk Split, à qui il avait promis que les arbitres seraient choisis sur une liste fournie par le club, selon le verdict.

« Il a abusé de sa position dans le sport (…) pour son propre profit », a déclaré la juge Gordana Mihela Grahovac devant un tribunal régional de Zagreb. Le tribunal lui a également interdit d’occuper pendant huit ans toute fonction dans le football.

Un dirigeant du club de Karlovac, Neven Sprajcer, a été condamné à dix mois de prison ferme et quatre ans avec sursis pour avoir passé un accord similaire avec Zeljko Siric en faveur de son équipe, en échange de 15.000 euros. Ces dernières années, le football croate a été touché par des affaires de corruption et de hooliganisme.

 

 

Source : directinfo.webmanagecenter.com, le 25 mars 2014.

 

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Rédigé par brunorosar

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