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Publié le 16 Août 2015

Qui est Tomislav Salopek, l'otage croate de l'Etat islamique en Egypte ?


 

Ce technicien de 31 ans a été enlevé en Egypte il y a trois semaines par l'Etat islamique. Mais le gouvernement croate n'a pour l'instant pas confirmé son exécution.


 

Comme des milliers de jeunes croates, Tomislav Salopek avait quitté son pays pour gagner sa vie. Ce technicien de 31 ans a été enlevé en Egypte il y a trois semaines par l'Etat islamique. L'organisation jihadiste affirme, mercredi 12 août, avoir décapité l'otage"Il est parti en Egypte pour gagner de quoi nourrir ses enfants, c'est tout", raconte son père le 6 août, quelques jours avant que des photos du cadavre du jeune homme ne soient postées sur des sites affiliés à l'organisation Etat islamique. Mais le gouvernement croate n'a pour l'instant pas confirmé son exécution.

Père de deux enfants

Tomislav Salopek travaillait pour une compagnie française spécialisée dans l'exploration du sous-sol. Ce père de deux enfants, un garçon de 2 ans et une fille de 7 ans, "s'apprêtait à rentrer à la maison le lendemain" de son enlèvement, le 22 juillet à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest du Caire. "Tout le monde désirerait avoir un tel enfant. Mon fils était toujours calme, serein, un grand travailleur."

Son fils avait appris son métier d'analyste sismique sur de vastes chantiers de construction d'autoroutes lancés par la Croatie avant la crise économique de 2009."Il est devenu bon, très vite, et s'est imposé. Il n'était plus obligé de chercher du travail, les entreprises le lui proposaient", se félicitait son père, Zlatko, qui vit dans le village de Vrpolje, dans l'est du pays.

Souvent expatrié

En 2007, le jeune homme se marie avec Natasa. Leur première fille voit le jour un an plus tard, en 2008. Leur second enfant naît de leur union, en 2013. Quelques photos et commentaires publiés sur la page Facebook de Natasa décrivent une vie de famille faite de petit bonheurs, anniversaires, de jeux avec les enfants, et quelques jours de vacances "bien mérités" sur la côte croate en 2014.

Car quand les propositions de travail se raréfient en Croatie, Tomislav se tourne vers les compagnies pétrolières étrangères et part pour de longues périodes. Avant de travailler pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie générale de géophysique (CGG), Tomislav avait déjà "fait le tour de l'ensemble du monde arabe", selon son père.

Fan de foot

 Lors de ses voyages, ce jeune homme discret mais amical avait tissé beaucoup de liens, selon ses voisins rencontrés dans son village de 3 500 habitants. "Il emportait avec lui des maillots du Dinamo Zagreb et de la sélection croate. Il les offrait à ses nouveaux amis partout où il allait. Il était très fier de son pays", se souvient son père.

Depuis le rapt de son père, la fille de Tomislav se doutait que quelque chose se passait, a confié un ami de la famille, Stipe Bilokapic. "Encore vendredi soir, elle attendait le retour de son père pour aller à la mer", raconte-t-il.


 

 

Source : francetvinfo.fr, le 12 août 2015.


 

 

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Publié le 24 Mars 2015

Croatie. Le défi des frontières

 

 

Il était une fois une de ces jeunes nations nées de l’éclatement sanglant de l’ex-Yougoslavie. Un pays dont les racines puisent dans les tréfonds de l’Empire austro-hongrois et auquel ses dirigeants successifs n’ont cessé de promettre un avenir radieux.

La Croatie a tant à offrir. Destination de villégiature prisée des touristes, elle reste l’un des poumons de cette Mitteleuropa qui inspira tant d’écrivains et de peintres. Mais voilà : renaître après la guerre d’indépendance puis rejoindre l’Union européenne ne s’est pas fait sans compromis. C’est ce morceau d’histoire que ce récit plein d’humanité s’efforce de raconter.

Ce petit livre n’est pas un guide. C’est un décodeur. Écrit par un grand reporter, vétéran du tragique conflit des Balkans, il lève le voile sur ce que la propagande nationaliste occulte et sur ce que la volonté de convergence européenne néglige. Un voyage-confession pour mieux cerner ce qu’être Croate veut dire aujourd’hui. Et donc mieux le comprendre.

 

Un grand récit suivi d'entretiens avec Slavko Goldstein (1941, l'année la plus tragique), Zarko Puhovski (Notre système politique bloque le désir de changement exprimé par le bas) et Snjezana Banovic (La crise, une chance de forger une culture postmoderne en Croatie).

 

Par François d'Alançon 

Grand reporter au quotidien françaisLa Croix, spécialiste des questions internationales, François d’Alançon a notamment couvert les Balkans, un autre visage de l’Europe qui l’a toujours captivé. 
Croatie. Le défi des frontières

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Publié le 16 Mars 2015

Des pilotes d'élite quittent l'armée pour faire de l'acrobatie aérienne pour un pays du Golfe


 

Six pilotes d'élite de l'armée de l'air croate, d'un groupe d'aviation acrobatique militaire, ont quitté l'armée attirés par un salaire plus intéressant que celui qu'ils gagnaient, pour rejoindre, selon les médias, une équipe civile d'acrobatie aérienne d'un pays du Golfe.

Les six pilotes, qui sont également des instructeurs de vol sur l'avion de type Pilatus PC-9, «ont présenté leurs lettres de démission et vont quitter les forces armées croates» prochainement, a indiqué ce mardi dans un communiqué le ministère de la Défense. «Les pilotes ont apparemment opté pour une offre largement supérieure par rapport au salaire qu'ils gagnaient au sein des forces armées croates», a-t-on précisé de même source.

 

Les autorités ignoraient que des négociations étaient en cours

Ces départs représentent une surprise désagréable pour les autorités et les renseignements croates qui, selon les médias, n'étaient pas au courant des négociations en cours depuis des mois entre les pilotes et leurs futurs employeurs étrangers. Le ministère de la Défense a toutefois insisté sur le fait que ce développement «n'aura aucune influence sur les capacités de combat des forces de l'armée de l'air croates».

Le ministère n'a fourni aucune précision sur le pays qui a fait cette proposition supplémentaire, mais selon les médias locaux il s'agirait d'un des pays du Golfe, le Qatar ou Oman, où ces pilotes devraient poursuivre leurs carrières au sein d'un groupe d'aviation acrobatique civil.

 

Plus que deux pilotes

Selon le site spécialisé en questions militaires Defender.hr, ces pilotes «vont rejoindre l'équipe d'acrobatie aérienne de Qatar airlines et piloteront des avions de type PC-21». Les six pilotes étaient membres d'un groupe d'acrobatie aérienne de l'armée croate appelé «Les ailes de la tempête», fondé en 2005 et qui ne compte plus, après leur départ, que deux pilotes.

L'armée de l'air  croate dispose d'environ 80 avions et hélicoptères de modèles variés, dont des MIG-21 de production russe, et compte quelque 230 pilotes dont le salaire moyen s'élève à 1.600 euros par mois. La Croatie est devenue membre de l'Otan en 2009.


 


 

Source : 20minutes.fr, le 10 mars 2015.

 

 

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Publié le 11 Octobre 2014

Croatie : des dizaines de milliers de mines sur le sol européen

 

 

Loin de la guerre. L’entrée de la Croatie dans l’Union européenne, il y a tout juste un an, devait ancrer cette idée dans les esprits. Pourtant, le conflit des années 1990 se rappelle parfois tragiquement aux Croates.

Des dizaines de milliers d’hectares du territoire national demeurent infestés par des mines de tous types, et pour les acteurs impliqués dans la lutte contre ce fléau, il est plus que temps d’en débarrasser le pays.

 

Une détonation survient. Bientôt suivie par deux autres, d’intensité égale. En ce début d’automne, Komarevo vibre au rythme des explosions qui retentissent près de cette petite localité des environs de Sisak, au sud de Zagreb. Zoran Vasiljević est sur le pont, entouré d’une dizaine de gaillards tout juste revenus du lieu des déflagrations. A la tête de la compagnie Istrazivač (« explorateur »), il a déjà participé, en deux semaines, à la neutralisation de 200 mines à seulement quelques dizaines de mètres de la route où stationne son équipe .

Alors que ses yeux restent rivés sur une carte topographique des lieux, deux mécanos s’affairent à quelques mètres. On s’attendait à une armée de bonshommes verts, détecteurs à bout de bras. On découvre surtout une imposante machine, de type agricole, prête à « labourer » la terre.

« Une fois le terrain délimité, on envoie le VF001, commente Zoran. La machine brasse la terre, les mines sont prises dans les rotatives. Beaucoup n’explosent pas à cause de leur vitesse. » Mais Zoran redoute les mines anti-chars car, elles, s’activent. « Il faut alors arrêter les moteurs et réparer les dégâts. » Mais de toutes, foi de démineur, c’est bien la mine Prom-1 la plus « mauvaise ». Une énième preuve que l’homme ne manque pas d’inventivité lorsqu’il s’agit de tuer son prochain : il suffit de rompre le fil qui retient cette « mine pop corn » - comme on se plait à la surnommer dans le métier - pour que celle-ci expulse une charge explosive à hauteur d'estomac.

 

Dix ans de retard

Pour lutter de façon globale contre ce fléau qui a fait 581 victimes depuis la fin de la guerre, dont 197 tués, le pays s’est doté, en 1998, d’une agence, la Croatian mine action centre (Cromac). Et tout doit être nettoyé pour 2019 ! Une échéance déjà repoussée de dix ans, tant l’ampleur de la tâche est immense. « En 1996, on comptait 13 000 km2 infestés par les mines [soit 1/4 du territoire, ndlr], aujourd’hui , il n’en reste que 565 km2 », se réjouit tout de même Milijenko Vahtarić, numéro 2 de l’agence et responsable de la coopération internationale. Seulement la concentration de mines sur les parcelles restantes reste très importante : en Croatie, 64 000 mines attendent encore leurs victimes. Or seulement 12 800 d'entre elles sont identifées...

Dans la salle des cartes, au deuxième étage du bâtiment de la Cromac à Sisak - « ville au coeur du problème, tant la région recèle de mines » - on s’active justement autour de cartes militaires vieilles de vingt ans que l’on scanne minutieusement. Les états-majors impliqués dans le conflit serbo-croate ont coopéré au fil des années et révélé les endroits où ils ont disposé les engins de mort. Deux agents sont chargés de recouper chaque nouvelle information avec celles dont disposent déjà leurs services.

Un travail essentiel car leur identification et leur destruction sont gourmandes en temps… et en argent. La Croatie a ainsi englouti des sommes considérables pour déminer son sol : près de 570 millions d’euros y sont passés en seize ans. Un montant provenant pour deux tiers du budget de l’Etat mais auquel contribuent aussi les Européens, à hauteur, jusqu’ici, de 31 millions d’euros.

Les dons sont aussi très appréciés, et là toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. « Un donateur va vouloir qu’on lui trouve en contrepartie une parcelle sur laquelle il puisse communiquer par la suite. C'est une question d'image », explique Milijenko Vahtarić. Mieux vaut donc que des hommes, des activités soient concernés au premier chef. « Les forêts, pourtant régulièrement empruntées, sont ainsi délaissées au profit des exploitations agricoles », semble regretter le responsable.

 

Un business en déliquescence

En tout cas, s’il y en a un dont ce chantier fait les affaires, c’est bien Stefano. Ce Croate d’origine italienne a fondé sa propre compagnie de déminage il y a cinq ans. Il aime ce métier « pour l’adrénaline » que cela procure. Mais aussi pour son porte-monnaie. « Je pourrais vous dire que je fais ça comme on fait de l’humanitaire, pour nettoyer mon pays des mines, sauver nos enfants. C’est ce qu’on entend souvent. Mais la plupart des gens sont là pour l’argent », avoue-t-il en toute décontraction.

A l’époque, « c’était l’eldorado », confirme Milijenko Vahtarić de la Cromac. Beaucoup de gens s’y engouffraient, alors que le pays peinait à se relever de la guerre. Les salaires promis étaient bien supérieurs à la moyenne croate, et fonder sa compagnie était la promesse d’un avenir clément. « Maintenant, c’est plus compliqué, reconnaît Stefano. Quand j’ai commencé, le prix était déjà de 15 kunas [2 euros] par mètre carré déminé, l’année dernière, nous avons travaillé pour 2,5 kunas. » Conséquence de l’attrait suscité, la concurrence est devenue, au fil des ans, de plus en plus rude. Désormais, 39 compagnies sont en lice à travers le pays. Des petites, comme celle de Stefano, mais aussi des filiales de sociétés internationales, telles que le géant américain UXB.

La Cromac, elle, se satisfait d’un tel marché. « Si tout était du ressort de l’Etat, on devrait payer des démineurs au mois. Le travail n’avancerait pas. Là, ils sont payés à la tâche, une fois que c’est fait », explique Milijenko Vahtarić. Même la formation du personnel est à la charge des compagnies : celles-ci doivent financer un stage de sept semaines à leurs employés, stage dispensé à l’école de police de Zagreb pour la somme rondelette, pour le pays, de 20 000 kunas [2600 euros] par futur démineur. Si l’on y ajoute la location ou l’entretien des machines, l’hébergement et la restauration des troupes, ainsi que l’obligation de disposer de ses propres services de secours (médecins, infirmiers, ambulances), les coûts peuvent vite s’avérer faramineux pour une compagnie. Le choix de la Cromac, lui, se porte généralement sur celle qui annonce le tarif le plus compétitif.

Une telle équation interroge sur le respect des règles de sécurité. « Elles sont scrupuleusement suivies », assure-t-on à Sisak. Certaines histoires racontent le contraire. « Un jour, j’étais avec un collègue sur le terrain, se souvient Stefano. Il s’est baissé et a ramassé une mine. C’était une mine Prom… Active. Le fil qui la retenait a rompu… Mais rien ne s’est déclenché ! On aurait pu y laisser nos vies tous les deux… » Tout comme 27 autres démineurs depuis 1998 en Croatie.

Des anecdotes comme celle-là, le jeune patron en aurait « des milliers à raconter ». Il en sourit même. A Zagreb et à Bruxelles, on s’en amuse moins. On a hâte que le problème soit réglé. En termes d’image, un pays miné au sein de l'Union européenne, même si le risque s’est réduit, ça ne fait pas bon genre.

 

 

Par Marc Etcheverry

Source : rfi.fr, le 10 octobre 2014.

 

 

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Publié le 4 Août 2014

Anne-Cécile Pinel

 

 

 

La famille d'Anne-Cécile Pinel ne sait plus comment s'y prendre pour retrouver la jeune femme de 23 ans de Saint-Paul-sur-Isère. Ils sont loin de la Croatie, ne connaissent pas ce pays et ont l'impression de chercher une aiguille dans une botte de foin. Alors, ils ont pensé faire appel aux vacanciers pour ouvrir l'oeil et ont demandé à France 3 Alpes de rediffuser ces photos, dans l'espoir que quelqu'un croisera peut-être le regard de l'étudiante. Elle est de petite corpulence (1,65 mètre, 50 kilos) est blonde foncée avec la moitié du crâne rasée, et porte habituellement un sonotone. 

 

Voyageant dans une camionnette aménagée avec une amie, Anne-Cécile Pinel était partie participer au festival Momento Demento, aux environs de Slunj (Croatie). La jeune femme aurait quitté le fourgon, sans argent, ni papier, dans la matinée du 21 juillet.

Confiée aux gendarmes de la section de recherches (SR) de Lyon, cette enquête dirigée par un juge d'instruction a été ouverte pour "enlèvement et séquestration" après que la famille d'Anne-Cécile a signalé sa disparition à la brigade de gendarmerie d'Albertville.

Les personnes pouvant fournir des renseignements concernant cette disparition peuvent prendre contact au 04 78 92 77 05.

 

 

Source . http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/08/03/si-vous-partez-en-vacances-en-croatie-regardez-bien-ces-photos-d-anne-cecile-pinel-une-habitante-de-savoie-527028.html

 

 

Page Facebook : Mouvement pour Anne-Cécile PINEL

 

 

 

Disparition inquiétante en Croatie

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 3 Novembre 2013

Dans la maison Croatie, le sport est le ciment !

 

 

Les richesses de la Croatie sont souvent réduites aux splendeurs du paysage dalmate, laissant ainsi de côté le sport, constituant pourtant la principale fierté des Croates qui s’enthousiasment sans cesse devant les triomphes de leurs représentants sur les scènes européennes et mondiales. Comment expliquer toutefois les exploits divers et variés de ce si petit pays disposant de si peu d’habitants ?

 

 

Quelque soit la surface sur laquelle ils évoluent et le terrain qui la délimite, l’accessoire avec lequel ils jouent ou selon s’ils performent seuls ou en équipe, les sportifs croates brillent de mille éclats en obtenant de probants résultats. Car le sport, des bords du Danube jusqu’en Adriatique, est d’abord une affaire culturelle partagée par tous dont les Vatrenis ont hérité de la Yougoslavie. Du temps de Tito en effet, à l’instar des autres régimes communistes, la pratique de tous les sports était fortement encouragée. Des organisations de la jeunesse prenaient ainsi en charge les Yougoslaves afin de leur insuffler le goût du sport, préserver leur santé, leur inculquer une bonne hygiène de vie et les entraîner infiniment pour éveiller chez eux d’éventuels talents.

Et cela fonctionnait plutôt bien avec des résultats omnisports remarquables, à l’image de l’équipe yougoslave de basket, triple championne du monde et championne olympique en 1980 à Moscou. C’est d’ailleurs dans ce sport que les Croates, nouvellement indépendants, enregistrent leur premier fait d’arme en obtenant une médaille d’argent aux jeux olympique de Barcelone en 1992. Emmené par l’éblouissant Toni Kukoč et par Dražen Petrović, l’un des meilleurs basketteurs européens de tous les temps, les Croates ne plient qu’en finale face à la « dream team » américaine de Michael Jordan.

Aujourd’hui toutefois, l’État croate n’a plus les moyens de faire du sport une priorité au regard de sa situation financière et ne parvient souvent même plus à s’occuper des complexes sportifs ou des clubs dont il à la charge. à l’image de la Spaladium Arena, salle omnisport de 12000 places construite pour le championnat du monde de handball masculin de 2009, au bord de l’abandon, ou encore des multiples clubs de football ou de basket qui ne peuvent plus rivaliser sur la scène européenne.

Les différentes fédérations sportives ne suivent plus elles non plus, privées de fonds, avec de grandes difficulté à organiser des compétitions internationales, incapables désormais de faire vivre des centres de formation performants et de détecter les meilleurs talents. Malgré tout, cela n’empêche pas le moins du monde les handballeurs, emmenés par le génial Ivano Balic, de truster le haut du pavé mondial de la discipline en étant notamment double champion olympique et champions du monde en 2003.

 

Ajmo Hrvatska ! Allez la Croatie !

Le premier secret de la réussite croate est sans doute à chercher dans leur mode de vie. A la sortie de l’école les jeunes restent en effet, pour la plupart du temps, en extérieur à jouer sur les nombreux terrains omnisports mis à leur disposition par les municipalités. Les uns courent ensemble tandis que les autres profitent des buts de waterpolo installés sur les plages dalmates ou des paniers de basket disposés dans les parcs.

De fait, ils restent constamment rassemblés et se dépensent en sollicitant toujours l’énergie de l’autre, fondant là les prémisses de grands collectifs victorieux. Ce n’est donc pas un hasard si le sport qu’ils visent d’avantage reste le football aux équipes plus nombreuses et aux résultats non moins spectaculaires. Leurs aînés, conduits par le meneur de jeu du Milan AC Zvonimir Boban et par l’étoile du Real Madrid Davor Šuker, décrochent d’ailleurs le podium de la coupe du monde de football de 1998, en manquant de peu d’éliminer l’équipe de France de Zidane sur ces terres en demi-finale.

Le sélectionneur de cette équipe, véritable meneur d’homme et surnommé « l’entraîneur de tous les entraîneurs », Miroslav Blažević, est ainsi parvenu à tirer le meilleur de chacun de ses joueurs au profit du collectif. Il reste en l’occurrence dans la lignée de ces entraîneurs croates et plus globalement yougoslaves capables de « fabriquer des champions à partir de pas grand-chose », explique le chercheur Loïc Trégourès.

S’agissant des sports individuels, l’entraînement des jeunes talents demeure souvent effectué par l’entourage familial, avec tout autant de qualité et de rigueur. C’est notamment le cas pour Janića Kostelić, quadruple championne olympique et quintuple championne du monde de ski alpin et pour son frère, Ivića, trois fois vis champion olympique et champion du monde en 2003 de la même discipline.

D’une manière générale, tous les sportifs croates concourent à la professionnalisation et mettent toutes les chances de leur côté pour réussir. La perspective d’empocher au minimum un complément de salaire reste donc une source de motivation non négligeable et leur permet, en quelque sorte, d’échapper à l’atonie du marché du travail croate et au niveau de vie stagnant de crise en crise économique depuis l’indépendance. La persévérance et la détermination transfigurent également beaucoup dans leur caractère comme dans ceux, par exemple, des joueurs de tennis vainqueur de la coupe d’Avis en 2005 et de l’excellent serveur Goran Ivanisevic vainqueur de Wimbledon 4 ans plus tôt.

 

Les défis du sport croate

Le sport n’est pas un marqueur social et reste un véritable phénomène de société dans tout le pays, hyper médiatisé et générateur d’immenses stars à partir desquels les Croates s’identifient. Dès lors, l’espoir de passer de l’anonyme inconnu à l’idole adulé reste permis à force de travail. D’autant que les chaînes de télévision publiques ne ratent aucun exploit de leurs représentants en retransmettant en direct toutes les compétitions où les Croates s’illustrent, du football au Waterpolo en passant par l’athlétisme.

Car dans ce sport aussi les Croates éblouissent leurs téléspectateurs à l’image de Blanka Vlašić, double championne du monde et vis championne olympique à Pékin de saut en hauteur, et de Sandra Perković, championne olympique et du monde en titre du lancer de disque.

« Comment pouvais-je lutter, moi, hâve comme un artiste en convalescence d’un ouvrage, avec des jeunes gens pimpants et cravatés à désespérer toute la Croatie ? » Se demandait déjà Balzac dans la Peau de chagrin. Si les Croates triomphent encore avec brio, il n’en reste pas moins que le sport croate demeure confronté à quelques défis de taille.

D’abord, les grandes difficultés financières des clubs sportifs qui ne leur permettent plus pour certains de payer leurs joueurs et administrés. La corruption et la violence ensuite, fléaux qui gangrènent depuis longtemps les championnats domestiques de Croatie. Le manque d’infrastructure qui empêchent les sportifs de progresser.

Enfin, il reste à voir si les trajectoires individuelles des Ivanisevic, Kostelic ou Vlašic, tous en fin de carrière ou déjà en retraite, ont suscité des vocations perpétuant la « success story » du sport croate.

 

Par Geoffrey Lopes

 

Source : taurillon.org, le 2 novembre 213.

 

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Publié le 17 Septembre 2013

Lidija Pintek

Lidija Pintek est diplômée en économie de l'Université de Zagreb. Elle a également obtenu une maîtrise et un mastère de l'Ecole de commerce Cotrugli. Elle commence sa carrière au sein du groupe pharmaceutique Pliva de 1990 à 1998 où elle exerce différentes fonctions: chargé des achats, coordinatrice des activités de marchés étrangers, directrice des achats pharmaceutiques. Elle passe de Pliva à Ledo où elle est directrice des achats jusqu'en 2005. Puis elle rejoint le groupe pétrolier INA jusqu'en 2011. Elle y a d'abord été directrice des approvisionnements et de la logistique puis responsable du bureau central des projets d'optimisation des coûts puis, à partir de 2006, directrice des achats et du commerce de carburant et coordinatrice de la règlementation pour le secteur de la raffinerie et du marketing. Elle rejoint le groupe Đuro Đaković en 2012 où elle assume les fonctions de directrice des achats et de la coordination de tout le groupe.

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Publié le 26 Novembre 2012

Croatie médiévale au Musée de Cluny

 

 

Emissions Art d'Oise, IdFM Radio Enghien

 

 

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Publié le 9 Septembre 2011

I. La Croatie subit les « dommages collatéraux » de la guerre en Libye


 

Entre la Croatie et la Libye, l’amitié remonte à l’époque yougoslave. Elle avait été réactivée par Stipe Mesić, qui cultivait de bonnes relations avec le colonel Kadhafi, malgré les pressions et les mises en garde américaines. Beaucoup d’entreprises croates étaient fortement présentes sur le marché libyen, et plusieurs contrats importants étaient en vue. Or, la guerre remet tout en cause. Un sale coup pour une économie croate déjà bien fragile.


L’incertitude qui prévaut en Afrique du nord, et en particulier la guerre en Libye, dont la durée et l’issue sont difficiles à prévoir, ont infligé un coup dur à l’économie croate, déjà fragilisée par une longue récession.

Dans les années 2000, les relations entre Zagreb et Tripoli inspiraient l’optimisme. Lorsque le fils du colonel Muammar Khadafi, Saif Al-Islam avait investi sur les côtes croates de l’Adriatique et invité le Président croate de l’époque, Stjepan Mesić, à visiter Tripoli, Zagreb avait espéré réaliser de grandes affaires. On pensait que 20000 travailleurs croates auraient pu trouver du travail dans les chantiers en Libye, mais aussi que de grandes entreprises croates comme la compagnie pétrolifère INA, l’industrie pharmaceutique Pliva ou l’industrie alimentaire Podravka parviendraient à se faire une place sur le marché libyen.

L’ancien Président croate a visité la Libye à deux reprises et s’est lié d’amitié avec Khadafi, ce qui permit aux affaires de repartir de plus belle. Même si cela ne fut pas à la hauteur escomptée, l’énorme marché libyen avait commencé à s’ouvrir à la Croatie. Celle-ci avait toujours entretenu des relations très amicales avec le régime de Khadafi, depuis l’époque où elle était une république yougoslave. Beaucoup d’entreprises croates étaient ainsi installées en Libye. Dans ce contexte, les contacts commerciaux étaient naturellement restés actifs, d’où la facilité à relancer la collaboration d’autrefois.

Certes, l’administration américaine ne voyait pas d’un bon œil l’amélioration des relations entre la Croatie et la Libye, en particulier les rapports amicaux entre Stipe Mesić et le colonel Khadafi, au point qu’elle mit la pression à Zagreb qui se trouva ainsi entre l’enclume et le marteau. Cela se passait juste avant l’entrée de la Croatie dans l’Otan, et il était certainement inopportun d’agir de manière trop autonome en politique étrangère, en particulier avec des pays inscrits la liste de ceux qui soutenaient le terrorisme par l’administration américaine. D’un côté, la Croatie avait donc intérêt à entrer à l’Otan, mais de l’autre les possibilités offertes par le marché libyen étaient fort attrayantes... Les deux objectifs ne pouvaient guère être poursuivis en parallèle. Lorsque Khadafi se rendit en visite officielle en Italie et en France pour rencontrer Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy, les pressions américaines sur la Croatie se firent moins ressentir.



Les entreprises croates en Libye

L’entreprise croate Adria-mar a travaillé, au cours de ces dernières années, à la construction de navires de guerre pour la flotte libyenne, activité qui remonte à la période de la Yougoslavie, mais qui a récemment connu un renouveau, avec des contrats allant jusqu’à 70 millions d’euros. La grande entreprise immobilière Vijadukt de Zagreb avait emporté un appel d’offre pour la construction de 300 km d’autoroutes, pour un coût de 130 millions d’euros. À l’heure actuelle, tout cela est suspendu, comme du reste les travaux de l’entreprise Crosco, qui recherche des puits pétrolifères et des gisements de gaz naturel, ainsi que l’activité des entreprises immobilières telles que Geofizika ou Montmontaža.

Selon les analystes politiques et économiques, il est peu probable que la Croatie revienne à court terme sur le marché libyen. Quelle que soit l’issue de la guerre, un nouveau repositionnement politique, condition préalable à toute collaboration économique, sera délicat pour Zagreb. Si les forces pro-Khadafi l’emportent, on n’oubliera pas que la Croatie a fortement soutenu les attaques aériennes occidentales. Au contraire, si les insurgés prennent le pouvoir, ils n’oublieront pas que la Croatie n’a pas fait partie des pays qui les ont reconnus ou acceptés dès le début comme la France, l’Italie ou le Qatar.



Belgrade, Zagreb, Ljubljana, ensemble sur le marché nord-africain

L’Afrique du Nord ne représente pas un intérêt majeure pour la seule Croatie, mais aussi pour les autres pays de la région, comme en témoigne la récente rencontre entre le Président serbe Boris Tadić, la Premier ministre croate Jadranka Kosor et le Premier ministre slovène, Borut Pahor. Après leur rencontre à Smederevo, en Serbie, au début du mois d’avril 2011, le trio a annoncé une coopération entre les entreprises de chaque pays pour pouvoir accéder ensemble à un marché plus ample, en se référant en particulier aux pays nord-africains.

Ce sera peut-être une autre opportunité pour la Croatie de revenir sur ce marché qui l’intéresse, par le biais d’une stratégie commune avec les autres pays de la région. Reste à savoir cependant quand et comment cette partie du monde retrouvera sa stabilité.



Par Drago Hedl
Traduit par Mandi Gueguen

Source : balkans.courriers.info, le vendredi 22 avril 2011
Article original daté du 13 avril 2011.

 

 

 

II. Des chiens de guerre pris dans la souricière


 

Le pénible voyage à travers la Tunisie torride devait s'achever par une rencontre avec Zafir, le chef des rebelles de Tripoli. En effet, les postes de l'armée tunisienne forment un épais quadrillage et les contrôles de documents se sont avérés atrocement irritants.

J'ai fait la connaissance de Zafir par téléphone mais j'ignore à quoi il ressemble. Par chance lui me reconnaît et il m'attrape aussitôt dans une accolade.

- Pourquoi t'es nerveux, l'ami ? il me serre et rit. Tu sais, quand tu entres en Libye, t'as pas intérêt à être nerveux. Ça ne sert à rien. La dernière fois j'ai attendu sept jours dans la colonne pour remplir le réservoir d'essence. Mais cela a valu la peine, enfin nous sommes libres.

Nous nous sommes installés dans le véhicule de Zafir et avons attendu encore quelques heures avant d'enfin fouler le sol libyen et de continuer à rouler en direction de la ville de Zoara. Là-bas Zafir m'a arrangé une rencontre avec Abdulah Abu Kashas, le commandant des rebelles de cette ville. C'est justement dans cette ville que deux ressortissants croates accusés d'être des mercenaires de Kadhafi ont été arrêtés. Au poste à l'entrée de la ville celui-ci nous attendait fin prêt. Tout en prenant place sur le siège arrière à côté du garde du corps Abu Kashas me salue puis il s'adresse à Zafir :

- Quittons cette route parce qu'elle n'est pas sûre. Il en existe encore qui nous tirent dessus. Hier ils ont canardé un de mes combattants. Par chance il n'est que légèrement blessé - raconte Abu Kashas. Et pendant que nous entrons dans la ville, il montre de la main :

- Voilà, ici des combats acharnés ont eu lieu parce qu'en plus des soldats de Kadhafi nous avons été attaqués par des mercenaires.



Une superbe Ukrainienne

- D'où viennent-ils ?, ai-je demandé.

- Mais de partout. Des pays africains, de Russie, de Biélorussie, d'Ukraine...

- Et de Croatie ?, l'ai-je coupé.

- Nous tenons deux prisonniers, d'après ce que je sais. L'un s'appelle Zoran et l'autre Jura. Mais ils n'avaient pas de documents sur eux parce que Kadhafi confisque tous les documents aux mercenaires afin qu'ils ne puissent pas s'enfuir, explique Abu Kashas. Puis il ajoute :

- On trouve de tout parmi les mercenaires mais j'ai surtout été interloqué lorsque nous avons arrêté un groupe d'Ukrainiens, parmi lesquels se trouve une superbe Ukrainienne. Elle était tireur d'élite et lorsque je lui ai demandé comment une aussi jolie femme peut être une tueuse, elle m'a répondu que pour autant d'argent reçu n'importe qui peut être tueur.

- Et qu'en est-il des deux Croates !?, ai-je poursuivi pour le ramener au sujet. Où sont-ils maintenant ?

- Ils ont été ici pendant trois jours avant d'être amenés à Tripoli pour de plus amples interrogatoires. Maintenant ils sont sous la responsabilité du Conseil national libyen.

- Sait-on d'où ils viennent, de quelle partie de la Croatie ?

- J'ai discuté avec eux en anglais car ils parlent parfaitement l'anglais, mais ils n'ont pas voulu dire de quel endroit de la Croatie ils sont originaires, explique Abu Kashas. Ils disent qu'ils sont venus dès que le conflit a éclaté, qu'au début ils ont reçu quatre mille euros par mois et que leur salaire devait être augmenté d'encore mille euros, cela justement lorsque nos forces sont entrées à Tripoli. A ce moment des appartements, des voitures, des lingots d'or... leur avaient été promis.


 
Des professionnels balèzes
 

- Est-ce qu'ils ont cru pouvoir gagner cette guerre ?

- Oui et c'est ce qui est le plus tragique. Certains ont reconnu qu'ils ne s'attendaient pas à une telle résistance et qu'ils pensaient que tout s'achèverait rapidement. C'est pourquoi on en dénombre autant. Rien que dans la ville de Zoara on en a arrêté 150.

- A quoi ressemble ceux venus de Croatie ?, ai-je cherché à savoir. Des gars ordinaires, complètement paumés, ou bien des professionnels.

- Des gars ordinaires ma parole ! De vrais chiens de guerre. Baraqués, surentraînés.

- Et qu'est-ce qui va leur arriver ? Quel sort les attend ?

- S'il est prouvé qu'ils ont tué, ils seront jugés en vertu de la loi libyenne, ce qui signifie la peine de mort. Malheureusement tellement de gens innocents ont été tués rien que dans cette ville que je doute qu'ils prouvent leur innocence, dit encore Abu Kashas.


Source : vecernji.hr, le 8 septembre 2011.

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 21 Novembre 2010

Une liste particulièrement variée


 

La Croatie comptait jusqu'à présent sept éléments de sa tradition inscrits au patrimoine immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Parmi ceux-ci figurent la dentelle de Pague et la procession pascale "Chemin de Croix" sur l'île de Hvar.

Trois nouveaux éléments ont désormais été ajoutés à cette liste. En effet :

- L’art du pain d’épices en Croatie du Nord a été classé par l’UNESCO au patrimoine immatériel de l’humanité le 17 novembre 2010. Le pain d’épices est un gâteau au miel parfumé d’épices diverses apparues au Moyen Âge dans des monastères européens, et qui a gagné la Croatie. Appelé « licitarsko srce »¸  ce pain d’épice croate est moulé en forme de cœur, marbré d’un glaçage rouge et décoré de couleurs vives et joyeuses. Il était fabriqué à l’origine par les pain-d’épiciers qui faisaient commerce du miel et des bougies, dans le nord de la Croatie. Ce pain d’épice en forme de cœur est devenu l’un des symboles les plus reconnaissables de l’identité croate. Offrir du « licitarsko srce » à ses proches, à son entourage est une manière d’exprimer son attachement, son amour. Sa présence est indispensable à toutes les festivités, événements et rassemblements locaux, procurant à la population locale un sentiment d’identité et de continuité.http://click4you.com/zagreb/prod/images/articles/news/1180537922003/licitar_1.jpg


Si vous n’avez pas le temps d’aller à Zagreb pour déguster ce « licitarsko srce », redécouvrez les célèbres pains d’épices français de Dijon, de Reims et d’Alsace. C’est en Alsace que vous pourrez acheter du pain d’épice en forme de cœur, décoré, proche du « licitarsko srce ». (Source : positiveeatingpositiveleaving.blogspot.com)

- Le Sinjska Alka est un tournoi de chevalerie qui se déroule tous les ans depuis 1717 dans la ville de Sinj dans la région de Cetinska krajina. La joute consiste pour les chevaliers à lancer leur cheval au galop dans l’une des rues principales de la ville en visant de leur lance un anneau de fer suspendu à une corde. Le nom du tournoi vient de l’alka  ou anneau, un mot dont les origines turques reflètent la co-existence historique et les échanges culturels entre les deux civilisations. Les règles du tournoi, codifiées dans un règlement datant de 1833, prônent des valeurs éthiques et le fair play ; elles insistent sur l’importance de la participation à la vie de la communauté. Les participants doivent appartenir à des familles de Sinj et de la région de Cetinska krajina. L’ensemble de la communauté participe à la fabrication, la conservation, la restauration et la reconstitution des armes, des vêtements et des accessoires, afin de soutenir la perpétuation de la tradition. Des pratiques religieuses locales, des rassemblements sociaux, des visites familiales et des festivités dans l’intimité du foyer et à l’extérieur sont intimement liés au tournoi. Le Sinjska Alka est l’unique exemple qui perdure des anciennes joutes médiévales entre chevaliers qui ont eu lieu régulièrement dans les villes côtières croates jusqu’au XIXe siècle. Il est devenu une référence de l’histoire locale  et un moyen de transmettre la mémoire collective d’une génération à l’autre.

- Le chant Ojkanje à deux voix, répandu dans les régions croates de l’arrière-pays dalmate, est exécuté par deux ou plusieurs interprètes (hommes ou femmes) qui utilisent une technique de trémolo particulière venant de la gorge. Le chant dure aussi longtemps que le/la chanteur/chanteuse principal(e) parvient à retenir son souffle. Les mélodies sont basées sur des gammes tonales limitées, essentiellement chromatiques, et les paroles évoquent des thèmes divers allant de l’amour aux questions sociales et politiques du jour. Le chant Ojkanje doit sa survie aux groupes organisés de détenteurs locaux de la tradition qui continuent à transmettre les savoir-faire et les connaissances en représentant leurs villages aux festivals en Croatie et à travers le monde. Bien que le chant Ojkanje se transmette traditionnellement par oral, les moyens audiovisuels et l’apprentissage organisé au sein de groupes folkloriques locaux jouent maintenant un rôle croissant dans sa transmission. Cependant, la survie des techniques de vibrato individuel et des nombreuses formes de chant à deux voix dépend largement de la qualité et du talent des interprètes et de leur capacité à appliquer et à transmettre leur savoir aux nouvelles générations. Les conflits récents et l’exode rural vers les villes qui ont réduit la population de la région, ainsi que l’évolution des modes de vie, ont entraîné une brusque diminution du nombre d’interprètes, ce qui a entraîné la disparition de beaucoup de genres et styles archaïques de chant solo.

 

 

 

 

A noter que le chant Ojkanje a en outre été inscrit par l'UNESCO sur une liste à part, le "patrimoine immatériel menacé de survie", qui pointe les éléments à sauvegarder.



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Rédigé par brunorosar

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