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Publié le 14 Janvier 2016

Église Orthodoxe : la lumière dialogue avec l’architecture


 

Sur l’une des places les plus fréquentées dans le centre de la capitale croate, un éclairage fait ressortir les particularités historiques et architecturales de l’église, icône essentielle pour la minorité serbe de Croatie.

Bâtie en 1866 d’après le projet de l’architecte croate Franjo Klein, l’Église Orthodoxe, connue également sous le nom ’Église de la Sainte-Transfiguration, est le siège du métropolite de Zagreb et de Ljubljana, et elle représente aussi un centre important pour les Serbes orthodoxes qui vivent en Italie.

L’Église représente donc un centre important pour les Serbes orthodoxes de ces pays. L’Église fut restaurée à la fin du dix-neuvième siècle par l’architecte autrichien, Hermann Bollé.

La place Preradović est la plus fréquentée de Zagreb. Elle est plus fréquemment appelée « la Place des fleurs », parce que le matin, elle s’orne de bancs fleuris. Elle est l’une des places piétonnes préférées, et la plus fréquentée par les habitants et par la horde des touristes.

Sa réalisation remonte à la fin du dix-neuvième siècle, dans le cadre d’un réaménagement urbain. En effet, plusieurs bâtiments furent démolis en 1897 pour mettre davantage en valeur l’Église de la Sainte-Transfiguration.

La réfection du dallage a été l’occasion pour mettre en œuvre une intervention significative qui a englobé la modernisation de l’éclairage dédié à l’Église, tant décoratif que fonctionnel.

 


 

Source : http://www.disanolightingmagazine.info/fr/biens-culturels-fr/cattedrale-ortodossa-la-luce-dialoga-con-larchitettura/

 


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 21 Mars 2015

Maison futuriste à Risika

 

Villa réalisée par les architectes de l’agence Turato Architects. Elle se situe à Risika, au milieu de l’adriatique. Ses formes et l’emploi majoritaire du béton sont des éléments très distinctifs. A l’intérieur, de grandes baies vitrées ont été créées pour permettre aux habitants de profiter au maximum de la vue incroyable de cette maison située au sommet d’une colline et avec vue plongeante sur la mer.

 

 

Source : http://blogs.cotemaison.fr/archiboom/2015/03/18/maison-luxueuse-et-futuriste-en-croatie/

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 11 Novembre 2014

Zvonimir Kavurić, un architecte antifasciste oublié

 

 

Exécuté par le régime pro-nazi d’Ante Pavelić en 1944, l’architecte zagrébois Zvonimir Kavurić a été honoré par la Yougoslavie socialiste pour son combat aux côtés des Partisans. Mais depuis 1990, plus personne n’évoque son travail en Croatie. Portrait d’un élève croate du Corbusier.

 

Le 5 octobre 1944, Zvonimir Kavurić a été pendu par le régime oustachi à Zaprešić avec neuf autres antifascistes. Président du comité local pour la Libération, il avait été interpellé trois jours plus tôt lors d’une réunion secrète à Zagreb puis torturé.

Son jeune frère Stjepan Kavurić, électromécanicien, employé de la centrale électrique municipale de Zagreb, syndicaliste et membre du Parti communiste depuis 1933, avait été tué dans la prison de Stara Gradiška en avril 1942 alors qu’il menait une mutinerie des détenus pour protester contre les actes répétés de torture dont ils étaient victimes.

La mémoire des deux frères a été gardée tout au long de la Yougoslavie socialiste. L’entreprise Monting portait leur nom de 1951 à 1977 tandis que leurs portraits en relief avaient été posés devant le siège de la Centrale électrique de Zagreb. Une rue au nord de Zagreb s’appelait rue des frères Kavurić entre 1946 et 1990, année où elle a été rebaptisée rue Andrija Hebrang.

 

Un précurseur injustement négligé

Depuis l’indépendance, la Croatie néglige ostensiblement l’une des meilleures figures de son architecture nationale, Zvonimir Kavurić (1901-1944). Une attitude qui ne trouve pas d’explication rationnelle, d’autant que ses travaux restent bien connus des architectes eux-mêmes.

Aucune commémoration n’a été prévue à l’occasion du 70e anniversaire de sa mort. Quant à son œuvre, elle n’a fait l’objet que d’un seul article scientifique accessible au public, « Contribution à la biographie de l’architecte Zvonimir Kavurić », publié en 2006 par l’historienne de l’art et de l’architecture Ivana Haničar Buljan.

Zvonimir Kavurić a pourtant été un grand architecte. Il a travaillé de 1932 à 1944 pour la commune de Zagreb et signé plusieurs succès. Malheureusement, ses archives privées ont été détruites dans l’inondation de 1964 de sa belle maison familiale situé dans le quartier Cvjetno naselje de Zagreb.

Zvonimir Kavurić faisait partie de la génération des architectes croates de l’entre-deux-guerres qui avaient été formés avec l’élite européenne à Prague ou à Paris et qui ont apporté au pays l’intelligence et l’art de l’urbanisme. Dans les années 1920, il avait travaillé dans l’atelier Le Corbusier où il avait appris son métier dans les meilleures conditions possibles.

 

La modernité comme fer de lance

Son travail le plus connu est la coupole de béton armé et la voute de la Maison des artistes de Zagreb - transformée en mosquée en 1941 par Stjepan Planić et Zvonimir Požgaj sur ordre de la mairie de l’époque. Il s’agissait de la première construction du genre en Europe, et tout un groupe d’architectes y a travaillé avec Zvonimir Kavurić en 1938 et 1939 (Bilinić, Horvat, Zemljak, Molnar). Le bâtiment de la Direction de police de Zagreb dans la rue Matičina (1939) est considéré comme son plus important ouvrage.

Le souvenir le plus vif des travaux de Zvonimir Kavurić est un des plus beaux quartier de Zagreb, Cvjetno naselje, construit en 1938-1939 pour les fonctionnaires municipaux. Le projet avait été supervisé par l’architecte Vlado Antolić avec le concours de Zvonimir Kavurić. Les deux hommes avaient une vision moderniste, représentée par quarante pavillons types, en béton armé, avec une grande liberté d’aménagement de l’intérieur.

Zvonimir Kavurić a en outre réalisé plusieurs projets extraordinaires à Zagreb (maison de la famille Stefanutti à Vrhovec, maison Radovan à Pantovčak, etc.) et des maisons particulières dans les environs de Zagreb. Sa résidence personnelle est par exemple élégante, fiable et fonctionnelle, avec une architecture riche, libre et bien pensée. C’est aujourd’hui la seule bâtisse du quartier qui a gardé la fraîcheur de la photographie prise dans les années 1940. Elle a été toujours habitée par lsa famille. C’est désormais sa fille, la discrète et délicate Nives Kavurić Kurtović, artiste et peintre académicienne, qui y réside.

 

 

Par Branimira Lazarin

Traduit par Jasna Anđelić

 

Source : balkans.courriers.info, le 9 novembre 2014.

Article publié à l’origine sur novossti.com, le 6 octobre 2014.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 19 Octobre 2014

Un pont croate baptisé du nom d'un soldat Vésulien disparu

 

 

Il s’appelait Jean-Michel Nicollier. En juillet 1991, à l’âge 25 ans, il rejoint volontairement les forces croates lors de la guerre d’indépendance. Sans doute tué, son corps n’a jamais été retrouvé.


La ville de Vukovar, 31 670 habitants située à l’est du pays, a baptisé un pont du nom de Jean-Michel Nicollier, un jeune solda t de 25 ans, né à Vesoul, engagé volontairement dans la guerre d’indépendance de la Croatie en juillet 1991.

Jean-Michel Nicollier a disparu alors qu'il combattait aux côtés des indépendantistes croates dans la guerre d'indépendance de la Croatie (1991-95).

Grièvement blessé sur le front de Vukovar le 9 novembre 1991, il avait été hospitalisé à l'hôpital municipal. "Peu avant la chute de la ville, on lui a proposé à plusieurs reprises de quitter Vukovar et de rentrer en France. Mais il refusait en disant « je suis ici pour
le meilleur et pour le pire"
, a raconté un de ses camarades de guerre, Damir Markus.

Selon l'agence Hina (NDLR : agence de presse croate) il aurait été tué dans le massacre d'Ovcara, une localité proche de Vukovar où les forces serbes ont exécuté sommairement plus de 200 personnes arrêtées dans cet hôpital le 20 novembre, après la prise de la ville.

 

La cérémonie a eu lieu en présence de la famille

Le pont a été baptisé lors d'une cérémonie  samedi 18 octobre 2014 en présence de sa mère, Lyliane Fournier, de son frère et de plusieurs camarades de son unité, a rapporté l'agence officielle Hina. "Je voudrais, avant de mourir, avoir le bonheur de me recueillir sur la tombe de mon fils", a confié la mère du soldat disparu.

 

Décoré à titre posthume

Jean-Michel Nicollier a été décoré en 2011 à titre posthume par le président croate Ivo Josipovic pour "le courage et l'héroïsme exceptionnels" dont il a fait preuve. Ce Vésulien avait été un des quelque 480 volontaires étrangers venus de 35 pays qui avaient rejoint les forces croates pendant la guerre.

 

 

Source : france3-regions.francetvinfo.fr, le 19 octobre 2014.

 

 

Le Pont Jean-Michel Nicollier

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 5 Juillet 2014

La bibliothèque publique “Fran Galović” de Koprivnica

 

 

La bibliothèque publique “Fran Galović” de Koprivnica est une bibliothèque croate de taille

moyenne qui dessert la zone de Koprivnica, ville de 32.000 habitants dans le comté de Koprivnica-Krizevci qui affiche une population de 122.000 habitants. Elle se situe au nord-

ouest dans la partie la plus industrialisée du pays. La bibliothèque emploie 22 personnes au

total (16 d’entre elles sont qualifiées).

 

La bibliothèque est un centre local pour la culture, l’information et la communication et qui

soutient l’éducation des jeunes, l’éducation tout au long de la vie et les activités de loisir des habitants de tous âges et de toutes origines socio-professionnelles.

 

 

La mission de la bibliothèque s’exprime via les slogans suivants : Culture pour tous et les

bibliothèques comme lieux de ressources pour tous ; elle se manifeste dans le soutien à l’intégration sociale des handicapés et des personnes socialement marginalisées dans la

communauté et dans la société en général, en éveillant la solidarité et la sensibilisation aux

besoins des concitoyens. Voici quelques-unes des initiatives prioritaires de la bibliothèque.

En plus des illettrés, des handicapés physiques ou mentaux, des personnes âgées et des

demandeurs d’emploi, plusieurs initiatives de la bibliothèque sont dédiées aux Roms,

particulièrement aux enfants, aux adolescents et aux jeunes.


 


 

Source : http://library.ifla.org/96/7/125-krajina-fr.pdf


 

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Publié le 23 Janvier 2014

Cabinet juridique croate 


 

L’agence d’architecture croate Nino Virag a réalisé un aménagement de bureaux pour un cabinet juridique à Zagreb dont le résultat est un univers aux couleurs chaudes, classique et raffiné, émaillé d’astuces technologiques et de mobilier design.


 

C’est une surface rectangulaire de 270 m² que les avocats ont choisi pour accueillir leurs nouveaux locaux dont les besoins se résumaient à une salle de réunion, quatre bureaux dont un avec une zone de réunion et un espace de stockage d’archive. L’espace en longueur en façade des deux côtés a permis de conserver la totalité de l’espace ouvert. Les bureaux aux parois vitrées sont répartis de part et d’autre d’un couloir central au bout duquel se trouve le plus grand qui s’étend entre les deux façades. Chaque bureau dispose de placards de stockage qui servent en même temps de séparation entre les espaces de travail. Afin de préserver l’impression d’espace unique et indivise, ces armoires ne montent pas jusqu’au plafond. L’ensemble  est doté d’un plafond en lamelles de bois dans lequel sont intégrés, les gicleurs, le système d’éclairage, la sonorisation, la ventilation et les parois vitrées. Toutes les meubles de rangement ont été faits sur mesure. Ils comprennent des étagères pour les imprimantes, les téléphones… et tous les systèmes de commande audio, de lumières, de protection solaire et des stores. Le tout ayant été conçu pour que ne reste visible sur les bureaux que l’ordinateur et le dossier en cours.


 


 

Source : office-et-culture.fr, le 28 janvier 2013.

http://www.office-et-culture.fr/amenagement/design/cabinet-juridique-croate


 

L'agence d'architecture Nino Virag

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Publié le 5 Mai 2013

Inauguration d'un centre islamique financé par le Qatar

 

 

Quelque 20.000 musulmans de Croatie et de l'étranger se sont rassemblés samedi à Rijeka pour assister à l'inauguration d'un centre islamique et d'une troisième mosquée dans ce pays majoritairement catholique.

"Le multiculturalisme et la diversité font partie de valeurs fondamentales sur lesquelles est fondée l'Union européenne", a déclaré le chef de la délégation de l'UE, Paul Vandoren, rappelant que la Croatie va rejoindre ce bloc le 1er juillet.

Les musulmans ne représentent que 1,5% des 4,2 millions d'habitants de la Croatie. Près de 87% d'entre eux sont catholiques.

Sur les 63.000 musulmans de Croatie, environ 10.000 vivent dans la région de Rijeka, dans le nord du pays.

"La construction de la mosquée était primordiale pour moi car ma fille va fréquenter l'école maternelle ici", a déclaré à l'AFP Sadmir Kukuruzovic, un chauffeur de poids lourd, originaire de Rijeka, âgé de 27 ans.

 



Le centre islamique, dont la construction a commencé en octobre 2009, comprend une grande mosquée avec un minaret de 23 mètres de haut située sur une colline surplombant la baie de Kvarner, et également une école maternellle, une école primaire, une bibliothèque et une clinique.

Il a été financé essentiellement par des dons de l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani. Le projet est évalué à environ 10 millions d'euros (13 millions de dollars).

Aziz Emini, un Albanais originaire de Macédoine qui vit à Munich, dans le sud de l'Allemagne, a déclaré que sa famille est venue pour être témoin "d'une véritable entente entre les religions". "La Croatie, qui va entrer demain dans l'Union européenne, pourrait servir d'exemple d'intégration des musulmans en Europe", espère ce boulanger âgé de 47 ans.

La région des Balkans a été ravagée par des conflits inter-ethniques dans les années 1990.

Le ministre qatari des Affaires islamiques, Ghaith ben Moubarak Al-Kuwari, des hauts responsables croates et des représentants de l'Eglise catholique ont assisté à la cérémonie, de même que des dignitaires musulmans de la région et de plusieurs pays européens.

La mosquée de Rijeka est la troisième à être construite en Croatie, la plus grande d'entre elles se trouvant à Zagreb, la capitale, et l'autre dans la ville orientale de Gunja.

 

Source : atlasinfo.fr, le 4 mai 2013.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 29 Avril 2013

Les 'gratte-nuages' de Zagreb expliqués aux Croates

 

Dans un article publié le 1er octobre 2011 dans le quotidien croate 'Večernji list' (Courrier du soir), la journaliste Javorka Lemo présente l’oeuvre des auteurs «des plus hauts bâtiments du pays», les architectes croates Marijan Hržić et Slavko Jelinek. Ces hommes de l’art, parlant de leurs projets, estiment que ces bâtiments ne sont pas si hauts.

 

Contexte


Zagreb, capitale et centre économique de la Croatie, compte 1.000.000 d’habitants. La ville a toujours su garder, à l’instar d’une grande majorité de villes du centre et du sud-est de l’Europe, un centre historique d’une grande beauté. Ainsi, la cathédrale Saint-Stéphane et le Théâtre National de Croatie sont des bijoux de l’architecture baroque.
Par ailleurs, la Croatie est un des rares pays de l’Est à avoir particulièrement bien réussi sa transition post-socialiste et, récemment entré dans l’Union Européenne, il est devenu la deuxième ancienne république Yougoslave, après la Slovénie, à en devenir membre.
Ainsi, les aspects économiques et modernes y sont chaque jour plus présents et Zagreb, la capitale, possède aussi son lot de centres d’affaires et de gratte-ciel.
Eurotower, Cibona Tower, Zagrebtower... Autant de noms qui invitent le passant à lever les yeux au ciel. Mais Zagreb n’est pas Manhattan, encore moins Dubaï et les 'gratte-nuages' zagrébois ne donnent pas vraiment le tournis.
Pour Hrvoje Hrabak, président de l’association croate des architectes, «ce ne sont pas les gratte-ciel qui font d’une ville une métropole». Excuse ?
 

L’IMAGE DE LA VILLE EN CHANGEMENT
 

ZAGREB - Prudents, les architectes veillent à ne pas pousser à l’exagération. Leurs constructions ne sont pas bien hautes. L’'Eurotower', la 'Zagrepčanka', la tour 'Cibona'... Retour sur les créations d’architectes célèbres.

En Croatie, on est loin de Dubaï ! Pas seulement en matière de richesses ou de distance mais aussi en terme de hauteur. C’est à Dubaï, capitale des Emirats Arabes Unis, que fut construite la plus haute tour de la planète. Cette merveille architecturale s’élève à 828m au-dessus du sol, en comptant l’antenne à son sommet. Autant dire que le plus haut bâtiment de Croatie - l’Eurotower - à Zagreb, ne lui arrive pas à la cheville. 726 mètres la sépare du sommet de la tour de Dubaï. Quelques mètres de plus pour la seconde plus haute tour de Croatie, la 'Zagrepčanka'.

 

«Mes nerfs, je les ai laissés sur le terrain»

«Combien de nerfs j’ai laissé sur le terrain», soupire l’architecte Marijan Hržić, concepteur de l’Eurotower, livrée en 2006. 

«L’Eurotower a été conçue pour accueillir les locaux commerciaux d’une banque autrichienne. Tout devait donc être aux normes autrichiennes. La construction a duré plus de trois ans et nous nous sommes souciés de chaque détail. L’Eurotower a été réalisée de manière à être rationnelle au maximum. C’est sa spécificité. Quand vous construisez un gratte-ciel, il faut être présent sur le site en permanence pour observer l’avancement des travaux. Le résultat de ce travail est un bâtiment qui possède une vraie efficacité énergétique et à la façade très élégante», explique fièrement l’architecte.

A cela s’ajoute un autre bâtiment : la Tour Cibona, haute de 92m sur la rue de Vukovar et 3e plus haut bâtiment de Croatie est devenue un vrai point de repère à Zagreb. Marijan Hržić, professeur à la faculté d’architecture, possède une longue liste de bâtiments à son actif et projette la construction de la bibliothèque nationale et universitaire.

«Quand on construisait la Cibona, j’arrivais sur le site à 8h30 du matin pour manger le goulasch - les ouvriers étaient là depuis 5h du matin -. On ne pouvait se permettre de s’éloigner du site», rappelle–t-il.

«La construction du complexe Cibona, avec son hall et ses bureaux, s’est déroulée dans le milieu des années 80. Plusieurs endroits étaient disponibles pour la construction, l’un d’eux était Tuškanac, là où il y a aujourd’hui un parking. Le choix était celui de l’emplacement actuel sur la rue Sava qui nous semblait alors beaucoup trop étroit. Mon idée était de construire cet immeuble de bureaux à un endroit plutôt vide, car cela pouvait mettre en valeur notre bâtiment. Lorsque l’on construit un haut bâtiment, il est très important qu’il se fonde pleinement dans le paysage de la ville. Ainsi, la tour Cibona est devenue un vrai symbole de Zagreb. Cela nous a valu plusieurs prix dont celui du meilleur bâtiment de Yougoslavie», explique l’architecte.

Ainsi, le «bâtiment sur la Sava» reçut plusieurs récompenses et son aspect incurvé lui a valu de devenir un symbole reconnaissable à Zagreb.

Une autre tour célèbre, la 'Zagrepčanka' a, elle, une hauteur de 99m et a été conçue par le célèbre architecte Slavko Jelinek, en coopération avec Berislav Vinkovic. «J’ai construit 37 tours, plus une», explique Slavko Jelinek. Dans «plus une», entendez la 'Zagrepčanka', toute première tour de l’histoire de Zagreb.

«Je ne m’attendais pas à ce que mon bâtiment devienne alors le plus haut de Zagreb mais j’en étais très fier car les récompenses se sont mises à pleuvoir. J’ai toujours été imaginatif. Tout ce que j’ai réalisé a toujours été 'something special' (en anglais dans le texte, ndt)»,se souvient l’architecte de 86 ans qui se plait à rappeler, non sans fierté, son don pour les langues étrangères (il en parle sept) et qui n’hésite pas à intégrer des mots allemands, anglais ou italiens dans chacune de ses phrases.

 

Rijeka a également mérité son titre.

En plus de la tour de Zagreb, Slavko Jelinek a conçu de nombreux autres gratte-ciel résidentiels, dont trois dans la rue Veslačka (rue de l’aviron, ndt). Lui-même vit d’ailleurs dans un des immeubles qu’il a conçu. Il avoue que «la modestie n’est pas une des grandes qualités qu’[il] possède».

Parmi les plus grands édifices de Zagreb, on peut également citer la tour 'Zagrebtower' de l’architecte Otto Barić. D’une hauteur de 79 mètres, elle se situe sur la route de Radnička.

Cependant, bien que la majorité des gratte-ciel se trouve dans la capitale, la palme de la plus haute tour résidentielle revient à la ville de Rijeka. Située dans la rue Franjo Čandek, elle compte 28 étages et s’élève à une hauteur d’environ 96 mètres.

La chute régulière de morceaux de façade, qui constitue un grand danger pour les passants, lui a valu le surnom de 'tour de la mort'.

Cela écrit, en tout état de cause, les gratte-ciel croates ne sont que de 'petits bébés' en comparaison de ceux dans le reste dsu monde.

«C’est vrai qu’à Zagreb il y a bien une tradition de construire des immeubles de grande hauteur mais il ne faut tout de même pas exagérer, dans l’ensemble on ne va pas très haut», soupire Marijan Hržić.

Les projets de gratte-ciel ayant vu le jour ces deux ou trois dernières années ne reflètent pas vraiment le caractère urbain ou le progrès économique. C’est ce qu’explique Hrvoje Hrabak, président de l'Association croate des Architectes (CAA). «Contrairement à l’idée que nous avons en province, les gratte-ciel ne sont pas la substance qui va faire de la ville une métropole», dit-il.

 

Par Javorka Lemo

Adapté par Kyrill Convenant

 

Source : lecourrierdelarchitecte, le 26 septembre 2012.

Article original publié sur vecernji.hr, le 1er octobre 2011

 

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Publié le 29 Avril 2013

Identité croate, coeur de pierre et grandes orgues pour Nikola Basic 

 

Le parti est simple, résolument contemporain. Nikola Basic, architecte croate originaire de Zadar, sur la côte dalmate, prône la continuité quand bien même l’histoire du pays est faite de ruptures et d’accidents dramatiques. L’architecte fonde ainsi sa pratique aux origines de l’identité nationale retrouvée. Pour ce faire, un matériau : la pierre.  

 

L’orgue de mer retentit dans les couloirs de la Cité de l’Architecture, souvent bien trop longs pour qui les parcourt. Cet hiver, les austères murs convexes et concaves des sous-sols ont été le support d’une exposition consacrée à trois projets de Nikola Bašić. L’architecte croate, en marge de l’événement, avait convenu d’une rencontre avec Le Courrier.

A ses côtés, un ami d’enfance, francophone et linguiste, se fait interprète le temps de la conversation. Aux tonalités slaves du Croate succèdent les accents latins du Français.

«J’ai fait mes études à Sarajevo et je suis maintenant architecte à Zadar et professeur à Split», raconte Nikola Bašić. L’homme est originaire de la côte. Né en Yougoslavie, il officie désormais en Croatie. Un thème désormais l’obsède : l’identité même de son pays, indépendant depuis 1991.

«Je n’ai pas réussi l’examen d’entrée à l’école d’architecture de Zagreb. Je suis donc passé par Sarajevo avant de retourner à Zadar», se souvient-il. Les différences étaient alors importantes entre les deux facultés.

«Zagreb était plus académique et l’architecture moderne se fondait sur l’expérience centre-européenne du rationalisme. Sarajevo laissait plus de liberté à ses étudiants et s’inscrivait dans un axe Venise-Constantinople», résume-t-il.

L’architecte évoque les noms de Zlatko Ugljen ou encore de Juraj Neidhardt, ce dernier élève de Behrens et collaborateur de Le Corbusier. «Le Corbusier a eu une influence sur l’école de Sarajevo. Dans les années '60, la modernité était forte, les principes corbuséens n’étaient pas remis en question mais repris comme une vérité architecturale», explique Nikola Bašić.

«La postmodernité a ouvert une brèche dans le monolithe de la modernité. Elle était une proposition hérétique vis-à-vis du fonctionnalisme et de la norme académique», poursuit-il.

Aussi, l’architecte ne se définit nullement comme un «fondamentaliste moderne». «Sarajevo m’a permis de ne pas m’enfermer dans des formes préconçues. Cette école m’a permis de former ma propre personnalité architecturale», convient-il.

La vie est une «lutte» dans laquelle chacun reçoit «des coups». De nouveaux élans ? Une rupture ? «Je n’ai jamais changé», affirme-t-il.

Aujourd’hui, l’homme de l’art fait des mots «continuité», «contextualité», «communication» un leitmotiv. Vu d’ici, les termes semblent convenus pour ne pas dire galvaudés, déshérités de toute signification propre.

«Après la libération et l’indépendance, l’architecture a suivi les mouvements nationaux. Cette continuité avait été brisée après la Seconde guerre mondiale par le communisme», explique Nikola Bašić.

«Il s’agit avant tout de la communauté nationale à laquelle j’appartiens. Aujourd’hui, j’ai une disposition intérieure pour former un espace à même de devenir la scène d’une nouvelle société», poursuit-il.

Aux yeux de l’architecte, le Champ de Croix (2010) de l’île de Kornat illustre au mieux cet esprit. Les photographies aériennes du projet présentent un relief insulaire aride, pelé. Sur l’une des pentes, douze croix de pierre ont été érigées à même le sol en hommage aux «soldats du feu» morts dans des «circonstances inexpliquées».

«La construction de ce monument a engagé la communauté. De cette façon, l’architecture n’est pas seulement une scène pour les nouvelles formes de communication et les nouveaux rituels sociaux, elle est aussi une 'co-création'», indique Nikola Bašić.

Parmi les intérêts de l’architecte, «les substances immatérielles» mais aussi la volonté d’«abolir le projet architectural comme acte autoritaire et déterminatif». Dont acte.

La prise de conscience de l’autre et de son environnement est l’objet de toutes les intentions. Les aménagements du port de Zadar en sont le témoin. Ce projet est «un acte culturel». L’espace public devient «une pièce de théâtre» mais aussi «un concert».

La place et les emmarchements cachent un orgue de mer (2008). Un dispositif souterrain fait de tubes émet une variété de sons en surface. «D’une façon générale, nous étions presque indifférents à l’environnement. A la suite des événements des années 90, le besoin de compenser et de construire - de construire notamment ce qu’il n’y avait pas avant - s’est fait ressentir».

«Dans une communauté aussi petite, l’appartenance confessionnelle est un élément important pour se définir», précise l’architecte qui a, à son actif, plusieurs églises et bâtiments religieux.

«Je ne suis guère motivé par les raisons de foi. Je souhaite seulement témoigner de ma culture et de ma communauté nationale. Je suis persuadé qu’il est nécessaire pour moi de faire cet effort afin de mieux me comprendre moi-même», assure-t-il.

La chapelle Notre Dame du Carmel à Okit (1998) n’est pas, au goût de son auteur, la plus représentative. Toutefois, elle porte en elle l’idéal de l’architecte.

L’état communiste avait interdit la reconstruction sur ce site de l’église disparue. La guerre retarda davantage le dessein. In fine, Nikola Bašić récupère le projet. «Il y a un contexte culturel marqué par la tradition des églises paléocroates des VIIe et VIIIe siècles. Des recherches ont démontré que malgré leur aspect primitif, ces structures décelaient un code fondé sur l’astronomie et les mathématiques», explique l’architecte.

Aussi, codes et secrets déterminent les nouveaux plans. «L’église est incontestablement moderne dans sa forme. Elle n’est pas une citation d’images anciennes. Elle réalise un contact, un lien sémantique avec notre époque», dit-il.

Point commun entre ces trois projets : la pierre. «Le choix d’un matériau n’est pas que technique, il est aussi symbolique», explique l’architecte qui se refuse toutefois à toute monomanie.

La pierre exprime un «retour aux sources», «aux racines de la culture de mon pays natal». L’architecte mentionne les murs de pierres sèches de Pag et de Kornat, les maisons d’Istrie et de Dalmatie. «L’histoire de mon pays est inscrite dans la pierre dalmate», dit-il.

Dans un texte qu’il consacre à la pierre, Nikola Bašić se remémore un chant : 'Que ton coussin soit en pierre !' dit un père à son fils. Détrompez-vous si vous pensez que «le père rudoie son fils ! Il le supplie au contraire de rester sur sa terre natale, toute rocailleuse et rude qu’elle soit !», conclut-il.

 

Source : lecourrierdelarchitecte.com, le 27 mars 2013.

 

L'orgue de mer à Zadar

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Publié le 30 Mai 2012

La cathédrale Saint-Marc de Korčula

 

 

 

La Cathédrale Saint-Marc de Korčula date du XVe siècle. Elle a été bâtie dans un style qui emprunte à la fois au gothique et à la Renaissance. Elle vint remplacer, sur les hauteurs de la ville, une basilique romane bien plus ancienne. La construction de la cathédrale fit se côtoyer sculpteurs italiens et tailleurs de pierre locaux. A l'époque, les carrières de Korčula étaient fort réputées pour la qualité de leur pierre calcaire. Au XVIe siècle, on érigea la Chapelle Saint-Roch. Elle est si bien intégrée à l'édifice religieux que, de l'intérieur, on a peine à imaginer que près d'un siècle la sépare du reste de la cathédrale.

De l'extérieur, ce qui attire immédiatement le regard c'est le somptueux portail central. Une statue de Saint Marc la surplombe et deux lions semblent monter la garde de chaque côté. Au-dessus du portail, une corniche sculptée pare la façade. Parmi les nombreux ornements, notez la présence inhabituelle de représentations de sirènes et d'éléphants.

 

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Autre élément remarquable, le clocher. Sa partie inférieure est un vestige de la basilique antérieure. La partie supérieure fut ajoutée au XVe siècle. Sous la traditionnelle horloge, on peut voir un étonnant globe métallique indiquant les phases de la lune. Le clocher est surmonté d'une coupole réalisée par le sculpteur Marko Andrijić, originaire de Korčula.

 

L'intérieur de la cathédrale est assez déstabilisant. Ici, point de rigueur architecturale. Les murs sont divergents et les proportions hasardeuses. Heureusement, l'harmonieuse toiture apporte un peu d'équilibre à l'ensemble.

 

La Cathédrale Saint Marc renferme des pièces d'art sacré réellement intéressantes. Le maître-autel accueille les reliques de Saint Théodore, le protecteur de Korčula. Le tout est surplombé par un magnifique ciborium (baldaquin) gothique. Parmi les oeuvres présentes, citonsTrois Saints et une Annonciation attribués à Jacopo Robusti dit le Tintoret, peintre italien de la Renaissance. On peut également voir une peinture du Vénitien Jacopo Bassano (1510-1592). Cependant, n'allez pas croire que tous les ornements de la cathédrale proviennent tous de la Renaissance. En effet, une Pietà et un Saint Blaise ont été sculptés par Ivan Meštrović (1883-1962), certainement le plus grand artiste croate moderne.

 

 

Source : http://www.linternaute.com/voyage/croatie/korcula/monument/la-cathedrale-saint-marc-a-korcula/

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Architecture et édifices

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