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Publié le 5 Mars 2017

Les évêques croates appellent à défendre le repos dominical


 

« Respecter le dimanche chomé, un jour familial de rassemblement et de socialisation, un jour d’activités culturelles et sociales, et le Jour du Seigneur » : c’est l’appel lancé par les évêques de Croatie. Dans une déclaration publiée mercredi 1er mars, le Conseil permanent de la Conférence des évêques croates réaffirment son soutien à l'Alliance européenne pour le dimanche, un réseau de syndicats, d’organisations civiles, d’Églises et de communautés religieuses impliqué dans la défense du repos dominical.

« Nous exhortons les fidèles laïcs, les clubs et mouvements catholiques et toutes les institutions et associations sociales qui s'engagent pour l'homme et sa dignité à contribuer par leurs actions à la préservation du dimanche dans sa signification historique, comme un jour chômé qui permet aux familles de se rassembler », demandent les évêques. S’ils reconnaissent que certains services sanitaires, sécuritaires ou encore de transport sont nécessaires le dimanche et les jours fériés, ils déplorent que certains croates soient « forcés à travailler » le dimanche faute d’une législation assez protectrice. « Ils restent en-dehors des cercles de leurs familles et enfants, alors que c’est un jour de repos pour les autres », s’inquiète l’épiscopat croate. Au-delà de cette « évidente discrimination », il critique le « vide » et la « morosité » ainsi causés.

A la fin de leur lettre, les évêques sollicitent l’aide du public et des hommes de bonne volonté pour promouvoir cette campagne de solidarité « noble, civile, humaine et chrétienne » en faveur du repos dominical. Ils demandent également aux médias croates de soutenir ce mouvement pour un dimanche « libre, en faveur de la famille et, particulièrement, humain et chrétien ».

 

Source : radiovaticana.va, le 3 mars 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 5 Octobre 2016

La CEDH valide le licenciement d’un enseignant divorcé remarié en Croatie
 

Un professeur de religion croate, qui contestait son licenciement devant la Cour européenne des droits de l’homme, a été débouté mardi 4 octobre. Divorcé et remarié, il s’était vu retirer le mandat canonique diocésain lui permettant d’exercer, ce qui avait entraîné son licenciement de l’éducation nationale.


 

L’Église est en droit d’exiger des professeurs de religion qu’ils mènent une vie conforme à la doctrine catholique. C’est du moins le sens de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a validé, mardi 4 octobre, le licenciement d’un professeur de religion croate après son divorce et son remariage.

Cet enseignant, Peter Travaš, était pourtant employé par l’Education nationale et, de ce fait, rémunéré par l’État croate. Mais un concordat entre la Croatie et le Saint-Siège, datant de 1996, prévoit que les professeurs de religion catholique, bien que fonctionnaires de l’État, doivent également, pour pouvoir enseigner, être investis d’un mandat canonique de l’évêque de leur diocèse.

Après son divorce et son deuxième mariage en 2006, le diocèse de Rijeka, sur la côte croate, a effectivement retiré à Peter Travaš ce mandat canonique. Le diocèse, dans une lettre à l’enseignant citée par la CEDH, estime notamment que ce remariage contrevient à l’article 804.2 du code de droit canonique, qui dispose : « L’Ordinaire du lieu veillera à ce que les maîtres affectés à l’enseignement de la religion dans les écoles, même non catholiques, se distinguent par la rectitude de la doctrine, le témoignage d’une vie chrétienne et leur compétence pédagogique. »

Par la suite, l’Education nationale croate, n’ayant pas d’autre poste auquel affecter le professeur qui ne pouvait plus enseigner la religion, a décidé de le licencier, avec préavis et indemnités.

 

Autonomie des Églises

Après avoir été débouté par la justice de son pays, Peter Travaš avait décidé de poursuivre la Croatie devant la CEDH en 2013 sur la base de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit le droit au respect de la vie familiale et privée. Mais la Cour lui a également donné tort.

Dans son arrêt, elle affirme la liberté des Églises de sélectionner, nommer et remplacer les membres de son personnel en fonction de leur conformité personnelle avec leurs enseignements. Elle fait également valoir le fait que le plaignant n’ignorait pas que ses choix de vie n’étaient pas conformes à la doctrine de l’Église catholique. La CEDH appuie également sa décision sur la liberté des Églises, également garantie par la Convention européenne des droits de l’homme.

« La Cour a fermement protégé le principe de l’autonomie des Églises », s’est félicité Robert Clarke, de l’organisation ADF International (« Alliance défendant la liberté ») de défense de la liberté religieuse, qui s’était portée partie civile aux côtés de l’État croate. « Dans ce cas, la Cour a soutenu le droit de l’Église catholique à exiger d’un professeur de religion la conformité avec la doctrine qu’il est supposé enseigner. Cette décision a des implications positives pour toutes les Églises européennes », a-t-il estimé.


 

Par Gauthier Vaillant

 

Source : la-croix.com, le 5 octobre 2016. 

 

 

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Publié le 2 Novembre 2014

Les évêques de Croatie dénoncent la "révolution inhumaine" qu'est l'idéologie du genre

 

 

Les évêques ont publié un communiqué qui tranche avec la mollesse de l’épiscopat français. Les évêques croates dénoncent l’idéologie du genre, tentative pour installer une « révolution inhumaine » et expression ultime de la révolution sexuelle entamée au vingtième siècle.

La 49e session plénière de la Conférence des évêques de Croatie a appelé « toutes les personnes de bonne volonté » à résister à ce «danger qui menace l’homme et son avenir sur la terre. »

«(…) l’idéologie du genre est devenue une sorte de dictature spirituelle qui (…) impose sa révolution anthropologique », dénoncent les évêques dans cette déclaration, intitulée «Homme et Femme il les créa».

Les évêques croates ont également annoncé se préparer à la Deuxième rencontre nationale croate pour la famille catholique, qui se tiendra le 19 avril 2015. La rencontre aura pour thème « La famille! Le porteur de la vie, l’espoir et l’avenir de la Croatie« .

Il y a un an, l’écrivain croate Josip Horvaticek, défenseur de la Famille, déclarait au journal italien La Nuova Bussola Quotidiana, que la menace de ces idéologues du genre n’a d’égal dans l’histoire que celle de la dictature communiste. Il a aussi rappelé que le nouveau gouvernement de gauche de l’ «ex-communiste» Zoran Milanovic travaille à systématiquement marginaliser l’Église, même si la population est très catholique.

Les évêques croates ont également annoncé se préparer à la Deuxième rencontre nationale croate pour la famille catholique, qui se tiendra le 19 avril 2015. La rencontre aura pour thème « La famille! Le porteur de la vie, l’espoir et l’avenir de la Croatie« .

 

Source : medias-presse.info, le 30 octobre 2014.

 

 

 

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Publié le 3 Juillet 2013

Quatre accords avec le Saint-Siège

Quatre accords ont été conclus entre la Croatie et le Vatican depuis l’indépendance du pays, reconnue par le Saint-Siège le 13 juin 1992.

Trois, signés le 19 décembre 1996, portent sur des questions juridiques, la collaboration dans le domaine de l’éducation et de la culture et l’assistance religieuse aux catholiques membres des forces armées et de la police. Le deuxième accord prévoit notamment l’introduction de l’enseignement religieux catholique, pris en charge par l’État, dans toutes les écoles publiques comme matière obligatoire, sauf exemption expressément demandée par les parents ou les élèves majeurs.

Un quatrième accord a été signé le 9 octobre 1998 dans le domaine économique, portant sur la restitution d’une partie du patrimoine de l’Église catholique confisqué par le régime communiste yougoslave, un système de compensation financière pour les biens non restituables et le financement par le gouvernement d’activités caritatives, éducatives et culturelles de l’Église. En 2013, la contribution annuelle du budget de l’État à l’Église catholique s’élève à 288,8 millions de kunas (plus de 38 millions d’euros).

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Publié le 21 Mai 2013

La Compagnie de Jésus

Les jésuites ont été présents dans la région depuis les débuts de la Compagnie de Jésus. En effet, Nicolas Bobadilla, un des premiers compagnons d’Ignace de Loyola, vint chez les Croates. Le premier jésuite croate, Tomas Zdelaric, entra dans la Compagnie de Jésus en 1554. Les jésuites commencèrent à ouvrir des écoles et résidences dans les villes de Croatie dès la fin du 16è siècle. Ils s’installèrent à Zagreb en 1605, ouvrirent un « gymnasium » (une école secondaire) dès l’année suivante. Durant la deuxième moitié du 17e siècle, ils fondèrent une faculté de philosophie qui fut à la base de l’Université de Zagreb. Les jésuites ont laissé leur marque jusqu’à ce jour chez les Croates, surtout dans le domaine de la culture. Parmi les jésuites influents, il faut sûrement mentionner Ruđer Bošković, grand savant et philosophe, dont on a célébré en 2001 le 300e anniversaire de la naissance.

Après la restauration de la Compagnie de Jésus en 1814, les jésuites allèrent d’abord en Bosnie. Ils revinrent à Zagreb en 1902. Le territoire connut bien des statuts au sein de la Compagnie de Jésus. Finalement Province depuis environ 40 ans, la Croatie regroupe actuellement quelque 150 membres et elle comprend les pays voisins : la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro et la Bulgarie. Les catholiques ne sont qu’une minorité dans ces divers pays.

La Compagnie de Jésus en Croatie

Les activités apostoliques des jésuites de la Province de Croatie s’exercent surtout à l’intérieur de la République de Croatie et dans quatre autres pays : la Bosnie-Herzégovine (une communauté à Sarajevo), la Serbie (une résidence à Belgrade), le Monténégro (une paroisse sur l’île de Notre-Dame-de-la-Merci) et au Kosovo (une école secondaire, soutenue aussi par l’Allemagne et l’Autriche).

En Croatie, nous sommes à Zagreb (la Faculté de philosophie, le travail pastoral qui comprend trois paroisses, la pastorale jeunesse, l’apostolat social) et à Split (le noviciat), Dubrovnik (une résidence), Rijeka (une paroisse), Opatija (une résidence et une paroisse), Osijek (un collège et une résidence). Les engagements les plus significatifs sont sans aucun doute l’apostolat intellectuel et le travail auprès des jeunes. Plus de 400 étudiants fréquentent notre Faculté de philosophie, qui offre aussi les sciences des religions. Depuis 1998, nous dirigeons le collège classique à Osijek qui compte environ 300 étudiants. Depuis des décennies, les jésuites ont tenté d’offrir aux jeunes de Zagreb une expérience profonde de la foi et de la vie spirituelle, par divers moyens, par exemple un journal, une revue spécialisée en philosophie, d’autres publications. On a même investi en radio et en télévision. Nous sommes engagés dans le travail auprès des aînés et dans l’accompagnement des plus pauvres.

Par Ivan Koprek, S.J.

Ex-Provincial de Croatie

Source : http://www.jesuites.org/sites/default/files/509_16-19.pdf

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Publié le 15 Janvier 2013

I. L'Eglise en croisade contre l'éducation sexuelle


 

 

L'introduction d'un module sur la sexualité dans les programmes scolaires a provoqué une charge sans précédent de l'influente Eglise catholique contre le gouvernement social-démocrate de Zagreb. L'éditorial de Novi List.

 

"La sexualité est un énorme pouvoir, celui qui la contrôle, contrôle la société". C'est en ces termes qu'Ana Maria Grünfelder, la théologienne féministe a expliqué la "guerre" entre l'Eglise catholique et le gouvernement qui secoue actuellement la Croatie au sujet de l'éducation sexuelle à l'école.


Ces derniers jours, on a pu entendre tout et n'importe quoi à ce sujet. Un théologien de renom, Adalbert Rebic, a littéralement déclaré : "La Croatie est en train à rejoindre le complot mondial des pédés, des homosexuels et des gouines qui s'efforcent d'imposer les opinions d'une minorité à tous les autres en menaçant ainsi la société de sombrer dans la déchéance." Le cardinal Josip Bozanic a estimé que les cours d'éducation sexuelle, introduits dans l'enseignement scolaire par le ministre de l'Education Zoran Jovanovic, "menaient à l'anéantissement de l'homme". Le comble a été atteint lorsque l'adjoint à l'évêque de Zagreb, Valentin Pozaic, a comparé le pouvoir actuel à celui des nazis et des communistes.


"La révolution culturelle et anthropologique néocommuniste et néolibérale ne prend pas en considération l'homme tel qu'il est, mais elle le transforme en machine de satisfaction des besoins sexuels, qui ne connaît ni l'amour, ni la chasteté, ni la fidélité, ni le sacrifice ni la solidarité", a dit Pozaic. Mais il ne s'est pas arrêté là, en ajoutant avec un clin d'œil nationaliste : "On oublie que Dieu a créé Adam et Eve, et non pas Adam et Stevo", ce dernier étant un prénom typiquement serbe. Puis, l'ecclésiastique s'est interrogé à haute voix : "Le ministre Jovanovic a-t-il un vagin ?" en référence au contenu du module d'enseignement qu'il a introduit à l'école qui porte justement sur les différences sexuelles et les personnes transgenres.


Il s'agit d'un enseignement de deux heures sur toute l'année, mais cela a visiblement suffi à provoquer l'ire de l'Eglise. Vu la teneur des invectives, cette offensive aurait pu être comique si elle ne révélait pas une tentative de décrédibiliser, voire de destituer, un gouvernement [social-démocrate] légitimement élu. Pozaic n'a-t-il pas dit que "la Croatie avait besoin d'une nouvelle Oluja pour la foi ["Tempête" : opération militaire de reconquête de la Krajina, région occupée par les Serbes, menée à l'été 1995]" ? Le ministre de l'Education a probablement raison quand il dit que l'Eglise joue désormais le rôle de la droite conservatrice et nationaliste de l’Union démocratique croate [HDZ, le plus grand parti nationaliste croate] qui, après près de vingt années au pouvoir, est actuellement dans l'opposition. Mais quand des évêques appellent à la guerre, l'affaire prend une tournure encore plus grave.

 


Par  Tihana Tomičić

 

Source : courrierinternational.com, le 15 janvier 2013.

Article paru à l'origine sur novilist.hr, le 12 janvier 2013.

 

 

 

 

II. L'Eglise catholique en croisade contre l'éducation sexuelle

 

 

ZAGREB - L'introduction de l'éducation sexuelle dans les écoles en Croatie divise cette ex-république yougoslave et provoque le mécontentement de parents et de la puissante Église catholique, partie en croisade contre le gouvernement de centre-gauche.

 

Le gouvernement met en place cette année un programme expérimental de deux ans, avec l'objectif affiché de sensibiliser les élèves aux problèmes potentiels liés à la sexualité. Les thèmes vont de la contraception à la masturbation, en passant par les maladies sexuellement transmissibles, l'homosexualité ou l'égalité des sexes.

 

Près de 2.000 grossesses d'adolescentes et 400 avortements sont recensés chaque année en Croatie, a indiqué à l'AFP le responsable gouvernemental chargé de préparer ce programme, Vinko Filipovic.

 

"Au vu de ces données alarmantes, il est nécessaire de faire l'éducation des enfants qui arrivent à l'âge de la maturité sexuelle", fait-il valoir.

 

Le programme cible les élèves de neuf à dix-huit ans, qui recevront 3 ou 4 cours d'éducation sexuelle par an. Le programme n'étant pas basé sur des manuels particuliers, les élèves discuteront des thèmes avec des experts ou des professeurs.

 

Mais ce programme a suscité l'inquiétude du clergé catholique, soutenu par l'opposition et des associations conservatrices de parents, qui estiment que l’éducation sexuelle est de la responsabilité des parents et craignent un endoctrinement.

 

"La paix de notre patrie est en jeu!", s'est exclamé récemment l'archevêque de Zagreb, Josip Bozanic, en dénonçant un programme "destructeur et dangereux".

 

L’Église a distribué à travers le pays des dépliants invitant les parents à signer des pétitions contre le programme.

"Cela ne vous gêne-t-il pas que vos enfants apprennent qu'une relation homosexuelle est aussi naturelle qu'une relation entre un homme et une femme?", lit-on sur un dépliant distribué dans les magasins.

 

Une association conservatrice de parents, Grozd, dénonce une initiative imposant "une vision de la vie qui va à l'encontre des valeurs de la plupart des parents", dans ce pays où quelque 86% des 4,2 millions d'habitants sont catholiques.

 

L'association n'est pas contre l'éducation sexuelle à l'école, mais aurait voulu que les parents aient leur mot à dire sur le contenu et puissent choisir entre deux programmes selon leurs valeurs.

Selon elle, les thèmes abordés ne sont pas adaptés à l'âge des enfants.

 

"Ce programme viole le droit des parents de décider de l'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants. Cela viole un droit de l'homme fondamental, celui de penser différemment", a expliqué à l'AFP Ladislav Ilcic, chef de Grozd.

 

Un débat public fervent sur cette question s'est intensifié ces dernières semaines, un autre évêque de Zagreb, Valentin Pozaic, allant jusqu'à appeler à renverser le gouvernement, le comparant aux régimes totalitaires communiste ou nazi.

 

Les Croates semblent divisés sur la question: selon un sondage récent, 56% des Croates pensent que l'éducation sexuelle est nécessaire et que l’Église ne devrait pas s'y mêler, mais 33% que ce programme n'est pas acceptable pour les catholiques.

 

Certains, comme Goran Miletic, un commerçant d'une trentaine d'années, père de deux enfants, soutiennent le gouvernement: "L'éducation des enfants devrait tenir compte de la réalité pour les préparer à tout ce qui les attend dans la vie".

 

D'autres y sont défavorables. Ivo Horvat envisage d'interdire à son enfant de 15 ans d'assister à ces cours, ce que les autorités ne sont pas prêtes à tolérer. Ce qu'il craint, c'est que ce programme ne fasse "de la propagande homosexuelle déguisée en tolérance".

 

Les quelque 516.000 élèves concernés sont eux aussi divisés sur ce sujet.

"C'est beaucoup de bruit pour rien. On verra à quoi ça ressemble, mais l'Église ne devrait pas s'ingérer dans les écoles", estime Laura, 15 ans.

 

Goran, un adolescent, préfère quant à lui "poser des questions à vos amis plus âgés, alors que les instituteurs pourraient se sentir mal à l'aise de discuter de certains thèmes avec les élèves".

 

Le ministre de l’Éducation, Zeljko Jovanovic, a dénoncé un comportement "inacceptable, malveillant et diffamatoire" de l’Église.

"Ils peuvent dire tout ce qu'ils veulent en dehors des écoles, mais ils ne peuvent pas décider de ce qui y sera enseigné", a-t-il martelé.

 

Opprimée dans la Yougoslavie communiste, l’Église catholique s'est imposée comme un partenaire des autorités de Zagreb après la proclamation de son indépendance en 1991 et intervient dans le débat public.

 

Pour Ivica Mastruko, sociologue des religions et ancien ambassadeur croate auprès du Vatican, "c'est une nouvelle tentative de l'Eglise catholique de s'imposer comme une force politique dans la société".

 

Cette nouvelle controverse fait suite au bras de fer qui avait opposé le gouvernement de centre-gauche à l'Eglise au sujet de la Procréation médicalement assistée. Le gouvernement a modifié la loi en 2012 pour autoriser la congélation des embryons et donner aux femmes célibataires accès à la PMA.



Source : nouvelobs.com, le 10 mars 2013.

 

 

 

 

III. Interdite d'antenne pour avoir critiqué l'”éducation sexuelle”

 

 

Cette info nous arrive via l'observatoire de l'intolérance à l'égard des chrétiens, fondé par l'Autrichienne Gudrun Kugler : une présentatrice de télévision croate, Karolina Vidović-Krišto a été suspendue de ses fonctions pour avoir dirigé et présenté une émission critiquant le programme d'« éducation sexuelle » mis en place par le gouvernement de gauche de son pays.

 

L'émission « Slika Hrvatske », destinée aux Croates de l'étranger et très suivie par ceux-ci, a été diffusée le 29 décembre dernier, à un moment où le sujet fait l'objet de larges débats. Karolina Vidović-Krišto y a donné la parole à ceux qui mettent en avant les points négatifs du projet gouvernemental.

 

Dès le lendemain, la télévision publique HRT/HTV a présenté des excuses publiques en assurant que les opinions exprimées au cours de l'émission n'étaient pas les siennes : « En raison de violations graves des règles professionnelles et d'un abus de sa position, HRT prendra des mesures fortes » à l'égard de la présentatrice.

 

De fait l'émission de Karolina Vidović-Krišto a été suspendue et elle n'exerce plus ses fonctions de rédacteur en chef auprès de HRT/HTV.

 

Une association croate, « Incubateur d'innovation civique », a écrit à Reporters sans Frontières pour se plaindre de cette sanction idéologique, en soulignant que « le programme était bien documents, produit de manière professionnelle et d'un intérêt significatif pour les citoyens de Croatie ». La même lettre évoque un sondage en ligne demandant aux participants qu'ils avaient été « choqués » par la manière dont l'émission avait présenté l'« éducation sexuelle » qui s'imposera aux écoles croates. 84 % des sondés ont choisi la réponse : « Finalement, ce qui a été dit était vrai. »

 

La visée évidemment antichrétienne des sanctions qui frappent une journaliste pour avoir fait son métier se comprend à partir du contexte de l'émission. Celle-ci est intervenue au moment où une forte tension s'est révélée entre l'Eglise catholique au gouvernement croate à propos de ces trois heures annuelles d'« éducation sexuelle obligatoire » (ça ne vous rappelle rien ?) dont l'objectif sera d'enseigner la sexualité, l'égalité de genre et les « bons comportements » dans ces domaines. L'Eglise, par la voix de l'évêque auxiliaire de Zagreb, Mgr Valentin Pozaić, a invité les catholiques à s'élever contre le projet, rappelant (selon le site http://balcanicaucaso.org) :

 

« Les nazis ont acquis le pouvoir par le biais d'élections démocratiques, puis ils ont abusé de la légitimité de leur mandat pour imposer une dictature : vous savez comment cela s'est terminé. Avons-nous encore besoin d'avertir des similitudes avec les communistes contemporains en Croatie ? »

 

L'Eglise, selon cet article, est opposée au programme d'éducation sexuelle dans la mesure où celui-ci fait la promotion de « l'idéologie de l'homosexualité et de l'éroticisme », évacuant la notion de péché et prêchant la contraception. L'archevêque de Zagreb, le cardinal Josip Bozanić, a déclaré qu'une partie du modèle proposé à travers le programme « détruit l'homme », ajoutant que la mise en place de l'éducation sexuelle ne respecte pas le processus démocratique et méconnaît le droit des parents de décider si et comment leurs enfants doivent recevoir cet enseignement à l'école.

 

L'Eglise appelle les parents à boycotter les cours d'éducation sexuelle, le ministre de l'Education a répliqué qu'en ce cas leurs enfants seraient considérés en absence injustifiée.

 

L'article de balcanicaucaso.org continue en s'indignant de l'action de catholiques qui soutiennent « l'excommunication des femmes qui avortent », qui proposent les témoignages de personnes « guéries » de l'homosexualité, ou qui ont obtenu du maire de Zagreb qu'il fasse retirer les affiches d'une pièce de théâtre sur le thème des lesbiennes montrant deux statues de la Vierge s'embrassant : « une image qui paraît-il a grandement incommodé les fidèles ». Ceux-ci sont ensuite comparés avec les musulmans réagissant aux caricatures de Mahomet, et l'auteur se demande si la Croatie ne va pas être le théâtre d'autodafés et de chasses aux sorcières. Le ministre de la Culture croate a défendu ce genre d'affiches en disant qu'elles sont « très nécessaires pour nous enseigner le respect de ceux qui, du point de vue de la majorité, sont différents ».

 

On découvre à la fin de l'article le logo de la communauté européenne assurant que « cette publication a été produite avec l'aide de l'Union européenne » dans le cadre du projet « Tell Europe to Europe » (racontez l'Europe à l'Europe) qui entend porter le message européen dans les médias, sur le net, dans les cinémas, les écoles et les lieux publics. « Pour répondre à la crise avec une nouvelle force et une nouvelle idéalité (sic) ». On a beau apprendre que l'article est de la seule responsabilité de Osservatorio Balvani e Caucaso, et ne peut être invoqué comme reflétant l'avis de l'Union européenne, celle-ci ne peut rejeter toute responsabilité par rapport à des propos qu'elle aide à diffuser.





Source : leblogdejeannesmits.blogspot.com, le 15 février 2013.

 


 




 

 


 

 

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Publié le 6 Juin 2011

Les moniales bénédictines

 

 

Les monastères de femmes ont existé dans les régions de l’actuelle Croatie avant l’arrivée des Croates au 7e siècle, probablement avant même que les Chrétiens n’obtiennent la liberté religieuse au 4e siècle. Nous savons ainsi qu’à Srijem (Syrmie), au temps de l’Empereur Dioclétien, sept vierges furent torturées ensemble. Elles sont citées dans des documents comme les Septem Virgines Canonicae, ce qui indiquerait que ces vierges martyres vivaient selon des lois propres à l’Eglise sans pour autant être des moniales au sens strict du terme.

Près de la ville de Poreč en Istrie, un monastère de femmes a pu exister au 5e ou au 6e siècle. Quant à savoir si les femmes représentées sur la mosaïque du 6e siècle de la cathédrale de Poreč étaient une sorte de moniales, nous ne pouvons le savoir. De plus, nous ne pouvons pas garantir que les communautés féminines religieuses les plus anciennes en Istrie étaient bénédictines ni que les communautés de moines bénédictins aient existé dans ces régions avant elles. On peut établir une preuve plus sûre de la vie monastique de femmes en ces régions au vu de la dernière inscription datée qui fut trouvée dans les ruines de la cité Romaine de Salone (près de Split). Pendant les 4 siècles qui suivent la destruction de cette ville (autour de 614), une information peu abondante indique la possibilité qu’en cette période des femmes cénobites aient vécu dans ces régions.

L’existence de Bénédictines dans nos régions remonte au 11e siècle, avec le premier monastère établi en Dalmatie, tandis que toute l’Europe était entraînée par l’enthousiasme pour la vie religieuse. Comme dans la plupart des cas, les Bénédictines sont venues en Dalmatie en suivant les moines.

En ce qui concerne les monastères bénédictins, St Benoît interdisait parmi ses disciples la distinction entre esclaves et hommes libres. Et il était encore moins question de faire une distinction entre membres de classe inférieure et ceux issus de la noblesse. Par conséquent, quand il n’y avait pas assez de filles de nobles, les filles du peuple étaient acceptées sans hésitation. De la même manière, deux monastères insuffisamment peuplés pouvaient facilement fusionner, indépendamment du fait que dans l’un d’eux le hasard eût voulu qu'il y ait des femmes nobles et dans l’autre des femmes du peuple.

Au Moyen Âge il y avait de loin plus de monastères pour femmes nobles que pour celles du peuple, malgré le fait qu’il y avait beaucoup plus de familles de classes commune ou moyenne que de naissance noble. Cependant, la raison principale du nombre important de communautés cénobitiques composées de femmes nobles venait du fait qu’il y avait comparativement un grand nombre de femmes nobles non mariées. Des monastères féminins offraient une voie appropriée et bon marché à ces femmes restées non mariées leur vie durant, à cause de la structure de la société féodale. Cet élitisme, en désaccord avec les principes de l’Evangile, autant qu’avec ceux de la Règle, causait un grand dommage à la qualité de la jeune génération des sœurs et contribuait aussi au déclin de la discipline. Cela explique que dès le début des Temps modernes, dans les monastères de membres issus de l’aristocratie, on était certain qu’un tiers des sœurs était d’origine modeste.

Dans la majorité des cas, les moines choisissaient la campagne pour leurs monastères tandis que les sœurs restaient habituellement proches des villes. Pendant le Moyen Âge, il était pratiquement impensable que les sœurs puissent vivre loin d’une ville à cause de l’organisation d’une communauté féminine autant que pour des raisons de sécurité, la vie à la campagne étant pleine de risques. Il pouvait arriver cependant que des Bénédictines doivent rester à la campagne mais seulement pour un temps limité ou comme réfugiées pendant une guerre. Les moniales faisaient preuve toutefois de plus de persévérance que les moines. Ainsi, quand les guerres napoléoniennes éclatèrent dans ces régions, il y avait environ une centaine de sœurs réparties en 17 monastères. Un grand nombre de ces monastères, comme ceux des autres ordres religieux dans les parties côtières du pays, furent supprimés pendant la période de la loi autrichienne autant que française, qui érigeait en principe qu’un seul monastère suffise par ville pour l’éducation des filles.

 

 

Source : benediktinke-zadar.com


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Publié le 13 Février 2011

La province du Sauveur le Plus Saint


 

La province du Sauveur le Plus Saint a été établie en 1735 après la désinté­gration de la province de la Bosnie Srebrna. A l'heure de la séparation, cette pre­mière comportait neuf monastères: Zaostrog, Živogošće, Makarska, Omiš, Sinj, Šibenik, Knin, Visovac, Karin et trois hospices (Sućuraj, Sumartin et Split). Split sera proclamé monastère en 1836, et Sumartin et Imotski en 1838. Les monastères de Notre Dame de Lourdes à Zagreb et de St. Gabriel à Munich obtiendront éga­lement leur statut de monastère en 1931.

Des paroisses, dirigées la plupart du temps par les Franciscains, ont été fon­dées autour de ces monastères. Actuellement, les Franciscains de la province du Sauveur le Plus Saint exercent dans les paroisses des diocèses de : Zagreb (1) ; Zadar (1), Split (34), Šibenik (39), Gospić-Senj (7) Hvar (1). Les prêtres ont conduit dans le monde entier leurs activités de missionnaire : au Canada, aux Etats-Unis, en Slovénie, en Allemagne, et jusque récemment en Amérique latine et en Afrique. A la demande de quelques évêques allemands, un grand nombre de Franciscains sont allés administrer dans les paroisses allemandes et y servent toujours.

Le siège de la province était le monastère de St. Laurent à Šibenik jusqu'en 1888, mais il a été déplacé à Split et s'y trouve encore aujourd'hui. Au début du 18ème siècle, la province a élargi ses activités mais en se concentrant toujours sur son travail pastoral. Les prêtres franciscains ont non seulement conduit leurs activités pastorales à l'intérieur de leur province mais ont également pris la res­ponsabilité des chapelains dans des formations croates de l'armée vénitienne. Ils étaient également des missionnaires courageux en territoire turc où certains d'entre eux sont devenus provinciaux de la province albanaise, et d'autres des évêques. Beaucoup de prêtres ont été nommé officiellement prédicateurs.

Ils ont propagé avec succès l'Evangile parmi les fidèles. Ils ont fortement dé­veloppé l'activité littéraire en langue croate et latin. Ils ont essayé également de préserver les racines de la foi par le chant d'église, les livres de prière et les manuels. Par leurs écrits concernant les différents sujets religieux et spirituels, ils ont crée la littérature franciscaine croate dans les territoires où, historiquement, l'écrit et la culture littéraire commençaient juste à émerger. Il faut citer certains fran­ciscains les plus renommés tels que fra. T. Babić, fra. L. Šitović, fra. P. Knežević, l'incomparable Andrija Kačić Miošić et bien d'autres. Après la libération des Turcs, ils ont pris soin de la renaissance spirituelle, religieuse et culturelle en jouant un rôle significatif dans la préservation de l'intégration culturelle du ter­ritoire national croate.

L'interaction de leur travail pastoral et socio caritatif était évidente mais plus discrète. Cela incluait diverses formes d'intervention pour l'homme dont la dignité était mise en danger. La force spirituelle franciscaine était particulièrement mise en avant lors des périodes de maladies contagieuses, quand le personnel médical faisait appel au clergé dans les villages et les lazarets principalement dans la consolation des malades. Pendant la famine, durant la deuxième guerre mondiale, mais également dans la guerre de libération, les Franciscains aidaient les pauvres.

Grâce aux Franciscains, les fidèles en Croatie ont maintenu et préservé cer­tains modes de dévotion typiquement franciscains comme : le Chemin de Croix , la Passion du Christ, la Scène de la Nativité et les chants de Noël. Ils ont particu­lièrement favorisé parmi les Croates la piété de St. François à Notre Dame et les dévotions traditionnelles à Marie. Le bulletin paroissial de Notre Dame de Sinj a été lancé entre les deux guerres mondiales et le journal Marie après la deuxième guerre mondiale; ce dernier est toujours publié et propage la gloire de Marie parmi les fidèles. La Province englobe les trois fameux lieux saints de Marie de : Sinj, Visovac, Dobri à Split, et jusque récemment elle comportait également l'Académie pontificale Mariale internationale (PAMI). Grâce à leur vie spirituel­le, les Franciscains ont surmonté des périodes dures. Quand certains d'entre eux s'épuisaient ou étaient occupé par leurs activités séculaires, il en restait d'autres qui pouvaient encourager leurs confrères sur le chemin de l'Evangile par leur travail inlassable et leur vie exemplaire. Le peuple croate garde le souvenir des personnalités saintes comme : fra J. Glunčević, fra J. Ivelić (+1874) fra. P. Bačić, fra. V. Bilušić (+1939) et fra M. Ivandić (+1942). Fra Rafo Kalinić (+1943) et le Servant de Dieu Ante Antić (+1965) ont montré leur esprit héroïque. L'édition du bulletin du bon Père Antić par la Province a coïncidé avec la procédure de sa béatification et l' édition du feuillet de fra Rafo Kalinić.

Beaucoup de Franciscains se sont occupés d'archéologie et de paléontologie, de collection de chansons folkloriques et l'héritage national. Récemment, les mo­nastères de Sinj, de Visovac, de Sibenik, de Zaostrog, d'Imotski et de Sumartin ont exposé leurs collections valables. La collection malacologique a été créée à Makarska.

La deuxième guerre mondiale a eu un profond et douloureux impact sur la communauté franciscaine puisque les communistes, dans leur lutte pour le pouvoir, se sont également attaqués aux serviteurs de l'Hôtel. Beaucoup de fran­ciscains sont morts, la plupart d'entre eux des prêtres de paroisse pendant et au lendemain de la guerre (44 tués, 48 emprisonnés et un grand nombre d'entre eux ont émigré). Des églises et des maisons de paroisse ont été endommagées ou incendiées, des monastères ont été dévastés, des propriétés dépossédées et des écoles accréditantes ont été supprimées.

Après la deuxième guerre mondiale, les Franciscains se sont trouvé face à un environnent social et politique défavorable concernant leur prêche du Christ crucifié. Des prêtres de paroisse ont sacrifié leur vie solitaire pour protéger non seulement des villages dépeuplés mais également des objets anciens et saints. Le nombre de prêtres a augmenté en dépit de ces circonstances. Grand nombre d'entre eux se sont déplacés à l'étranger pour servir les immigrés croates dans le monde entier. On leur reconnaît la reconstruction de beaucoup de monastères et d'églises, mais également leur construction.

Dans l'état socialiste nouvellement fondé, l'antagonisme national s'était épa­noui et avait eu un impact spécifique en Croatie après la chute du communisme Soviétique. Après les premières élections démocratiques en Croatie en 1990, les régimes de la Serbie et du Monténégro, soutenus par l'armée et la police you­goslaves et aidés par des Serbes rebelles en Croatie, ont commencé l'agression contre la République de Croatie. Forcés par des agresseurs, les Croates et les membres de minorités nationales ont quitté leurs maisons en grand nombre.

Se trouvant sur les territoires ciblés par le désir d'expansion de Serbes, ils ont dû trouver refuge ailleurs en Croatie ou à l'étranger. Près du tiers de la pro­vince a été occupée par les Serbes dans la guerre de libération (1991-1995). Des églises et de nombreuses maisons de paroisse ont été endommagées ou ruinées. Les Franciscains ont dû partager le triste destin des réfugiés, encourageant ceux qui avaient besoin d'appui spirituel ou matériel. Lors de la libération en 1995, les prêtres sont revenus avec le peuple et les ont aidé à reconstruire sur les ruines.

Bien que la Province soit devenue indépendante dans les temps difficiles de 1735, ses premiers capitulum conventuale ont eu lieu pour discuter au sujet de l'instruction des jeunes. L'expérience des écoles de monastères de Bosnie Srebrna en a prouvé l'avantage : les étudiants pouvant ainsi obtenir la connaissance élé­mentaire, puis une éducation plus élevée, car il n'y avait aucune école primaire de Neretva jusqu'à Zrmanja, de la mer jusqu'à la frontière turque. En plus de la lecture, l'écriture, l'orthographe et la grammaire, les enfants avaient des matières d'enseignement nécessaire pour la vie. Une telle éducation a eu comme consé­quence la création de divers alphabets, catéchismes et livres pour une meilleure éducation. Les enseignants de philosophie et de la théologie ont également fait des notes et des polycopiés pour les étudiants.

Ces écoles de monastère étaient des plateformes pour la fondation de l'école classique de la grammaire Franciscaine en 1838 et sa filiale à Sinj en 1854,qui sera la première école de grammaire accréditée en langue croate en Dalmatie.

Préservant son héritage philosophique et théologique riche, la Province a fon­dé des universités similaires à Makarska et Šibenik. Cette dernière est devenue l'université centrale de premier rang et a été autorisée à former des professeurs, reconnus par l'Ordre Franciscain. La réforme scolaire a eu comme conséquence l'établissement de la faculté franciscaine de la théologie à Makarska en 1936. Elle s'étendra avec la branche de la faculté catholique de la théologie de l'université de Zagreb en 1999 et avec la filiale de la faculté de la théologie de Split, qui devien­dra l'un des fondateurs de la faculté catholique de la théologie à l'université de Split.

La fondation des écoles a mené à l'apparition d'un grand nombre de cer­cles intellectuels franciscains, instruits dans la langue et les sciences socio-his­toriques. Afin de suivre les différents thèmes historiques, philosophiques et théologiques, la Province a commencé à éditer les bulletins Nouvelle Revue et Service Liturgique et également le journal scientifique Kačić. Les membres de la Province étaient non seulement des professeurs d'écoles provinciales mais la plupart d'entre eux enseignaient en dehors de la province dans des universités monastiques et diocésaines.

Les prêtres de paroisse ont fait des efforts pour préserver la communauté chrétienne dans des périodes difficiles où les villages ont commencé à se dé­peupler à cause de départs en ville ou à l'étranger. En tenant sa position et en continuant sa mission franciscaine dans cette région de notre patrie, ils ont pu préserver la foi et les sentiments nationaux, en favorisant la renaissance spiri­tuelle et soignant les blessure de la guerre.

En presque trois siècles d'histoire, les Franciscains se sont investis sans relâ­che au service de Dieu et du peuple. Le témoignage de leurs efforts et sacrifice est présenté dans ce Schématisme.

 

 

Source : franjevci-split.hr

 

 

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Publié le 19 Janvier 2011

L'Eglise catholique prend ses distances avec le HDZ



Le cardinal-archevêque de Zagreb, Mgr Josip Božanić a publié début janvier un décret ordonnant à tous les prêtres de Croatie « de ne pas utiliser les lieux de culte au profit de partis politiques ». Une manière pour la puissante Église catholique de confirmer son éloignement du HDZ, le parti conservateur au pouvoir, qu’elle a toujours soutenu jusqu’à présent.

En vingt années de multipartisme, les prêtres n’ont jamais prêché en faveur des partis de gauche ou libéraux, mais ils ont toujours utilisé leur chaire en faveur de la Communauté démocratique croate (HDZ). Le décret du cardinal Božanić doit donc être compris comme une manifestation de la volonté de l’Église de prendre ses distances par rapport à ce parti.

Le dernier exemple d’implication politique de l’Eglise remonte aux élections présidentielles de l’an dernier. Le 2 janvier 2010, une semaine avant le second tour, un des deux candidats, Milan Bandić, avait été reçu au Palais archiépiscopal de Zagreb. Même si les services de l’archevêché ont indiqué que cette rencontre était prévue de longue date, et que Mgr Božanić avait précédemment Ivo Josipović, le candidat social-démocrate finalement élu, il était difficile de ne pas voir en cette rencontre de plus de deux heures la manifestation d’un soutien ouvert de l’Église.

Sur le terrain, on fait souvent encore preuve de moins de finesse. Ante Čipčić, curé d’Aržano, en Dalmatie, avait expliqué lors de son prêche ce même dimanche précédant le second tour des élections que ceux qui voteraient pour Ivo Josipović s’exposeraient à tous les feux de l’enfer : « votre péché sera si grand que vous ne pourrez plus approcher des sacrements et que vous enfants ne pourront pas être baptisés. A l’heure de votre mort, l’Église vous refusera son assistance ! »

Le Kaptol [Palais archiépiscopal de Zagreb, NdT] n’ayant pas l’habitude d’expliquer les raisons qui le motivent, les analystes essaient de comprendre les raisons qui ont poussé l’archevêque à prendre maintenant ce décret :

  • l’Église a compris que son engagement n’avait plus de conséquences réelles. Ainsi, le soutien qu’elle a apporté à Milan Bandić n’a pas empêché l’élection d’Ivo Josipović ;
  • l’engagement de l’Église en faveur du HDZ déplait à un nombre croissant de fidèles, peu enclins à la sympathie envers le parti au pouvoir ;
  • l’Église craint aussi le risque de conséquences matérielles en cas de victoire de la gauche, qui pourrait engager une révision du Concordat conclu entre l’Eglise et le pouvoir ;
  • l’avenir du HDZ est lui-même fort incertain.


par Slavica Lukić
traduit par Jad

 

Source : balkans.courriers.info, le 18 janvier 2011
Article original : jutarnji.hr

 

 

Crévindiou, de quoi je vais bien pouvoir parler à la messe dorénavant ? 

 

 

Source : niktitanik.com

Auteur :  Nikola Plečko


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Rédigé par brunorosar

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Publié le 8 Octobre 2010

La tradition de la Saint Martin


 

Parmi les pays slaves, la Croatie occupe une place particulière pour la diffusion du culte martinien, tant par le nombre des toponymes et localités dédiées à saint Martin de Tours que par le nombre de lieux de culte qui lui sont consacrés, et par la survivance d’une riche tradition martinienne dans diverses régions du pays. On compte sur tout le territoire de la Croatie 44 églises paroissiales consacrées à saint Martin.

 

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Église Saint Martin à Beli Manastir

 

 

Dans toute la Croatie, la Saint-Martin est depuis toujours célébrée tout d’abord comme une cérémonie liturgique en l’honneur du saint. La Saint-Martin est dans certaines régions l’occasion de faire bombance, non seulement dans les milieux ruraux mais également urbains. En dépit du caractère religieux essentiel de cette fête, elle se présente depuis quelques temps comme une kermesse populaire, prisée aux quatre coins de la Croatie, si bien que la Saint-Martin est devenue la fête de la bonne chair et de la boisson dans presque toutes les régions de Croatie, en particulier vinicoles. La coutume de la dégustation du vin jeune et des foires viticoles qui se tiennent en la circonstance a été rapidement adoptée aux quatre coins de la Croatie, en particulier parmi les jeunes. La fête du saint connaît dans ces endroits son apogée avec le Bienfait-de-Saint-Martin, représentation scénique sans pareille de l’événement d’Amiens qui réunit un nombre notable de spectateurs et touristes.

 

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Rédigé par brunorosar

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