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Publié le 10 Août 2017

Le Lausanne-Sport opposé à la famille Rakitic


 

En Coupe, les Vaudois se déplacent samedi en Argovie pour y affronter le club co-entraîné par le frère et présidé par le père du célèbre Ivan.


 


 

Le 32e de finale de Coupe de Suisse que le Lausanne-Sports’apprête à disputer ce samedi (19 h 30) n’est pas aussi banal qu’il n’y paraît. En affrontant le NK Pajde Möhlin (2e ligue interrégionale), c’est en effet face au premier club du milieu de terrain du FC Barcelone, Ivan Rakitic, que les hommes de Fabio Celestini vont se retrouver.

Si l’international croate évolue désormais à l’étranger, une partie de sa famille est toujours établie en Suisse. Son grand frère, Dejan, et son père, Luka, ont tous les deux joué et occupent encore un rôle prépondérant dans la gestion du petit club argovien. Luka a fondé le NK Pajde Möhlin durant la guerre de Yougoslavie (1993), au moment où beaucoup de Croates durent fuir le pays. Pour la petite histoire, il coachait auparavant le SV Augst, club des débuts de... Xherdan Shaqiri. Quant au frère ainé d’Ivan, dont la carrière de footballeur professionnel n’a jamais vraiment décollé, il officie en qualité d’entraîneur-assistant au NK Pajde.

Un match a priori sans encombre

Géographiquement, Möhlin et ses 11 000 habitants sont situés à une vingtaine de minutes de Bâle, juste à côté de la frontière avec l’Allemagne. Sportivement, le club entame sa troisième saison consécutive en deuxième ligue interrégionale. C’est au Sportzentrum Steinli que les Argoviens évoluent. Un stade dans lequel les Lausannois ne devraient pas connaître trop de problèmes, tant l’écart de divisions (4) entre les deux équipes est important. Voilà donc une bonne occasion de se mettre en confiance pour les Vaudois qui, en cas de succès, pourront se dire qu’ils ont battu le club de Rakitic. Peu importe le prénom. 

 

 

Source : 24heures.ch, le 10 août 2017.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Suisse-Croatie

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Publié le 5 Mars 2016

1. La Suisse signe l'extension de la libre circulation à la Croatie

 

 

Berne et Zagreb ont signé vendredi à Bruxelles l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes, bloquée depuis deux ans et l'acceptation de l'initiative "contre l'immigration de masse".

Après la votation du 9 février 2014, le gouvernement estimait que l'acceptation de l'initiative de l'UDC ne lui permettait plus de signer le protocole prévu avec la Croatie.

L'Union européenne avait réagi en suspendant la participation de la Suisse au programme européen de recherche Horizon 2020 et au programme européen d'échange d'étudiants Erasmus+.

Réintégration de la Suisse en vue

Le Conseil fédéral a débloqué les choses en annonçant qu'il respecterait la libre circulation même sans accord et verserait les 45 millions d'aide prévues à la Croatie.

La Suisse a ainsi pu être partiellement réassociée aux programmes européens jusqu'à fin 2016. La ratification de l'accord avec Zagreb devrait aboutir à sa pleine réintégration.

L'accord doit encore être ratifié par le Parlement pour aboutir à la pleine réintégration helvétique aux programmes européens. Les Chambres fédérales devraient recevoir ce vendredi les propositions du gouvernement à ce sujet. Le National a déjà annoncé qu'il traiterait le volet croate lors de sa prochaine session spéciale, fin avril.

Après la signature de cet accord à Bruxelles, premier volet de la stratégie du Conseil fédéral, ce dernier va présenter vendredi après-midi l'ensemble de sa stratégie pour la mise en œuvre de cette l'initiative.

"Pas de référendum"

Le président de l'UDC Toni Brunner a fait savoir sur la RTS que son parti s'opposera à l'accord au Parlement, mais qu'il ne lancera pas de référendum. L'UDC avait combattu les précédentes extensions, mais elle veut concentrer ses forces sur l'essentiel à ses yeux: l'application du nouvel article constitutionnel pour limiter l'immigration et l'accord sur la collaboration institutionnelle avec l'UE. "La Croatie est une bataille secondaire."

 

 

Source : rts.ch, le 4 mars 2016. 

 

 

 

 

2. Feu vert à l'extension de la libre circulation à la Croatie

 


La Suisse pourra être pleinement réintégrée au programme de recherche européen Horizon 2020 dès le 1er janvier. Le Conseil fédéral a décidé vendredi de ratifier le protocole étendant la libre circulation à la Croatie. C'était la condition posée par Bruxelles.


Le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2017. Le gouvernement a chargé le Département des affaires étrangères de confirmer à l'UE en collaboration avec le Département de justice et police la conclusion du processus de ratification. L'UE l'a déjà fait de son côté en novembre.


Le gouvernement n'a pas perdu de temps. Sa décision intervient le jour où les Chambres fédérales ont entériné leur projet de mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration de masse. Le Conseil fédéral n'a même pas laissé passer le délai référendaire.


 

Le Parlement a opté pour une solution conforme à la libre circulation des personnes et qui permet de préserver les accords bilatéraux avec l'UE, explique-t-il dans un communiqué. Selon lui, les exigences fixées par le Parlement à la ratification sont donc remplies.


Les Chambres ne lui en avaient donné l'autorisation que "si une réglementation sur la gestion de l'immigration compatible avec l'ordre juridique suisse est établie avec l'Union européenne". Elles craignaient que le Conseil fédéral n'agisse précipitamment pour sauver les intérêts des chercheurs helvétiques.


Milliards en jeu
L'enjeu se chiffre pour ces derniers en milliards de francs. L'UE n'avait pas apprécié que le Conseil fédéral bloque le texte sur la Croatie après la votation du 9 février 2014 sur l'immigration de masse. Elle avait suspendu la participation suisse à Horizon 2020, au programme d'échange d'étudiants Erasmus+ et au programme culturel MEDIA.


Le Conseil fédéral avait débloqué les choses en annonçant qu'il respecterait la libre circulation même sans accord et verserait les 45 millions de francs d'aide prévus à la Croatie. La Suisse a ainsi pu être partiellement réassociée aux programmes européens de recherche, mais seulement jusqu'à fin 2016.


Recul actuel
Elle risquait d'être ensuite rétrogradée au statut d'Etat tiers, comme elle l'a été entre 1987 et 2003. A moins de ratifier le protocole croate d'ici au 9 février 2017.


L'actuel statut intermédiaire permet aux institutions helvétiques de participer aux projets, mais sans recevoir de financement européen. Du coup, la participation aux programmes 2014-2020 a été divisée presque par deux par rapport à 2007-2013 et beaucoup moins de projets sont coordonnés par la Suisse.


Les chercheurs suisses pourront dès l'an prochain de nouveau participer de plein droit à des projets de recherche financés par Horizon 2020. Au-delà de l'aspect purement financier, c'est un atout majeur pour l'intégration des hautes écoles suisses dans les réseaux internationaux, écrit le gouvernement.


"La ratification est une étape importante pour la qualité et la renommée de la place scientifique suisse et pour la compétitivité du pays." Le Conseil fédéral n'en a pas moins renoncé à une conférence de presse pour annoncer la nouvelle. Il a jugé qu'il n'y avait pas beaucoup d'informations supplémentaires à livrer pour un "pas formel", a expliqué son porte-parole André Simonazzi.



Travailleurs croates
Dès l'an prochain, les citoyens croates pourront s'établir plus facilement en Suisse, mais ils devront attendre au moins cinq à sept ans pour bénéficier de la libre circulation intégrale. Le protocole prévoit une ouverture progressive du marché de l'emploi avec une période transitoire de dix ans au plus.


Concrètement, la Suisse fixera des contingents de permis de séjour ou de courte durée pendant les sept premières années. Elle pourra également appliquer la priorité des travailleurs indigènes et le contrôle des conditions de travail. Après sept ans, Berne pourra invoquer unilatéralement la clause de sauvegarde en cas d'afflux prouvé de Croates.


Le nombre de résidents de ce pays en Suisse est pour l'instant en baisse. De quelque 33'000 fin 2011, il est redescendu sous la barre des 30'000 fin septembre.


 


 

Source : romandie.com, le 16 décembre 2016.

 

 

 

 

3. Ouverture du marché du travail dès le 1er janvier

 

La libre circulation des personnes entre la Suisse et la Croatie sera appliquée dès l'année prochaine. Mais par étape.

 

Les citoyens croates pourront s'établir plus facilement en Suisse dès le 1er janvier. Adoptées mercredi par le Conseil fédéral, les modalités d'introduction progressive de la libre circulation des personnes reprennent le modèle déjà appliqué aux Roumains et aux Bulgares.

C'est une suite logique de la décision vendredi de ratifier le protocole étendant la libre circulation à la Croatie. Les Croates devront attendre cinq à sept ans pour bénéficier de la liberté intégrale. Le protocole prévoit une période transitoire de dix ans au plus.

Pour pouvoir appliquer ce régime, il faut réintroduire dans l'ordonnance sur l'introduction de la libre circulation les dispositions qui y figuraient déjà pour la Bulgarie et la Roumanie et les transposer à la Croatie.

600 à 2600 permis

Les contingents prévus pour les Croates ne sont pas stipulés dans le texte, mais dans le protocole. Durant la première année, il est prévu de délivrer 54 autorisations de séjour (permis B, 5 ans) et 543 autorisations de courte durée (permis L, 1 an). Les contingents augmenteront peu à peu jusqu'à atteindre un maximum de 300 permis B et 2300 L la septième année.

Pendant cette période, la Suisse pourra aussi appliquer la priorité des travailleurs indigènes et le contrôle des conditions de travail. Néanmoins, dès la cinquième année, les restrictions devront être approuvées par le comité mixte Suisse-UE.

A l'issue des sept ans, la Suisse aura la possibilité, pendant trois ans, d'invoquer unilatéralement la clause de sauvegarde en cas d'afflux prouvé, chiffres à l'appui, de ressortissants croates. La clause de sauvegarde pourra être mise en avant aussi pour le cas où le comité mixte Suisse-UE refuse le maintien de contingents ou autres restrictions après la cinquième année.

Pas de contournement

Lorsque les conditions sont remplies pour réintroduire des contingents de travailleurs dans une catégorie, l'autre sera aussi concernée. Il deviendra ainsi impossible de recourir au permis de courte durée pour contourner les restrictions dans les permis de séjour.

Autre mesure, les branches sensibles des secteurs de la construction, des nettoyages ou de la sécurité continueront d'être protégées d'un afflux de travailleurs indépendants ou détachés de Croatie. Ces branches resteront soumises au régime de l'autorisation obligatoire.

Le nombre de résidents croates en Suisse est pour l'instant en baisse. De quelque 33'000 fin 2011, il est redescendu sous la barre des 30'000 fin septembre.


 

Source : 20min.ch, le 21 décembre 2016.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Suisse-Croatie

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Publié le 7 Mars 2014

La Croatie mise sur la jeunesse scientifique avec l'EPFL



 

Un centre pour lancer la carrière des jeunes professeurs et investir contre la fuite des cerveaux: la Croatie et l’EPFL ont dévoilé les grandes lignes du projet qu’ils soumettront en commun à la Commission européenne.

La Croatie et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL, Suisse) ont officiellement annoncé leur intention de créer un centre européen d’excellence scientifique. Situé en Croatie, il aura pour but de lancer la carrière scientifique de jeunes chercheurs à fort potentiel, afin de stimuler l’innovation dans le pays, et de limiter la fuite des cerveaux. Le projet sera soumis à la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. S’il est approuvé, il sera financé par l’UE jusqu’à une hauteur de 20 millions d’euros, devrait réunir plus de 70 collaborateurs et donner à des chercheurs en début de carrière l’occasion de diriger leur première équipe et de travailler dans des domaines clés pour l’économie croate. Reconnue en Europe pour avoir appliqué avec succès une stratégie favorisant le recrutement et la carrière des jeunes chercheurs, l’EPFL souhaite ainsi transférer son savoir-faire en Croatie. En discussion depuis l’automne 2013, les partenaires ont l’ambition de faire de ce centre un leader international dans son domaine dans les cinq prochaines années.

L’annonce officielle du projet a eu lieu à Zagreb le 7 mars 2014, en présence du Vice-Ministre croate des sciences, de l’éducation et du sport Saša Zelenika, du Vice-Ministre croate du développement régional Jakša Puljiz, du Secrétaire d’Etat suisse à l’éducation, la recherche et l’innovation Mauro Dell Ambrogio, du Président du Fond national suisse de la recherche scientifique Martin Vetterli, ainsi que du Président de l’EPFL Patrick Aebischer.

Le centre devrait héberger une douzaine d’équipes scientifiques en Croatie, dirigées par autant de jeunes professeurs prometteurs. Au total, plus de 70 personnes pourraient occuper les lieux. Les domaines de recherche – notamment l’ingénierie, la santé et l’électronique – correspondront à des secteurs d’activité désignés comme clés pour le développement économique de la Croatie.



Investir dans les jeunes chercheurs – une stratégie pour l’Europe scientifique


L’EPFL a mis en place un système performant visant à recruter de jeunes chercheurs particulièrement prometteurs, et à leur donner les moyens de réaliser leur potentiel en leur accordant un «Tenure Track»: un système qui leur permet de se trouver pour la première fois à la tête d’une équipe de recherche, avec des budgets conséquents et pour une période probatoire limitée à sept ans. Actuellement, l’Université suisse de technologie en compte plus de 60. Signe du succès de cette stratégie, sur la centaine de professeurs Tenure Track qui sont passés par l’EPFL, un tiers ont obtenu une bourse ERC starting – la plus prestigieuse des bourses décernées par le Conseil européen de la recherche aux jeunes chercheurs, dotée d’un maximum de 2 millions d’euros.

Selon Patrick Aebischer, président de l’EPFL, de telles mesures sont nécessaires non seulement pour stimuler la recherche, mais aussi pour que l’Europe puisse retenir ses meilleurs talents. «Les jeunes scientifiques européens doivent trop souvent attendre des années avant qu’une place se libère. Ils sont nombreux à partir aux USA pour ne plus revenir, explique-t-il. Que ce soit en Suisse ou en Croatie, nous devons mettre en place un système qui leur permette d’exprimer leur potentiel et de faire leur carrière en Europe, et de contribuer ainsi à créer localement de la valeur et des emplois.»
 


Le projet sera prochainement déposé auprès de la Commission européenne


«Nous devons favoriser la carrière de nos jeunes chercheurs, et il s’agit de notre principale attente concernant notre projet commun avec l’EPFL», explique Saša Zelenika, Vice-Ministre croate des sciences, de l’éducation et du sport.

Forte de son expérience, l’EPFL assurera la gestion initiale de l’institut, épaulée par des Comités scientifiques croates et internationaux. Ce projet fait appel au programme européen Horizon 2020, qui comporte un important volet intitulé «teaming», dédié au transfert de compétences et de stratégies entre pays.
Le projet sera déposé en septembre 2014. S’il est validé par la Commission européenne, les initiants suisses et croates auront une année pour déposer un plan d’action détaillé. Après une ultime sélection, les projets «teaming» finalistes seront financés par la Commission européenne à hauteur de 15-20 millions d’e
uros sur une durée maximale de 7 ans.

 

 

Source : actu.epfl.ch, le 7 mars 2014.


 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Suisse-Croatie

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Publié le 21 Juillet 2013

L'oeil de Peter Knapp sur la photographie croate

 

 

Entre Peter Knapp et la Croatie, l'histoire ne date pas d'hier. « J'ai rencontré Ivan Picelj à Paris, chez Denise René, où j'ai exposé mes photos conceptuelles dans les années 1970. Petar Dabac m'a invité alors à faire un workshop dans les archives de Tošo Dabac. Puis, avec Zelimir Koscevic, commissaire de ma première exposition à Zagreb, j'ai pu mesurer la richesse de la culture croate… La photographie y a été présente dès ses origines. Ses orientations artistiques ont évolué au gré des ancrages : autour de Vienne, avant 1914, lorsqu'elle était dans le giron austro-hongrois, puis de Moscou durant l'ère communiste yougoslave. »

 

En 2012, Peter Knapp a été commissaire d'une exposition sur la photographie croate, à Paris, dans le cadre de la saison culturelle "Croatie, la voici" : « Je me suis limité à deux genres et à deux générations : celui de l'âge d'or des magazines et des journaux entre les années 1930 et 1950 et celui des artistes plasticiens d'aujourd'hui. » Emergèrent alors peu à peu une vision de l'identité du pays à travers une mosaïque d'histoires singulières. En ouverture, Ivan Faktor, à travers son projet Kangaroo court, interrogeait avec une puissance rare l'Histoire et le regard. Marko ErcegoviĆ, dans la série « Je montre », offrait un paysage du quotidien à hauteur d'homme. L'espace et le temps restitués, la chronologie s'enroulait dans une belle scansion en noir et blanc : la modernité classique du grand Toso Dabac ou celle de Milan et Slavka Pavić se mêlant à l'élégance de Duro JanekoviĆ, à l'humour de Mladen Tudor… Contemporains, les grands formats couleur de Jelena Blagović refermait le parcours avec un travail sur la famille, la mémoire, la construction de soi.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 25 Juin 2013

Suisse - Croatie : des liens anciens

 

Les entreprises suisses actives en Croatie auront accès au marché unique

 

Le Croate Ivica Jakic connaît bien la Suisse. Plusieurs membres de sa famille sont établis entre ­Genève et Zurich depuis une ­quarantaine d’années. La Suisse compte au total 30 000 Croates. A présent, cet homme d’affaires représente Alpiq, la société d’électricité suisse, en Croatie, un centre névralgique du passage du courant à travers le continent. Egalement président de la Swiss-Cro­atian Business Association, Ivica Jakic est ravi de l’arrimage de son pays à l’Europe. «Nous avons un passé industriel que l’Europe pourrait nous aider à ressusciter», dit-il. Mais c’est surtout un marché de 500 millions de consommateurs qui s’ouvre à nos exportations, y compris celles des producteurs suisses basés sur place.»

«Nos accords bilatéraux avec Bruxelles seront élargis à la Croatie et cela simplifiera le cadre ju­ridique pour nos échanges, renchérit Denis Knobel, ambassadeur de Suisse en Croatie. L’adhésion de la Croatie à l’UE aura une influence positive sur le climat d’affaires, y compris pour nos entreprises.»

Plus d’une cinquantaine d’entre elles ont déjà pignon sur rue. La présence de certaines date de l’ère yougoslave. D’autres sont arrivés plus récemment, à l’instar de Vetropack, qui a acheté la verrerie d’Hum na Sutli, proche de la frontière slovène. Un autre investisseur, qui veut rester anonyme, projette de construire deux hôtels sur la côte adriatique, destination en vogue. Près de 160 000 Helvètes passent leurs vacances en Croatie chaque année.

 

Consul de Suisse en 1920

Les entreprises suisses ont investi 438 millions de francs dans le pays, ce qui fait de la Suisse le 12e investisseur, derrière notamment l’Autriche, les Pays-Bas et l’Allemagne. Selon Denis Knobel, les investisseurs suisses ont «la ­réputation de ne pas investir uniquement pour augmenter leurs marges, mais de penser plus à long terme. Quand ils viennent, ils restent, même pendant une crise.»

Autre bonne nouvelle: Zagreb devrait recevoir 3,5 milliards d’euros des fonds européens entre 2013 et 2015, destinés aux projets de développement. Les entreprises suisses pourront participer aux appels d’offres.

Les exportations suisses ont reculé l’an dernier de 45% par rapport à 2011, à cause de la crise. Le volume a baissé à 200 millions de francs. En 2007, il avait atteint 327 millions. Les Croates achètent surtout des produits pharmaceutiques et des machines-outils. Les importations (machines, produits des métaux et du bois) étaient de 106 millions en 2012.

Le premier consul de Suisse s’est installé à Zagreb en 1920. Il y représentait également les intérêts du Royaume-Uni au Royaume de Yougoslavie puis dans l’ex-Yougoslavie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a reconnu l’indépendance de la Croatie proclamée par les oustachis fascistes et établi un consulat à Zagreb en 1941. Plus récemment, Berne a été parmi les premiers à reconnaître la Croatie indépendante en 1992 et a ouvert une ambassade la même année.

 

 

Source : letemps.ch, le 25 juin 2013.

 

 

 

 

Suisse - Croatie

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 4 Février 2010

La Croix Rouge en question

 

 

 

Parallèlement à la création d'un nouvel État croate sur les décombres de la Yougoslavie en avril 1941 se constitue une société nationale de la Croix-Rouge aux ordres des oustachis d'Ante Pavelić. En décembre 1942, les autorités reconnaissent alors la Convention de Genève et autorisent l'installation d'un délégué du CICR à Zagreb, en l'occurrence Julius Schmidlin, fils du premier consul suisse de la ville. En janvier 1944, les internés civils bénéficient du statut de prisonniers de guerre mais il est trop tard : la plupart ont déjà été déportés ou sont morts. Menacé, Julius Schmidlin, lui, doit fuir le pays le 5 mars 1945. Après guerre, la Croix-Rouge yougoslave qui se reconstitue sous l'égide des communistes va être une des plus virulentes contre le CICR. Elle lui reproche d'avoir confié à des criminels de guerre les secours destinés au camp de Jasenovac, où des centaines de milliers de personnes ont été exterminées*, et d'avoir trompé l'opinion publique en qualifiant de satisfaisante la situation du Stalag VIII à Lansdorf, où l'institution n'a pu avoir accès qu'aux prisonniers de guerre alliés, et non soviétiques ou yougoslaves, condamnés à disparaître. Concrètement, l'unique délégué du CICR sur place, François Jaeggy, ne peut plus faire grand chose. Il a d'ailleurs été désigné par la Croix-Rouge yougoslave parce qu'il était membre de la Centrale sanitaire suisse, un organisme de gauche lié au parti du travail et proche des partisans communistes, à qui il a envoyé des secours en 1944 et 1945. Face au blocage des autorités, Genève ferme finalement sa délégation à Belgrade en avril 1947.

Source : observatoirehumanitaire.org

* D'après le Centre mémorial Jasenovac, 75.159 victimes ont été recensées jusqu'à présent (1er novembre 2008) (Note de l'auteur du blog).


 

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Rédigé par brunorosar

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