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Publié le 13 Octobre 2012

Ivan Meštrović

 

 

Ivan Meštrović (1883-1962) est l’un des plus grands représentants de la sculpture croate, élève de l’académie des Beaux-Arts à Vienne de 1901 à 1906, puis sous l'influence de Rodin lors de ses années à Paris. Il développe un style puissant, au carrefour de diverses influences. Son oeuvre synthétise la tradition, les nouveaux mouvements et une expérience humaine profonde.

 

Ivan Meštrović (Vrpolje, Croatie, 1883 – South Bend, Etats-Unis, 1962) étudie la sculpture à l’Académie des beaux-arts de Vienne de 1901 à 1906. Il participe aux expositions de la Sécession dont il devient membre en 1906. Ses œuvres de jeunesse, aux thèmes symbolistes et au modelage impressionniste, témoignent de l’influence décisive de Rodin par le traitement de l’expression et du mouvement.

 

Il s’installe à Paris en 1908, fréquente le milieu artistique parisien et notamment Rodin qui remarque ses œuvres au Salon d’Automne. Son style évolue alors vers un monumentalisme héroïque stylisé qui reflète son engagement politique de l’époque.

 

Avec la Première Guerre mondiale et la découverte des avant-gardes non-figuratives, il se tourne vers des thèmes mystiques et spirituels et développe progressivement un style plus personnel. En 1914, il réalise L’Artiste au travail – Portrait de Rodin.

 

Il revient s’installer en 1922 dans son pays natal, où il réalise de nombreux monuments et se consacre également à l’architecture, à l’enseignement et à l’écriture. Ses œuvres sont montrées dans de nombreuses expositions aux Etats-Unis et en Europe, notamment en 1933 à Paris.

 

La Seconde Guerre mondiale l’oblige à quitter la Croatie en 1942. En 1947, il part pour les Etats-Unis où il passe la fin de sa vie, tout en restant très lié à son pays d’origine auquel il fait don de son œuvre en 1952, dix ans avant sa mort survenue en 1962.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 11 Mars 2012

Le portail du maître Radovan

 

 

 

Construite dans la première moitié du XIIIe siècle, la cathédrale de Saint-Laurent de  Trogir est un des plus beaux édifices religieux de Dalmatie. Elle est constituée d'une basilique à trois nefs, de trois absides semi-circulaires et d'un vestibule. La pièce maîtresse de la construction est le portail roman bâti en 1240 par maître Radovan.

 

Sur le linteau du portail sculpté une inscription latine précise la date et l’auteur de cette réalisation, la conception de l’œuvre et son exécution. On peut y lire : « Ce portail fut construit en l’an 1240 après l’enfantement de la Glorieuse Vierge par Radovan, le meilleur dans cet art, comme il appert des statues et reliefs, sous l’évêque Treguan le Toscan, de la Ville des fleurs ».

 

Le portail sculpté, que l’on peut encore observer de nos jours, a connu l’intervention de différents sculpteurs et plusieurs phases d’évolution. Les différentes zones traitées s’interpénètrent de façon remarquable et la cohérence de l’ensemble relève que le concept primaire n’a jamais été abandonné, l’unité présidant le programme iconographique.

La majeure partie du portail actuel a été réalisée par maître Radovan. Néanmoins deux phases de réalisations postérieures à son intervention sont encore identifiables aujourd’hui.

 

Au premier portail, assez simple et dépourvu de sculpture, dont un seul arc est toujours visible au-dessus de la porte, on a ajouté les sculptures de lions, de part et d’autre de l’entrée, surmontées des statues d’Adam et Ève. Le même auteur a sculpté les trois figures d’apôtres en relief sur le montant extérieur méridional auquel devait correspondre le montant septentrional décoré lui aussi des figures d’apôtres. Les figures d’apôtres visibles aujourd’hui sont des répliques réalisées par un sculpteur du gothique tardif.

 

http://www.split-excursions.com/tolteam/upload/FCKupload/image/tabs/Trogir_Radovanov_portal.jpg

 

 

Les sujets élaborés par Radovan sont nombreux. Les Atlantes sur les soubassements du portail supportent les montants de part et d’autre de l’entrée, ornés de représentations des signes du zodiaque accompagnés d’illustrations correspondant aux douze mois de l’année. Les colonnettes bordant l’entrée sont décorées des scènes sylvestres et mythologiques. Au milieu de la partie supérieure du portail, au centre du programme iconographique, se trouve la lunette dans laquelle le maître Radovan a réuni dans une composition unique les scènes de la Nativité, le voyage des rois mages et l’Adoration des bergers. Les chœurs des anges comme les scènes de l’Annonciation, l’Adoration des mages et le Rêve de Joseph figurent sur l’arc semi-circulaire surmontant la lunette.

 

Au cours des décennies suivantes, plusieurs sculpteurs ont succédé à Radovan et travaillé sur le portail. Ce dernier a été agrandi et plusieurs scènes iconographiques y ont été ajoutées. La Fuite en Egypte, le Baptême dans le Jourdain, les Tentations du Christ dans le désert, l’Entrée à Jérusalem, le Lavement des pieds, l’Arrestation de Jésus, la Flagellation, la Crucifixion et la Résurrection avec les Trois Maries figurent sur l’arc extérieur surmontant le tympan.

 

Exécution originale et unique par son concept iconographique, le portail de la cathédrale de Trogir est remarquable aussi par la diversité des influences qu’on peut y déceler et qui révèlent la diversité de l’art méditerranéen médiéval : on y trouve la combinaison d’éléments empruntés à l’art italien roman, à Byzance et à l’Orient musulman.

 

 

Source :  qantara-med.org

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 21 Juillet 2011

Vojin Bakić

 

Né à Bjelovar en 1915 et décédé à Zagreb en 1992, Vojin Bakić est un sculpteur croate d'origine serbe.

Sorti diplômé de l'Académie de Zagreb en 1939, il a séjourné à Florence et Milan et a participé à l'exposition des "Artistes de Zagreb" en 1939.

Durant la Seconde Guerre mondiale il perd ses quatre frères. 

Figure importante de la scène artistique croate, en particulier dans les années 50 et 60, Bakić collabora avec le groupe  EXAT 51 et le mouvement Nove tendencije (Nouvelles tendances). Il a réalisé de nombreuses sculptures publiques dont L'Appel aux armes ou "L'homme de Bjelovar" (Bjelovar - 1946), le Monument à la Révolution (Kamensko 1958-1968), le Monument dédié aux victimes de l'accident de train à Zagreb (1975-1978), ainsi que des monuments installés à Kragujevac, Dotrščina et Petrova Gora.

Après 1945 il s'oriente vers un traitement impressionniste de la surface. Cette période est surtout marquée par ses portraits d'Ivan Goran Kovačić (1946) et de Silvije Strahimir Kranjčević (1948). Durant les années cinquante Bakić réduit les volumes de ses sculptures en utilisant des fractures anguleuses comme arêtes et plus tard en fondant les détails d'une masse sculpturale (Autoportrait, 1952 et des ébauches pour le Monument dédié à Marx et Engels, 1950-1953).

 

http://1.bp.blogspot.com/_4xqWhLgZcPg/SRs7XE870ZI/AAAAAAAAAD0/dt8xlYaeJSQ/s400/bagic+bycek.jpg

A cette époque, il réalise une série entière de taureaux en plusieurs dimensions (Bik, 1950, 1960). La série intitulée Nus, Bustes et Têtes vient clore le chapitre concernant son étude des formes organiques et associatives. A partir de 1958 il s'attaque aux formes ouvertes, aux espaces intérieurs et aux réverbérations lumineuses.

Au début des années 90, une grande partie des oeuvres de Vojin Bakić ont été détruites en Croatie.

 

 

Vojin Bakić, le sculpteur moderniste du titisme triomphant

 

Le sculpteur zagrebois Vojin Bakić a été une figure incontournable de la scène artistique yougoslave dans les années 1950 et 1960, réalisant quelques uns des monuments les plus impressionnants du titisme triomphant, avant de sombrer dans l’oubli dans les années 1990. Le Musée d’art contemporain de Zagreb lui consacrera une rétrospective en décembre.


 

Le Musée d’art contemporain de Zagreb prépare une exposition rétrospective sur l’œuvre du sculpteur zagrebois Vojin Bakić (du 6.12.2013 au 2.2.2014). Décédé en 1992, Bakić était une figure incontournable de la scène artistique yougoslave, en particulier dans les années 1950 et 1960. Il est surtout connu pour avoir érigé de nombreuses monuments notamment l’Appel aux armes (l’homme de Bjelovar) à Bjelovar (1946), le Monument à la Révolution de Kamensko (1958-1968), le Monument aux victimes de l’accident du train à Zagreb (1975-1978), ainsi que des monuments à Kragujevac, à Dotrščina (Vallée des Graves) et le mémorial aux partisans et à la résistance de Petrova Gora (1982).

L’engagement politique antifasciste de Bakić, ainsi que sa nationalité serbe, ont joué en sa défaveur pendant les conflits des années 1990 et une grande partie de ses monuments ont été détruits. Aujourd’hui, son œuvre et sa réhabilitation représentent un enjeu politique. Ces quinze dernières années, des groupes engagés à gauche se sont emparés de la question et demandent la rénovation et de l’assainissement du mémorial de Petrova Gora. L’oeuvre de Bakić est problématique avant tout à cause de son contenu idéologique. Il y a cinq ans, l’artiste contemporain Dejan Kršić affirmait à son sujet : « La question est de savoir comment reconstruire un monument antifasciste alors que nous vivons dans une société qui célèbre Thompson et qui réhabilite les Oustachis et le nationalisme. Si le monument est rénové mais qu’il perd sa fonction principale de mémorial antifasciste, c’est vraiment problématique. C’est à l’État de répondre à la question de savoir comment réintégrer l’héritage antifasciste dans notre quotidien, comment le représenter. C’est une question qui touche aux politiques culturelles, comme aux choix idéologiques du pouvoir ».

Deux pétitions ont déjà tenté de sauver les œuvres de Bakić. Le travail de groupes d’artistes et de curateurs, tels que les zagrebois de WHW, ont beaucoup aidé à la réhabilitation du sculpteur, au point que la plus grande institution artistique du pays, le Musée d’art contemporain de Zagreb, a décidé de préparer une exposition rétrospective de son œuvre.

Nous avons donc demandé à Nataša Ivančević, co-directrice du Musée de nous dire s’il s’agissait là de la réhabilitation définitive de l’artiste : « Au début des années 1990, sur tout le territoire yougoslave, on a détruit un grand nombre de monuments antifascistes construits pour commémorer des héros nationaux, des partisans, des civils, des lieux où des massacres et des exécutions avaient été commises. En Croatie, ces destructions ont surtout touchés les régions où se sont déroulés les combats. C’est comme ça qu’a été détruit le chef d’œuvre de Bakić, le monument de Kamenska, non loin de Požega, une des plus grandes réalisations architecturales et sculpturales de son temps. Cette sculpture antifasciste avait un caractère abstrait, suggéré par sa forme qui se réfère aux ailes déployées de la sculpture antique de Nike, déesse de la victoire. On a aussi détruit les monuments de Bakić à Bjelovar, Čazma, Gudovac, Bačkovica… Bakić n’a pas besoin d’être réhabilité dans la profession, tout le monde connaît le rôle qu’il a joué, tant sur la scène croate, que sur la scène européenne et son apport inestimable à la sculpture moderniste. Le problème, c’est que maintenant, ces monuments n’existent plus. L’état du mémorial de Petrova Gora est alarmant, il est en train de se décomposer. Toutes les initiatives prise jusque là n’ont pas réussi à arrêter sa destruction, ni à pousser les autorités locales à le protéger. La rétrospective insistera sur le problème de la démolition des monuments et sur la nécessité de leur préservation », explique Nataša Ivančević.


 

 
Mémorial de Petrova Gora

On se demande aussi quelle est l’origine de cet intérêt soudain pour l’œuvre de Bakić et pour le mémorial de Petrova Gora. Est-ce pour la modernité de son œuvre, ou bien Bakić ne serait-il intéressant que pour la connotation politique de son oeuvre ? L’artiste Dubravka Sekulić propose la réponse suivante dans un très bon texte publié dans la revue Zarez : « Si l’inachèvement du mémorial et du parc de Petrova Gora (le monument a commencé à être construit en 1972 et n’a jamais été complètement ouvert) représentent l’incapacité de la Yougoslavie socialiste à survivre et perpétuer les idées de la révolution, la manière dont le monument est en train de disparaitre à petit feu, fait de lui le symbole de la disparition des biens publics à travers les privatisations. La réduction de Petrova Gora et des autres monuments à leur forme originelle, leur décontextualisation dans une interprétation ’l’art pour l’art’, supprime leur potentiel émancipateur et le rôle qu’ils ont pu jouer dans la société ».

Nataša Ivančević souligne que l’exposition rétrospective au MSU couvrira un large éventail de l’œuvre de Bakić et pas seulement les monuments antifascistes. « Nous allons montrer les œuvres de jeunesse de l’artiste, conçues juste avant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les croquis et modèles qui sont à l’origine des monuments. On se concentrera sur les œuvres que Bakić a crée alors qu’il était un artiste déjà connu et mature, donc pendant la période qui date du début des années 1950 à la fin des années 1960. En analysant les formes, nous pouvons facilement comprendre le chemin qui l’a mené à l’abstraction et à la synthèse. Il cherchait à comprendre l’essence même de l’expression plastique. Dans cette rétrospective, nous allons suivre la naissance de l’abstraction, depuis les motifs reconnaissables des unités thématiques (le nu, l’animal, le portrait), jusqu’à la réduction radicale de la forme qui amène au signe abstrait et à la recherche de la liberté artistique. L’exposition montrera plus de 250 œuvres : des sculptures, des dessins, des maquettes, des croquis des monuments, des photographies mais aussi de la documentation vidéo qui commente le travail de Bakić, ainsi que le contexte social au moment de la naissance de ses œuvres. Les petites-filles de Bakić, les architectes Ana Martina Bakić et Vjera Bakić sont les auteures de l’exposition et une grande partie des œuvres exposées font partie de la collection personnelle de la famille ».

Nous avons aussi demandé à Nataša Ivančević pourquoi avaient-ils décidé de préparer cette rétrospective aujourd’hui : « Le but de l’exposition est de revaloriser l’œuvre de Bakić et de comprendre la genèse de son expression abstraite. Il y a tout simplement une grande nécessité et un intérêt de la profession à proposer une nouvelle lecture de sa contribution à l’histoire de la sculpture moderniste croate et européenne et du patrimoine que représentent les monuments en général. Il était temps de montrer ces œuvres qui n’avaient jamais été exposées dans un même espace. Vojin Bakić n’était pas très intéressé par la popularité, il concentrait tout son potentiel créatif et intellectuel sur son ouvrage et sur ses recherches. Il n’aimait pas exposer, et il a même dit une fois : ’Une exposition est pour un artiste une pierre d’achoppement’. Le Musée d’art contemporain a organisé deux expositions Vojin Bakić (en 1958 et en 1964), à l’apogée de sa carrière. A l’époque, le musée s’appelait la Galerie municipale d’art contemporain et était situé dans la haute ville de Zagreb. Nous pouvons dire que cette rétrospective fait un pas pour la revalorisation et la réhabilitation de l’œuvre de Bakić ».


 

Par Rade Dragojević

Traduit par Jovana Papović

 

Source : balkans.courriers.info, le 28 octobre 2013.

Article par à l'origine sur novossti.com, le 8 septembre 2013.


 

 

 

 

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Publié le 8 Juin 2011

                                                      Branislav Dešković



Branislav Dešković, né à Pučišća sur l'île de Brač en 1883 et décédé à Zagreb en 1939, est un sculpteur. 

Il fait ses études à Venise, Vienne et Paris où il expose régulièrement aux Salons. Passionné de chasse, il est principalement connu pour ses sculptures animalières, notamment des chiens de chasse dans diverses postures. Ses matériaux de prédilection étaient la pierre, l'argile et le bronze.

En 1914, il s'engage comme volontaire dans l'armée du Monténégro lors de la Première Guerre mondiale, ce qui le conduira en Albanie, à Rome, à Genève et à Paris. A partir de 1921, il s'installe définitivement à Split. Lors d'un séjour à Sarajevo en 1910 il trouve son inspiration dans les personnages locaux qu'il représentera au travers de diverses sculptures.

Souffrant de troubles mentaux, sans doute favorisé par sa vie dissolue, il finira à l'hôpital psychiatrique de Vrapče à Zagreb où il est décédé.

La galerie "Branislav Dešković"

Fondée en 1963, la galerie d'art se situe dans un beau palais de style renaissance-baroque dans la localité de Bol sur l'île de Brač. L'exposition comporte plus de 400 œuvres d'une cinquantaine d'auteurs provenant du littoral.

 

http://www.vecernji.hr/data/slika/70/347455.jpg

 

 

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Publié le 6 Mai 2011

Hrvoje Dumančić

 

 

Sculpteur croate, Hrvoje Dumančić réunit dans sa vie ses deux grandes passions, ses amours pour les chevaux et l'art. C'est à l'âge de sept ans qu'il découvre sa passion des chevaux alors qu'il visite pour la première fois l'hippodrome de Zagreb. Il débute également l'équitation à ce jeune âge.


Arrivé au lycée, il gagne le titre de vice-champion dans le Junior Show Jumping National Championship. A ce moment-là, son amour pour les chevaux prend une autre dimension : l'art.

- "J'aime les chevaux depuis que, petit garçon, j'allais avec mes parents chez notre voisin qui possédait des chevaux pas loin de notre petite maison. J'ai toujours rêvé avoir un jour mon cheval. Quand j'ai eu sept ans, mes parents m'ont proposé de faire du sport et donc de choisir une discipline qui me plairait de pratiquer. Je choisis bien sûr l'équitation et pris rapidement plaisir dans le jumping... Je suis tombé amoureux des chevaux et cet amour, il me semble ne me quittera jamais... J'ai embrassé l'idée de devenir vétérinaire, mais mon penchant pour le dessin et une puissante inclination vers l'art me firent prendre un chemin différent. Depuis l'école, peu à peu, il m'était devenu clair que l'art était ce qui m'intéressait le plus avec les chevaux", révèle Hrvoje.

 

http://www.hina.hr/ico/OTSicons/Moj-prijatelj.jpg

 

 

A l'école primaire, il était très bon en dessin et quand il voulut pendre des cours de peinture à l'Ecole des Arts, il se trompa accidentellement d'étage et... se présenta au beau milieu d'un cours de sculpture. Pour la première fois il lui fut donné de voir des artistes faire sortir de l'argile des personnages, des animaux, des objets. Totalement fasciné, sa décision fut prise, il sera sculpteur !

Comme jeunes étudiants bien imprégnés, certains de ses collègues qu'il fréquentait à l'Académie des Beaux-arts essayèrent de le détourner des chevaux, mais ceux-ci lui apportaient tant de joie et de plaisir que leurs tentatives restèrent vaines. En 2002, le 10ème Salon International de Saumur lui décerne le premier prix pour sa sculpture équestre "Aramis". Hrvoje, jeune artiste croate de 25 ans présentant son travail pour la première fois, fait sensation. Cette prestigieuse récompense lui permit d'obtenir une bourse de l'Institut français et un séjour d'études à la maison d'arts "La Colombière" à Saumur.

- "Je me suis finalement senti comme à la maison. J'étais entouré de personnes partageant la même passion que moi pour les chevaux et qui suivaient la même voie que moi", se rappelle Dumančić.

Il crée une série de peintures équestres intitulées "Bonjour Saumur" plus tard exposée à la Médiathèque française de Zagreb.

"Je souhaitais rapporter à Zagreb l'atmosphère de Saumur, ainsi, à l'occasion d'un vernissage, je fis appel à mon amie, cavalière de dressage qui, habillée en uniforme du Cadre Noir, se présenta montée sur un étalon blanc devant la Médiathèque française. Ce fut une attraction vraiment peu commune dans le centre ville et cela attira beaucoup de curieux", raconte Hrvoje Dumančić.

Entre temps, en plus de sculpter, il travaille à la conception d'objets, de souvenirs, de cadeaux décoratifs et utilitaires sur le thème principal du cheval, commercialisés depuis 2000, sous la marque "Horseland".

En 2006, pour marquer le 500è anniversaire du haras national de Đakovo, il réalise tout un troupeau, une série de petites sculptures intitulées "101 Lippizans". Cette composition a été exposée sur la pelouse devant les écuries. Ainsi commença la célébration du jubilé.

- "J'ai voulu faire quelque chose pour notre "Saumur croate" - Đakovo, où le Lippizan est élevé depuis 200 ans. Cet héritage prouve que nous faisons partie de la culture européenne dans lequel le cheval a toujours été un animal fortement populaire", remarque Dumančić.

 

En septembre 2007, il organise une exposition pour l'International White Cane Day à la Glyptothèque de Zagreb intitulée "Galop touch". Les personnes malvoyantes étaient invitées à toucher les sujets...

En 2007, le sculpteur installa une exposition monumentale dans les grandes écuries de la ville croate de Lipik, remises à l'honneur après avoir été détruites durant la guerre contre la Serbie... Les écuries de Lipik, construites en 1843 sous l'empire austro-hongrois ont reçu le statut de monument culturel. L'élevage et la sélection de chevaux lippizans noirs ou blancs a été une activité historique de la région de Lipik depuis plus de 400 ans.

Un grand nombre de chevaux fut tué pendant les hostilités qui ont frappé les régions de Lipik, Đakovo et Županja d'août à septembre 1991, régions riches en haras nationaux ou privés.

L'exposition trouve sa place dans les écuries larges de 168 mètres. C'était autant de petites sculptures que le nombre de chevaux pris et enlevés par la Serbie seize ans plus tôt.

 

http://www.culturenet.hr/UserDocsImages/ivana%20slike%20velike/duman%C4%8Di%C4%87.jpg

 

 

Du 17 au 27 juillet 2009, à Saumur s'est tenue l'exposition intitulée "Chevaux 9909", organisée avec le concours de la ville de Saumur, des Départements de l'éducation, de la culture et des sports de Zagreb et du ministère de la culture... L'exposition offrait l'occasion de célébrer le dixième anniversaire des activités publiques de l'artiste, sa première célébration à Saumur...

Hrvoje Dumančić s'est inscrit depuis lors dans un programme doctoral à l'Académie des Beaux-arts de Zagreb.

Une visite sur son site internet s'impose ! http://www.dumancic.net/


 

Source : http://cavalimage.free.fr/cavalimage/pdf/cavalimage-mai-juin/cavalimage-dumancic.pdf


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Publié le 8 Décembre 2009

Ivan Kožarić

 


Né en 1921 à Petrinja, diplômé en sculpture de l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb en 1947, il achève sa spécialisation en 1949 auprès du grand sculpteur croate Augustinčić et séjourne au début des années 1960 à Paris. Ivan Kožarić retourne à Zagreb et rejoint le groupe Gorgona qui réunit plusieurs grands noms de l'art croate contemporain. Il exposa ses oeuvres aux biennales de Venise (1976) et de Sao Paolo (1979), dont certaines sont citées dans plusieurs anthologies de la sculpture mondiale. Membre de l'Académie des Sciences et des Arts, il vit à Zagreb.


 

 
Banc de Matoš
 
 

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Publié le 4 Novembre 2009

Julije Knifer

 

 

Julije Knifer est né à Osijek. Il est, dit-il, un peu serbe, un peu croate, un peu juif, un peu anglais : il est européen en somme. Mais toute sa vie, et son art, sont marqués par l'expérience des limites, qu'il s'agisse de les transgresser pour voyager, ou au contraire d'en envisager le cas extrême dans ses tableaux. Dans ce paradoxe incessant s'est développé sa démarche artistique.

 

Son oeuvre est construite sur deux rythmes, celui du noir et blanc, et sur l'horizon et le vertical, peinture sur la toile ou dessin sur des papiers spécialement choisis pour leur densité, lourds et rugueux, tantôt exécutés à la mine de crayon doux ou avec de la graphite à la texture métallique.

 

D'abord membre du groupe d'inspiration néo-dadaïste "Gorgona" à Zagreb, Julije Knifer radicalise son travail au tout début des années soixante : désormais ses tableaux et ses dessins reconduiront un même type de compositions faites de masses noires peintes à l'huile ou à l'acrylique, ou "dessinées" par pressions superposées de graphite, et rythmées par les espaces laissés vierges. Ces espaces apparaissent souvent comme des fissures dans des plans dont le poids visuel concourt à leur donner une matérialité. Parfois ce sont des entrailles dans la suprématie du noir dans lesquelles le regard se fraye un passage. Souvent Julije Knifer utilise un signe comparable à un méandre : des lignes verticales et horizontales serpentent au sein des masses sombres, allusion à un motif décoratif permanent de l'art grec antique. Pour Knifer, ce motif traduit un rythme, une vibration, à chaque instant changeant. Il scande une forme, ordonne la composition, que ce soit celle d'un vaste tableau ou d'un dessin. Le méandre structure l'espace, il en devient l'ossature. A partir de lui, les masses s'écartent, s'allègent. Le noir de Knifer n'est cependant pas un trou noir dans lequel s'effondrerait un geste en pure perte, c'est un noir instable, parfois fissuré par l'effet de l'éclair blanc, parfois équilibré par cette brèche. A l'écart de toute mode, ne se bâtissant que de sa propre exigence austère, le travail de Knifer reste un exemple d'intégrité artistique.

 

Knifer est un artiste tout à fait singulier ; il fait partie de ces artistes dont l'oeuvre apparue dans les années soixante continue aujourd'hui de se développer avec une vitalité qui nous apparaît sans cesse renouvelée. Son travail a été mis à l'honneur lors de la Biennale de Venise 2004.

 

Julije Knifer est décédé en décembre 2004 à Paris. 

 

Source : www.articite.com 

Julije Knifer, exposition à la galerie Oniris, avril 2008

 

 

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Publié le 4 Novembre 2009

Ivan Duknović (vers 1440 - après 1509)


 

Ivan Duknović, Giovanni Dalmata en italien, est un sculpteur célèbre qui a exercé son art en Dalmatie, en Italie et en Hongrie. Il est considéré comme l'un des plus grands sculpteurs de Rome de la seconde moitié du XVe siècle. 

Il est né dans la ville dalmate de Mandoler (aujourd'hui Vinišce). On peut admirer ses oeuvres notamment dans la "Ville historique de Trogir" et le "Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extraterritorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs", sites qui sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Son bas-relief de la Vierge avec l'enfant est placé aujourd'hui au-dessus du tombeau du Pape Jean Paul IV dans la basilique Saint Pierre à Rome.

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Publié le 4 Novembre 2009

Dušan Džamonja

 

 

S'il fut la révélation de la Biennale de Venise en 1960, Dušan Džamonja s'était déjà manifesté dans son pays, la Yougoslavie, par des monuments à la mémoire des partisans. Artiste de la rigueur et de la pureté des formes, Dušan Džamonja, né le 31 janvier 1928 à Strumica, en Macédoine, s'était imposé sur une triple constance, parfois battue en brèche, car il se voulait créateur libre : le recours aux clous et aux chaînes tressées, la création de boules ou de déclinaisons courbes. Adepte des structures de lignes organiques libérées dans un espace naturel, il avait érigé son parc de sculptures dans l'environnement de la Fondation Džamonja de Vrsar, en Istrie. Un lieu de rêve et de paix face à l'Adriatique. Il s'y ressourçait tout en y travaillant fermement à de nouvelles épures. Dušan Džamonja s'est éteint à l'âge de 81 ans, en 1998. 

 

Homme affable, portant beau avec une ostentation naïve et juvénile, Džamonja laisse le souvenir d'un citoyen du monde orfèvre en ses joyaux, solide en ses démonstrations. Coeur sur la main, sourire en bandoulière, il allait sa vie comme on chemine, inspiré, audacieux.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e7/D%C5%BEamonja_Jelen.jpg

 

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