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Publié le 23 Avril 2017

Juifs et Serbes boycottent une cérémonie à l'”Auschwitz croate”.


 


 

Une cérémonie officielle en mémoire des victimes du camp de concentration de Jasenovac en Croatie a été boycottée dimanche pour la deuxième année consécutive par la communauté juive, la minorité serbe et des associations antifascistes reprochant aux autorités de tolérer la résurgence d'une idéologie pronazie.

Le Premier ministre conservateur Andrej Plenkovic, plusieurs ministres et des diplomates étrangers ont participé à la cérémonie sur le site de ce camp surnommé "l'Auschwitz croate", démantelé il y a 72 ans.

Des lettres de survivants ont été lues durant la cérémonie qui s'est conclue avec un service inter-religieux et le dépôt de gerbes.

Situé à une centaine de km au sud-est de Zagreb, le camp avait été mis en place en 1941 par le régime oustachi pronazi qui a exterminé des centaines de milliers de Roms, de Serbes, de juifs et des Croates antifascistes. Environ 75% des quelque 40.000 juifs de Croatie ont été tués.

Comme l'année précédente, des représentants des victimes avaient annoncé qu'ils boycotteraient la cérémonie officielle pour reprocher aux autorités leur mansuétude face à un regain de l'idéologie des Oustachis dans le pays.

Cette année, les associations de victimes ont en outre été indignées par la pose en novembre à Jasenovac d'une plaque commémorative frappée du slogan du régime oustachi, "Za Dom Spremni", "Prêts pour la patrie". Elle a été dévoilée par des vétérans d'une formation paramilitaire (HOS) à la mémoire de onze des leurs tués pendant le conflit d'indépendance de la Croatie (1991-95).

Dimanche, un groupe de militants antifascistes a déployé durant la cérémonie une banderole réclamant le retrait de cette plaque.

La veille, des représentants de la minorité serbe et d'associations antifascistes avaient organisé une "commémoration alternative" rassemblant plusieurs milliers de personnes dont des survivants, des parents de victimes et des diplomates étrangers. La communauté juive a prévu une cérémonie lundi.

"Nous ne pouvons pas accepter, et ne l'accepterons pas, la répugnance des autorités envers le jugement du caractère du régime oustachi et sa politique de non-réactivité envers ses symboles", a déclaré samedi Franjo Habulin, responsable d'une association antifasciste.

Les Serbes de Croatie représentent environ 4% et les juifs moins de 1% des 4,2 millions d'habitants du pays.

Au pouvoir depuis octobre, le Premier ministreconservateur Andrej Plenkovic s'est engagé à instaurer une "atmosphère de tolérance".

Mais fin février, des dizaines de militants d'un parti d'extrême droite ont défilé dans le centre de Zagreb, entonnant le "Za dom spremni".

En janvier, le directeur d'un lycée croate à Sibenik (sud) avait refusé d'accueillir dans son établissement une exposition sur Anne Frank au motif qu'elle présentait les Oustachis comme des "criminels".

Les estimations du nombre de victimes à Jasenovac, où des personnes ont été tuées à l'aide de marteaux, de couteaux et de pierres, varient d'environ 82.000 selon le musée du camp à 700.000 selon les sources serbes. Le musée du Mémorial de l'Holocauste à Washington l'évalue à 100.000.


 


 

Source : tempsreel.nouvelobs.com, le 23 avril 2017.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Thèmes politiques et identitaires

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Publié le 13 Mars 2017

Crimes oustachis : des victimes demandent des dédommagements à Zagreb

 

Le régime oustachi croate, pro-nazi a persécuté et tué des centaine de milliers de Serbes, de Juifs, de Roms et d’anti-fascistes croates

 

Des familles de victimes du régime pronazi qui dirigeait la Croatie pendant la Seconde Guerre mondiale, réclament devant la justice américaine 3,3 milliards d’euros de dédommagement à Zagreb.

Dans une plainte devant un tribunal à Chicago, ces proches réclament une compensation pour les propriétés confisquées aux victimes, des Serbes, des Juifs et des Roms.

Elles veulent aussi être dédommagées pour les souffrances endurées par leurs proches, a détaillé lundi la télévision d’Etat croate (HRT).

Le ministère croate des Affaires étrangères a confirmé à l’AFP avoir reçu le 27 février « une note de l’ambassade des Etats-Unis à Zagreb concernant » cette plainte.

Zagreb a deux mois pour y répondre.

Selon des juristes croates, elle se heurtera au fait que l’Etat croate contemporain n’est pas considéré comme l’héritier juridique de l’Etat croate indépendant (NDH) formé sous la houlette de l’Allemagne nazie pendant la Deuxième guerre mondiale.

La Croatie, qui fut une des six républiques de la fédération yougoslave communiste avant de proclamer son indépendance en 1991, ne pourrait donc être tenue responsable des dommages infligés aux victimes par la NDH, selon l’analyse de ces juristes et du ministère.

Le régime oustachi (croate, pro-nazi) a persécuté et tué des centaine de milliers de Serbes, de Juifs, de Roms et d’antifascistes croates.

En 2016, Nicholas Dean, un diplomate américain chargé des questions liées à l’holocauste avait séjourné en Croatie pour s’entretenir avec les autorités croates des propriétés juives confisquées par les Oustachis pendant la guerre.


 

Source : fr.timesofisrael.com, le 13 mars 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 9 Mars 2017

La Croatie entame son travail de mémoire

 

Le gouvernement croate vient de créer un « Conseil pour traiterdu passé des régimes non démocratiques ».

Ce nouvel organisme traitera aussi bien de la Croatie alliée du régime nazi que de la période yougoslave.

 

Pourquoi créer un organisme revisitant le passé récent de la Croatie ?

Le gouvernement avait promis, en décembre 2016, la création d’un « Conseil pour traiter du passé des régimes non démocratiques ». Il s’agissait alors de répondre à une provocation d’anciens paramilitaires de la guerre des années 1990, qui avaient posé une plaque dans la ville de Jasenovac.

Sur cette plaque figure le slogan « Za dom spremni » (« Prêts pour la patrie »), qui fut également celui de l’État indépendant de Croatie (NDH). Allié de Hitler de 1941 à 1945, ce régime fut responsable de la mort de dizaines de milliers de Serbes, Roms et opposants politiques, notamment dans le camp de Jasenovac.

L’absence de réaction de l’actuel gouvernement avait provoqué une polémique, d’autant que des scandales de ce type se sont multipliés ces dernières années. Il avait alors avancé le projet de créer une commission pour travailler sur les épisodes douloureux du pays.

 

En quoi la mémoire collective nationale pose-t-elle problème ?

La guerre d’indépendance de 1991-1995 a vu se réécrire l’histoire du NDH, dans une version patriotique et anticommuniste. Selon ses thuriféraires, le NDH n’était pas tant un satellite nazi qu’un État libéré de la domination serbe et dont le peuple a subi la vengeance de Tito après 1945. Le nombre de victimes du NDH est souvent minimisé par les partisans de cette lecture de l’histoire.

À cette narration s’oppose celle des antifascistes, qui peinent à reconnaître que la Yougoslavie de Tito avait aussi sa police secrète, aux méthodes violentes et dont la terrible prison politique de l’île de Goli Otok reste l’un des pires stigmates.

« Le conflit entre ces deux narrations n’est pas nouveau mais s’est renforcé avec la vague de populisme qui s’est emparée de l’Europe », estime Mario Zuric, directeur de la branche croate de l’Initiative de la jeunesse pour les droits de l’homme (YIHR), une ONG qui s’intéresse au traitement du passé. Il regrette « une incapacité à engager le dialogue ».

 

Qu’attendre de ce Conseil ?

Organe consultatif au service de l’exécutif, le Conseil devra proposer « des recommandations complètes ayant pour but de traiter le passé ». Par exemple sur l’utilisation des symboles du NDH et de la Yougoslavie titiste. Parmi ses membres, on trouve des professeurs de droit et de sciences politiques, six historiens et le président de l’Académie des arts et des sciences, nommé président du Conseil.

Mais sur la chaîne N1, le président du Conseil Zvonko Kusic a fait montre de maigres ambitions en se contentant d’espérer que « les tensions qui plombent la société… diminuent ». Deux membres de son équipe s’opposent déjà sur la question des rues portant le nom de Tito.

Vesna Terselic, de l’ONG Documenta, critique une manœuvre du gouvernement dominé par le HDZ, parti né de la guerre d’indépendance, qui « se décharge pour ne pas prendre position » alors que les mémoriaux et autres sites historiques manquent d’investissements. « Le gouvernement n’agit pas », alors que, par exemple, on « ne sait toujours pas combien de personnes ont été tuées par les communistes ».

Le Conseil manque surtout de soutien. Le YIHR et d’autres organisations de jeunesse ont refusé d’y participer. De même que des historiens et intellectuels, qui se méfient de ce qui ressemble trop à une écriture officielle de l’histoire.

 

 

Par Marion Dautry

 

Source : la-croix.com, le 9 mars 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 2 Mars 2017

L'avortement reste légal en Croatie, tranche la Cour constitutionnelle


 

La Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté jeudi une demande de révision de la loi autorisant l'avortement, soutenue par l'église catholique. L'interruption de la grossesse restant ainsi légale dans ce pays.


 

La législation existante, en vigueur depuis 1978 lorsque la Croatie faisait partie de la Yougoslavie communiste, autorise l'avortement jusqu'à dix semaines de grossesse.

La demande de révision avait été introduite en 1991, puis à nouveau l'année dernière, par des militants de groupes religieux conservateurs.

"Ingérence"

La Cour a estimé que retirer à la femme son droit à décider de sa grossesse représenterait "une ingérence dans son droit constitutionnel à l'intimité", a expliqué son président Miroslav Separovic.

La Cour constitutionnelle a toutefois ordonné au Parlement croate de préparer dans un délai de deux ans une nouvelle législation sur l'avortement, estimant que la loi en vigueur était dépassée.

La question du droit à l'avortement a divisé la société de la Croatie, pays de 4,2 millions d'habitants dont près de 90% de catholiques.


 

Source : rts.ch, le 2 mars 2017.


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 20 Octobre 2016

1. Le conservateur croate Plenkovic obtient la confiance du Parlement

 

Le parlement croate a accordé mercredi sa confiance au gouvernement emmené par le chef de file de la formation conservatrice HDZ, Andrej Plenkovic, qui a obtenu le soutien de Most (Le Pont), un parti réformateur de centre-droit.

Le gouvernement a obtenu la confiance de 91 des 151 parlementaires que compte l'assemblée des députés.

Andrej Plenkovic va devoir relancer une économie atone et s'attaquer au déficit budgétaire du pays, l'un des plus endettés de l'Union européenne.

La Croatie a été désertée par de nombreux investisseurs étrangers qui lui reprochent la lourdeur de sa bureaucratie, une fiscalité élevée, son cadre législatif changeant et la lenteur de son système judiciaire.

Andrej Plenkovic doit présenter le mois prochain son projet de budget 2017 et il reflétera selon lui sa volonté de réduire le déficit budgétaire et l'endettement public qui représente actuellement 85% du produit intérieur brut du pays.


 

Source : zonebourse.com, le 19 octobre 2016.

 

2. Trois ministres limogés, coalition à l'épreuve


 

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a limogé jeudi trois ministres issus d'une formation qui compose la majorité, en raison de leur désaccord avec la politique du gouvernement, mettant à l'épreuve la coalition au pouvoir.

Cette décision surprise n'intervient que six mois après les élections en septembre et risque d'entraîner un nouveau scrutin anticipé.
"C'est un coup très sérieux (porté à la coalition au pouvoir, ndlr), surtout que Plenkovic renonce à trois très bons ministres", estime l'analyste politique Ivan Rimac.

Il s'agit des ministres de l'Intérieur, de la Justice, ainsi que de l'Energie et de l'Environnement, respectivement Vlaho Orepic, Ante Sprlje et Slaven Dobrovic. Ils appartiennent tous à la formation de "Most" (Le Pont) qui a rejoint les conservateurs de l'Union démocratique croate de M. Plankovic (HDZ) pour former le gouvernement.

Les trois ministres venaient de voter contre un rejet par le gouvernement d'une motion de censure visant le ministre des Finances, Zdravko Maric. Un comportement que M. Plenkovic n'a pas toléré.
"Les ministres qui ne sont pas capables d'accorder leur soutien à un collègue ne peuvent pas être les membres de mon gouvernement", a expliqué Andrej Plenkovic.

Le chef de "Most", Bozo Petrov, qui est le président du Parlement, a accusé M. Plenkovic d'avoir "entamé la destruction du gouvernement".
M. Plenkovic assure pour sa part que le HDZ va assurer une majorité qui permettra à son gouvernement de "continuer le travail".

L'opposition réclame le départ du ministre des Finances, mettant en cause sa "crédibilité" dans la gestion de la crise suscitée par les graves difficultés que traverse le géant de l'agroalimentaire local, Agrokor, où Zdravko Maric était directeur exécutif avant d'arriver au gouvernement.

Le groupe, qui emploie quelque 60.000 personnes, est perclus de dettes et sa faillite mettrait en danger le fragile équilibre économique du pays. Le gouvernement a fait voter début avril une loi visant à sauver la compagnie et a nommé un administrateur chargé de sa restructuration.


 


 

Source : lorientlejour.com, le 27 avril 2017.

 

 

3. Nouveau gouvernement de coalition, le 3e en deux ans


 

Le premier ministre croate conservateur, Andrej Plenkovic, a obtenu le soutien du parlement à son nouveau gouvernement de coalition, le troisième en deux ans.

L'Union démocratique croate (HDZ) d'Andrej Plenkovic, un ancien diplomate de 47 ans, dispose de 58 députés au Parlement sur 151, ce qui l'oblige à nouer des accords de coalition pour gouverner.

En avril, Andrej Plenkovic s'était séparé, à la surprise générale, de ses ministres du parti Most, leur reprochant un manque de solidarité gouvernementale. Cette décision avait mis fin à un gouvernement de coalition, six mois seulement après sa constitution.

La précédente coalition gouvernementale, composée également de la HDZ et de Most, n'avait tenu que cinq mois, tombant pour une affaire de conflit d'intérêts.

Cette fois, M. Plenkovic a reçu le soutien du petit parti libéral HNS qui, selon des analystes, pourrait contribuer à recentrer la politique gouvernementale.

Sept nouveaux ministres ont été désignés, l'Éducation et la Construction revenant au HNS.

Chaque ministre a été validé, lors de votes séparés, par une majorité de 78 voix.

M. Plenkovic s'est félicité d'avoir évité l'organisation de nouvelles élections, estimant que cela démontrait «la maturité politique» de ce pays de 4,2 millions d'habitants.


 

Source : lapresse.ca, le 9 juin 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 15 Octobre 2016

 De Pologne à Croatie – à l'offensive patriarcale traditionaliste, une riposte européenne et progressiste

 


On en parle bien moins, mais comme en Pologne, en Croatie le droit à l’avortement est aussi attaqué de tout part depuis plus de 20 ans. Malgré une forte et longue résistance du mouvement féministe et progressiste, l’église catholique renforce son emprise sur la vie et la société. Avec un gouvernement réactionnaire très à droite et ouvertement religieux, la parole des collectifs anti-avortement liés à l’église catholique se libère d’une manière décomplexée et agressive… allant jusqu’à l’affichage public de l’identité des femmes s’apprêtant à avoir recours à une IVG. Les événements en Pologne ont accéléré en Croatie ce qui peut être qualifié d’une offensive des intégristes catholiques contre les droits et libertés des femmes.


 

 

 

Le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en Croatie est un héritage législatif de la Yougoslavie. En ex-Yougoslavie, dont la Croatie faisait partie, l’IVG a été « légalisée » en 1952 avec le décret sur le processus de l’Interruption Volontaire de la Grossesse. D’autres progrès concernant les conditions et les procédures liées à l’IVG ont été réalisés en 1960 et 1969 (La loi générale sur l’interruption de la grossesse). Suite aux réformes constitutionnelles de 1974, la compétence législative sur ce point a été transmise de l’Etat fédéral aux Républiques et provinces autonomes.

A ce moment, en 1978, la Croatie adopte la « Loi sur les mesures de Santé pour l’ouverture du droit à la libre décision de procréation », qui est toujours en vigueur et régule l’avortement, la contraception, la stérilisation, l’éducation sexuelle et médicale en lien avec la planification familiale. Selon cette loi, l’IVG peut être pratiquée jusqu’à la 10ème semaine de grossesse. Au-delà de ce délais, l’avortement peut être pratiqué si l’avis favorable d’une commission socio-médicale et selon les conditions établies par la Loi de 1978. Dans tous les cas, l’IVG ne peut être pratiquée que dans des institutions médicales agréées par l’Etat.

L’article 97 de la Loi Pénale prévoit une peine de prison ferme de 6 mois à 3 ans pour chaque personne qui pratique une IVG sur une femme enceinte, même avec son consentement, si la procédure stipulée par la Loi de 1978 n’est pas respectée. Il n’y a pas de sanction pénale pour les femmes enceintes qui se décident à l’IVG même « illégale ». Par contre, la Loi de 1978, qui était déjà un peu plus restrictive en Croatie que d’autres républiques de Yougoslavie, prévoyait déjà « le droit de conscience » des médecins leur permettant de refuser de pratiquer les IVG, ce qui renvoie à la polémique sur la « clause de conscience » en France. Selon les statistiques, ce « droit de conscience » concernait environ 70% des médecins en 2006.

Selon les mêmes statistiques, juste avant l’indépendance de Croatie, il y a eu 46 500 IVG pratiquées en 1990 contre un peu plus de 8000 en 2016, le taux le plus bas en Europe. L’Etat ainsi que le corps médical expliquent cette énorme différence par une « meilleure éducation et information ». Néanmoins, les organisations féministes évoquent également d’autres raisons plus techniques comme la pratique « illégale » des IVG par des médecins peu scrupuleux qui ont profité de la crise et préféraient les « dessous de table ». Avec les raisons un peu plus de fond, la réaction dans la société croate, l’offensive des organisations militantes intégristes catholiques, l’emprise de l’église dans la vie et la société… ce qui renforce la propagande anti-avortement, reprise même par les sommets de l’Etat, stigmatise les femmes qui y ont recours, et rend l’accès à l’IVG très difficile.

Depuis l’indépendance de la Croatie en 1991 c’est justement ce droit là en particulier qui est en ligne de mire des organisations obscurantistes, comme le « collectif croate pour la famille et la vie » ou le collectif « 40 jours pour la vie » qui demandent son abrogation. Un premier projet de réforme a été déposé en 1996. A cette époque s’ouvrait une légère parenthèse avec un gouvernement social-démocrate nettement plus progressiste que le parti réactionnaire démo-chrétien HDZ actuellement au pouvoir. Depuis 1996 donc il y a une résistance contre l’abrogation de la loi sur l’IVG.
Et après 20 ans de résistance, avec à nouveau les réactionnaires du HDZ au pouvoir, la Cour Constitutionnelle a accepté d’amorcer les discussions et examiner la légitimité constitutionnelle de cette demande qui remet en cause le droit à l’IVG le 29 décembre 2015. Les organisations féministes et progressistes en colère ont organisé un rassemblement dès le lendemain.

« Notre corps – notre choix », « pas de retour à l’IVG illégale et clandestine »… sont des messages que les militantes ont porté ce 30 décembre 2015 devant la Cour Constitutionnelle où devait se discuter la demande des organisations obscurantistes et traditionalistes catholiques d’abroger la loi permettant l’interruption volontaire de grossesse. C’était quelque chose de prévisible car même le ministre de la Culture de l’époque, Zlatko Hasanbegovic, qui s’était déjà illustré en tant que négationniste et fan des groupuscules néo-oustachis, a des liens très étroits avec le collectif « pour la famille et la vie » qui était, par exemple, à l’origine d’un référendum qui devait stipuler dans la constitution que « le mariage est une union entre un homme et une femme » fermant ainsi la porte à un mariage aux personnes du même sexe.

 

Les manifestantes ont prévenu que si jamais la Cour Constitutionnelle déclarait cette demande légitime ça représenterait un recul grave des droits des femmes de disposer de leur corps et une preuve que la juridiction du pays est totalement tombée sous influence de l’église catholique. Elles ont également dénoncé le repli nationaliste et identitaire ces derniers temps ainsi que l’influence grandissante de l’église dans toutes les instances étatiques.

Ces manifestations, auxquelles se rajoute une crise politique fin 2015 et le manque de légitimité du pouvoir, ont «calmé » les ardeurs. La Cour Constitutionnelle a néanmoins promis « une ouverture des discussions sur ce point en 2016 ».

Depuis les élections générales du mois de septembre 2016, le HDZ, le parti conservateur, revient au pouvoir avec un brin plus de légitimité. On retrouve les mêmes personnes, qui ont des liens très forts avec des fractions de l’Eglise les plus patriarcales, traditionalistes et conservatrices, sur des postes clés de l’Etat. Il y a déjà des prémisses d’une attaque généralisée dans pratiquement toutes les sphères de la société : le catéchisme dans l’école publique, la fusion de l’Université publique avec l’Institut théologique catholique (une lutte à l’Université de Zagreb est en cours)… et bien entendu les droits des femmes, notamment le droit à l’IVG.

Les récents événements en Pologne risquent de devenir le point culminant du conflit. Lors du « Lundi Noir » en Pologne, le 3 octobre dernier, en Croatie les organisations féministes et progressistes ont appelé à manifester. Malgré un droit à l’IVG bien moins restrictif qu’en Pologne, les attaques contre ce droit et la liberté des femmes sont de mêmes intensités en Croatie. La solidarité avec la lutte des femmes en Pologne était une évidence et la mobilisation, « Défend ton droit au choix », a été suivie. C’était aussi un message de vigilance par rapport aux attaques subies en Croatie dernièrement.

De l’autre coté, les collectifs traditionalistes sont passés à l’offensive également. Tout d’abord en occupant les médias et en faisant la propagande en faveur du projet de loi polonaise visant l’interdiction de l’IVG. La militante catholique et coordinatrice du collectif « 40 jours pour la vie »,Vanja Gulam, s’est montrée particulièrement virulente dans les médias allant jusqu’à demander la même loi pour la Croatie, plaidant pour une interdiction totale y compris lorsqu’il s’agit des « cas de viols sur les femmes et mêmes les filles mineures » (jutarnji.. La radicalité ne s’arrête pas sur des paroles et les discours, le collectif étant très actif sur le terrain. A coté des « prières journalières pour la vie », les collectifs anti-avortement sont passés un cran dessus depuis mardi dernier, 4 octobre. Dans plusieurs villes, dont Sibenik et Vukovar, des rassemblements ont été organisés devant les maternités mêmes avant l’arrivée des femmes ayant demandé un rendez-vous pour une IVG. Les informations sur des femmes enceintes voulant interrompre leur grossesse et leur identité ont été même communiquées publiquement par les collectifs anti-avortement sur des réseaux sociaux. Les collectifs auraient reçu toutes les informations par des membres du personnel des maternités.

D’ailleurs, plusieurs plaintes ont été déposées.

 

Ce n’est pas la première fois que les membres du corps médical lui-même montrent une forte ambigüité sur le sujet lorsqu’ils ne participent pas activement et clairement dans les campagnes anti-avortement. Le média Balkan Insight a récemment publié une très courte enquête (en anglais) d’une journaliste croate, Masenjka Bacic, sur l’accès à l’IVG, qui illustre d’une manière très simple et claire le cas d'un pays où le droit à l’IVG existe formellement mais où tout est fait pour qu’aucune femme ne puisse y accéder.

Les organisations féministes en Croatie comme par exemple « Le réseau des femmes en Croatie » appelle à la prudence depuis plusieurs mois. Notamment au mois de mai 2016 lorsque la droite, l’extrême droite, l’église et les collectifs traditionalistes ont organisé « la marche pour la vie » demandant à la Cour Constitutionnelle d’accélérer le début des discussions sur la réforme interdisant l’IVG. Le maire de Zagreb, membre du HDZ*, a participé activement à l’organisation de cette manifestation alors que de l’autre coté le contre-rassemblement à l’appel des organisations féministes et progressistes a été quasi-interdit.

Bojana Genov, membre du « Réseau des femmes en Croatie » dans un entretien, exprime son inquiétude face à l’emprise des idées de l’extrême droite aux plus hauts sommets de l’Etat ainsi que face à leur stratégie selon laquelle « ils vont d’abord totalement changer les mentalités pour changer la loi ».

La victoire des femmes en Pologne qui ont fait plier le gouvernement et le parlement est d’autant plus précieuse car c’est un sacré coup de pouce pour celles qui luttent ailleurs en Europe, comme par exemple en Croatie. Néanmoins, au vu des derniers événements, la vigilance est de mise et les organisations en Croatie ont et auront besoin de soutien et de solidarité comme c’était le cas avec la Pologne.

 

L’offensive patriarcale, qui s’illustre par les attaques contre le droit à l’IVG, est clairement un phénomène cohérent dans toute l’Europe. Face à cette offensive, il faut une réponse européenne et progressiste.


* Il s'agit d'une petite erreur de l'auteur de l'article, le maire de Zagreb, Milan Bandic, n'est pas membre du HDZ, même s'il soutient les gouvernements conservateurs quand bon lui semble,

 

 

Par Alice Lipton et Arland Mehmetaj, membres de l’Initiative communiste ouvrière

Source : solidariteouvriere.info, le 7 octobre 2016.

  

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Publié le 8 Septembre 2016

1. A droite comme à gauche, les partis jouent la carte du nationalisme

 

 

Après le fiasco du gouvernement de la droite conservatrice, la gauche (SDP, social-démocrate) est donnée gagnante aux élections législatives anticipées. Mais, faute de majorité absolue, elle s’aventure, à son tour, sur le terrain nationaliste.

 

Le dernier gouvernement, une coalition des nationalistes de la HDZ et du centre droit Most, n’aura tenu que six mois. Il a polarisé à l'extrême la Croatie sur des questions idéologiques,marquées par une dérive conservatrice, et ravivé des tensions héritées de la guerre d’ex-Yougoslavie et de la Seconde Guerre mondiale. Le 16 juin, le Parlement a adopté une motion de défiance, entraînant la chute de l’exécutif.

 

Les élections législatives anticipées, convoquées pour le 11 octobre, s’annonçaient plus calmes et tournées vers l’avenir. Notamment depuis l’élection d’un député européen, Andrej Plenkovic (46 ans), à la tête de la HDZ : Un homme politique moderne et pragmatique, qui vit avec son temps, comprend bien l’Europe, la région et la Croatie, et qui est bien placé pour recentrer le parti conservateur”, disait de lui Jutarnji List.

 

 Les deux principaux partis politiques, la HDZ [conservatrice] et le SDP [social-démocrate], ont enfin l’occasion de tourner la page du passé et de revenirà l'économie”, estimait Vecernji List.

 

La campagne électorale risquait même d’être un peu ennuyeuse, car Andrej Plenkovic et son adversaire politique, Zoran Milanovic, chef du SDP, se connaissent bien. Tous deux ont travaillé comme diplomates à Bruxelles. Ambitieux, bons communicants, élitistes, pragmatiques, ils se ressemblaient au point qu’on aurait bien imaginé Plenkovic à la tête du SDP et Milanovic à celle de la HDZ”, commentait Jutarnji List. 

 

Le nationalisme revient

Or il n’a pas fallu attendre longtemps pour que la campagne glisse de nouveau sur le terrain idéologique et nationaliste. Mais, cette fois-ci, c’est Zoran Milanovic qui a poussé dans cette direction. Lors d’une émission télévisée, il a évoqué le fait qu’un de ses grands-pères avait été Oustachi (allié des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale). Il a également ironisé sur la mère de son adversaire en “dévoilant” qu’elle a été médecin militaire en Yougoslavie. Un clin d’œil à l’électorat de la droite nationaliste ? Le message s’adresse en tout cas aux vétérans de guerre (1991-1995) qui avaient menacé de destituer M. Milanovic à l’époque où il était Premier ministre (2011-2016), en l’accusant d’être un rejeton communiste.

 

Mais M. Milanovic ne s’est pas arrêté là. Lors d’une rencontre à huis clos avec des vétérans, il a qualifié le gouvernement serbe de poignée de misérables arrogants” et menacé de bloquer la Serbie dans sa volonté d’adhésion à l’Union européenne (la Croatie est, elle, membre de l’Union depuis 2013). Quant à la Bosnie-Herzégovine, il a estimé qu’elle ne fonctionne pas en tant qu’État”. Ses propos, enregistrés et diffusés dans la presse, ont provoqué un tollé dans la région. Belgrade s’est acharné contre M. Milanovic, et la presse de Sarajevo l’a qualifié de voyou décidé à mettre de l’huile sur le feu dans les Balkans pour des raisons électoralistes”.

 

Par ses dérapages verbaux, Milanovic a aussi créé un choc dans une partie de l’électorat de gauche qui risque de l’abandonner. Pour Jutarnji List, c’est le monde à l’envers. Aujourd’hui, le chef de la HDZ est porteur d’un discours de normalisation, alors que celui du SDP embrasse un discours nationaliste.”

 

Selon Novi List, journal de Rijeka, il reste à voir si les électeurs croates sont prêts à mordre à l’hameçon que leur lance Milanovic”. Les derniers sondages donnent un avantage au SDP sur la HDZ, mais pas suffisant pour former seul un gouvernement.



 


 

Par Kika Curovic


 

Source : courrierinternational.com, le 8 septembre 2016. 

 

 

 

 

 

 

 

2. Les élections en Croatie prisonnières du passé

 

 

L’histoire controversée du pays et l’opposition entre «vrais» et «faux» patriotes ont dominé la campagne des législatives anticipées.


 

«Au moins, ma mère n’était pas médecin de l’armée yougoslave!» La petite phrase du président du Parti socialiste croate (SDP), Zoran Milanovic, sous-entendant que la mère de son adversaire principal, le président du parti de centre droit HDZ, Andrej Plenkovic, était du côté des Serbes pendant la guerre, a fait partie des grands moments de la campagne électorale qui s’achèvera dimanche dans les urnes.

Suite à l’effondrement du gouvernement de coalition en juin, les Croates sont appelés à voter de manière anticipée, moins d’un an après les dernières élections parlementaires. Et ce que faisaient les leaders des deux principaux partis ou leur entourage entre 1945 et 1995 est venu, comme toujours en période d’élections, hanter la campagne.

 

Les vrais sujets au second plan

La diffusion par le quotidien Jutarni List d’un enregistrement secret d’une conversation entre le leader du SDP et des représentants d’associations de vétérans a ainsi relégué au second plan les sujets sur l’économie, l’éducation et le chômage.

Dans cet enregistrement, Zoran Milanovic glisse cette fameuse phrase sur la mère de son adversaire et s’en prend aux pays voisins, la Serbie «arrogante» et la Bosnie-Herzégovine, «pas un vrai pays». Un choix de mots aux relents d’années 90 habituellement prononcés dans les rangs du HDZ. «Zoran Milanovic a essayé de montrer aux électeurs que ceux de gauche sont d’aussi bons patriotes que ceux du HDZ», explique Kresimir Macan, consultant en communication politique.

«Le HDZ a été obligé de répondre en opposant les Oustachis (ndlr: fascistes) et les partisans (ndlr: communistes yougoslaves), estime Krunoslav Vidic, analyste politique. Avant l’enregistrement, c’est le père de Zoran Milanovic qui a été accusé d’avoir participé à la mort en 1978 à Paris de Bruno Busic, écrivain et indépendantiste croate, assassiné par les services secrets yougoslaves. Une attaque qui sous-entend que Milanovic ne viendrait pas d’une famille de «vrais patriotes».

 

Nostalgies opposées

La sphère politique reflète ce qui agite toujours la société croate. Le pays est polarisé entre nostalgie de l’Etat indépendant croate, le NDH fasciste et allié de Hitler, et nostalgie de la période communiste. Le traitement de l’histoire récente se fait ainsi en noir et blanc, entre «patriotes» et «yougoslaves». Et lorsqu’un débat prend place entre les deux principaux candidats sur les taxes et les baisses d’impôts, il est très vite éclipsé.

Mais l’utilisation à outrance des fantômes du passé pourrait avoir l’effet inverse et pousser une partie des électeurs, lassés, vers les partis indépendants. Ceux-ci sont montés en puissance ces dernières années et plusieurs d’entre eux, notamment Most, arrivé troisième en novembre, pourraient être les véritables faiseurs de gouvernement après dimanche.


Par Marion Dautry

Source : tdg.ch, le 8 septembre 2016.

 

 

 

 

 


3. La droite croate remporte les législatives
 

Dans une atmosphère de désintérêt massif, les Croates ont majoritairement voté, dimanche 11 septembre, pour les partis de droite actuellement au pouvoir. Et ce, malgré la chute du gouvernement sortant plombé par les affaires et les accusations de dérives nationalistes. Selon des résultats quasi définitifs de ces législatives anticipées, le HDZ (Union démocratique croate, droite) obtiendrait 36,6 % des voix et 61 sièges. Son ancien allié au gouvernement, le parti de centre droit proche de l’Eglise catholique, « Most » (« le pont »), récolterait, lui, 13 députés, avec 9,8 % des suffrages.

 

Le principal parti d’opposition, le SDP (social-démocrate), est crédité de 33,5 % des voix et d’à peine 54 sièges. Avec deux députés de moins que lors des législatives de novembre, la gauche n’a clairement pas profité de l’échec du gouvernement sortant, pourtant tombé après seulement cinq mois au pouvoir. En juin, Most avait en effet lâché le chef de file du HDZ d’alors, le très secret et très radical Tomislav Karamarko, empêtré dans un conflit d’intérêts autour des activités de sa femme. Cette crise avait débouché sur le retrait de M. Karamarko et l’organisation de législatives anticipées, qui ont attiré à peine plus d’un Croate sur deux, dimanche.

Si Most recule par rapport aux 19 sièges obtenus lors du scrutin précédent, il reste le troisième parti et garde sa position de faiseur de roi. Son chef de file, Bozo Petrov, a d’ailleurs laissé planer le doute sur ses intentions dimanche soir. S’il décide de regouverner avec le HDZ, les deux partis pourraient compter ensemble sur 74 élus au Sabor, le Parlement croate, tout proche de la majorité absolue de 76 sièges. Il s’agirait alors d’un succès pour Andrej Plenkovic, le remplaçant de M. Karamarko à la tête du HDZ.

La gauche prête à négocier

Nettement plus policé que son prédécesseur, ce député européen de 46 ans, ancien diplomate parfaitement francophone, a fait campagne en promettant de recentrer le HDZ, tout en refusant de condamner les dérives du gouvernement sortant. Celui-ci comprenait notamment un ministre de la culture aux tendances révisionnistes, critiqué en Croatie et à l’étranger pour s’en être pris aux journalistes et aux artistes. Cette position d’équilibriste a permis au parti d’obtenir trois sièges de plus qu’en novembre. Après cette victoire, M. Plenkovic pourrait avoir les mains libres pour écarter les représentants de l’aile la plus nationaliste de son parti – si telle est son intention.

De son côté, le chef de file de la gauche, Zoran Milanovic, 49 ans, également ancien diplomate, peut être déçu de son résultat alors qu’il comptait sur ce scrutin pour reprendre le pouvoir après avoir déjà gouverné entre 2011 et 2015. Sa liste d’union a reculé alors même qu’elle réunissait plus de partis qu’en novembre. M. Milanovic a pâti d’une campagne brouillonne au cours de laquelle il a tenté deséduire l’électorat nationaliste en tenant des propos très critiqués sur la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Ses électeurs ont visiblement préféré bouder les urnes. Même si la déception régnait au siège du SDP dimanche soir, plusieurs responsables du parti assuraient toutefois qu’ils étaient prêts à ouvrir des négociations avec Most et M. Milanovic n’a pas reconnu sa défaite.

Ce scrutin a également été marqué par la percée de la coalition anti-système « Seule option », qui a obtenu huit sièges. Regroupant des acteurs associatifs opposés aux expulsions et aux banques étrangères, cette liste a fait une campagne efficace en surfant sur le ressentiment des Croates face à la mauvaise situation économique du pays. Malgré l’adhésion à l’Union européenne en 2013, le pays commence à peine à sortir de la récession et affiche toujours un chômage de 13 %.

Près d’un Croate sur dix a son compte en banque bloqué en raison de dettes non remboursées et Seule option a promis d’embaucher 50 000 de ces « Blokirani » et de changer la loi pour traîner en justice les banques étrangères accusées d’avoir pratiqué des taux d’intérêts abusifs. Or, cette liste aux tendances europhobes a expliqué, dimanche soir, qu’elle ne comptait soutenir ni le HDZ ni le SDP. Ce qui n’arrange pas les affaires de M. Milanovic.

 

 

Par Jean-Baptiste Chastand

Source : lemonde.fr, le 12 septembre 2016.

 

 

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Publié le 5 Juin 2016

1. Le gouvernement sur le point de voler en éclats

 

 

Même s'il n'est pas officiellement dissout, le gouvernement croate a complètement cessé de fonctionner le vendredi 3 juin, alors que le Premier ministre Tihomir Oreskovic a demandé aux deux têtes de listes de la coalition gouvernementale de démissionner.

 

Après seulement cinq mois d'existence, le gouvernement croate a implosé. Issu d’une coalition entre le parti nationaliste HDZ et MOST, une petite formation démocrate-chrétienne, il avait poussé la Croatie vers l’extrême droite. Mais les frictions entre le chef du HDZ, Tomislav Karamarko, et de MOST, Bozo Petrov, empêchaient la coalition au pouvoir de fonctionner quasiment depuis le début.

Point d’achoppement, une affaire de corruption à la suite de laquelle les démocrates-chrétiens exigeaient le départ du leader nationaliste. Alors que la vie politique du pays est paralysée depuis des semaines, le Premier ministre Tihomir Oreskovic a demandé aux deux personnalités de démissionner. Petrov se dit prêt à le faire, mais Karamarko refuse.

En l’état actuel, les deux scénarios de sortie de crise sont, soit un remaniement, soit de nouvelles élections. Les nationalistes du HDZ, qui refusent de quitter le pouvoir, veulent former une nouvelle coalition ce week-end, ce qui semble totalement impossible. Une dissolution de l’Assemblée pourrait, d’après la Constitution, prendre jusqu'à 45 jours.

 

Avec notre correspondant dans les Balkans, Laurent Rouy

Source : rfi.fr, le 4 juin 2016.

 

 

 

2. Graves dissensions au sein de la coalition gouvernementale


 

L'Union démocratique croate (HDZ, au pouvoir) a réclamé samedi la démission du Premier ministre Tihomir Oreskovic, dans un contexte de dissension au sein de la majorité présidentielle.


 

En conflit avec M. Oreskovic qui a souhaité sa démission pour une affaire présumée de conflit d'intérêt, le 1er vice-Premier ministre et président du HDZ, Tomislav Karamarko a laissé planer la menace d'un vote de défiance contre le chef du gouvernement. Partisan d'un remaniement, il n'a toutefois pas exclu des élections anticipées.

De plus, M. Karamarko a exclu toute nouvelle alliance avec le parti Most (Pont), partenaire de la Coalition patriotique au pouvoir. Ce dernier, par la voix de son président Bozo Petrov, par ailleurs vice-Premier ministre, a lui aussi exclu de coopérer à nouveau avec le HDZ. Ces dissensions dans la majorité se sont aggravées avec le départ du Parti paysan croate (HSS).

Tihomir Oreskovic avait appelé vendredi MM. Karamarko et Petrov à démissionner, estimant que leur différend était devenu un fardeau trop lourd pour le gouvernement et le pays. Les intéressés avaient refusé.

L'opposition n'a pas été en reste. Le Parti du peuple croate (HNS) et le Parti travailliste (HLSR) ont eux aussi appelé samedi à la dissolution du Parlement, exhortant la présidente Kolinda Grabar-Kitarovic à convoquer au plus tôt des élections anticipées. Le chef du HNS, Ivan Vrdoljak, a estimé que la coalition au pouvoir depuis novembre dernier paralysait le pays.


 


 

Source : french.china.org.cn, le 5 juin 2016.

 

 

 

 

 

3. Le parti au pouvoir dépose une motion de censure contre le Premier ministre

 

 

Le principal parti de la coalition au pouvoir en Croatie, le HDZ (droite nationaliste) a déposé mardi une motion de censure contre le Premier ministre Tihomir Oreskovic, aggravant la crise qui ébranle un exécutif fragile au pouvoir depuis janvier.


 

"Le HDZ a lancé la procédure pour un vote de confiance à (Tihomir, le Premier ministre, ndlr) Oreskovic (...) le gouvernement est dysfonctionnel", a déclaré à la presse Tomislav Karamarko, le chef du HDZ et véritable patron de la coalition au pouvoir. 

 

"Les disputes, les relations difficiles (au sein du gouvernement) doivent cesser. La Croatie n'a plus de temps, ni de patience", a-t-il insisté.

 

Une fois cette procédure engagée, le Parlement dispose d'un délai de trente jours pour examiner la motion déposée contre M. Oreskovic, un expert financier sans parti, qui avait été appelé par le HDZ et le Most (centre droit) à diriger le cabinet.

 

M. Karamarko avait déjà dit que le Premier ministre avait perdu la confiance du HDZ.

 

La coalition du HDZ et de Most, qui dispose d'une étroite majorité au Parlement, est mise à mal depuis janvier, notamment par des dissensions sur les réformes économiques et se trouve au bord de l'effondrement.

 

La semaine dernière, Tihomir Oreskovic avait demandé la démission de ses vice-Premier ministres Bozo Petrov, le patron de Most, et Tomislav Karamarko en raison de leurs différends, ce que ce dernier a refusé tout en évoquant un remaniement de la majorité au Parlement.

 

Accusé par l'opposition social-démocrate de conflit d'intérêt dans une affaire liée à la compagnie nationale pétrolière INA, dont 49% des parts sont contrôlées par le groupe hongrois MOL, M. Karamarko sera lui-même confronté le 18 juin à une motion de censure au Parlement.

 

M. Petrov s'est quant à lui dit prêt à démissionner pour aider à "stabiliser le pays".

 

L'organisation de nouvelles législatives deviendrait inévitable si l'actuel gouvernement est désavoué et si un nouveau cabinet n'est pas entériné dans les 30 jours, avec pour conséquences un report des réformes économiques nécessaires au redressement d'une des économies les plus fragiles de l'Union européenne, à laquelle la Croatie a adhéré en 2013.

 

Pour le chef de file de l'opposition, l'ancien Premier ministre Zoran Milanovic, des élections anticipées, et cela dès juillet, sont le seul moyen de sortir de cette crise.

 

"La seule initiative responsable serait de dissoudre (...) et tenir des élections législatives en juillet", a déclaré M. Milanovic, patron du SDP (opposition, gauche).

 

 

Source : lexpress.fr, le 7 juin 2016.

 

 

 

 

4. Le gouvernement de droite tombe après un règne éclair

 

Le gouvernement croate est tombé jeudi, un échec cinglant pour les nationalistes du HDZ après cinq mois aux affaires marqués par des polémiques sur le virage à droite de ce membre de l'Union européenne.

 

"Je crois que les citoyens attendent un nouveau scrutin", a réagi le Premier ministre Tihomir Oreskovic, 50 ans, après le vote au Parlement d'une motion de défiance.

Le vote a été sans appel : avec 125 voix contre 15 et deux abstentions, ce gouvernement éphémère, né de longues et laborieuses tractations, est tombé sans coup férir.

Il laisse en héritage une image troublée et des controverses répétées, entre exaltation des valeurs traditionnelles, nationalistes et catholiques, et accusations d'avoir voulu relativiser les crimes commis par le régime oustachi pro-nazi durant la Deuxième Guerre mondiale.

La nomination comme ministre de la Culture d'un historien accusé de révisionnisme, Zlatko Hasanbegovic, avait choqué en Croatie comme à l'étranger.

La communauté juive comme la minorité serbe avaient boycotté en avril une commémoration à Jasenovac, "l'Auschwitz croate", pour protester contre ce qu'elles percevaient comme une "dérive droitière" et une tendance générale à relativiser les crimes oustachis.

Autres reproches de la société civile, la volonté prêtée au gouvernement de mettre au pas les médias, de contrôler l'éducation; la remise en cause d'acquis comme le droit à l'avortement; l'influence croissante de l'église catholique.

Il y a quelques jours, les évêques croates avaient d'ailleurs exprimé leur "profonde inquiétude" sur la crise politique, dénonçant les "intérêts politiques égoïstes".

 

Pas de majorité possible 

 

Homme d'affaires croato-canadien dépourvu d'expérience politique, Tihomir Oreskovic n'était plus soutenu que par la formation de centre-droit Most. Sa chute ne faisait plus guère de doute depuis qu'il avait perdu le soutien du HDZ, principal parti de la très fragile coalition au pouvoir.

La démission mercredi du vice-Premier ministre Tomislav Karamarko, président du HDZ, a été le coup de grâce. Tomislav Karamarko venait de quitter ses fonctions après avoir été accusé de conflit d'intérêt, pour un contrat de consultant signé par sa femme, en soutien à une compagnie pétrolière hongroise MOL qui est en conflit avec l'Etat croate.

La chute d'Oreskovic ne règle rien selon l'analyste Zarko Puhovski pour qui "il semble peu probable que le HDZ soit en mesure de former un nouveau gouvernement", en rassemblant autour de lui une nouvelle coalition. Il a un mois pour le faire.

Son ancien allié, Most, est à couteaux tirés avec le HDZ. Les sociaux-démocrates du SDP, qui ont perdu les élections de l'automne 2015 après quatre ans de pouvoir, sont en embuscade pour le récupérer et leur patron Zoran Milanovic a demandé un scrutin "aussi rapide que possible pour mettre un terme à cette pagaïe et à cette inaction".

Ces élections sont souhaitées par une large majorité de Croates selon les sondages. Mais même allié au Most le SDP ne serait pas plus que le HDZ en mesure de gouverner sans d'autres petits partis.

Aux yeux de l'Eurasia Group, cabinet spécialisé dans l'analyse de risques-pays, un retour aux urnes ne règlera rien : "Des élections anticipées semblent peu susceptibles d'offrir une majorité claire à un seul parti, ce qui fera de 2016 une année complètement gâchée pour la réforme fiscale si nécessaire".

La Croatie est confrontée à un chômage de plus de 15% et à une dette publique qui s'élève à 87% de son PIB, ce qui lui vaut les remontrances de Bruxelles. Elle a suspendu début juin l'émission d'obligations libellées en euros, son ministre des Finances Zdravko Maric évoquant "les incertitudes politiques nationales".

Zdravko Maric, un ancien cadre dirigeant du secteur agro-alimentaire, sera le candidat du HDZ pour tenter de former le prochain gouvernement. La présidente Kolida Grabar-Kitarovic commence vendredi ses consultations avec les partis pour tenter de désigner un nouveau premier ministre.

 

 

Source : information.tv5monde.com, le 16 juin 2016.

 

 

 

 

5. Dissolution du Parlement croate, élections anticipées en vue


 

Les députés croates ont voté lundi la dissolution du Parlement, ouvrant la voie à des élections anticipées après avoir renversé la semaine passée la coalition gouvernementale au pouvoir depuis cinq mois.

Ces élections, qui doivent être organisées entre 30 et 60 jours après la date effective de dissolution, qui a été fixée au 15 juillet, devraient intervenir début septembre.

Selon les observateurs, ces élections anticipées ne devraient pas résoudre l'actuelle instabilité gouvernementale alors que la Croatie a besoin de réformes pour consolider des finances publiques fragiles et améliorer le climat d'investissement rapporte Reuters.

Ni les conservateurs du HDZ, principal parti de la coalition au pouvoir à l'origine de la motion de censure adoptée la semaine passée, ni les sociaux-démocrates, principale formation de l'opposition, ne semblent en mesure d'obtenir une majorité absolue au Parlement.

Le HDZ a décidé de censurer le gouvernement du Premier ministre technocrate Tihomir Oreskovic qu'il avait soutenu lors de son accession au pouvoir il y a cinq mois en raison d'une dispute liée à un conflit d'intérêts mettant en cause le chef du HDZ, le vice-Premier ministre Tomislav Karamarko.

"Un autre Parlement sans majorité est une possibilité réelle qui, potentiellement, risque de prolonger l'instabilité politique en Croatie", estime la société IHS spécialisée dans l'analyse politique.

"La Croatie est sortie de six années de récession en 2015 et la nouvelle impasse politique va probablement freiner la reprise dans le pays", ajoute IHS.

 

 

Source : tap.info.tn, le 20 juin 2016.

 

 

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Publié le 29 Mai 2016

1. La droite conservatrice s'attaque au droit à l'avortement

 


 

A l’appel des associations catholiques et conservatrices, 7 000 personnes ont manifesté le 21 mai à Zagreb en faveur dudroit indéniable à la vie, de la conception à la mort. Le droit à l’avortement est-il menacé en Croatie ?


 

Encouragés par la réussite du référendum sur la définition constitutionnelle du mariage hétérosexuel et la vague du conservatisme qui va au-delà des frontières de la Croatie, les organisateurs de la Marche pour la vie ont visé l’interdiction de l’avortement, sans l’évoquer explicitement”, note le portail Index. Il ironise : On a parlé de l’amour, de l’égalité des femmes sur le marché du travail, du congé de maternité… on avait l’impression de participer à une manifestation syndicale.”

D’après Telegram, l’avortement est instrumentalisé et transformé en question politique pour imposer les valeurs d’un groupe à toute la société”. La participation de la femme du Premier ministre, Sanja Oreskovic, et d’un de ses conseillers, Stjepo Bartulica (membre d’Opus Dei) à la Marche pour la vie en dit long. La Marche pour la vie a montré qu’après une droite nationaliste radicale, une droite catholique radicale est en train de s’imposer dans la société croate”, titre le site.


 

De l’huile sur le feu

Les propos de la femme du Premier ministre, qui a déclaré que “toute personne raisonnable devait soutenir la Marche pour la vie”,ne sont pas passés inaperçus. Certes, Sanja Oreskovic a droit à ses convictions sur l’avortement. Mais au lieu d’être la voix de la raison au moment où la Croatie est politiquement et idéologiquement plus divisée que jamais, elle est en train d’ajouter de l’huile sur le feu”, estime Express.


 

L’hebdomadaire rappelle que “la famille du Premier ministre, Tim Oreskovic, doit une bonne partie de sa richesse à son travail de manager dans l’industrie pharmaceutique, notamment au sein de Teva, qui a dans son catalogue de vente plusieurs gammes de pilules contraceptives”.

Une contre-manifestation des partisans de la défense des droits des femmes a été organisée au même moment. Elle a réuni 300 personnes.

En Croatie, l’avortement est légal depuis 1978. Le taux de recours à cette procédure est parmi les plus bas en Europe.  


 

Par Kika Curovic


 

Source : courrierinternational.com, le 24 mai 2016.

 

 

 

 

 

 

2. Croatie : 20.000 manifestants contre l'avortement

 

Environ 20.000 personnes ont participé samedi en Croatie à une marche anti-avortement organisée par des groupes conservateurs pour la deuxième année consécutive dans ce pays majoritairement catholique.

Cette «Marche pour la Vie» a attiré environ 15.000 personnes à Zagreb selon la police et 5.000 autres, selon les médias locaux, à Split, deuxième ville du pays sur la côte adriatique.

L’an dernier pour sa première édition cette marche s’était déroulée à Zagreb seulement.

Selon les organisateurs, l’objectif est «d’attirer l’attention sur le respect dû à chaque vie humaine, de la conception jusqu’à la mort naturelle».

«Choisissez la vie» ou «La vie est toujours un cadeau» pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants. Les participants à la marche chantaient des airs religieux et des chansons populaires croates, agitant des drapeaux aux couleurs nationales et tenant des ballons blancs et bleus.

A Zagreb comme à Split, des contre-manifestants se sont parallèlement rassemblés pour protester contre la marche en la qualifiant de «rassemblement politique».

«La +Marche pour la vie+ piétine les droits des femmes», clamait une immense banderole que ces contre-manifestants avaient accrochée sur un bâtiment de la grande place de Zagreb.

La police a interpellé à Zagreb une dizaine de militantes féministes qui tentaient de bloquer la marche.

La question de l’avortement divise profondément la Croatie, membre de l’Union européenne, où les militants pro-avortement dénoncent la pression grandissante de groupes soutenus par l’Eglise catholique croate et le refus de nombreux médecins des hôpitaux publics de pratiquer des avortements.

La législation existante depuis 1978, lorsque la Croatie faisait partie de la Yougoslavie, autorise l’avortement jusqu’à 10 semaines de grossesse.

En mars, la Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté une demande, soutenue par l’Eglise catholique, de révision de cette loi. La Cour a toutefois ordonné au Parlement de préparer dans les deux ans une nouvelle législation sur l’avortement, estimant dépassée la loi en vigueur.

Près de 90% des 4,2 millions de Croates sont catholiques. Les associations des droits de l’homme craignent une remise en cause de la loi.


 

Source : liberation.fr, le 20 mai 2017.

 

 

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Publié le 24 Janvier 2016

Le parlement croate approuve le nouveau gouvernement

 

Le parlement croate a approuvé vendredi soir le nouveau gouvernement dirigé par l'indépendant Tihomir Oreskovic à 83 voix contre 61 et 5 abstentions, mettant ainsi fin à trois mois d'impasse politique depuis les élections du 8 novembre dernier.

M. Oreskovic a été nommé par l'Union démocratique croate (HDZ) et un petit parti, "Le Pont", qui ont formé une coalition politique après des semaines de négociations post-électorales. La majorité nécessaire pour former un nouveau gouvernement n'avait pas été obtenue aux élections précédentes.

Agé de 49 ans, M. Oreskovic devient ainsi le premier Premier ministre croate qui ne soit pas membre d'un des deux partis principaux du pays (HDZ et le Parti social-démocrate) depuis l'accession à l'indépendance du pays en 1991.

M. Oreskovic, qui a grandi au Canada, a été responsable financier d'une entreprise pharmaceutique. Selon les médias croates, il a été choisi pour son expertise dans les milieux d'affaires et aura pour mission de régler les problèmes financiers et économiques du pays.

Le nouveau gouvernement se focalisera sur la croissance économique, la compétitivité et la qualité de vie, a déclaré M. Oreskovic devant le parlement.

Les dirigeants des deux partis de la coalition, Tomislav Karamarko de HDZ et Bozo Petrov du Pont, sont tous deux nommés vice-Premiers ministres.

Six ministres de ce gouvernement de 23 membres sont issus du Pont, un parti politique formé il y a trois ans par un groupe de maires et d'indépendants qui a remporté la troisième place aux élections.

Zdravko Maric et Tomislav Panenic ont été respectivement nommés ministres des Finances et de l'Economie. Ils devront faire face à une dette publique équivalente à 90% du PIB du pays, à un déficit budgétaire d'environ 4,5% du PIB et à un taux de chômage de 17.9%.

M. Maric, 39 ans, a été responsable de la stratégie et des marchés de capitaux d'Agrokor, la plus grande entreprise agro-alimentaire privée de Croatie. Il a aussi été secrétaire d'Etat au ministère des Finances en 2008.

M. Panenic, 43 ans, est un député du Pont, titulaire d'un Master d'économie comme M. Maric. Il a été maire d'une municipalité dans l'est de la Croatie.

 

 

 

Source : french.cri.cn, le 23 janvier 2016.


 


 

 

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