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Publié le 11 Novembre 2013

Entretien avec Stipan Tadic, électron libre de la peinture croate

 

Zagreb. C'est à Medika, un squat et atelier d'artistes installé dans une ancienne usine pharmaceutique, que Stipan a fixé le rendez-vous. Stipan Tadić est un jeune peintre croate et il est en retard, ce qui nous laisse le temps de faire un rapide tour du non-propriétaire. Dans la cour, un groupe s'affaire autour du moteur d'un camion vraisemblablement hors d'état. D'autres observent la scène, depuis les canapés défoncés d'un bar underground, night-club de bric et de broc qui s'est installé au rez-de-chaussée. Sur la façade s'étendent de vastes fresques. Les personnages d'un cirque du siècle dernier, une trapéziste, Monsieur Loyal, font face à une cariatide à la toge repeinte en rouge à qui l'on a, du même coup, garni les mains d'un marteau. En arrière plan, au-dessus des toits, se dresse le très luxueux Hôtel Continental. Les fresques de Medika semblent faire un pied de nez à sa façade immaculée: le luxe, après tout, c'est peut-être bien ici qu'il se trouve. Medika, "Centre autonome pour la culture", est le premier squat légalisé de Croatie. Le complexe propose des manifestations culturelles ou éducatives et des espaces d'exposition. Medika héberge également les ateliers d'une poignée d'artistes pour un loyer symbolique.

Ce qui interpelle dans la peinture de Stipan c'est le décalage ironique entre ce qu'il peint et la manière dont il le fait. Stipan dépeint ses contemporains au moyen d'une peinture qu'il qualifie de classique. Au premier coup d'oeil on voit en effet une peinture on ne peut plus objective et académique. Puis on remarque un téléphone portable ou le logo adidas, surprenant mélange de genres. Un anachronisme qui fait sourire mais qui, pour Stipan, n'en est pas forcément un: " de tous temps des artistes sont retournés aux sources, au classique, comme dans tout c'est cyclique, et donc pas forcément novateur ".

Stipan se fait guide: ici, une série de portraits de sa soeur, réalisés tout au long de ses quatre années de lycée: "On voit son évolution à elle, mais aussi celle de ma peinture". Des lunettes mouches au sweat-shirt griffé. Plus loin, c'est un couple ivre, sourires béats, dansant bouteilles à la main: "Je voulais montrer la face stupide de la nature humaine. On les voit ivres, mais très heureux ".

Sur une autre toile on aperçoit une foule de vieilles dames, triples foyers et fichus fleuris. Au milieu d'elles se cache le portrait de l'artiste. "Il y a beaucoup de personnes âgées à Zagreb, en quelque sorte le pays est dirigé par des anciens qui voudraient que la nouvelle génération le soit aussi: ils tentent de modeler une jeunesse conservatrice. La culture des jeunes n'est pas encore très développée, même si ça commence à bouger ces dernières années". Mais si la société, en l'occurrence la société croate, transparait à travers l'oeuvre de Stipan, il se défend néanmoins de chercher à délivrer une quelconque leçon, "ce n'est pas mon but, j'observe, c'est tout ".

Pour expliquer la démarche de Stipan, on doit remonter jusqu'à Gluteus (du grec gloutós, « fesse »), un collectif qu'il a formé avec deux amis lors de ses études à l'académie des Beaux-Arts de Zagreb. "Aujourd'hui la technique n'est plus si importante, on nous y a surtout enseigné une peinture très abstraite. On voulait faire autre chose, alors on a joué la carte de l'humour: c'était une sorte de réaction à ce qu'on voyait autour de nous, à l'art moderne". Paradoxalement, c'est cette réaction, impertinente sous son vernis d'enfant sage, qui rend la peinture de Stipan réellement moderne, ou plutôt "innovante". "Être moderne, ce n'est pas forcément l'idée", réplique Stipan du tac au tac.

Quoi qu'il en soit, la peinture de Stipan plait et s'exporte. Après avoir remporté plusieurs prix en Croatie mais aussi dans le reste de la péninsule balkanique, il fut l'invité d'une résidence d'artistes organisée par le Centre Pompidou à Paris en janvier 2012. Une expérience dont il a tiré une BD à paraître en janvier prochain, relatant ces 25 jours dans la capitale. Car l'autre facette de Stipan ce sont des bulles qu'il poste régulièrement sur les réseaux sociaux. Il y raconte son quotidien d'un façon si plate et si sincère que c'en est désarmant. On cherche en vain la vanne dans ses cases monochromes. Finalement, ses bulles et sa peinture vont de paire et Stipan reste fidèle à lui-même: pince sans rire.

 

Source : http://juliadruelle.blog.lemonde.fr/2013/11/08/entretien-avec-stipan-tadic-electron-libre-de-la-peinture-croate/

Stipan Tadić

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 22 Juillet 2013

Mare Šuljak, peintre

 

Mare Šuljak est née à Dubrovnik à 1983. Elle étudie au lycée d'art Luka Sorkocevic à Dubrovnik puis elle continue sa formation à l'école des Beaux-Arts à Zagreb sous la direction du professeur Zlatko Keser. Mare Šuljak a participé dans plusieurs expositions en Croatie et à l’étranger.

Mare Šuljak

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 8 Mai 2013

Martin Mehkek, peintre naïf

 

Martin Mehkek est né en 1936 à Novačka. Il a très tôt développé un certain talent pour le dessin.
Le moment décisif dans sa vie est la rencontre avec le grand peintre Ivan Večenaj, qui l’encourage à poursuivre dans la voie de la peinture sous verre.

Il peint surtout des paysages d’hiver où prédominent le ciel bleu et les arbres effeuillés et des tableaux « monochromes » (avec une couleur prédominante) dans des sujets comme les portraits ou les intérieurs.
Très rapidement, il a acquis une notoriété internationale.

Il a participé à de nombreuses expositions dans son pays et dans le monde.

 

 

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 19 Avril 2013

"Miljenko Horvath : la vérité intime du geste"

 

 

Miljenko Horvat, (Varaždin, 1935 – Zagreb, 2012), a vécu à Paris avant de s'installer à Montréal en 1966. Architecte de formation, il détient aussi une maîtrise en arts plastiques. Il a participé, à Zagreb, aux activités du groupe Gorgona et fut également le coéditeur de l'album Art ex Machina en 1972 et la collection 1+1 en 1972-1973.

Il a participé à plus de 150 expositions personnelles ou de groupe, notamment : en solo au Musée d'Art Contemporain de Montréal en 1972 et 1980 ; au Centre Culturel Canadien à Paris et à Bruxelles en 1981 ; à la Galerie Gille Gheerbrant à Montréal en 1974, 1976 et 1978 ; au Centre Saldye Bronfman à Montréal en 1982 ; à la Galerie Lacerte Palardy à Montréal en 1993.

Les peintures et les dessins de M. Horvat font partie des collections de plusieurs musées, institutions et corporation, notamment : Musée des Beaux-Arts, Montréal ; Musée d'Art Contemporain, Montréal ; Stedelijk Museum, Amsterdam ; Musée du Québec, Québec ; Air Canada ; Téléglobe Canada.

 

Interview :

Normand Biron : Miljenko Horvat, qu'est-ce qui vous amené vers l'art ?

Miljenko Horvat : Enfant, j'aimais dessiner. Dans les années 50 et 60 à Zagreb, en Croatie, la vie culturelle était fort importante. L'on exposait, par exemple, les estampes japonaises de Hiroshige, des oeuvres de Henry Moore... M'étant inscrit en architecture à l'université, j'ai fait la connaissance du peintre Josip Vanista qui était non seulement mon professeur, mais aussi un artiste important qui m'a encouragé vers le dessin et la peinture. Très averti de ce qui se passait dans le monde et ami de créateurs importants, il a formé et animé un groupe avant-gardiste qui se nommait Gorgona dont j'étais le plus jeune membre. On a publié une antirevue à laquelle ont collaboré, entre autre, Harold Pinter, Victor Vasarely, Diter Rot... J'ai eu ma première exposition personnelle en 1961, à Zagreb. Elle fut très bien reçue, ce qui m'a valu la participation à la Biennale de Paris. En 1962 je me suis installé à Paris et, en 1966, j'ai atterri à Montréal...

 

N.B. : Comment travaillez-vous ?

M.H. : Comme je n'ai pas de théories, ni de grand ou petit système, il m'est très difficile de parler de mon processus de création. Une idée, une image mentale ou réelle, peuvent faire naître un tableau, mais uniquement quand j'en sens la nécessité intérieure. Je n'ai pas de rituel et je ne travaille jamais en fonction d'une exposition. Les oeuvres que je montre sont le reflet de ce que je sentais au moment de leur création. Je ne crois pas que les images surgissent toutes seules, elles se développent au fur et à mesure que je travaille. Au départ, j'ai une idée relativement vague qui mène à des esquisses et par la suite, si l'image me satisfait, je continue. Sinon je détruis. C'est un processus où il n'y a pas de règles ; parfois une oeuvre peut s'élaborer sur une longue durée, mais parfois ça peut prendre un temps relativement court.

 

N.B. : Y a-t-il des thèmes qui vous appellent ?

M.H. : Oui. Mais je ne suis pas certain qu'ils soient nécessairement visibles sur le tableau, car mes tableaux sont plutôt abstraits. Récemment, les événements tragiques qui se sont produits dans mon pays d'origine ont très certainement marqué mon travail actuel.

 

N.B. : Depuis plus de 20 ans, j'admire votre travail et je l'ai toujours trouvé tourné vers l'essentiel, voire le tragique...

M.H. : Bien que je sois très marqué depuis 1990 par les atrocités et les destructions faites dans le pays de ma naissance – on ne peut pas ignorer nos racines, hélas ! - les années antérieures furent des années particulièrement heureuses.

 

 

N.B. : Pourquoi le noir parcourt-il presque toute votre oeuvre ?

M.H. : Je crois que je me sens davantage attiré par le blanc et noir que par la couleur et, effectivement, l'encre et la couleur noires m'ont presque toujours accompagné.

 

N.B. : La lumière ?

M.H. : La lumière n'a pas d'influence sur ma peinture. D'ailleurs, je travaille souvent la nuit.

 

N.B. : Le geste ? La technique ?

M.H. : Le geste surgit d'une réflexion, il n'est jamais gratuit. J'ai déjà travaillé à l'huile, mais maintenant je peins à l'acrylique. Si je privilégie le pinceau, je peux aussi utiliser le crayon gras.

 

N.B. : Et les titres ?

M.H. : Ils sont là uniquement pour permettre d'identifier les tableaux. Il est vrai que certains titres me sont venus après les lectures poétiques ou romanesques, ou après l'écoute de certaines oeuvres musicales ; depuis quelques années ils sont liés aussi aux événements qui m'ont bouleversé. Mais ce qui compte c'est l'oeuvre elle-même et son titre et la date ne servent que de balise chronologique.

 

N.B. : Et pourtant, il y a des suites. Si certains tableaux d'il y a 20 ans comportaient peut-être plus de blanc que d'espace sombre, aujourd'hui il est tangible que le contexte intime de votre regard sur les événements tragiques dont vous êtes témoin semble avoir éloigner le blanc pour faire place à une présence de masse noire dans vos tableaux, qui s'inscrivent sur un gris, là où antérieurement l'on trouvait du blanc...

M.H. : Techniquement, il y a des suites. L'origine de la suite, l'origine de la technique, est parfois fortuite : je prends du papier noir, je coupe, je colle... Cela peut en apparence créer un format, une suite, mais il n'y a pas de préméditation. Il y a du matériel qui m'attire et j'expérimente avec ce matériau qui peut devenir une suite sur papier et, ultérieurement, si j'en sens la nécessité, je peux la transposer sur d'autres matériaux.

 

N.B. : Bien que dans votre oeuvre vous sembliez moins sensible à la couleur, on en trouve la présence ici ou là...

M.H. : Lorsqu'apparaît la couleur, elle répond à une nécessité intérieure. Elle ne souhaite pas embellir le tableau ; je ne tente pas de le rendre moins sévère, moins aride. Si un espace du tableau appelle le rouge, je l'insère, car l'oeuvre à mes yeux le requiert.

 

N.B. : La beauté...

M.H. : La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde. Je ne crois pas que l'on puisse la définir. A mes yeux, mes tableaux ne sont pas beaux, et je ne désire pas qu'ils le soient. A travers un regard extérieur, ils peuvent être beaux, c'est possible. Si je regarde le travail d'autres peintres, tels Bonnard, voire Picasso, il est difficile de dire qu'ils font de beaux tableaux; de même, il m'est difficile de parler de la beauté. Quand je fais un tableau, s'il ne me satisfait pas, je le détruis ou je le repeins. Par contre, si le tableau m'agrée, je ne le regarde pas comme beau, mais comme une oeuvre réussie. Remplir le blanc me satisfait, particulièrement si je peux m'y retrouver dans le résultat de ce geste. Si je regarde le tableau que j'ai fait il y a dix ans et que je peux encore me retrouver sans rougir de honte...

 

N.B. : Par ailleurs, vous êtes un collectionneur averti et vous avez une collection d'oeuvres africaines, de photos... Sans parler de beauté, puis-je vous demander ce qui vous attire dans ces oeuvres que vous collectionnez ?

M.H. : Sans fausse modestie, j'ai un esprit très curieux. C'est peut-être ça la beauté de la vie : être toujours capable de découvrir. En s'intéressant à une chose, on en découvre souvent une autre. Je n'aime pas le mot collection lorsqu'il signifie accumuler des choses. J'aime l'art africain, mais je ne suis pas seul, il y a de nombreux artistes, tel Arman et bien d'autres, qui ont des oeuvres africaines. Les pièces d'art africain m'ont beaucoup appris ; c'est un sujet tellement passionnant qu'il me serait difficile d'en réduire l'importance à quelques phrases.

 

N.B. : La découverte de la première pièce africaine...

M.H. : Il m'est difficile de dire le moment de cette première attention à l'art africain. C'est la visite de nombreuses expositions, la lecture de livres sur l'art africain... Ce fut et demeure un long travail...

Pour ne citer ici que quelques exemples : on ne tombe point amoureux de l'art africain, de l'art précolombien, de l'estampe japonaise, au premier coup d'oeil. Il en est de même avec la musique : il me paraît impossible de tomber amoureux de Bach à la première audition d'une de ses oeuvres. C'est un long processus, il faut apprivoiser et se laisser apprivoiser... En ce qui concerne le début de mon grand intérêt pour la photographie, il m'est plus facile d'identifier le moment : c'était au mois de décembre 1962, à Paris, quand je suis tombé par hasard, sur la revue Camera où il y avait un magnifique dossier sur Atget.

 

N.B. : Y a-t-il certains créateurs qui vous ont marqué ?

M.H. : La musique de Jean-Sébastien Bach a très certainement exercé la plus grande influence sur ma réflexion et sur ma vie. Au plan des peintres qui ont marqué ma vie, mais pas nécessairement mon travail, il y a eu Vermeer, Paul Klee, Bonnard, Morandi... Il y a eu aussi le cinéma, la photographie... Bref, un amalgame d'influences. Mais la plus importante fut Bach – ce qui ne m'empêche point d'aimer, par exemple, le jazz. Et, bien sûr, la littérature. Je pense ici à Proust, mais aussi à V.S. Naipau, l'un des plus importants et des plus lucides écrivains de notre époque.

 

N.B. : La solitude...

M.H. : Je ne suis pas très sociable et je suis mal à l'aise avec la plupart des gens à l'exception des amis. Je me sens mal à l'aise avec les gens bien habillés qui parlent savamment et d'abondance et qui discutent de sujets que je connais souvent mieux qu'eux. Ceci dit, je suis une personne très privée et, essentiellement, un peintre solitaire – je ne fréquente pas les vernissages, par exemple. C'est un choix mais, bizarrement, j'ai à la fois un grand sens de l'humour, qui me paraît une qualité importante dans la vie quotidienne. L'on ne peut être solitaire sans être asocial : je n'ai jamais vécu dans la solitude.

 

N.B. : La mort...

M.H. : Je pense très rarement à ma propre mort ; j'espère qu'elle ne viendra pas trop rapidement. Lorsque je pense à la mort, c'est à celle d'êtres qui ont disparu et là, je suis affecté.

 

N.B. : L'éphémérité...

M.H. : La vie est éphémère, c'est vrai. Mais qu'est la vie ? C'est un clin d'oeil dans l'histoire de l'humanité. A titre d'être humain, j'en suis très conscient. Au plan de mon travail, je souhaiterais que ma peinture vive un peu plus longtemps que moi, bien que je n'aie aucun contrôle ni aucune garantie sur la longueur de l'existence ni de moi-même ni de mon travail.

 

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 12 Mars 2013

Jasenka Bulj: Exposition de photographies "Paris, avril 2011"

 

 

Diplômée de l’Académie des beaux-arts de Zagreb en 1978, Jasenka Bulj participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives en Croatie et à l’étranger. Elle a participé aux programmes des résidences artistiques en Europe, aux Etats-Unis et en Australie dont la résidence à la Cité Internationale des Arts à Paris en 2011.
Son oeuvre est caractérisée par les réflexions intimes et la synthèse de la définition de la connection primordiale de l’homme avec son environnement naturel. Elle est connue pour ses cycles des photographies/journaux et des projets photographiques d’une discrétion suggestive possédant un excellent caractère documentaire.
Elle est membre de l’Association croate des artistes plasticiens — HDLU et de l’association professionnelle des artistes individuels — ZUH. Artiste indépendante, elle vit et travaille à Zagreb.

 

http://media.port-network.com/picture/instance_1/314072_1.jpg

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 24 Novembre 2012

Ivan Picelj

 

Peintre et graphiste, Ivan Picelj est né en 1924 à Okučani et décédé le 22 février 2011 à Zagreb, sa ville de résidence. En 1951, il fut le co-fondateur du groupe EXAT 51 dans cette même ville. Ce groupe revendique son intention de synthétiser toutes les branches des beaux-arts et par conséquent introduit l’art géométrique sur la scène croate. C’est en 1961 qu’il crée le mouvement international « Nouvelle Tendance » avec d’autres peintres et architectes. Ce mouvement dynamique se consacre à l’affirmation de l’art comme recherche et à la mise en place de nouvelles formes de distribution au delà du marché de l’art.


La galerie Denise René représente l’artiste dès 1959 lors de l’exposition « Bakic, Picelj, Srnec: peintures, sculptures ».

 

http://likovna-kultura.ufzg.unizg.hr/duga/Picelj.jpg


Ivan Picelj est un artiste constructiviste qui réalise des oeuvres scientifiques, abstraites et géométriques de caractère cinétique à partir de la pureté des lignes souvent mises en volume.


L’harmonie universelle que recherche Ivan Picelj s’exprime dans sa formule « que l’art soit imperfectible ». Il défend l’idée qu’aujourd’hui encore l’artiste peut être le bâtisseur de nouveaux horizons. Ivan Picelj a suivi un cheminement qui l’a conduit de l’Abstraction géométrique à la création d’objets et graphismes dans l’esprit de l’art optique et structural, tout en jouant parallèlement le rôle de pionnier du design graphique dans son pays.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 18 Juin 2012

Bruno Mascarelli

 

 

Bruno Mascarelli est né à Sarajevo en 1926, de «formation classique» comme il se plait à le dire, il suit ses études à l’Académie des Beaux Arts de Belgrade à l’atelier sculpture, qu’il prolonge à l’Académie des Beaux Arts de Zagreb où il se consacre entièrement à la peinture.
En 1947, Il rend publiques ses oeuvres en participant à la grande exposition «Le printemps de Zagreb». «Maskarel» est au début des années cinquante l’un des plus grands espoirs de la peinture Yougoslave. De Zagreb à Belgrade en passant par Sarajevo, les plus grands critiques consacrent de nombreux articles à son travail.


Homme discret et hors de son temps, il voue toute sa vie à la peinture qu’il associe dans les années soixante à de nombreux voyages qui enrichiront très vite sa vision du monde et donc ses retranscriptions picturales. Peintures aux couleurs intenses, exaltant la passion pour la vie, passion qui trouve son équilibre entre puissances des tons et jeux de transparence qui créeront toute la poétique de son oeuvre. Nous ne pouvons oublier, en regardant sa peinture, ses origines méditerranéennes, empreintes de nostalgie, d’authenticité mais aussi de modernité. Le traitement du paysage reste un de ses sujets de prédilection, paysages réels ou imaginaires, masse de couleur, puissance étendue, laisse le choix au spectateur d’y trouver sa propre représentation du monde. La figure féminine est aussi une ligne directrice de son oeuvre : Femmes Byzantine, Levantine, Dinarique ou d’Istrie, érigées sur la toile sous forme de totem mystifié, tourmenté peut-être. Elles sont avant tout un symbole de maternité, symbole récurant dans son oeuvre.

 

http://www.akademija-art.hr/galerija/var/albums/izlozbe/izlozbe2011/12dec2011/erex_11/bruno_mascarelli.jpg?m=1322815725


Les années quatre-vingt homogénéisent l’écriture par la concentration créative qui reflète l’ensemble de son expérience de peintre. Il est question d’une maturité qui ne peut être que le fruit de la contemplation des possibilités sédimentaires des oeuvres, qu’il a recréé et transformé au cours de plus de trois décennies de création. Sa peinture est entourée d’un contour singulier.
L’auto-conscience d’un code pictural basé sur le modèle archétypal du paysage istrien, fort et dramatique, s’affirme. Le modèle a longuement évolué, recyclé par l’écriture surréaliste de l’automatisme dynamique, tel qu’il apparaît dans l’antinomie entre les structures graphiques et dynamiques.

A partir de 1951, Bruno Mascarelli a présenté une centaine d’expositions personnelles et de groupe dans différents pays du monde entier.


 

Source : espacebeaurepaire.com

 

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Publié le 7 Avril 2012

Janko Domsic

 

 

Apparue à Paris il y a près de 40 ans, la comète Domsic (1915-1983) n'est connue que par les rares traces laissées dans son sillage. Né en Croatie et arrivé vers les années 30 en France dans des circonstances obscures, Janko Domsic finit par se fixer à Paris, au 6e étage d'un immeuble près du cimetière de Montmartre. Le jour, dans un café, durant des années, il dessine d'énigmatiques personnages aux prises avec des symboles politiques, économiques ou religieux. Le tout fortement nimbé de maçonnisme et, surtout, accompagné de textes sibyllins. "Moi, je suis écrivain (...) mes écrits sont codés" disait-il.

 

Et bien que le mystère entourant son existence et ses productions ne soit pas prêt de se dissiper, son œuvre est considérée comme l'une des plus complexes et des plus fortes de l'art brut, l'une des plus rares aussi.

 

http://artlist.cz/updata_az/a/g/g/bg.DOMSIC%201619.jpg

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 19 Mars 2012

Danijel Srdarev

 

 

Danijel Srdarev a reçu des prix pour ses tableaux et oeuvres graphiques dès le début de sa carrière, et avec le temps, il s'est spécialisé dans l'illustration et toutes formes de design artistique. Dans le domaine de la peinture, il a su créer une expression artistique originale à partir de ses propres thèmes et préoccupations intimes. Je ne saurais dire s'il a transposé sur la toile la méthode de dessin qu'il utilise dans ses illustrations ou si c'est le contraire. Il est pourtant évident que les peintures de Danijel Srdarev sont issues du dessin et ces deux médias - la peinture et le dessin – se superposent et se mêlent constamment. Ses peintures sont également liées à l'illustration par les thèmes retenus - Srdarev incline vers la narration, ses peintures racontent des histoires ce qu'on devine souvent à partir des titres. Ses peinture sont souvent inspirées par la littérature, par des livres et des textes. Mais sous cette première couche qui est narrative et au premier regard illustrative, se cache la volonté de décrire un état d'esprit.

 

 

http://www.tportal.hr/ResourceManager/GetImage.aspx?imgId=211847&width=750&height=550

 

 

 

Dans sa nouvelle série intitulée simplement "Peintures" Srdarev a dépouillé ses oeuvres de cette dimension narrative et  s'est laissé guider par son univers intérieur. Les peintures intitulées "Le poids", "La légereté" ou "Le rythme vert" balancent entre le contenu et une expression artistique pure (Srdarev libère son trait, mais seulement jusqu'à un certain point). Les signes d'un monde réel y existent , mais ce dernier est plutôt présent métaphoriquement - un coeur vert ou une créature zoomorphe qui bouge et plane dans l'espace de la peinture. Srdarev dit de ces peintures qu'elles sont issues de segments différents de lui même qui s'expriment à la faveur d'une période décontractée - en été. Elles peuvent être liées avec certains événements de son passé ou elles sont parfois des réminiscences de ses oeuvres antérieures ("La tente du cirque"). Toutefois une émotion pure, exprimée par des couches de peinture expressives, mais contrôlées, surgit de cette liaison de l'expression et de la figuration où la narration ne porte plus la parole. Srdarev préfère les tons étouffés tels que l'ocre, le gris et le noir qui donnent à ces compositions une touche de mélancolie. 

 

 

Source : http://danijelsrdarev.blogspot.com/


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Publié le 10 Mars 2012

Le polyptyque d'Ugljan

 

 

 

Le polyptyque d’Ugljan est considéré comme l’oeuvre majeure du style gothique tardif en Dalmatie. Il témoigne d’un incessant échange d’idées artistiques entre la côte adriatique orientale et les centres artistiques de l’époque. Destiné au couvent franciscain Saint Jérôme sur l’île d’Ugljan , le polyptique est conservé aujourd’hui au couvent Saint François à Zadar. Cette oeuvre a été exécutée par Jean, fils de Pierre, de Milan (Ivan Petrov iz Milana) dont la présence à Zadar est attestée selon les archives à partir de 1431. Formé dans un milieu artistique milanais où se mélangeaient les influences italiennes et transalpines, ce peintre d’un talent incontestable a introduit, au cours de la première moitié du 15e siècle, le style gothique en Dalmatie.

 

Le polyptyque d’Ugljan comprend vingt-neuf panneaux peints dans un encadrement sculpté en bois doré richement décoré. Cet ensemble de tableaux est rassemblé dans une composition de trois registres horizontaux.

 

Le tableau principal, qui est également le plus grand, est placé au centre de la composition. Il présente une Vierge à l’Enfant entourée d’anges. La Vierge aux traits juvéniles, aux mains longues et particulièrement élégantes, habillée d’une robe rouge aux ornements floraux brodés en or et d’un pardessus en maphorion bleu décoré d’ornements géométriques dorés, est assise sur un trône décoré d’éléments architecturaux. Le traitement minutieux de l’Enfant jouant avec un chardonneret témoigne des connaissances en anatomie du peintre. Huit anges, tous traités de façons différentes par le peintre et jouant de divers instruments musicaux, entourent la Vierge et l’Enfant.

 

http://www.zadarskilist.hr/media/base/sveti%20frane-270511-09.JPG

 

 

De part et d’autre du panneau central, six saints occupent le registre médian. Ils sont présentés debout placés sur des socles hexagonaux de couleur jaunâtre sur lesquels sont inscrits leurs noms. Le fond, comme celui de la Vierge à l’Enfant, est doré en haut et noir en bas.

 

Toutes les figures ont des auréoles poinçonnées de la même façon. Saint Pierre martyr, le premier à gauche, habillé en noir, un livre à la main droite, un rameau de palme à la main gauche et un couteau enfoncé dans sa tête ensanglantée, est suivi par saint Nicolas bénissant en tenue d’évêque et saint François au crucifix doré montrant ses stigmates. Proche de la Vierge à l’Enfant, à droite de la composition, on distingue saint Jérôme en tenue de cardinal, une plume à la main droite, portant un très beau modèle de l’église. Il est suivi par saint Siméon, le plus richement habillé. Un rotulus comportant une inscription en latin à la main gauche, il porte une robe bleue entièrement couverte d’ornements végétaux dorés et un pardessus rouge décoré de bord brodé en or. Saint Jacques, le plus à droite, porte un livre semi-ouvert à la main droite et une longue canne à la main gauche.

 

Six autres saints, dont seul leur buste est représenté, ornent les deux panneaux latéraux du polyptyque. Il s’agit de saint Chrysogone, saint Etienne (ou saint Laurent ?), saint Jean Baptiste, saint Démétrius, d’un saint âgé en tenue d’évêque, probablement saint Donat, et d’un jeune saint non identifié.

 

La composition Imago pietatis en trois tableaux occupe la partie supérieure du polyptyque. Au centre, la présentation du Christ mort, au corps décharné sortant du sarcophage hexagonal est flanqué des tableaux figurant saint Marie et saint Jean, la tête baissée, exprimant leur détresse. 

 

La prédelle, occupant le registre inférieur du polyptyque, est divisée en treize panneaux figurant les bustes du Christ bénissant, placée au milieu, et de douze apôtres aux livres ou rotuli à la main.

 

Richement entaillé, l’encadrement doré est unique dans l’art dalmate mais on en trouve des parallèles à Venise. Intéressant d’énumérer quelques parallèles.

 

 

Source : qantara-med.org

 

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Rédigé par brunorosar

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