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Publié le 3 Août 2014

L'identité à la limite des différents styles artistiques 

 

 

« Identity.Move! » est un projet qui réunit quatorze pays situés à l’est de l’Union européenne allant de la Lettonie, au nord, jusqu’à la Grèce, au sud. L’objectif des coordinateurs de ce projet est de tisser des liens entre ces pays qui, selon eux, ne coopèrent pas assez dans le domaine de la recherche artistique. La recherche était également le contenu principal de la résidence artistique qui s’est tenue à Prague du 2 au 25 juillet car la République tchèque est un des quatre pays organisateurs d’Identity.Move!, par le biais de l’association Motus. Les participants à cette résidence sont venus de Croatie, de Lituanie, d’Allemagne et de Grèce. A la fin de leur séjour, Radio Prague a assisté à la présentation de leurs travaux.

Dans cette émission culturelle, nous vous proposons la première partie des entretiens réalisés avec les artistes en résidence à Prague au cours du mois de juillet. Invitées à se joindre au projet par le coordinateur croate d’Identity.Move!, Sonja Pregrad et Nives Sertić ont renoué avec leur collaboration antérieure. Une est danseuse et l’autre artiste multimédia. Au cœur de leur recherche se trouve la communication et le regard que portent différents médias les uns sur les autres.

Sonja Pregrad est d’origine croate. Elle vit actuellement entre Zagreb et Berlin. Elle est performeuse, danseuse et chorégraphe. Elle a également lancé le magazine de danse, TASK. La majorité de ses projets sont ses propres créations, comme la prochaine manifestation qui aura sa première à Berlin et qui porte sur la danse dans l’avenir. Outre l’avenir, nous avons également parlé de ses activités passées.

« Cette année, j’ai fait une chorégraphie pour skype que j’ai présentée à Zagreb avec ma collègue Marjana Krajač. C’est une performance de théâtre mais qui se passe sur skype. Je danse, mais je ne suis pas au théâtre, je suis dans un atelier. La chorégraphie s’interroge sur ces deux espaces qui sont séparés et connectés à la fois par ce média. La question c’est de voir comment ils communiquent et se regardent. »

Le spectacle met en scène ce qui se passe quand skype bloque, quand l’espace de 3D est réduit au deux dimensions, quand le son continue à être transmis mais l’image gèle… bref, les expériences que tout le monde connaît… mais nous ne sommes pas habitués à les vivre au théâtre.

« Un ami m’a sollicitée pour faire un projet en Croatie, mais à l’époque je vivais à l’étranger et donc notre communication se passait par skype. L’idée était de faire un projet sur comment l’art génère la valeur. Les créateurs du projet avaient en tête la valeur économique, mais moi, je voulais explorer d’autres formes de la valeur ajoutée, qui ne peut pas être monétarisées, comme l’inter-connectivité, le sentiment d’appartenance et les surprises imprévisibles qui apportent toujours quelque chose de nouveau. »

La recherche qu’elle a entreprise à Prague ne serait pas possible sans sa collègue et compatriote Nives Sertić.

Nives Sertić est une artiste interdisciplinaire. Elle s’intéresse au multimédia, au théâtre nouveau et à l’art visuel. Elle croit que l’artiste joue un rôle analogue à celui d’un scientifique ou d’un médiateur vis-à-vis de la société. Dans cette logique, son rôle n’est pas en premier lieu celui d’un observateur qui reflète ce qui passe dans la société mais plutôt d’un acteur. De cette conviction découle également l’engagement à long terme que Nives Sertić a pris.

Nives : « Actuellement, je suis au point de terminer un projet interdisciplinaire sur le passé, le présent et l’avenir des archives du centre du multimédia, un projet sur lequel je travaille depuis trois ans. »

Sonja : « Les archives du multimédia sont de grandes archives d’art contemporain à Zargeb. »

Nives : « Depuis les années 1970, c’est le seul espace en Croatie où on a pu présenter le cinéma élargi (expanded cinéma) et les différentes combinaisons des médias. »

Nives : « Après une vingtaine d’années de fonctionnement et de non-fonctionnement, les archives sont devenues une grande question pour la jeune génération. Personne ne savait à quel point les archives contenaient des entrées intéressantes. »

Nives et ses collègues ont donc entrepris l’effort de ranger ces archives. Ils ont aussi organisé des séminaires pour le public pour que tout le monde puisse faire sa petite recherche et explorer les bases de données, ou dicuster avec les historiens de l’art sur ce qu’ils ont trouvé.

A Prague Sonja et Nives s’intéressent à l’identité, un sujet qu’elles trouvent omniprésent :

Nives : « L’identité fait toujours partie de tes projets. Tu ne peux pas y échapper. Par exemple, dans l’exploration des archives, il ne s’agit pas seulement de savoir ce qui se trouve dans ce centre multimédia, mais aussi de savoir si cette mémoire est ditribuée et partagée par le public, le cas écheant, si elle ne l’est pas, il faut aller dans les archives et redistribuer cette mémoire. »

Sonja : « Je pense que pour nous deux, dans notre travail, ce qui nous intéresse, c’est la relation entre les choses et entre les gens. A partir de cela, nous avons commencé ce projet – en s’interrogeant où on se positionne et comment on regarde l’autre, et comment notre média, c’est-à-dire la danse et l’art visuel se regardent et ce qu’ils peuvent réveler l’un de l’autre. »

Leur coopération dans le cadre d’Identity.Move! se base sur un autre projet commun de 2011, dans lequel elles mettaient en scène le corps dans l’espace intime d’un appartement.

Nives : « Cette partie du projet est une plateforme pour la recherche. Elle durait pendant un mois et notre idée de départ était de… »

Sonja: « …d’étudier les deux médias qui se regardent et nous deux qui nous regardons aussi. Après, le sujet s’est élargi car on a voulu comparer nos points de départ. Nous avons commencé par quelques exercices avec la danse et la caméra. Nous avons enregistré la danse et puis enregistré l’enregistrement de la danse. »

Pour la phase suivante de la recherche, elles ont travaillé chacune de leur côté.

Nives : « Je suis allée dans le jardin botanique et Sonja est allée dans sa nature, c’est-à-dire sur scène… non je plaisante. Elle travaillait sa partie. Après un moment, nous avons comparé nos expériences et commencé le débat. Au départ, c’était un peu bizarre, mais au bout d’un moment, les choses ont commencé à bien se clarifier »

Sonja: « Ce qui s’est passé c’est que nous nous sommes posées les questions sur qui regarde quoi – nous regardons la nature ou bien la nature nous regarde ? Nous encadrons la nature, ou bien la nature nous encadre ? C’était aussi lié avec l’idée de la nature comme théâtre et du théâtre comme quelque chose de naturel. Toutes les deux nous nous sommes habillées comme des touristes et nous sommes allées au jardin botanique où la nature est mise en scène et prête pour être consommée. Nous avons pris des photos touristiques de nous avec la nature. Néanmoins, avec le temps, nous sommes devenues de plus en plus véritablement excitées par cette nature, car elle est vraiment magnifique. Nous nous sommes rendues compte, en regardant les photos, qu’il n’y a plus rien de simulé, qu’il y a la vraie excitation. »

Voici donc les bases sur lesquelles se constituera la performance de Sonja Pregrad et Nives Sertić dont la présentation finale se fera à Prague en mars prochain ensemble avec celle d’un autre binôme gréco-allemand qui a néanmoins décidé de travailler séparément, Pavlos Kountouriotis et Ben Riepe.

[...]

 

Par Lucie Drechselová

Source : radio.cz, le 2 août 2014.

 

url : http://radio.cz/fr/rubrique/culture/identitymove-lidentite-a-la-limite-des-differents-styles-artistiques-1ere-partie

 

 

 

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Publié le 3 Août 2014

Sonja Pregrad

 

Sonja Pregrad est une artiste chorégraphique indépendante qui travaille entre Zagreb et Berlin, ville où elle prépare un master de Solo/Dance/Authorship au Centre inter-universitaire de formation en danse (HZT). Elle a présenté ses pièces à travers l’Europe. En 2009, elle a été choisie par l’artiste Sanja Iveković pour rejouer sa performance Practice makes a master, présentée, entre autres, au MoMA à New York, à l’Akademie der Künste à Berlin et à la galerie BAK à Utrecht.

 

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Publié le 28 Mars 2014

Le Centre croate ITI (Institut International du Théâtre)

 

Le centre croate ITI est fondé en 1994 en tant qu’association professionnelle à but non lucratif afin de promouvoir l’art dramatique et la danse croate à l’étranger.

 

Lors de la première assemblée des fondateurs c’est Sanja Nikčević, spécialiste en art dramatique qui a été élue présidente du centre puis, depuis 2001 c’est la dramaturge Željka Turčinović qui en est la présidente. Après seulement quelques années d’activité, le Centre s’est transformé pour passer d’une petite association de passionnés de théâtre au statut d’organisateur de projets reconnus et salués liés à la sphère théâtrale (Atelier international d’art dramatique, Du texte à la pièce de théâtre, le showcase du théâtre croate, Les journées du théâtre étranger à Zagreb). C’est aussi devenu un acteur de la promotion du théâtre croate au-delà de ses frontières.

 

Dans le cadre de la promotion du théâtre, des textes dramatiques et de la danse, le Centre a publié des nombreux ouvrages en anglais (Croatian Theatre, Theatres in Croatia, Shortcut to Croatian Dance).

 

Dans la mesure où le Centre ITI croate souhaite évoluer vers un niveau international, il organise des tables rondes, des symposiums et des réunions traitant de sujets en prise directe avec l’actualité théâtrale croate dans un contexte international.

 

Par ailleurs, l’institut coopère avec d’autres centres de pays voisins (Slovénie, Serbie, Bosnie et Herzégovine) à travers des ateliers dramatiques au cours desquels de jeunes écrivains encore en devenir, se présentent et travaillent leurs textes (des textes dramatiques) avec des tuteurs. Les ateliers se terminent sur des lectures publiques de textes dramatiques lors de différents festivals (théâtre de Kranj en Slovénie, de Split en Croatie et de Novi Sad en Serbie).

 

Le centre ITI croate est l’éditeur de la collection d’art dramatique Mansioni qui est la seule collection spécialisée en théorie, en histoire du théâtre et en traduction de la littérature théâtrale en Croatie.

 

De plus, le Centre publie deux magazines spécialisés : Théâtre (pour l’art du théâtre) et Mouvements (pour l’art de la danse). En 2009 est créée la collection Mouvements à travers deux éditions : Etudes de danse et Petite salle. Cette collection à pour but la publication des pièces phares de la littérature mondiale et croate traitant de la danse, de la théorie de la danse, de l’analyse et des critiques, de l’histoire de la danse ainsi que de la théorie de la chorégraphie, des techniques somatiques et de l’anatomie des danseurs.

Les membres du Centre assistent aux nombreuses réunions internationales et ils sont également présents aux échelons supérieurs de l’organisation principale (World ITI):

  • Željka Turčinović, membre d’International Festival Forum (IFF)

  • Jasen Boko, président du Playwrights’ Forum

  • Želimir Mesarić, membre de Theatre Education and Training Committee

  • Matko Botić, membre de Young Practitioners’ Committee

 

Grâce au Centre IIT croate, de nombreuses informations concernant le théâtre croate ont trouvé leur place dans les publications et les magazines internationaux liés au monde du théâtre.


 


 

Source : http://www.hciti.hr/web/wp-content/uploads/Theatre-croate_6-za-WEB.pdf


 

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Publié le 12 Février 2014

Respire ! 

 

d'Asja Srnec Todorović

 

 

Traduit du croate par Mireille Robin, avec le soutien de Troisième bureau et publié aux éditions l'Espace d'un instant, avec le soutien du Centre national du Livre, lauréat de l'aide à la création dramatique du Centre national du Théâtre

Mise en scène Dominique Dolmieu assistante Céline Barcq, dramaturgie Daniel Lemahieu lumières Tanguy Gauchet, son Gwennaëlle Roulleau, avec Nouche Jouglet-Marcus, Aurélie Morel, Christophe Sigognault, et Federico Uguccioni - une production du Théâtre national de Syldavie


du 5 au 22 février 2014

du mercredi au samedi à 20h30

à la Maison d'Europe et d'Orient

 

 

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Publié le 12 Novembre 2013

Ivor Martinić

 

Ivor Martinić est né en 1984. Il a étudié la dramaturgie à l’Académie d’art dramatique de Zagreb. Depuis 2005, il travaille en tant que dramaturge pour le Théâtre pour enfants Dubrava, le théâtre Mala scena, le théâtre ITD, le Festival Eurokaz, le festival Nuits d’été de Rijeka et le Théâtre de la Jeunesse (ZKM). Il collabore souvent avec la Radio croate, dont l’unité fictions a mis en ondes presque toutes les pièces. Sa première pièce, Ici s’écrit le titre de la pièce qui nous parle d’Ante (Ovdje piše naslov drame o Anti) lui a valu le prix « Fabrique et Croatie » de l’association REZ et le prix « Mali Marulić » du Festival du drame croate pour enfants, de Split, où la pièce a été présentée en avant-première au Théâtre municipal des jeunes, en 2009. Elle a été jouée au Blue Elephant Theatre de Londres. Depuis, il a écrit deux autres textes : Le Drame à propos de Mirjana et de ceux qui l’entourent (Drama o Mirjani i ovima oko nje) et Mon fils marche juste un peu plus lentement (Moj sin samo malo sporije hoda). Ses textes sont traduits en treize langues et ont été publiés et présentés à l’occasion de lectures publiques dans autant de pays.

 

Ici s'écrit le titre de la pièce qui nous parle d'Ante

Ante fête ses douze ans. De nombreux enfants de sa classe sont venus jouer avec lui et déguster les excellents gâteaux de la voisine. Pourtant, Ante semble un peu triste... comme souvent. Il faut dire qu'un tir de rocket a tué sa mère alors qu'il n'avait qu'un an et que son père Josip se battait en d'autres lieux. Il a lui-même perdu une jambe dans l'aventure. Depuis, son père et lui vivent un amour fusionnel dans le souvenir de la morte, au point d'être incapables de s'ouvrir aux autres. Je (qui voudrait être l'amie de Josip), Ljubica (la compagne de classe d'Ante) et la voisine (qui veille sur eux parfois un peu maladroitement) ont décidé de profiter de cet anniversaire pour tenter de leur réapprendre à aimer.

Texte publié chez Lansman Editeur

 

 

Mon fils marche seulement un peu plus lentement

Le sujet central de cette pièce est la relation  passionnelle entre Mia et son fils Branko.Celui-ci souffre d’une maladie qui nécrose ses jambes  et qui l’oblige à passer ses journées dans un fauteuil roulant. Sa mère et les personnes qui l’entourent ont des difficultés à faire face à sa maladie. La pièce traite des sentiments d’abandon, de rancœur, de désarroi et de l’incapacité de surmonter nos propres préjugés face à ceux qui sont différents de nous. L’action se passe lors de la fête organisée pour le 25ème anniversaire de Branko, occasion qui met en lumière tous les problèmes de cette famille.

 

 

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Publié le 23 Juin 2013

Le collectif Montažstroj plante le drapeau rouge et noir de l'anarchie

Le drapeau rouge et noir flotte dans tout le pays, un nouvel ordre social est entré en vigueur, la démocratie directe a été établie, la monnaie a été abolie, tous les édifices religieux ont été transformées en musées et des « jardins sociaux » ont été créés. Nous sommes en 2023, et en Croatie règne l’anarchie socialiste...

Dans cette Nouvelle Croatie, les criminels sont expulsés vers l’Union européenne, dans ce nouveau pays, la catégorie de « migrants illégaux » n’existe pas, on ne reconnaît pas l’institution du mariage, les médias sont un bien public, l’éducation et les soins de santé sont dispensés à tous. Tout a commencé en août 2017, quand, malgré l’Union européenne, le pays a sombré dans la révolution...

Ce scenario futuriste, c’est celui préparé par le collectif Montažstroj dans un projet appelé Budućnost je sada (L’avenir, c’est maintenant). Contrairement au théâtre traditionnel, où, en achetant des billets, les visiteurs achètent le droit de devenir des observateurs passifs, le collectif Montažstroj, connu pour ses projets socialement engagés, a opté encore une fois pour une approche différente. Chaque mercredi, jeudi et vendredi de mai, des spectateurs apportaient un peu de nourriture, des boissons alcoolisées ou des livres pour pouvoir voir le spectacle.

« L’idée centrale de ce scénario tourne autour de l’abolition de la monnaie et de la propriété privée, il serait donc assez cynique de demander aux spectateurs de payer un billet pour assister au spectacle. Les contributions du public, qu’il s’agisse de textes, de nourriture ou de boissons, ont remplacé la monnaie courante. Nous souhaitons ainsi faire un geste politique et cela fonctionne jusqu’à ce jour très bien. Dans notre scénario, la Croatie est frappée par une grande famine en 2017 et les citoyens doivent s’organiser pour vivre, échanger de la nourriture et d’autres denrées indispensables à la vie de tous les jours. Je suis toujours très heureux de voir qu’à la fin de la pièce, le public reste pour discuter avec les membres du projet. Cela nous laisse penser que nous avons réussi a réaliser notre utopie, même si l’échelle est réduite », explique pour H-Alter, Borut Šeparović, le metteur en scène de Montažstroj.

« Le scénario du futur » a été créé par un groupe de jeunes gens qui avaient répondu à une annonce publiée par Montažstroj l’année dernière. Celle-ci faisait appel à des personnes de moins de 35 ans, des managers, des directeurs créatifs, des spécialistes des relations publiques, des rédacteurs et des experts financiers. Les personnes ayant répondu à l’annonce ont ensuite été convoquées pour un rendez-vous qui ressemblait à un entretien d’embauche. Le collectif a ensuite choisi 25 personnes pour continuer à travailler sur le projet avec eux. La plupart des gens sélectionnées ne convenaient en rien aux spécifications exigées par l’annonce. Il n’y avait pas de manager, ni d’entrepreneur. Finalement six jeunes croates tout à fait ordinaire ont été sélectionnés. Des personnes qui, à cause de la crise, ne trouvent pas de travail et des gens qui se sont fait renvoyer. Quelques-uns travaillent pour 1.600 kunas par mois (215 euros), grâce aux mesures du ministre du Travail Mirando Mrsić, d’autres n’avaient que des emplois temporaires. Certains d’entre eux étaient aussi étudiants.

Ce sont ces jeunes qui vivent dans la précarité qui ont élaboré le « Scenario du futur », dans les locaux de la Chambre de commerce croate, une institution qui travaille elle-même à l’avenir de la Croatie.

Le résultat de ce travail collectif a été présenté le 28 mai dans les bureaux de l’agence croate pour l’emploi. « Les personnes qui sont inscrites sur les liste de l’agence pour l’emploi ont un quotidien difficile. Comme elles sont obnubilées par la survie quotidienne, elles ne se projettent pas dans l’avenir. Si elles sont plus âgées, elles se croient sans avenir, si elles sont plus jeunes, elles voient leur futur vraisemblablement loin de la Croatie. Les chômeurs dans notre pays sont souvent accusés de paresse, de passivité, ils sont accusés d’abandonner trop vite. Souvent, ils ne sont pas considérés comme des citoyens à part entière », affirme Borut Šeparović.

Dans le scenario de Montažstroj, il n’y a pas de chômeur. Les notions de solidarité, d’égalité, de justice, de liberté et de coopération ne sont pas des concepts vains. « Le scenario du futur » peut être compris comme une fiction radicale, il remet en question les plans de campagne des partis politiques au pouvoir, car le droit à un avenir ne se gagne pas qu’en allant voter. Dans le programme de la pièce on peut lire : « Il n’est pas ici question d’un scenario pour lequel il faille voter mais plutôt d’une proposition qui demande à être retravaillée si un assez grand nombre de gens y voient les bases d’une société plus égalitaire ».

Le metteur en scène du collectif Montažstroj ne considère pas que les Croates souffrent d’apathie. « La constitution produit l’apathie et détruit la solidarité et l’action. Lors des élections locales, on pouvait lire dans les journaux que le jour du vote est ‘la journée où la démocratie travaille’. Si les citoyens d’une démocratie ne doivent travailler qu’une fois trous les quatre ans, alors, il n’y a pas de quoi les accuser d’être trop passif », conclut Borut Šeparović.

Par Tamara Opačić

Traduit par Jovana Papović

Source : balkans.courriers.info, le 23 juin 2013.

Article paru à l'origine sur h-alter.org, le 10 juin 2013.

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Publié le 23 Juin 2013

Saša Božić

Saša Božićest un metteur en scène et dramaturge opérant dans le domaine de la danse contemporaine européenne. Il a travaillé comme dramaturge avec des chorégraphes reconnus parmi lesquels Isabele Schaad (Allemagne), Simone Aughterlony (Suisse, Allemagne), Francesca Scavette (Norvège), Martina Pisani (France), Dalija Acin (Serbie), Ksenija Zec (Croatie), Snjezana Abramovic (Croatie). Il a remporté le Premier prix "Jardin d'Europe" au festival ImPulsTanz en 2008 à Vienne pour un projet réalisé avec l'artiste serbe Dalija Acin. Ses œuvres ont été présentées au festival Eurokaz, au BITEF, au festival Transeuropa, au festival de Karantena. Il a collaboré avec des institutions théâtrales européennes telles que Hebbel am Ufer (Allemagne), Kaaitheatr (Belgique), Pact Zollverein (Suisse), Gessnerale (Suisse), Centre National de la Danse (Finlande), Beogradsko dramsko pozoriste (Serbie). En 2008 et 2009, il a assuré la coordination des programmes Eurokaz. Il travaille actuellement, comme assistant du département pour le mouvement a l'Académie des Arts dramatiques de Zagreb. Avec Barbara Matijevic il dirige le groupe de théâtre indépendant de facto.

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Publié le 23 Juin 2013

Petra Hrašćanec

Petra Hrašćanec a commencé sa formation en danse a Zadar (Croatie) et l'a poursuivi a l'école de danse contemporaine Ana Maletic à Zagreb. En 2004, elle rejoint l'école expérimentale de danse de Salzburg en Autriche. Elle a travaillé pour la Zadar dance company puis pour le Studio for contemporary dance a Zagreb. Elle est l'une des co-fondateurs du collectif dance_lab. Elle a été influencée et formée par Ted Stofer, Anton Lachty, Matej Kej.ar, Matthew Smith Willam, Jozef Frucek, Linda Capetanea, Trisha Baumann, Milan Kozanek, Martin Sonderkamp, Bruno Caverna, Andrew Harwood, Eileen Standley, Susan Rethorst, Elizabeth Farr, Charles Linehan, Sanna Myllylahti, Susan Klein, David Zambrano, Francesco Scavetta, David Hernandezc. Petra Hrascanec a participé à de nombreuses performances en Europe notamment : Nastup de Matija Ferlin, UTF-8 de Sahar Azimi, Sale de Ksenija Zec et Saša Božić, Observing, observing de Matthew William Smith, Sites de Begum Erciyas... En 2011, elle interprète les pièces suivantes : Seherezada de K. Zec et S. Bozic, Love will tear us apart de S. Bozic, Nosferatu de S. Bozic, 14.12.2011. de Begum Erciyas. Elle a participé au projet international Spider comme chorégraphe et interprète en collaboration avec Matej Kejzar, Micheale Pomero, Julien Monty et Sasa Bozic. Elle enseigne à Zagreb dans les classes professionnelles du Studio for contemporary dance, du MCUK et de l'Académie SEAD. Elle travaille dans une école élémentaire pour le ballet et anime des ateliers réguliers au sein de la Zadar dance company. Depuis 2011, elle travaille comme assistante du département pour le mouvement à l'Académie des Arts dramatiques de Zagreb.

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Publié le 16 Mai 2013

La Maison d'Europe et d'Orient a le plaisir de vous annoncer la lecture du texte Respire de l’auteur croate Asja Srnec Todorović, qui aura lieu le lundi 3 juin à 19h30.

Cette lecture (traduction : Mireille Robin / Direction : Olivier Hamel) a lieu dans le cadre du festival L’Europe des théâtres #3, festival européen de la traduction théâtrale, organisé par la Maison d’Europe et d’Orient en association avec Eurodram.

A l’occasion de ce festival, une autre lecture de ce texte(Dirigée par Dominique Dolmieu) aura lieu le samedi 8 juin à 15h30.

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Publié le 9 Octobre 2012

L'empereur de la perte

 

 

Texte, mise en scène, scénographie Jan Fabre  Avec Frano Maškovic

Assistante à la mise en scène Coraline Lamaison 

Réalisation costumes Doris Kristic


Coproduction de Zagreb Youth Theatre et Troubleyn/ Jan Fabre


Manifestation organisée dans le cadre de "Croatie, la voici", Festival croate en France (septembre - décembre 2012)

 

Ce spectacle sera programmé au Théâtre de Gennevilliers les mardi 27 et mercredi 28 novembre à 19h.

 

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