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Publié le 31 Décembre 2016

Le professeur Ivica Puljak donnera une série de cours sur le Higgs à l'École polytechnique

 

Le professeur Ivica Puljak, de l'université de Split, est un grand expert du boson de Higgs. Il passera l'hiver 2016-2017 à l'École polytechnique dans le cadre du programme "Distinguished Visiting Professors". À cette occasion, il donnera une série de cours sur la physique du boson de Higgs au programme du M2 "physique des hautes énergies".

Pendant son séjour à l'École polytechnique, son groupe sera accueilli au Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR), où il conduira un programme de recherche en deux volets au sein de la collaboration CMS: il étudiera la physique du boson de Higgs grâce aux désintégrations en quatre leptons, et il préparera l'optimisation du calorimètre électromagnétique du détecteur CMS. Ce projet s'inscrira dans la continuité de sa fructueuse collaboration de long terme avec ses collègues du LLR, initiée en 1994. Des exemples récents de projets communs menés à bien sont la découverte et la mesure des propriétés du boson de Higgs à l'aide du détecteur CMS (qui ont été récompensées du prix des hautes énergies et de physique des particules de la Société européenne de physique), auxquelles les groupes du LLR et de l'université de Split ont contribué de manière cruciale.

Après un bachelor à l'université de Split et un master à l'université de Zagreb, Ivica Puljak est venu à l'École polytechnique pour y préparer sa thèse de doctorat, qu'il a soutenue en 2000. Depuis 2011, il est Professeur de physique à l'université de Split.

 

 

Source : portail.polytechnique.edu, le 26 juin 2016.

 

 

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Publié le 6 Juin 2014

Visiobike : un vélo connecté au smartphone 


 

Les voitures ne sont pas les seuls véhicules à être de plus en plus connectés. Marko Matenda, un entrepreneur croate, vient d'élaborer un vélo connecté au smartphone. Au-delà des meilleurs matériaux, il est doté, entre autres, d'une caméra à l'arrière qui surveille le trafic et enregistre lors d'un éventuel accident. Aussi, une application permet de mesurer différents éléments et de prévenir les secours en cas de problème. Ce premier vélo intelligent est commercialisé à partir de 3 900 euros, mais pourrait séduire et être suivi par d'autres marques.

Le secteur des objets connectés est en plein essor et les domaines d'application sont encore immenses. Les voitures qui sont, depuis longtemps, équipées de composants électroniques n'y échappent pas. Les fabricants de high-tech se rapprochent des constructeurs automobiles pour élaborer des modèles équipés de systèmes embarqués.

Marko Matenda, amateur de vélo, a voulu rendre intelligent un autre moyen de transport, le vélo.
Après deux années de recherche, la société de l'entrepreneur croate a finalisé le vélo Visiobike, qui se veut être « l'e-bike le plus sophistiqué au monde ».
Tout d'abord, il est doté de matériaux de haute qualité. En fibre de carbone, il est pourvu d'un moteur pour réduire les efforts. Une version avec un moteur de 250 watts permet d'aller jusqu'à 25 km/h et un deuxième de 500 watts à 45 km/h.
Au-delà de ces caractéristiques, le Visiobike se démarque parce que le smartphone peut devenir le tableau de bord du vélo via une application. Sur le guidon, différentes informations sont affichées telles que la vitesse, la distance parcourue, le niveau de la batterie ou encore le plan et l'état du trafic via les cartes Google ou Apple.
Aussi, un module GSM / GPS permet de surveiller le vélo en temps réel. Idéal lorsqu'il y a un risque de vol ou lorsque l'utilisateur ne sait plus où il est garé.
De plus, le Visiobike est unique, car il est pourvu d'une caméra à l'arrière. Elle permet d'avoir une visibilité sans avoir besoin de se retourner. Aussi, en cas d'accident, elle offre l'enregistrement des trois dernières minutes avant le choc. À noter que lors d'accident, les secours sont immédiatement avertis et sont prévenus du lieu exact.
Le Visiobike est compatible avec les smartphones sous iOS et Android.
Depuis le 28 mai, les différents modèles sont accessibles ou réservables sur le site de financement participatif Indiegogo. Il faut, tout de même, compter un minimum de 3 900 euros, mais ces vélos peuvent intéresser les amateurs, qu'il s'agisse de transport quotidien ou de longues balades de loisirs.
Les Visiobike réunissent différents atouts. Sans oublier qu'il est possible d'encourager l'entreprise en investissant un minimum de 5 euros.


 

Source : commentcamarche.net, le 5 juin 2014.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 24 Mai 2014

William Feller

 

 

William Feller (né à Zagreb le 7 juillet 1906, mort à New York le 14 janvier 1970) fut un mathématicien distingué. Ses prénoms de baptême furent Vilibald, Srećko et ce n’est qu’en rentrant à l’université qu’il raccourcît ses prénoms en Vilim.  Après deux ans d’études des mathématiques à l’université de Zagreb il continua à l’université de Göttingen où il obtint le doctorat ès mathématiques en 1926 (à l’âge de 22 ans !) sous la direction de Richard Currant.  William rédigea certaines parties de sa thèse de doctorat pendant ses études à Zagreb.

Il fut professeur à Kiel en Allemagne (1928-1933), Copenhague en Danemark (1933-1934), Stockholm et Lund en Suède (1934-1939).  En 1939 il épousa Clara Nielsen.  Puis en 1939 il s’installa aux Etats Unis où il enseigna aux universités Brown, Cornel et en 1950 à l’université de Princeton.

En 1934 Feller a écrit pour Zentralblatt für Mathematik la revue de fameux Grundbegriffeder Wahrscheinlichkeitsrechnung (Les Bases de la Théorie de Probabilité) d’A.N. Kolmogorov.

En 1939 il était un des fondateurs de «Mathematical Reviews» et entre 1944 et 1945 il en devint le directeur exécutif.

En tant qu’un des fondateurs de la théorie de probabilité moderne comme une discipline scientifique il est le plus connu par son œuvre en deux volumes «An Introduction to Probability Theory And Its Application».  Cette monographie est considérée parmi les textes mathématiques les plus remarquables de 20eme siècle.  Elle a été traduite en Russe (avec l’avant-propos au premier volume écrit par Kolmogorov), Chinois, Espagnol, Polonais et Hongrois.

Il  existe environ 150 références qui portent le nom de Feller : Le Processus Feller, La fonction de transition Feller, Le Semi-group de Feller, la propriété de Feller, les mouvements Feller- Brown, le test d’explosion Feller, la condition Lindenberg – Feller, l’operateur Feller, le potentiel Feller, les mesures Feller, les opérateurs différentiels indéfini de Krein-Feller, L’équation de Kolmogorov-Feller etc.

Au congrès international des mathématiciens à Edinburgh en 1958 Feller a présenté un discours plénière «Quelques connections nouvelles entre la probabilité et l’analyse classique» (Some new connections between probability and classical analysis).

Au congrès international des mathématiciens qui a eu lieu en 1966 à Moscou il a été élu membre de comité scientifique international pour l’élection des candidats pour la médaille «Fields».  Feller a proposé 17 étudiants préparant leur thèse de doctorat.

Il a été membre de plusieurs Académies nationales : L’ex Yougoslave (maintenant Croate) Académie des Sciences et Arts à Zagreb, L’Académie royale des sciences de Danemark, L’Académie Nationale des Sciences des Etats Unis, L’Académie américaine des arts et sciences à Boston. Aussi a-t-il été le membre de plusieurs autres organisations scientifiques prestigieuses telles que La Société royale des statistiques à Londres, La Société des mathématiciens de Londres (membre honoraire).

A titre posthume en 1970 il a reçu du président des Etats Unis la médaille des Sciences pour l’année 1969.  En 1996 un astéroïde (21276 Feller – 1996 TF5) a été nommé à son honneur.

Le 17 juillet 1953 William Feller a présenté à Zagreb une conférence en langue croate sous le titre : «La théorie mathématique de diffusion».

Il garda toujours le contact avec sa famille et ses collègues de l’Université de Zagreb.  Après la seconde guerre mondiale Feller s’est rendu à Zagreb quatre fois : en 1953, 1956, 1957 et 1958.

Selon Vladimir Vranić, le professeur des mathématiques à l’Université de Zagreb, «non seulement  William Feller ne cacha ses origines Croates mais il en fut fier»

J. Dieudonné, le mathématicien français de renommé et membre du groupe Bourbaki dans son livre «Le Panorama des Mathématiques Pures – Vu Par N. Bourbaki» (Academic Press, New York, London 1982) nota que les bases principales de la théorie de probabilité sont liées aux noms suivants :  J. Bernoulli (1654-1705), A. de Moivre (1667-1754), P. Laplace (1749-1827), D. Poisson (1781-1840), P. Čebišev (1821-1894), A. Markov (1856-1922), E. Borel (1871-1956), N. Wiener (1894-1959), P. Lévy (1886-1971), A. Kolmogorov (1903-1987), A. Hinčin (1894-1959).  W. Feller (1906-1970), J. Doob (1910-2004) et G. Hunt (n. 1916).


 

 

Traduit du croate par Nikola Zdenković.

Source : http://feller.zpm.fer.hr/?p=53


 

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Publié le 25 Août 2013

Des abeilles comme détecteurs de bombes

 

 

 

Chaque année, des dizaines de personnes sont victimes d’accidents dus à des mines anti personnelles enterrées et bien souvent oubliées. Pour venir en aide aux habitants des zones à risques, l’Université de Zagreb dresse… des abeilles !

 

 

 

De nombreuses mines anti personnelles sont toujours enterrées dans les anciennes zones de combats. Parmi les anciens belligérants, la Croatie compte à elle seule plusieurs dizaines de décès par an suite à des accidents impliquant des mines terrestres. Nikola Kezic, spécialiste du comportement des abeilles à l’Université de Zagreb, a décidé de mettre son savoir au service du déminage et essaie de faire de ses insectes fétiches des supers dénicheuses de bombes.

 

Un pays qui fait grise mine

 

En conflit de 1991 à 1995, la Croatie est encore aujourd’hui une victime de la guerre. En seulement quatre ans, le pays a été jonché d’explosifs dans les zones frontalières, les zones de combats et certaines régions montagneuses. Le nombre de mines terrestres enfouies en Croatie reste un sujet de désaccord. On estime qu’il y aurait entre 750 km² et 1 100 km² du territoire croate couverts par 90 000 à 250 000 explosifs. Selon les statistiques officielles, depuis la fin de la guerre plus de 440 personnes ont été tuées par des explosions de mines dans tout le pays et plus de 1 400 ont été blessées.

C'est une source de peur pour les habitants. Dijana Plestina, responsable du département du déminage au sein du gouvernement croate estime que : « tant que ces mines ne seront pas toutes déterrées, nous vivrons dans la terreur, du moins les personnes qui habitent dans les zones à risque ». C'est également un obstacle majeur au développement de la population, de l'industrie, de l'agriculture et du tourisme. « Peu de touristes osent s’aventurer en randonnées à cause des risques, peu d’agriculteurs achètent de nouvelles terres pour ne pas buter dans une mine par accident. Et on ne peut pas leur reprocher ».

 

Bzz bzz (« Les mecs, j'en ai trouvé une »)

 

On connaissait déjà les chiens démineurs, c’est maintenant au tour des abeilles de faire leurs preuves. Nikola Kezic rappelle que ces petites bêtes sont dotées d’un odorat hors du commun, ce qui pourrait être un atout d’une grande importance dans la recherche d'explosifs. « Les Américains ex­plorent le potentiel des abeilles depuis quelques années, mais après de premiers résultats, ces recherches ont été classées secret militaire. Nous avons essayé de les contacter, de même que des ­Anglais qui tentaient d'utiliser les abeilles pour détecter les bombes posées par des terroristes. Nous n'avons eu aucune réponse ».

Nikola Kezic et son équipe ont quant à eux entraîné leurs abeilles à identifier leur nourriture avec l'odeur de TNT, sur de vrais champs de mines certifiés. Les essais sont pour l’instant très concluants, les chercheurs avouant même que les progrès des abeilles vont au-delà de leurs prévisions. Lâché près de zones à risque, un essaim ira naturellement butiner juste au-dessus des mines enfouies grâce au nuage persistant de TNT qui s'est formé à ces endroits.

Les chercheurs estiment donc que leurs protégées seront surtout efficaces pour vérifier que les lieux identifiés comme étant des champs de mines ont bien été purgés de tous les explosifs. « Il ne s'agit pas de retirer toutes les mines, mais seulement celles qui gênent la vie humaine et l'économie. Car le déminage coûte cher : 1,50 euro par m² en moyenne. Et la Croatie a déjà dépensé 290 millions d'euros pour le déminage depuis 1998. Elle devrait consacrer de 40 à 60 millions d'euros pour finir le travail dans les cinq à dix ans à venir ». Ces insectes en tenue de bagnard peuvent d’ores et déjà avoir toute notre reconnaissance !

 

 

Source : http://zapside.com/158_des-abeilles-comme-detecteurs-bombes.html

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 20 Mai 2013

Amir Hamzić

Professeur de physique à la Faculté des sciences de l’Université de Zagreb, Amir Hamzić a commencé sa riche carrière en 1976 avec un séjour scientifique au Laboratoire de Physique des Solides à l’Université Paris XI Orsay, effectué en vue d’écrire la thèse doctorale qu’il a soutenue en 1980 sous la direction de M. Albert Fert.

Ce fut le début d’une longue coopération fructueuse entre les physiciens de l’Université de Zagreb et de l’Université Paris XI qui a permis la réalisation de plusieurs projets conjoints, ainsi que l’obtention des résultats scientifiques importants dans le domaine de la recherche des propriétés magnétiques et physiques des matériaux, des nanostructures et de l’ électronique de spin. Le professeur Hamzić est l’auteur de 118 publications scientifiques, dont 95 ont été publiées dans les revues de la base de donnés bibliographique Current Contents. Il a été en charge des cours de licence, de master et de doctorat à l’Université de Zagreb, ainsi que responsable de plusieurs projets internationaux réalisés en coopération avec la France, les États-Unis et l’Union européenne, tout comme de nombreux projets croates.

Tout au long de sa carrière scientifique, le professeur Hamzić a accordé une attention particulière à la coopération avec la France, ainsi qu’à la promotion de la francophonie parmi les étudiants et les professeurs. Il parle très bien le français et est membre actif de l’Association des boursiers du gouvernement français.

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 15 Février 2013

 

Frane Bulić


 

Prêtre catholique, archéologue et historien né à Vranjic en 1846 et décédé dans la même localité en 1934.


***

 

Eloge funèbre de Mgr Frane Bulić correspondant étranger de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

 

 

Séance du 10 août

 

Présidence de M. Paul Mazon.

 

M. le Président annonce à l'Académie la perte qu'elle vient d'éprouver dans la personne de Mgr Frane Bulić, son correspondant à Split (Dalmatie), décédé à Zagreb, le 29 juillet, et se fait en ces termes l'interprète des regrets de la Compagnie.

 

Mes chers Confrères

 

“Il y a trois jours, la Direction du Musée archéologique et le Bureau de conservation des monuments historiques de Split faisaient savoir à notre Académie la mort de Mgr Don Frane Bulić, survenue à Zagreb, le 29 juillet. Il avait 88 ans. Il était le doyen et le chef incontesté de cette école d'archéologues yougoslaves dont M. Gustave Glotz vous disait récemment la vigilante et féconde activité.

 

La vie de Bulić s'est écoulée tout entière dans son pays natal, elle a été consacrée tout entière à l'étude du passé de la Dalmatie. Bulić est né en 1846 à Vranjic, tout près de Split. Elève du gymnase de Split, il alla ensuite étudier la théologie à Zara, la philologie et l'archéologie classiques à Vienne. Il revient à Split comme directeur de gymnase. Bientôt on le chargeait de la direction du Musée archéologique, puis de la conservation des monuments historiques, d'abord pour Split, plus tard pour toute la Dalmatie. C'est à l'histoire de Split et de Solin – l'antique Salone – que s'est voué Bulić ; c'est dans ces deux sites et dans quelques sites peu éloignés qu'il a exécuté ses fouilles les plus heureuses. Le Guide de Spalato et de Salone, qu'il publia avec deux collaborateurs en 1894, et son Palais de Dioclétien à Split, paru en 1927, contiennent les résultats les plus importants de ses recherches. Ils ne donnent cependant qu'une idée très incomplète de l'oeuvre de Bulić. Cette oeuvre est composée surtout d'un nombre considérable de mémoires, d'articles et de comptes rendus, écrits en serbo-croate, en italien ou en allemand. La plupart ont paru dans le Bulletin d'archéologie et d'histoire dalmates fondé par Glavinić en 1878, mais dont Bulić fut seul responsable depuis 1883 et qu'il aura dirigé par conséquent pendant plus de cinquante ans.

 

C'est en feuilletant cet admirable recueil que l'on verra quelles lumières nouvelles les travaux de Bulić ont projetées sur l'histoire de la Dalmatie, non seulement à l'époque classique, mais aussi à l'époque des premiers souverains croates. Il avait fouillé à Bihać, ancienne résidence des rois croates entre Split et Trau, et dans les environs de Salone. Il avait découvert là de curieuses inscriptions, comme celles du ban Trpimir, du milieu du Ixe siècle, ou celle de la reine Hélène, de la dernière partie du Xe. Mais ce sont les fouilles de Salone qui l'occupèrent le plus longtemps. Il eut la joie d'y retrouver successivement de multiples et précieux monuments : la cathédrale, la basilica episcopii, la basilica urbana, les basiliques de Kapljuć, de Manastirine, de Marusinac. De quelles peines toutefois cette joie n'était-elle pas payée ! Il fallait trouver de l'argent ; il fallait se battre contre la bureaucratie viennoise – deux voyages de l'empereur à Split, en 1875 et en 1896, eurent à ce point de vue d'heureux résultats pour l'oeuvre de Bulić – il lui fallait compter aussi avec la population elle-même. Il fallait même lutter contre des artistes, et de grands artistes : le dernier combat de Bulić, ce fut celui qu'il engagea contre l'édification de la statue monumentale de Grégoire de Nin par Meštrović dans le péristyle du palais. Il le mena avec cette foi vigoureuse qu'il apporta toute sa vie à soutenir ce qu'il croyait être utile ou vrai. C'est grâce à cette énergie ardente et sans défaillance qu'il fait de son district natal un des champs de fouilles les plus riches et les plus visités de l'Europe. Une mission danoise y est venue continuer ses recherches ; des savants yougoslaves – pour la plupart ses élèves – les ont étendues à d'autres domaines : Bulić n'en reste pas moins l'initiateur, à qui tous ceux qui l'ont suivi doivent rendre d'abord un hommage reconnaissant.

 

L'autorité de Bulić était grande dans le monde savant. On le vit bien en 1924, quand des historiens, des archéologues et des épigraphistes de tous les pays se réunirent pour lui offrir un recueil de Mélanges : Strena Buliciana. Dans la liste des collaborateurs, on trouvera les noms de plusieurs de nos confrères. Cagnat, Diehl, Michon. Bulić aimait notre pays, et il s'était lui-même acquis chez nous de fidèles amitiés. Il était notre correspondant depuis 1910. Nous nous inclinons avec respect devant le sarcophage blanc qu'il avait lui-même choisi depuis de longues années pour y reposer, à l'ombre des hauts cyprès d'un très vieux cimetière, devant la basilique de Manastirine, à Salone, sur ce sol dalmate dont il a relevé les monuments et fait revivre l'histoire à la fois avec la passion d'un patriote et la conscience d'un savant.”

 

 

Source : persee.fr

 

 


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Publié le 4 Janvier 2012

Mirko Kovac


 

Chercheur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, Mirko Kovac travaille sur la locomotion des robots. Il s’inspire de la nature pour créer ses bestioles, comme un robot-sauterelle qui peut faire de jolis bonds pour franchir les obstacles.

Les robots, on a tendance à les imaginer avec des jambes, des bras et une figure humaine. Mirko Kovac, lui, les crée minuscules, avec des allures d’insectes. Et rêve d’en lâcher des hordes dans la nature. « On peut créer un robot roulant de 30 kg et l’envoyer sur Mars. Mais s’il s’enlise, il est perdu, note le chercheur de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Mais il existe une autre approche. On peut lâcher 1000 microrobots de 10 grammes chacun. Même si vous en perdez 20 %, il en reste 800. » Le jeune homme âgé de 29 ans du Laboratoire de systèmes intelligents (LIS) de l’école polytechnique lausannoise vient de résumer quatre ans de recherches. « Je travaille sur la robotique bio-inspirée. Pour être créatif, je tente d’avoir le courage de penser autrement. Mon domaine, c’est la locomotion. Je développe des robots qui sautent, planent, grimpent. Le défi : qu’ils surmontent tous les obstacles. » Le résultat est tout sauf théorique. Le Suisso-Croate s’est d’abord fait connaître en inventant une bestiole avec deux longues pattes. Une bébête de 5 cm capable de faire d’immenses bonds. De se remettre sur ses pieds. Puis de poursuivre son chemin. « C’était l’« EPFL Jumper v1 » ou, disons, notre première sauterelle. En 2007, même le New York Times en avait parlé. C’était fou. J’imagine que mon approche était nouvelle. Je pense aussi que les robots continuent à fasciner parce qu’ils font peur. Alors sous forme d’insectes... » Son insectoïde sauteur, le chercheur l’a ensuite amélioré. A la sauterelle No 2, il a ajouté une sorte de fine cage protectrice. « C’est un squelette externe. » Cage encore développée, en 2009, pour la sauterelle No 3. Mais si le chercheur fait actuellement parler de lui, c’est qu’il publie, avec son collaborateur Jürg Markus Germann, ses recherches concernant un autre robot : un planeur inspiré surtout des écureuils volants. Il a inventé un système lui permettant de se fixer dès qu’il rencontre un obstacle. Grâce à une pince munie de deux griffes, il peut s’accrocher à un arbre comme à un mur. Se « reposer ». Puis, seul ou sur commande, lâcher prise et continuer son chemin.


C’est bien joli tout ça, mais à quoi ça sert ? Mirko Kovac ne s’occupe pas des applications. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des dizaines d’idées. Tous ses robots peuvent embarquer des minicapteurs, détecteurs ou caméras. A partir de là, les utilisations sont innombrables. « Imaginez un essaim de robots-sauterelles lâché dans une forêt avec, chacun, un détecteur de chaleur. Ils peuvent quadriller les lieux et dès qu’ils repèrent une source de chaleur, avertir les pompiers. Qui pourraient intervenir bien avant qu’un incendie prenne de l’ampleur. » Ses minirobots seront en fait de mini-espions récoltant et transmettant des informations. Ils pourraient aussi se disperser sur un site industriel, pour détecter tout signe de produit chimique, de gaz, de pollution. Ou être utilisés pour des opérations de sauvetage pour retrouver des personnes coincées sous les débris. « En les munissant de petits capteurs solaires, ils seront complètement autonomes, ajoute Mirko Kovac. Et on peut insérer un brin d’intelligence artificielle pour qu’ils apprennent seuls et s’améliorent. » Donc, si à l’avenir vous croisez des insectoïdes, lors de votre cueillette aux champignons, pas de panique : ils veulent votre bien.


Par Renaud MICHIELS


Source : http://www.interet-general.info/spip.php?article14202


Robots volants bio-inspirés [document PDF]

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Publié le 24 Mai 2011

André Blanc (1922-1977)

 

 

C'est en Yougoslavie qu'André Blanc entreprit la préparation d'une thèse de géographie humaine sous la direction d'André Cholley. Détaché en 1948 à  l'Institut français de Zagreb, il arrivait en Croatie dans une période difficile ; la guerre avait impitoyablement éprouvé un pays dont le niveau de vie était déjà bien faible ; de 1941 à 1945, la lutte engagée pour libérer le territoire s'était en outre inscrite dans une révolution qui visait à donner le pouvoir aux peuples et à créer une nouvelle société ; mais, après quelques années passées à tenter de reproduire, pour instituer le communisme, les modèles d'organisation économique et sociale illustrés par l'Union soviétique, la République populaire fédérative de Yougoslavie, soucieuse de préserver l'indépendance des nations qui la constituent et de réconcilier avec leurs traditions la construction en cours, se trouva, en juin 1948, rejetée par les partis composant l'Internationale communiste hors du réseau d'affinités, d'échanges et d'alliances précédemment noués avec les autres démocraties populaires. Il convient de rappeler qu'André Blanc tint, dans ces circonstances difficiles, à respecter le parti adopté par ses hôtes . Mais il est clair que ni la situation internationale de la Yougoslavie,  ni l'accélération de la collectivisation agraire décidée à la hâte, en janvier 1949, ne facilitèrent sa tâche de chercheur : des prodiges de dévouement et de fidélité avaient permis de sauver l'essentiel des bibliothèques et des fonds d'archives dont il sut tirer, d'une part, avec l'aide de leurs conservateurs, de remarquables arguments ; d'autre part, la baisse momentanée de la production agricole et l'isolement privaient la Yougoslavie de ravitaillement, de crédit, de matières premières, et la contraignaient à des improvisations sur la voie de la gestion sociale, rendant donc très difficile la tâche d'un enquêteur qui aurait voulu apprécier l'extension et les effets de la gestion autonome dans l'agriculture coopérative, l'enseignement, les services sociaux, l'habitation.

[...]

Son projet initial visait l'Istrie ; mais il était vite apparu irréalisable dans la mesure où la frontière italo-yougoslave restait disputée. Se replier sur le Zagorje croate, ce qui eut été commode, à cause de la proximité de Zagreb, ne lui parut pas convenir ; ce secteur de collines et de moyennes montagnes, alors inégalement partagé entre les attractions de Zagreb et de Varaždin, était trop étroit et trop homogène si on le considérait à grande échelle, trop refermé aussi, si on le replaçait entre les grands compartiments du domaine balkanique, pour qu'on puisse y lire distinctement, dans la répartition des hommes, la trace des grandes phases responsables de l'organisation régionale.

Restait le seuil croate. La chaîne dinarique s'y abaisse sensiblement ; la vallée de la Save y débouche dans un large ombilic de subsidence dont le jeu a permis au réseau de la Kupa de s'étendre vers l'ouest en réduisant à un mince liseré dominé par quelques massifs trapus la zone des plateaux et des dépressions karstiques bien plus large au contraire vers le nord comme vers le sud. Ce dispositif ménage une ouverture des plaines de la Pannonie sur le domaine méditerranéen, voie de passage dont l'aménagement moderne commande l'avenir des activités économiques de Zagreb.

Le seuil croate rapproche également, plus qu'il ne les sépare, les provinces bosniaques, au sud, longtemps occupées par les Turcs et, partant, islamisées, des cantons slovènes, au nord, où les influences germaniques furent décisives du fait d'une longue et féconde administration autrichienne : ici, "l'Orient est décalé vers l'ouest et le nord et, par le truchement des Valaques, se trouve directement en contact avec le monde d'Europe centrale". Or, cette zone propice aux contacts manifeste tous les symptômes corrélatifs d'un isolement qui se traduit par la persistance d'archaïsmes techniques, le maintien d'une population rurale dense mais faiblement productive, l'utilisation incomplète et fragmentaire des sols arables.

L'explication de ce paradoxe a entraîné Blanc à mobiliser, au cours de patientes enquêtes sur le terrain, et les cartes, tous les indices toponymiques et onomastiques disponibles, cependant qu'il interrogeait les récits des voyageurs, les rapports des administrations ou des officiers, et qu'il utilisait les plans cadastraux et les dossiers d'archives. Patiente reconstitution qui évoque une archéologie de l'occupation rurale et qui débouche sur un sous-titre où l'auteur se réfère à la géographie humaine - mais n'est-ce pas pour une raison de convenance, parce que la primauté des facteurs humains dans l'explication de l'organisation régionale, réduisant ici la place coutumière du milieu physique, faisait échapper cet essai modèle aux modèles convenus des ouvrages de géographie régionale ?

Chemin faisant, l'allemand est devenu pour André Blanc une langue de travail, au même titre que le serbo-croate dont il avait entrepris l'étude parallèlement à celle du russe. Diverses études sectorielles ont jalonné son entreprise. Celle du polje d'Ogulin, le plus vaste et le plus complexe de son domaine de référence, lui permet de démontrer, dans un espace relativement homogène à moyenne échelle, qu'il maîtrise les moyens de son entreprise ; elle l'enracine aussi dans le thème karstique de sa thèse complémentaire. Celle des confins militaires permet de souligner une partie des causes historiques du retard économique. Celle, enfin, de l'habitat rural a le mérite de recouper les diverses étapes d'occupation ou de réoccupation des terroirs, d'établir des relations entre les phases de colonisation et de sédentarisation et l'organisation des systèmes de culture.

La méthode adaptée à ce terrain diffère peu de celle qu'aurait choisie un historien, sinon parce qu'elle vise à rendre compte de la formation des paysages ruraux, qui sont l'expression d'une économie traditionnelle, plutôt qu'à préciser l'évolution de la stratification sociale ou les rapports des pouvoirs qui, par les institutions, contrôlent l'usage de l'espace. Dès son étape en Croatie occidentale, André Blanc était donc prêt à d'autres enquêtes qui visèrent les rapports entre les sociétés agraires et les structures rurales dans les Balkans, notamment en Albanie - les trois articles qu'il y consacra demeureront irremplaçables -, mais aussi hors des Balkans ; car c'est avec les outils conceptuels forgés en Croatie qu'il analysa une renaissance de l'assolement triennal à Jouy-les-Côtes, en Lorraine, au XIXe siècle. Dès le départ, il avait d'ailleurs annoncé sa volonté de présenter l'état de la Croatie occidentale tant à travers les circonstances de son évolution propre que par un jeu de comparaisons où il disait que résidait la justification d'une monographie régionale. En ce sens, il faut voir dans plusieurs de ses publications postérieures, même les plus concises, l'écho - sensible aussi dans son enseignement - et le prolongement des préoccupations surgies de l'étude de la Croatie, plutôt que des oeuvres nées de circonstances aléatoires.

Les conclusions de sa thèse semblent annonciatrices de préoccupations très actuelles. Blanc n'a pu démontrer l'hypothèse d'un peuplement turc dans le seuil croate. Mais il insiste sur le fait que la menace ottomane a changé ce passage remarquable en une zone de démarcation : "la géographie historique des XVIe et XVIIIe siècles, écrit-il, est une géographie stratégique. Tout s'ordonne en fonction de la sécurité, de la guerre, de l'armée." La démonstration est faite que la Croatie civile a toujours été en avance sur celle des Confins militaires que Blanc qualifie de marche, de bastion, de pion sur l'échiquier impérial, qu'il décrit comme un champ de bataille parfois dévasté et dépeuplé : "les déserts croates", dont la recolonisation est passée par des formes d'habitats adaptées aux circonstances stratégiques et où le repeuplement par des fugitifs venus du sud avec leurs institutions a freiné de surcroît les expériences physiocratiques et retardé l'intégration dans l'économie capitaliste. Car la bourgeoisie locale, étiolée, est demeurée étrangère au monde de la terre. Même quand les défauts du milieu physique sont particulièrement contraignants - cas du Kordun - il n'est pas douteux que les conditions militaires et sociales les ont, dans ce domaine particulier, fait ressentir plus durement : la carence de la vie urbaine et industrielle - Karlovac ne fut longtemps qu'une place de garnison et un gros marché - explique le retard tardif de ces campagnes surpeuplées mais sous-exploitées. C'est le rôle stratégique assigné à cette marche de l'Empire d'Autriche-Hongrie qui rend compte du "nivellement de la structure sociale, de la sclérose du système des cultures, de la momification des paysages ruraux".

Ni vieux pays, car son peuplement est récent, ni pays neuf, car il est resté à l'écart des progrès techniques, tel est le seuil croate quand il est saisi, en 1941, par la guerre et la révolution. Ce que nous savons de l'évolution récente de la Croatie occidentale confirme les conclusions d'André Blanc : l'accélération de l'exode rural déclenché pendant la seconde guerre mondiale et, plus récemment, les conséquences de l'émigration vers l'étranger additionnent leurs effets pour enrayer le développement, préserver les désuétudes, entretenir un certain retard, alors même que toute la zone qui gravite autour de Karlovac ou de Sisak bascule dans l'aire d'attraction directe de Zagreb.

 

 

Source : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1978_num_87_482_17908

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Publié le 22 Mai 2011

Josip Roglić (1906-1987)


 

http://www.speleologija.hr/znanost/istrazivaci/AkademikJosipRoglic.jpgJosip Roglić est né à Župa Biokovska, un hameau de la commune d'Imotski, donc de la Zagora croate, à la frontière de la Bosnie-Herzégovine - à cette époque territoire militaire autrichien. Il fit ses études au lycée de Split et à l'université de Belgrade, dans la section de Géographie et de Géologie, où il soutint sa thèse sur sa montagne natale, le Biokovo, en 1934. Ses premiers travaux lui permettent d'obtenir des bourses de séjour à l'étranger, en France à Strasbourg et à Montpellier, où il est l'élève d'Henri Baulig et de Jules Sion et en Allemagne, à Berlin avec N. Krebs.

Son activité scientifique est bloquée par la guerre et les événements douloureux qui affectent son pays, plus particulièrement la Croatie, où il est à Zagreb successivement professeur de lycée, d'Ecole normale et d'Université. Mais, en 1946, appelé comme expert à la délégation yougoslave à la Conférence de Paix à Paris, sa connaissance des problèmes régionaux de l'Istrie et de la Slovénie méridionale lui permettra de jouer un rôle efficace dans l'attribution de ces régions à la Yougoslavie - c'est à partir des documents recueillis qu'il a tiré un livre sur la Marche Julienne (1949).

Par ailleurs son activité universitaire et scientifique prend un grand essor. A Zagreb, il fonde l'Institut de géographie, anime la Société spéléologique de Croatie, et la revue Geografski Glasnik. Il est invité à l'étranger, rencontre les géomorphologues et karstologues, Georges Chabot à Dijon,  Pierre Birot à Paris, H. Lehmann à Francfort, et enseigne un semestre à l'Université de Giessen.

Son oeuvre scientifique, dont témoigne une très riche bibliographie établie par T. Ségota (1986), est celle d'un géomorphologue du karst dinarique, fortement influencé au départ par l'oeuvre monumentale de J. Cvijić, mais qui a su tirer un très grand parti des idées des écoles française et allemande. Géomorphologue de terrain, il a été, comme d'autres, confronté au problème des surfaces d'aplanissement dans le karst, observées sur le pourtour du poljé d'Imotski (1938). En 1953-1954, il synthétise ses observations sur les surfaces de corrosion du karst dinariques et sur le rôle de l'érosion fluviatile dans la genèse des poljés et semi-poljés (1957-1960).

Dans une seconde phase de ses recherches, J. Roglić s'est orienté vers l'analyse du rôle des paléo-climats quaternaires dans l'évolution du karst, montrant en particulier l'abaissement considérable de l'englacement sur les montagnes proches du littoral, et les conséquences sur l'évolution des poljés (1961, 1964).

Par ailleurs, sa connaissance des données hydro-géologiques, géotechniques et spéléologiques lui a permis d'exposer les problèmes de l'évolution des poljés en fonction du développement de l'endokarst (1965, 1969), et il contribue avec M. Herak à une synthèse d'ensemble du karst yougoslave (1972, 1974).

Les problèmes d'environnement en milieu karstique n'ont cessé de l'intéresser, et il a particulièrement mis en valeur les conditions de formation et de survie des barrages travertineux des lacs de Plitvice (1977-1981).

Géomorphologue, J. Roglić était aussi un géographe au plein sens du terme, soucieux de comprendre et d'expliquer les mutations des structures, de la population et des paysages de la République socialiste de Croatie. Il a contribué à l'approche de la régionalisation à l'intérieur de cette république (1968) et a fait connaître le rôle des grands aménagements routiers et ferroviaires dans la restructuration de l'économie, spécialement pour le développement de la zone portuaire et industrielle de Rijeka, et sur la réorientation de l'Istrie dans la zone d'influence de cette ville par la réalisation du tunnel routier de l'Učka.

Professeur et académicien, il a dirigé et encouragé de nombreux chercheurs et fait publier leurs travaux ; la Geografija SR Hrvatske (6 vol.) doit beaucoup à ses élèves et à lui-même. Toutefois, la rançon des orientations multiples données à l'Institut de géographie de Zagreb a fait qu'il n'a pas eu de successeur direct dans sa propre spécialité, la géomorphologie karstique, Par ailleurs, la maladie l'a malheureusement empêché de donner une synthèse sur les aspects et les problèmes des transformations des espaces ruraux, domaine où il avait recueilli une masse d'informations considérable.

Les travaux de J. Roglić avaient acquis une renommée internationale, et sa connaissance de plusieurs langues lui avait permis de fréquenter les milieux scientifiques européens, de l'Ouest et de l'Est, ainsi qu'aux Etats-Unis et même en Chine. Mais c'est avec les géographes français qu'il se plaisait particulièrement à se retrouver, s'exprimant parfaitement dans leur langue et très imprégné de la culture française. Il a fréquenté le laboratoire de P. Birot, encouragé André Blanc dans ses recherches, maintenu à Zagreb la présence de la culture scientifique française dont il avait souligné l'importance (1964-1965). Il était membre des Comités de patronage de deux revues françaises : Méditerranée et Karstologia.

Josip Roglić s'est éteint à Zagreb en 1987.

 

 

Source : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1988_num_97_542_20694

 

Annexes : 

 

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Publié le 31 Octobre 2010

Aleksandra Radenović


 

Née le 27 juillet 1975, Aleksandra Radenović a obtenu, en 1999, un diplôme de physicienne à l’Université de Zagreb avant de rejoindre, en 2000, le Laboratoire de physique de la matière vivante du professeur Giovanni Dietler (à l’époque rattaché à l’UNI et actuellement professeur à l’EPFL), où elle obtient le titre de docteur ès sciences, en 2003. Elle effectue ensuite des études postdoctorales à l’Université de Californie à Berkeley.
 
Aleksandra Radenović a démontré sa capacité à contribuer d’une manière significative au domaine de la nano-biotechnologie. Parmi ses 12 publications dans des journaux scientifiques d’excellent niveau, on peut en citer deux parues dans Nature et Nature Materials sur le sujet des sondes nanométriques pour l’imagerie biologique. En 2004, elle a reçu du Fonds national pour la recherche scientifique une bourse de recherche pour chercheuses et chercheurs débutants.
 
Expérimentatrice de haut niveau, Aleksandra Radenović a contribué de manière importante au développement de techniques novatrices utilisant des molécules individuelles pour la détection et l’actuation de forces locales. Lorsqu’elle était postdoc dans le laboratoire du professeur Jan Liphardt, elle a fabriqué des nanopores (pores de taille nanométrique) dans une membrane isolante, et a effectué les expériences «proof of principle» démontrant la valeur importante de cette technique. Elle a montré que des nanofils de rapport d’aspect élevé peuvent être capturés dans des pièges optiques et ensuite assemblés dans des hétérostructures tridimensionnelles qui peuvent fonctionner comme des dispositifs photoniques actifs. Cette découverte offre des nouvelles perspectives de stimulation chimique, mécanique et optique des cellules vivantes.
 
Le plan de recherche d’Aleksandra Radenović se concentre sur l’avancement des connaissances de systèmes chimiques et biologiques complexes par le développement et l’utilisation des techniques nanométriques. L’application de ces nouveaux outils pour la caractérisation de cellules vivantes pourrait élucider comment ces cellules réagissent aux stimuli mécaniques et biochimiques. Elle a aussi prévu d’utiliser la spectroscopie de force basée sur les nanopores afin d’augmenter les connaissances des mécanismes de compaction de l’ADN dans les cellules et pour le développement de dispositifs efficaces de séquençage d’ADN génomique. L’affiliation d’Aleksandra Radenović à l’Institut de bioingénierie, conjoint aux facultés des sciences et techniques de l’ingénieur et des sciences de la vie, laisse entrevoir le déploiement de projets interdisciplinaires très prometteurs.

 

 

Source : actualites.epfl.ch


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Rédigé par brunorosar

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