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Publié le 9 Mai 2017

Plonger en Croatie pour visiter un chai sous-marin


 

Un domaine viticole croate propose aux oenophiles sportifs de plonger sous l’eau pour explorer un chai installé dans une épave.


 

Alors que les amoureux de Bacchus choisissent d’arpenter les rangées de vignes pour mieux percer les secrets du vin, un domaine croate, situé dans la péninsule de Pelješac, propose aux oenophiles sportifs de plonger sous l’eau pour explorer un chai installé dans une épave.

 

Un vin à base de plavac, un cépage rouge croate utilisé pour les nectars

Edivo Wine organise ainsi des séances de plongée pour permettre aux amateurs d’approcher son chai sous-marin où repose le vin élevé pour la marque Navis Mysterium.

Le domaine est situé à Drace, dans la péninsule de Pelješac, à une heure de route de Dubrovnik. Edivo élabore un vin à base de plavac, un cépage rouge croate, qui est utilisé pour les nectars ayant fait la réputation de Pelješac et de la très chic île de Hvar, où se rend la jet-set. Les propriétaires ont souhaité ressusciter les habitudes de la Grèce Antique qui entreposait le vin dans des amphores en terre cuite avant de les plonger sous l’eau.

Edivo conditionne ainsi les premiers jus dans une bouteille classique avant de glisser celle-ci dans une amphore.

Après une période de trois mois d’élevage «sur terre», cette dernière est enfouie dans l’obscurité de la mer Adriatique entre 18 et 25 mètres de profondeur, pour y reposer une à deux années.

Les sessions de plongée permettront de découvrir les amphores au repos, entreposées dans l’épave d’un bateau. La visite se poursuivra à la surface avec une séance de dégustation, et des achats pour ceux qui voudront repartir avec un souvenir. Un bar à vin est ouvert.


 

Les bienfaits des fonds marins

 

En France, les bénéfices de l’immersion d’un vin en cours de fermentation sont déjà connus. Un vigneron de la côte basque a déposé un brevet et élève ses vins à quinze mètres de profondeur dans l’Atlantique, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz. Le vin s’intitule «Egiategia». Les conditions marines sont bénéfiques aux levures lors de cette seconde fermentation effectuée sous l’eau, permettant au vin de révéler un profil plus aromatique.

Aussi, en 2010, une cargaison de champagne vieille de 170 ans avait été retrouvée au fond de la mer Baltique. La qualité du breuvage s’était révélée tout à fait intacte. Les fonds marins promettent en effet deux conditions indispensables au bon vieillissement d’un vin : l’obscurité et une température constante.


 

Source : leprogres.fr, le 8 mai 2017.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 3 Avril 2017

5 salles de réunions et séminaires dans la nouvelle résidence Pierre & Vacances

 

Le Cverna Luka Hotel & Resort de Pierre & Vacances qui ouvrira ses portes en avril 2017, près de Zadar en Croatie, dispose de 5 salles et 3 espaces modulables pour l'accueil et l'organisation d'événements professionnels, de réunions et de séminaires.

Avec l''ouverture de sa première résidence en Croatie, courant avril 2017, Pierre & Vacances développe son offre MICE.

En plus de ses 166 hébergements, le Crvena Luka Hotel & Resort, 4 étoiles, accueille un centre de convention.

Celui-ci possède 5 salles modulablespour les séminaires et les incentives.

Le « Colloquim 1 » affiche une superficie de 110 m² et une capacité d'accueil de 120 personnes en format théâtre. Le « Colloquim 2 » peut contenir jusqu'à 60 personnes sur 88 m².

Deux espaces polyvalents « Il Doge » permettent, eux, de recevoir jusqu'à 250 invités et 40 personnes peuvent travailler ensemble dans la salle de sous-commission « Kana ».

L'hôtel propose, par ailleurs, trois autres espaces aménageables de 95 m² à 190 m².

Avec sa marque Pierre & Vacances-Center Parcs Meetings & Events, le groupe propose 40 destinations business en France métropolitaine, Guadeloupe, Martinique, Espagne, Belgique, Allemagne, Paus-Bas et Croatie.

 

Source : tourmag.com, le 3 avril 2017.


 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 5 Décembre 2016

1. Jasenovac, enjeu d’une mémoire conflictuelle

 

Le camp symbolise les crimes du régime oustachi.

Fleur de pierre, le monument dessiné par l’architecte serbe Bogdan Bogdanovic, domine tout l’espace. Sous la voûte, gravé dans le béton, un extrait de Jama(« La Fosse »), le célèbre poème de l’écrivain croate Ivan Goran Kovacic. Un silence absolu règne sur l’étendue verte, au confluent des rivières Una et Sava, près de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine, là où les autorités de l’État indépendant de Croatie (NDH) ont créé un camp, dès l’été 1941, près du village de Jasenovac.

Symbole des crimes du régime oustachi, Jasenovac fut à la fois un camp de concentration et d’extermination. Plus de 80 000 prisonniers – serbes, juifs, roms et opposants croates – y ont trouvé la mort entre 1941 et 1945, tués par l’épuisement, la faim, la maladie ou à l’arme blanche.

Polémique sur le nombre de victimes

Au mois d’avril, la projection à Zagreb d’un documentaire intitulé Jasenovac, la vérité, en présence du ministre de la culture, Zlatko Hasanbegovic, a relancé une vieille polémique. Le film, réalisé par Jakov Sedlar, remet en question le nombre des victimes et présente Jasenovac comme un simple camp de travail. Un livre, publié en 2015 par des historiens croates, défendait la même thèse.

Une fois de plus, l’éditeur Slavko Goldstein, 88 ans, a dû monter au créneau pour rétablir les faits dans un livre intitulé Tragédie, mythomanie, vérité, Jasenovac. En mai 1942, à l’âge de 13 ans, il rejoignait, avec sa mère, les partisans de Tito, pour échapper à une mort certaine. Arrêté le 13 avril 1941 par des militants oustachis, son père, Ivo Goldstein, libraire à Karlovac, n’est jamais revenu. « Vingt-cinq ans après l’indépendance, l’histoire continue à être manipulée à des fins politiques », affirme Slavko Golstein. « Le passé n’est toujours pas complètement reconnu et notre mémoire reste conflictuelle. C’est la maladie infantile de notre démocratie. »


 

Par François d’Alançon

 

Source : la-croix.com, le 26 août 2016.

 

 

 

 

 

2. Indignation après un slogan pronazi sur une plaque près de l'Auschwitz croate

 

Le Centre Simon-Wiesenthal a condamné mardi l'inauguration récente d'une plaque commémorative frappée d'un slogan pronazi près du camp de Jasenovac, "l'Auschwitz croate".

"Za Dom Spremni" ("Prêts pour la patrie") était le slogan de l'Etat croate pronazi durant la Seconde guerre mondiale. Il figure aussi sur une plaque déposée en novembre à Jasenovac par des vétérans d'une formation paramilitaire (HOS) à la mémoire de onze des leurs tués pendant le conflit d'indépendance de la Croatie (1991-95).

"Il est difficile de croire qu'un tel slogan incendiaire puisse être publiquement affiché dans un pays membre de l'Union européenne", s'est indigné Efraim Zuroff, responsable du Centre Simon Wiesenthal.
"De tels slogans (...) font partie d'une tentative de déformer l'histoire de la Seconde guerre mondiale et de l'Holocauste et de transformer les coupables en héros", a dénoncé dans un communiqué Efraim Zuroff.
Les représentants de la minorité serbe en Croatie, les organisations antifascistes et l'opposition ont également demandé le retrait de cette plaque.

Le Premier ministre Andrej Plenkovic a jugé "évidemment délicat qu'un tel monument ait été posé à jasenovac". Mais il a aussi relevé la difficulté juridique à faire enlever la plaque: le slogan "Za Dom Spremni" figure sur l'emblème du HOS qui a été déposé dans les règles. Selon lui, "le cadre légal n'est pas adéquat".
Le régime pronazi oustachi d'Ante Pavelic est responsable de la persécution et de la mort de centaines de milliers de personnes, serbes, juifs, roms et opposants antifascistes.

Le camp de Jasenovac, à 100 km au sud-est de Zagreb, est un symbole de ces crimes. Le nombre exact des victimes qui y sont mortes reste sujet de controverses.

Le musée du Mémorial de l'Holocauste à Washington évalue à 100.000 le nombre des victimes, serbes pour la plupart, les estimations des historiens locaux allant de 82.000 morts, selon le musée de Jasenovac, à 700.000, selon les sources serbes.
Depuis plusieurs mois, la Croatie est la cible de critiques sur sa complaisance supposée face au renouveau des thèses révisionnistes.


 


 

Source : lorientlejour.com, le 6 décembre 2016.

 

 

 

 

3. une plaque commémorative pronazie fait scandale


 

Une plaque frappée du salut des Oustachis, ces Croates pronazis, a été réinstallée aujourd'hui dans l'est du pays, l'association d'extrême droite à l'origine de l'initiative ayant juste accepté de la retirer des alentours du camp d'extermination de Jasenovac.

En novembre 2016, l'organisation d'anciens paramilitaires, HOS, avait suscité l'indignation en Croatie en dévoilant cette plaque marquée du salut "Za dom spremni" ("Prêts pour la patrie"), à proximité immédiate de l'"Auschwitz croate".

Les responsables d'HOS avaient expliqué qu'ils entendaient saluer la mémoire de onze de leurs membres, tués au début de la guerre d'indépendance de la Croatie contre les forces serbes (1991-95). Les Serbes, les associations juives, la gauche et les organisations antifascistes, avaient dénoncé une provocation. La passivité des autorités croates avait également été critiquée, leurs adversaires y voyant le signe d'une indulgence coupable.

Aujourd'hui, HOS a retiré la plaque de Jasenovac, mais pour la déplacer à une dizaine de kilomètres, tout près de la ville de Novska, a constaté l'AFP. "Personne ne peut toucher à ça", "nous avons atteint notre but", avait déclaré peu auparavant aux journalistes à Zagreb, Ivan Friscic, un des responsables d'HOS.

Le premier ministre Andrej Plenkovic, représentant de l'aile centriste du HDZ, a évoqué fin 2016 un problème "délicat" et insisté sur la nécessité d'aboutir à "une solution légale". Aujourd'hui, il a estimé que le déplacement de la plaque était un "premier pas".

"Le deuxième, une étape cruciale, sera la mise en place d'une réglementation systématique et claire sur l'utilisation des symboles et des insignes des régimes totalitaires", a-t-il poursuivi.


 

Source : lefigaro.fr, le 7 septembre 2017.

 

 

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Publié le 19 Août 2016

Losinj et Cres, l'archipel croate de la toison d'or 


 

LA POÉSIE DES ÎLES (7/7) - Ces îles jumelles et leur archipel, rattachés au mythe de la Toison d'or, sont les perles du golfe de Kvarner. Au programme : nature, santé, beauté et cet art de vivre qui caractérise les peuplades de l'Adriatique...


 

Dans l'Antiquité, on les appelait les Absyrtides. Un nom tiré de la légende des Argonautes. Ayant dérobé la Toison d'or à Eétès, roi de Colchide, Jason fuyait ses poursuivants. Parmi ces derniers, Absyrtos, fils du monarque lésé, chargé de rapporter le mythique butin dans le Pont-Euxin. A son bord, Jason disposait d'un atout majeur en la personne de Médée, fille d'Eétès, qu'il avait séduite lors de son raid en Colchide. Se voyant rattrapé par les nefs vengeresses, il persuada sa maîtresse de tuer son propre frère, de le dépecer et de disperser ses membres épars dans l'Adriatique. Comme les Colches s'attardaient à recueillir les restes d'Absyrtos, Jason put les distancer et continuer sa route. Ainsi serait né l'archipel des îles de Cres et de Losinj (aujourd'hui séparées par un chenal creusé par l'homme, mais qui n'en formaient qu'une au néolithique), constitué de plusieurs îlots plus ou moins grands: Unije, Srakane, Susak, Ilovik, Orjule, Oruda, etc. Le crime, en l'occurrence un fratricide, était presque parfait. En effet, vu de l'hydravion qui nous transporte vers Losinj, le spectacle est tout simplement divin. Un régal pour les yeux…


 

Sur la terre ferme, nul vestige de cette sanglante genèse: tout respire l'harmonie, la sérénité et la félicité. Il est vrai que la vocation touristique de Losinj est ancienne puisqu'elle remonte à la période austro-hongroise. A tout seigneur, tout honneur: c'est l'archiduc François-Ferdinand, venu en convalescence pour traiter une méchante tuberculose, qui en fit une destination à la mode dans les années 1880. Dans sa foulée, on vit débarquer toute l'aristocratie impériale, soucieuse de se refaire une santé pendant l'hiver (Karlsbad et Marienbad étant les villégiatures estivales). Ces VIP se donnaient rendez-vous dans la baie de Cikat, à l'abri des bourrasques et des regards. Pour eux, le naturaliste Ambros Harazic (1) créa une Société d'embellissement et de reforestation, fit planter 300 000 arbres. Il en résulta une superbe pinède qui fut l'écrin de la gentry. Des architectes viennois renommés, comme Alfred Keller et Rudolf Göbel, y édifièrent les villas de style Art nouveau ou Sécession, avec l'eau courante et le confort moderne, qui parsèment toujours la promenade de Cikat et lui confèrent cette classe surannée.


 

On y partageait son temps entre les intrigues galantes, les sports nautiques et les randonnées pédestres (250 kilomètres de sentiers balisés, au détour desquels on découvre des criques de rêve). Des températures clémentes (moyenne hivernale de 14 °C) et 207 jours de soleil par an, des courants chauds au large des côtes, plus de 1 000 herbes aromatiques répertoriées (du romarin à l'immortelle, en passant par la lavande, le thym, la menthe ou la sauge), un air pur comme le cristal, une pollution inexistante, une alimentation équilibrée (proche du régime crétois): le cocktail vivifiant et curatif de Losinj opère toujours. A tel point que nombre d'établissements hôteliers sont dotés de spas et de centres de soins. La pneumologue Anamarija Margan Sulca réalisé en 2013 une étude médico-sanitaire relative à l'impact de ce microclimat sur l'organisme.


 

Elle est formelle: «Les tests portaient sur une population de 93 personnes, souffrant plus ou moins d'affections respiratoires ou pulmonaires à leur arrivée. En onze jours, les effets bénéfiques, mesurés par spirométrie et oxymétrie, étaient démontrés scientifiquement. Sans thérapie particulière, juste par inhalation naturelle! Toutefois, pour une remise en forme complète et certaine, il faut compter trois semaines. C'est l'optimum.» L'air est une chose, la mer en est une autre. Ce fut longtemps la principale ressource des insulaires, peuple de marins et de pêcheurs. Le village d'Osor, florissante capitale au Moyen Age (plongée depuis dans la torpeur), contrôlait la route maritime entre la Dalmatie et l'Istrie. Une position militairement et commercialement stratégique. Les premiers habitants liburno-illyriens y prélevaient droits de péage et de douane. Ce qui ne tarda pas à exciter la convoitise des Romains au Ier siècle avant J.-C., premiers occupants qui seraient suivis par bien d'autres: les Slaves, les Vénitiens, les Autrichiens, et même les Italiens sous le régime fasciste (jusqu'à la libération par les partisans yougoslaves en 1943).


 

A compter de la Renaissance, pour cause de malaria, l'activité économique se déplaça progressivement vers Mali Losinj, qui devint le deuxième port de l'Adriatique au XIXe siècle: 15 000 matelots y avaient leurs quartiers, 150 navires mouillaient dans sa rade, et six chantiers navals fournissaient à tour de bras (d'où la nécessaire reforestation entreprise ultérieurement par Ambros Harazic)! Son académie navale forma des générations de navigateurs. On y installa une station météo et un observatoire pour les astronomes. Le déclin de la marine à voile et l'essor des bateaux à vapeur sonnèrent le glas de cet âge d'or, qui est aussi bien relaté qu'illustré dans la tour vénitienne qui abrite le musée de Veli Losinj.

Pourtant, la mer reste prodigue en bienfaits et en surprises. C'est ainsi que Losinj héberge dans ses eaux la plus importante population de dauphins de l'Adriatique (ils seraient environ 200 dans tout le golfe de Kvarner). Cette espèce protégée est le sujet d'un programme de recherches piloté par l'ONG Blue World de Veli Losinj. Embarqués sur un Zodiac, nous accompagnons l'une de ses équipes dans son travail quotidien: la photo-identification des cétacés et les relevés d'acoustique sous-marine. «Chaque dauphin est reconnaissable à son aileron dorsal, explique Nikolina Rako Gospic, responsable de mission et diplômée en sciences maritimes appliquées. Cicatrices, entailles, marques: aucun aileron n'est semblable. C'est comme une empreinte digitale chez l'être humain. Ils sont systématiquement photographiés (les capturer serait source de stress), ce qui nous permet de cataloguer chaque dauphin dans notre base de données et de suivre son évolution au fil du temps. Nous utilisons également des hydrophones et des microphones afin de décrypter leur langage par sons.» A peine termine-t-elle son exposé qu'une demi-douzaine de jeunes adultes fait irruption dans le sillage d'un chalutier. Joueurs et inspirés, ils se livrent à un ballet aquatique du plus bel effet, avant de se fondre dans le grand bleu.


 


 

Si Losinj ne manque pas d'attraits, une excursion dans les îles qui jalonnent son pourtour et en dépendent administrativement est fortement recommandée. Cap sur Susak, une bizarrerie géologique et linguistique facilement accessible par ferry depuis Mali Losinj. Pas d'asphalte, pas de voiture. Un bloc de calcaire recouvert d'une couche de sable (porté par Eole du Sahara ou du bassin du Pô, dit-on) qui lui donne cette allure singulière, plus proche de l'Afrique que des Balkans. Sur ses coteaux poussait du raisin dont on tirait un bon vin. Décimé par le phylloxéra, le vignoble périclita dans les années 1950. S'ensuivit un exode massif vers les Etats-Unis, où les immigrants firent tous souche dans la même ville du New Jersey: Hoboken. AmerikaAmerika! Mais ces aventuriers n'ont pas oublié leur patrie: ils reviennent chaque été passer les vacances à Susak dans les maisons aisément reconnaissables (à leur déco ostentatoire) qu'ils ont fait bâtir avec les dollars de l'American dream. Même si leur accent est teinté d'intonations anglo-saxonnes, ils n'ont pas oublié le dialecte, du croate archaïque mâtiné d'italien et d'expressions idiomatiques.


 

«Même les Croates ne comprennent pas le parler de Susak, s'amuse Barbara Busic Ribaric, l'institutrice qui enseigne aux deux seuls élèves du cru! Le plus extraordinaire, c'est que les habitants(qui sont moins de 100) le pratiquent toujours entre eux. Ici, les traditions perdurent, en dépit des aléas de l'Histoire.»Même chose pour le costume que portent les femmes lors des grandes occasions: une minijupe brodée à volants colorés et superposés, agrémentée de perles et de divers colifichets. Ce vêtement d'apparat est confectionné à la main par les sœurs de la Charité, les seules à connaître et à transmettre un savoir-faire ancestral mais compliqué: six mois de travail et 50 mètres de coton pour une seule pièce. Et un coût de 30 000 kunas, soit 4 000 euros, sacrifice considérable dans un pays où le salaire moyen ne dépasse pas 1 000 euros mensuels. Mais l'horizon s'éclaircit pour Susak: un investisseur fortuné a ressuscité le vignoble et souhaite relancer la production viticole qui fit les beaux jours de l'îlot…


 

Il serait injuste et absurde de se cantonner à Losinj et de ne pas visiter Cres, cette sœur siamoise dont elle fut détachée artificiellement en des temps reculés. Plus vaste et moins peuplée (2), elle est aussi plus rustique et plus nature, moins domestiquée, moins apprivoisée. L'idéal est de prendre l'itinéraire qui mène (via des passages sinueux) de Mali Losinj jusqu'au nord de Cres, dans la Tramuntana. Etape obligatoire à Osor, point de jonction, où un pont tournant (actionné à la manivelle pour laisser passer les embarcations) permet de franchir les 10 mètres du Kavuada Kanal. Première conquête de Rome, Osor en garde l'urbanisme typique, avec cardo (axe nord-sud) et decumanus (axe est-ouest). C'est le fondement sur lequel on bâtit la cité médiévale, avec ses murailles d'enceinte, le monastère bénédictin Saint-Pierre (où des fouilles sont conduites par des Français du CNRS et de l'université de Franche-Comté) et la cathédrale de l'Assomption. L'empreinte de Venise est visible sous la forme de deux lions de Saint-Marc sculptés sur les portes d'entrée et de sortie de la vieille ville. Après Osor, la route conduit sur un plateau karstique, cerné de maquis, de garrigue, de chênes, d'oliviers et de châtaigniers. C'est le domaine du célèbre mouton de Cres qui déambule entre les cultures en terrasses et les murets de pierres sèches: nourrie d'herbes sauvages et de sel marin, sa chair figure parmi les spécialités gastronomiques de toutes les bonnes auberges et tavernes locales. On s'arrêtera volontiers à Lubenice, hameau perché à 400 mètres de hauteur (cinq habitants mais dix églises!), d'où l'on aperçoit le littoral italien par ciel clair, ou à Valun, port de pêche qualifié naguère de «petit Saint-Tropez» par un confrère du Figaro Magazine, comme nous le rappelle la tenancière du restaurant Na Moru (voir notre carnet de voyage). A Cres-ville, le peintre Matte Solis, qui conserve un souvenir ému de son exposition parisienne il y a trente ans et s'exprime dans la langue de Molière, nous invite dans le capharnaüm étudié qui est à la fois son habitation et son atelier. Le maître, personnage volubile et fascinant, y reçoit des connaisseurs du monde entier venus admirer ou acheter ses toiles, où dominent les thèmes de la mer et de la femme.


 

Ambiance bien différente, mais tout aussi chaleureuse au couvent Saint-François, havre de paix construit au XIIIe siècle par des franciscains, omniprésents en Croatie. Le père Zdravko, accueillant et attentionné, nous guide dans le musée et l'incroyable bibliothèque (10 000 livres, dont 25 incunables). Il nous montre avec fierté le trésor de cette collection: un missel de 1494 écrit en glagolitique (3). Et nous offre pour viatique une médaille de la Vierge Marie… C'est dans la pointe septentrionale, à Beli, le caput insulae (tête de l'île) des Romains, que s'achève notre périple. Un village qui surplombe une paroi rocheuse et descend à pic vers la mer, via des ruelles jonchées de ruines romanes ou gothiques. D'ici, on surveillait les galères qui croisaient entre Cres et Krk. Si Losinj est le refuge des dauphins, Beli est celui d'une autre espèce rare: le vautour fauve ou griffon, qui peut atteindre 3 mètres d'envergure et un poids de 10 kilos. Les femelles viennent nidifier dans les falaises vertigineuses et inaccessibles qui longent Beli. La réduction du cheptel ovin ayant fragilisé ces nécrophages, ils sont soignés et nourris. Quant aux petits, qui échouent parfois dans les flots lors de leurs premiers essais en vol, ils sont recueillis dans l'écocentre Caput Insulae, où ils sont retapés avant d'être relâchés dans les cieux. Des paysages enchanteurs et envoûtants, un ciel et une mer d'azur, une terre subtile, une faune unique: Cres et Losinj n'ont peut-être pas été engendrées ainsi que le décrit la mythologie, mais ces îles sont assurément bénies des dieux…

 

 

(1) Grâce à son lobbying auprès des autorités austro-hongroises, Losinj se vit décerner en 1892 le titre de «station climatique naturelle» par Vienne.

(2) 3 000 habitants et 405 km2 , contre 7 000 habitants et 75 km2 à Losinj.

(3) Alphabet en vieux slave utilisé pour traduire la Bible pendant l'évangélisation des Balkans.


 


 

Par Jean-Louis Tremblais

Source : lefigaro.fr, le 19 août 2016.


 

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Publié le 2 Janvier 2016

Le parc naturel de Papuk classé à l'Unesco

 

 

Le Parc naturel de Papuk, situé dans la région de la Slavonie, vient d'être inscrit à la liste des géoparcs de l’UNESCO. Papuk devient  le premier parc croate reconnu pour sa géologie surprenante.

Le parc recèle de magnifiques forêts, composées de hêtres, mais aussi de chênes et de sapins, ainsi que la cascade de Jankovac, l'une des principales attractions du site.

Sa géologie est d'une exceptionnelle richesse : on y trouve des roches appartenant à l’ère géologique lointaine du paléozoïque et des spécimens allant jusqu'au quartenaire. Papuk et les monts de Slavonie constituent également le seul site croate qui abonde en roches volcaniques particulières.

 

 

Source : routard.com, le 2 janvier 2016.

 

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Publié le 3 Novembre 2015

Migrants: la Croatie inaugure un nouveau centre d'accueil


 

 

Environ 1.000 migrants sont arrivés ce mardi en train à Slavonski Brod (est) où la Croatie à mis en place un nouveau centre d'accueil adapté aux conditions hivernales visant à faciliter la poursuite de leur périple vers l'Europe occidentale.

Ce centre d'une capacité d'accueil d'environ 5.000 personnes a été aménagé au cours des deux dernières semaines par l'armée croate. Il est situé à une centaine de kilomètres à l'ouest de l'actuel centre d'accueil d'Opatovac, ouvert le 20 septembre à la frontière entre la Croatie et la Serbie, où étaient jusqu'à présent enregistrés les migrants entrant en territoire croate. Ce centre sera progressivement fermé.

Ce premier train a acheminé des migrants qui ont franchi la frontière croato-serbe à Berkasovo/Bapska, près du centre à Opatovac. "Nous allons cesser de faire l'enregistrement des migrants dans le centre d'Opatovac. Nous déplaçons ce processus ici" à Slavonski Brod, a expliqué le ministre croate de l'Intérieur Ranko Ostojic lundi.

Le centre aménagé sur le site d'un entrepôt abandonné de la compagnie pétrolière nationale INA à Slavonski Brod est composé de plusieurs grandes tentes, dont deux d'une surface de 2.500 m2 qui disposeront de plus de 1.400 lits chacune. Des dizaines de tentes militaires et des conteneurs sont réservés aux personnes les plus fragiles. Ranko Ostojic affirmé que "le plan de l'Union européenne se réalise" et précisé que "au moins 6.000 personnes" vont quitter chaque jour la Croatie. Toutefois, près de 9.000 migrants sont entrés dans le pays ce lundi. Plus de 312.000 migrants fuyant les conflits et la pauvreté au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie ont jusqu'à présent transité par la Croatie, pays de 4,2 millions d'habitants.


 

 

Source : bfmtv.com, le 3 novembre 2015.

 

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Publié le 16 Mai 2015

La mémoire d'un village de Croatie est toujours présente, 71 après sa destruction par les nazis


 

Le 30 avril 1944, vers 14h30, le village croate de Lipa fut encerclé par une division allemande SS, ainsi que par des membres de la Wehrmacht et une milice italienne fasciste. Des Tchetniksainsi que des membres de la Garde nationale slovène auraient fait partie de ces assaillants, sous l'autorité d'Aurelio Piese qui dirigeait la milice fasciste de Rupa, village de Croatie.


 

Les assaillants pénétrèrent dans le village de Lipa vers 15 heures, en commençant à s'emparer de tout ce qu'ils pouvaient prendre, comme par exemple du bétail. Ensuite, des femmes et des jeunes filles furent violées, des bébés massacrés, tout comme les personnes âgées. Après avoir torturé et massacré 21 personnes, ces assaillants se rendirent compte qu'ils ne pouvaient détruire le village de cette façon, et changèrent donc de tactique : ils rassemblèrent tous les habitants en leur ordonnant d'emballer leurs objets de valeur pour partir vers des camps d'internement.

Les nazis conduisirent les habitants vers la maison de Kvartika, qui se trouvait à l'entrée du village et portait le numéro 20, et leur ordonnèrent d'entrer. Ensuite, cinq bombes furent lancées et des coups de feu éclatèrent dans l'habitation. Les membres de ce groupe armé aspergèrent alors la maison d'essence et les personnes qui y étaient enfermées furent brûlées vives.

269 personnes, dont 121 enfants âgés de 7 mois à 15 ans, furent assassinées. Le village fut entièrement brûlé, et les nazis firent disparaître les cadavres calcinés.  Lipa, qui comptait 87 habitations ainsi que 85 dépendances, fut entièrement détruit. De tous les habitants qui étaient présents ce jour-là, seuls un homme et une femme survécurent.

 

Les exactions commises par les nazis furent photographiées par ces derniers eux-mêmes, il s'agissait pour eux de s'en vanter auprès de leurs supérieurs et de leurs amis. Plus tard, ces photographies furent développées à l'atelier de Silvestar Marož, situé à Ilirska Bistrica, en Slovénie, à exactement 17,5 kilomètres de Lipa. La soeur de Silvestar Marož en fit des copies qu'elle cacha ensuite. Ainsi, les photos furent conservées jusqu'à la fin de la guerre. Quand tout ce cauchemar fut terminé, elles furent disposées dans la vitrine de l'atelier afin que quelqu'un pût reconnaître le village. Ce fut le cas peu après, grâce à des passants.

Ces photographies font désormais partie du centre commémoratif de Lipa, qui a officiellement ouvert ses portes le 8 mars dernier. Explications de Vana Gović, la conservatrice de ce centre, à l'équipe de Global Voices :


 

"Ces photographies ont été conçues comme des trophées de guerre. Nous les utilisons aujourd'hui pour condamner cet acte. Nous avons traité dignement les sujets du centre, ces images apocalyptiques ne sont en effet montrées au public que si quelqu'un est capable d'établir une relation avec elles. L'espace du premier étage a quelque chose d'intime, la lumière y est faible afin que les visiteurs puissent établir un lien avec les victimes et ce qu'elles ont enduré."


 

Un musée pour se souvenir de ce jour d'horreur

Avant la naissance de ce centre avait déjà été créé le musée commémoratif de Lipa, qui ouvrit ses portes au public en 1968. La collection ethnographique ainsi que les ruines qui avaient été préservées y furent ajoutées en mai 1969. Le bâtiment où se trouvait ce musée abritait également une école maternelle, une crèche ainsi qu'une garderie fréquentée par des enfants de Lipa scolarisés dans les villages isolés de Rupa et Matulji. Le musée et l'école maternelle était dirigés par Danica Maljavac, enseignante d'histoire-géographie. La grand-mère de celle-ci fut la seule femme (avec un seul homme, pour rappel) à avoir survécu au massacre. Danica Maljavac a également souvent parlé publiquement des atrocités qui y ont été perpétrées.

Le centre commémoratif, qui se trouve au cœur du village, est composé d'un sous-sol, d'un rez-de-chaussée et d'un seul étage. Au sous-sol, qui n'est pas encore visitable, se trouve la collection ethnologique de la région. Cependant, le rez-de-chaussée et l'étage, dans lesquels il est question de la terrifiante histoire de la seconde guerre mondiale dans les pays des Balkans occidentaux, sont accessibles au public. Le rez-de-chaussée dispose d'un espace multifonctionnel et abrite une exposition permanente au sujet de l'histoire de Lipa, de la vie dans ce village et de toute la région karstique de Liburnie. Outre les photographies commentées, les visiteurs peuvent découvrir The Day Lipa Died [en français: Le jour où Lipa est mort], film documentaire slovène dans lequel les témoins encore en vie racontent cette terrible journée de 1944. Il est également possible d'écouter les témoignages d'informateurs. Puisque ce centre essaie de perdurer en tant que centre commémoratif, le rez-de-chaussée servira de salle commune pour des rencontres ou encore des expositions.


 

Vana Gović explique:

L'exposition permanente qui se trouve au rez-de-chaussée est consacrée à la vie dans le village de Lipa, avant et après son martyre. Notre but, c'est que chaque visiteur, au moment de quitter le centre, ait conscience que cet événement, tout tragique et horrible qu'il ait pu être, n'a marqué ni le début, ni la fin de l'existence des habitants. Bien que cette cité fût marquée par le massacre, cela ne représente qu'une partie de son identité. Comme Lidice en ex-Tchécoslovaquie et Oradour-sur-Glane en France, le village de Lipa fut complètement détruit par les nazis et tous ses habitants retrouvés assassinés. Mais ce village se distingue des deux autres par une seule chose: c'est le seul qui ait continué à vivre.” 


 

À l'étage, il est question de l'histoire de la destruction du village, de ses habitants et du concept de haine. Les visiteurs qui montent l'escalier peuvent entendre les nazis marchant au pas de l'oie”, et les murs sont couverts de répliques de casques militaires. Les marches d'escalier et les pièces supérieures sont peintes en noir, la lumière y est faible et le silence de rigueur – pour que chacun puisse se mettre à place des victimes et lire leur histoire. Afin d'essayer de préserver l'identité des personnes assassinées, leurs noms n'ont pas été indiqués sur une liste récapitulative. Ceux-ci ont plutôt été inscrits dans de petites maisons comportant des noms d'individus et des adresses pour représenter le village tel qu'il fut. Le centre commémoratif de Lipa appartient au Musée de Marine et d'Histoire du littoral croate, qui se trouve dans la ville de Rijeka.

 

Plus jamais ça

Que se passa-t-il donc avant qu'une telle horreur ne se produisît ? Après lacapitulation de l'Italie en septembre 1943, la région karstique de Liburnie se retrouva sous le joug de la République de Salò, fondée par Adolf Hitler au nord du pays pour le Duce, Benito Mussolini. Cependant, les troupes nazies allemandes dirigeaient cette “République”, tout en occupant la zone opérationnelle du littoral adriatique, dans laquelle se trouvait le village de Lipa.

Le général Ludwig Kübler était le commandant du XCVII Korps. La police et les SS, quant à eux, étaient gouvernés par Odilo Globocnik, l'un des plus grands criminels nazis, qui fut le principal responsable des camps de la mort en Pologne. Les actions du mouvement de résistance des Partisans, apparu en 1944, furent de plus en plus nombreuses et importantes dans la région de Liburnie. Comme les Partisans étaient plus nombreux que les Allemands, ils utilisaient des tactiques de guérilla pour lancer des attaques éclair.Ces résistants s'attaquèrent aux voies ferrées et aux routes, détruisant ainsi les infrastructures essentielles aux forces nazies. 

Les Partisans étaient dirigés par Josip Broz Tito, le chef du Parti communiste yougoslave clandestin (KPJ), qui reçut le soutien de l'Union soviétique stalinienne. Josip Broz Tito, paysan croato-slovène, devint un communiste fanatique après avoir été capturé par les Russes au cours de la première guerre mondiale, alors qu'il était soldat de l'armée austro-hongroise.

Les Partisans échappèrent aux recherches. Cependant, la population locale, qui soutenait ces résistants en leur apportant assistance, devint une cible facile. Le général Kübler, en raison des problèmes particuliers qu'il rencontrait avec les Partisans, donna l'ordre à ses dix unités de combattre ce qu'il appelait les “gangs”. Il ordonna et encouragea les assassinats, les pillages et les représailles massives contre la population qui n'était, aux yeux des nazis, rien d'autre que la base logistique de leurs ennemis jurés, les Partisans. “La terreur contre la terreur, oeil pour oeil, dent pour dent.” Tels furent les ordres du général Kübler.

 

Explication de Vana Gović, la conservatrice de ce centre :

"Les nazis ont poursuivi leur visite du village quelques jours après les assassinats. Toutes les personnes qui aidaient les Partisans étaient leurs cibles. Au cours d'une patrouille, ils sont tombés par hasard sur un vieil homme, Josip Simčić, accompagné de sa fille Vinka. Les nazis ont demandé au père et à sa fille, après avoir violé cette dernière, lequel des deux souhaitait être pendu en premier. Josip Simčić leur a répondu: “Tuez-la en premier, il sera plus facile pour moi d'assister à sa pendaison que l'inverse.” Ces deux personnes ont été pendues au carrefour situé entre les villages de Lipa et Rupa."

 

La maison de Kvartika, où presque tous les villageois furent assassinés, est aujourd'hui un mémorial et un ossuaire. Un cénotaphe a été érigé au carrefour où Josip Simčić et sa fille Vinka furent pendus. Toutes les ruines ont été préservées afin que les générations futures prennent connaissance de cette barbarie et que de tels faits ne se produisent plus jamais. Le village de Lipa se souvient. Cela devrait être le cas partout ailleurs.


 


 

Par Marinella Matejčić

Traduit par Yveline Le Don


 

Source : fr.globalvoicesonline.org, le 8 mai 2015.

URL de l'article : http://fr.globalvoicesonline.org/2015/05/08/185234/


 


 

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Publié dans #Localités et destinations

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Publié le 4 Octobre 2014

Descente en Mongolfière

 

La grotte Mamet fait 206 mètres de profondeur et possède la forme d'un entonnoir inversé, avec une entrée impressionnante d'environ 60 mètres de diamètre. Elle est située au-dessus d'Obrovac, dans la zone protégée du parc naturel de Velebit. Les premiers écrits mentionnant cette grotte datent de 1929, et la première descente en rappel vers le fond de la grotte a eu lieu le 5 Juillet 1968, lors de la réalisation d'une cartographie topographique et de photographies aériennes du massif du Velebit. La carte topographique produite à cette occasion est encore utilisée aujourd'hui.

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 5 Août 2014

5. Le gouvernement veut vendre Goli Otok, l'ancienne île-prison de Tito

 

 

L’ancienne île-prison de Tito fait partie des 100 biens publics dont Zagreb veut se débarrasser pour renflouer les caisses de l’Etat croate. Une vente qui suscite la controverse, alors que les anciens détenus et leurs familles souhaiteraient transformer l’endroit en lieu de mémoire. Goli Otok va-t-elle devenir une station balnéaire ?


 

Goli Otok a accueilli 16 101 dissidents politiques yougoslaves après la rupture de 1948 entre Tito et Staline. Aujourd’hui, cette île, qui a cessé d’être une colonie pénitentiaire en 1988, est l’une des propriétés dont le gouvernement croate veut se défaire.

L’ancienne île-prison, située entre Zadar et Rijeka, figure en effet sur la liste des 100 lieux recensés par l’exécutif de Zagreb dans le cadre de ses « projets 100 », une liste de biens actuellement abandonnés à vendre ou à louer qui devrait ramener dans les caisses de l’Etat croate quelques 32 milliards d’euros, d’après les estimations de l’Office en charge du patrimoine public (DUUDI).

Le gouvernement a lancé une consultation publique et se donne jusqu’au 15 septembre 2014 pour rassembler les propositions sur le futur de son patrimoine. « L’île nue », où les Stalinistes ont été emprisonnés entre 1949 et 1965, pourrait donc attirer, en plus des touristes, des investisseurs privés. Mais son inscription dans la liste des « projets 100 » risque fort de susciter la polémique. D’un côté, l’association des anciens détenus « Ante Zemljar » se bat depuis longtemps pour en faire un lieu de mémoire, mais pour l’instant sans succès. De l’autre, le gouvernement n’a toujours pas proposé de projet de loi en ce sens.

Parmi les endroits proposés, on trouve également un autre symbole de l’époque du régime titiste : l’école politique de Kumrovec. L’ensemble des « projets 100 », qui comprend aussi l’ancien complexe militaire de Muzil à Pula ou encore l’aciérie de Sisak, représente une superficie d’environ 20 millions de mètres carrés.


 


 

Par Laëtitia Moréni

 

Source : balkans.courriers.info, le 3 août 2014.

 

 

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Publié le 29 Septembre 2013

Le phare de Veli Rat

 

Le phare de Veli rat (44° 09' N & 14° 49' E) se trouve sur une pointe de la façade nord-ouest de Dugi Otok, l'une des îles extérieures de la côte Dalmate, en mer Adriatique.
Veli Rat est le nom du village le plus proche situé à quelques kilomètres du phare.

La construction du phare, en 1849, a été réalisée sous l'autorité de l'Empire d'Autriche (1804 - 1867). La tour, construite en pierre et revêtue d'un crépi chamois (sable) est de section circulaire. Elle s'appuie sur une base de plan carré qui s'intègre à la façade d'une maison traditionnelle (toiture en tuiles à quatre pentes) peinte d'une couleur jaune pâle.
Sa hauteur est de 36 m (118 pieds), elle positionne le plan focal à 41 m (134 pieds).

La lanterne, de section circulaire ; est peinte en blanc et entourée d'une rambarde métallique. L'ensemble est soutenu par un balcon décoré avec une corniche moulurée.
Automatisé, alimenté en électricité par le réseau urbain (220 v) ; le phare émet deux éclats de lumière blanche toutes les 20 secondes avec la caractéristique suivante : éclat 0.8s + obscurité 4.4s + éclat 0.8s + obscurité 14s.
Sa portée lumineuse est de 22 milles marins (1 mille = 1852 m).

 

Source : http://pharoteliste.blogspot.com.es/2013/09/croatie-veli-rat.html

 

 

 

 

 

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