Articles avec #demographie et populations tag

Publié le 26 Juillet 2017

Le renvoi des demandeurs d'asile en Croatie est légitime (CJUE) 


 

L'Autriche et la Slovénie peuvent légitimement renvoyer en Croatie des demandeurs d'asile arrivés sur leurs territoires via ce pays au plus fort de la crise migratoire, a tranché aujourd'hui la Cour européenne de justice de l'UE (CJUE).

 

Le "règlement Dublin", qui confie la responsabilité de l'examen d'une requête d'asile au pays à l'origine de l'entrée du demandeur dans l'UE, s'appliquait bien à ce cas de figure, selon un arrêt de la Cour.

Elle était appelée à trancher cette question dans le cadre de deux affaires soumises par des cours autrichienne et slovène, elles-mêmes saisies par un demandeur d'asile syrien et deux familles afghanes contestant leur renvoi vers la Croatie.

Au plus fort de la crise migratoire, qui a vu plus d'un million de personnes arriver par la mer en Europe pour la seule année 2015, les autorités croates avaient organisé le transport de ces personnes jusqu'à la frontière croato-slovène pour qu'elles puissent déposer une demande d'asile dans d'autres Etats membres.

Le ressortissant syrien a par la suite déposé une demande en Slovénie, tandis que les membres des familles afghanes l'ont fait en Autriche. Mais la Slovénie et l'Autriche, invoquant le règlement Dublin, ont considéré qu'il appartenait à la Croatie d'examiner leurs demandes d'asile, dans la mesure où ils étaient entrés illégalement dans ce pays.

Pour la CJUE, l'aide apportée par les autorités croates à ces demandeurs d'asile pour gagner d'autres pays ne pouvait pas "être qualifiée de visa", même si leur admission sur le territoire croate "s'explique par la survenance de circonstances extraordinaires caractérisées par un afflux massif de personnes déplacées dans l'UE".

Et si un Etat membre a bien le droit d'autoriser une entrée sur son territoire "pour des motifs humanitaires", sans respecter les règles habituelles d'entrée, il ne peut le faire que pour son propre territoire, "et non pour le territoire des autres Etats membres", a souligné la Cour.

La CJUE a rappelé mercredi qu'on ne pouvait pas renvoyer un demandeur d'asile vers un pays "où il existe un risque réel que l'intéressé subisse des traitements inhumains et dégradants".


 

Source : lefigaro.fr, le 26 juillet 2017.

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 6 Juillet 2016

La redistribution des migrants commence en Croatie, Lituanie et Lettonie

Union européenne – La redistribution des migrants à travers l’Union européenne a commencé. Les premiers migrants de Grèce et d’Italie sont arrivés en Croatie, en Lituanie et en Lettonie.

 

Contrairement aux pays du V4 qui ont refusé de participer au projet de relocalisation des migrants de l’Union européenne, la Croatie, la Lettonie et la Lituanie ont reçu leurs premiers migrants relocalisés. En juillet et en septembre 2015, la Commission de l’UE avait décidé de réaliser une relocalisation temporaire d’urgence pour 160.000 migrants bloqués en Grèce et en Italie, mais en 2015, plus de 1,6 million sont arrivés en Europe. En plus de ces relocalisations, l’UE prévoit de redistribuer 35.000 à 40.000 personnes depuis la Grèce et l’Italie et a proposé de créer 54.000 places d’accueil supplémentaires pour les migrants attendant en Turquie – ils sont actuellement 72.000 à attendre – suite à l’accord passé en mai.

Début juillet, la Croatie a monté une barrière à la frontière avec la Serbie pour mettre fin au passage illégal de la frontière, toutefois le dernier pays à être devenu membre de l’Union européenne prend part au projet d’immigration massive de cette même UE, à travers le programme des quotas. Dimanche 3 juillet, quatre Érythréens ayant demandé l’asile en Italie ont été accueilli en Croatie par un « Assalamu alaykum » que le Ministre de l’Intérieur Vlaho Orepić lui-même leur a adressé. Le 8 juillet, les prochains migrants relocalisés devraient arriver. Le gouvernement croate a accepté de prendre en charge 1.600 personnes sur les deux années à venir.

Fin juin, dix-huit demandeurs d’asile sont arrivés en Lettonie depuis la Grèce. Jusqu’ici, la Lettonie a accueilli 47 personnes via le processus de répartition de l’UE, et souhaite en accueillir 531 sur les deux ans à venir, ce qui représente environ 30 personnes par mois. Sept migrants sont arrivés récemment en Lituanie, amenant le nombre de migrants relocalisés en Lituanie à 26. Mais le petit état balte a accepté de prendre à sa charge 1.105 d’entre eux sur les deux années à venir.


 

Source : visegradpost.com, le 4 juillet 2016.


 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 2 Juillet 2016

La Croatie renforce sa frontière avec la Serbie


 

Les autorités croates ont installé une clôture métallique au poste-frontière de Batina (est), redoutant l'arrivée en provenance de Serbie de migrants fuyant la guerre et la pauvreté au Moyen-Orient, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur.

 

Des médias locaux ont diffusé des photos montrant des ouvriers en train de poser cette clôture haute de deux mètres sur un pont enjambant le Danube, frontière naturelle à cet endroit entre la Croatie et la Serbie.

Les deux pays se trouvaient sur la "route des Balkans" empruntée en 2015 et début 2016 par des centaines de milliers de migrants et de réfugiés se dirigeant vers l'Europe occidentale, avant sa fermeture effective en mars.

Plusieurs centaines de migrants continuent cependant chaque jour d'entrer en Serbie, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La plupart d'entre eux se dirigent vers la frontière serbo-hongroise - non loin du poste-frontière de Batina - pour demander l'asile en Hongrie.

Fermé pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi, le poste-frontière de Batina était ouvert jeudi.

"Les barrières techniques peuvent au besoin être activées pour bloquer entièrement le pont" afin de "prévenir des tentatives d'entrées illégales" en Croatie, selon le ministère croate.

Le ministère explique toutefois qu'il "n'y a pas à l'heure actuelle de menaces sécuritaires" dans la zone, mais les médias affirment que la clôture a été installée en raison des rumeurs selon lesquelles plusieurs centaines de migrants étaient en train de se diriger vers la frontière en provenance de Serbie.

Les autorités serbes ont pour leur part indiqué ne pas avoir d'informations sur de tels mouvements.


 


 

Source : 7sur7.be, le 30 juin 2016. 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 9 Mars 2016

Slovénie, Serbie et Croatie ferment leurs frontières aux migrants

 

 

La Slovénie, la Serbie et la Croatie ont annoncé mardi la mise en place de nouveaux obstacles sur la "route des Balkans" que plus d'un million de migrants ont empruntée l'an dernier.

En Slovénie, membre de l'Union européenne, ces nouvelles restrictions devaient entrer en vigueur mardi à minuit.

Seuls les migrants ayant l'intention de demander l'asile sur place et ceux qui souhaitent franchir la frontière pour des raisons humanitaires seront autorisés à passer. Leur situation sera examinée au cas par cas, précise le ministère de l'Intérieur.

Sur les 478'000 personnes qui sont passées par la Slovénie depuis octobre dernier, seules 460 y ont déposé une demande d'asile.

 

Fermer la route des Balkans

La Serbie a pris acte de la décision slovène, estimant qu'elle revenait à fermer la route des Balkans. "La Serbie ne peut se permettre de devenir un centre collectif de réfugiés, elle va donc harmoniser toutes ses mesures avec celles des Etats membres de l'UE", explique le ministère serbe de l'Intérieur.

La Croatie, membre de l'UE mais pas de l'espace Schengen, a suivi le mouvement. Seuls les migrants disposant de papiers en règle pourront franchir la frontière.

 

 

Source : rts.ch, le 9 mars 2016.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 4 Mars 2016

Le gouvernement approuve l’envoi de l’armée aux frontières

 

 

Le gouvernement croate a approuvé aujourd'hui des changements de sa législation afin de pouvoir déployer l'armée aux frontières du pays pour contenir, si nécessaire, l'afflux de migrants souhaitant se rendre en Europe du Nord par la "route balkanique". Le Parlement croate doit approuver ces modifications.

La Croatie a pris cette décision une semaine après avoir limité, de concert avec plusieurs autres pays de la région, à 580 personnes le nombre quotidien de migrants transitant par son territoire. Deux lois seront amendées à cet effet, celle sur la protection des frontières et celle sur la défense nationale. "La crise migratoire à laquelle sont confrontés les pays sur la route balkanique et des pays membres de l'Union européenne (...) nécessite le soutien des forces armées pour protéger la frontière", qui est à la fois la frontière extérieure du bloc européen, a expliqué le gouvernement pour justifier sa décision.

L'armée pourra intervenir pour aider la police si le premier ministre ou le ministre de la Défense jugent cette intervention nécessaire "pour des raisons sécuritaires ou humanitaires", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Vlaho Orepic.
Le gouvernement a demandé que les amendements soient votés en urgence, à savoir dans les prochains jours, en raison de la montée de la crise.

1,25 million de migrants, principalement Syriens, Afghans et Irakiens, ont déposé en 2015 une demande d'asile dans les pays de l'UE, dont 35% d'entre eux en Allemagne. Plus de 130.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis janvier, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), alors que près de 32.000 se trouvent actuellement sur le sol grec, leur première étape sur la route balkanique, selon les autorités locales.

 

 

Source : lefigaro.fr, le 4 mars 2016.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 28 Février 2016

La Croatie fixe à 580 le nombre quotidien de migrants en transit

 

La Croatie a indiqué vendredi avoir à son tour fixé à 580 le nombre quotidien de migrants transitant par son territoire en direction de l'Europe du nord, à la suite de l'annonce par la Slovénie de ce même plafond.

 

"La Slovénie nous a informés jeudi soir qu'ils pouvaient recevoir 580 migrants par jour et nous en avons, à notre tour, informé nos collègues en Serbie", en aval sur la route balkanique des migrants, a déclaré une porte-parole de la police croate, Jelena Bikic. "Nous allons nous tenir aussi à ce chiffre", a-t-elle affirmé, en ajoutant que ces nouvelles mesures seraient mises en œuvre "immédiatement". Peu auparavant, le ministère slovène de l'Intérieur avait annoncé la même mesure, en précisant qu'elle avait été prise en vertu d'un accord passé la semaine dernière lors d'une réunion des polices des pays des Balkans et de l'Autriche.

 

Si les pays situés sur la route des migrants respectent cette limite journalière, l'engorgement va inévitablement s'aggraver en Grèce où des milliers de candidats à l'asile sont déjà bloqués depuis dimanche en raison d'un durcissement des conditions de passage des frontières de la Macédoine à l'Autriche.

Quelque 2 000 migrants arrivent en ce moment chaque jour sur les îles grecques.

 

 

Source : directmatin.fr, le 26 février 2016.

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 21 Novembre 2015

La Croatie n’accueillera plus de migrants ne venant pas de pays en guerre


 

La Croatie n’accueillera plus de migrants ne venant pas de pays en guerre après que la Slovénie, la Serbie et la Macédoine ont pris la même décision, a annoncé jeudi le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojic.

Les migrants venant du Maroc, du Bangladesh, du Sri Lanka, du Liberia, du Congo, du Soudan et du Pakistan ne seront plus autorisés à traverser les frontières du pays, a précisé M.Ostojic, affirmant avoir informé ses homologues macédoniens et serbes que “les citoyens des pays mentionnés ci-dessus ne pourront plus emprunter cet itinéraire”.

Dans le cas contraire, nous les considérerons comme des migrants illégaux”, a-t-il ajouté.

De plus, la Croatie n’accueillera pas les 162 migrants qui sont passés de Croatie en Slovénie et qui ont été renvoyés par cette dernière. “La Croatie n’a pas accepté leur réadmission car il n’y a aucun accord relatif à cet aspect de la crise des réfugiés”, a expliqué M.Ostojic.

Au cours des 24 dernières heures, 5.180 réfugiés sont arrivés en Croatie, et 416.915 migrants sont passés par le pays depuis la mi-septembre pour se rendre en Europe occidentale et septentrionale, selon le ministère de l’Intérieur.


 

Source : africanmanager.com, le 20 novembre 2015.

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 3 Octobre 2015

Migrants : les chauffeurs de bus croates, petites mains des grands mouvements migratoires

 

 

 

Les chauffeurs de bus croates conduisent habituellement des touristes ou des enfants mais désormais, masque hygiénique sur le visage, ces derniers transportent jour et nuit des milliers de migrants d'une frontière à l'autre, de la Serbie vers la Hongrie à travers la Croatie.

 

 

Ils conduisent habituellement des touristes ou des enfants mais désormais, masque hygiénique sur le visage, les chauffeurs de bus privés croates transportent jour et nuit des milliers de migrants d'une frontière à l'autre, de la Serbie vers la Hongrie à travers la Croatie. "Povremeni prijevoz". "Transport temporaire". Derrière les panneaux posés sur leur pare-brises, les regards sont fatigués. Cela fait une semaine que les chauffeurs enchaînent les cadences infernales. "En ce moment, le mouchard (le chronotachygraphe, ndlr), ça ne compte plus", glisse Domagoj Majstorovic, qui transporte des enfants la journée et des migrants la nuit et durant les week-ends. Il patiente au poste-frontière de Beremend, entre la Croatie et la Hongrie, en attendant que son bus se vide. Il est arrivé en convoi avec neuf autres bus depuis le centre d'accueil d'Opatovac, à proximité de la frontière serbe, à une centaine de kilomètres de là

 

La veille au soir, un autre chauffeur confiait en avoir "un peu marre": "Je me lève à 05H00 (03H00 GMT) et je ne rentre pas chez moi avant minuit, depuis cinq jours. Normalement, je fais 8 heures pas jour". Leurs compagnies (Autotrans, Terzic Bus, App, Slavonja Bus, Cazmatrans...) ont mis des véhicules - et des chauffeurs - à disposition pour aider le gouvernement croate pour évacuer le flux ininterrompu de migrants qui entre sur le territoire et a atteint jusqu'à 10.000 par jour, un record, vendredi dernier.

 

"Mais la paye est intéressante, on a les heures de nuit, les heures supplémentaires", confie Domagoj Majstorovic. Pour lui comme pour tous ses collègues, "le plus dur, c'est pas la conduite, c'est l'attente. "Au poste-frontière de Beremend, la procédure est lourde. Les bus sont vidés un par un. Un bus ne peut être vidé que quand tous les migrants du bus précédent ont été scrupuleusement fouillés par les policiers hongrois et amenés de l'autre côté.

 

"Un bout de chemin"

 

Dans son costume siglé Terzic Bus, Marko Rasic enchaîne lui aussi les trajets entre Opatovac et les postes-frontière hongrois de Beremend (100 km) ou Barcs(190 km). "On ne me demande pas mon avis, je fais ce qu'on me dit. Ce ne sont pas des conditions excellentes: les odeurs ne sont pas agréables, les conditions d'hygiène sont catastrophiques. Les masques (hygiéniques), ça ne sert pas. Les plus exposés, c'est nous", explique-t-il, en regardant les policiers qui portent le même masque que lui mais travaillent en plein air. "Les bus ne sont même pas désinfectés chaque jour", ajoute un de ses collègues.

 

"Mais on n'a jamais eu de problème avec eux (les migrants)", reprend Marko Rasic. "Ils ne sont pas impolis, pas agressifs. Tout ce qu'ils nous demandent, c'est de recharger leurs téléphones ou de l'eau. Si on en a, on leur donne". "Généralement, ils ne savent pas où ils vont", raconte-t-il. "Ils nous demandent +Où allons-nous ?+ et ils grimacent quand on leur dit la Hongrie. On leur dit que c'est juste du transit, qu'ils vont aller en Autriche, ça les rassure".

 

"Ils arrivent tendus, fatigués. Dans le bus, ils se détendent, ils dorment. Ils cherchent juste une vie heureuse, alors on leur fait faire un bout de chemin", explique Robert Hedji, chauffeur de 34 ans: "Je les comprends, nous aussi on a connu la guerre", dit-il en faisant référence au conflit serbo-croate (1991-995) qui a ravagé cette ex-république yougoslave. Résignés ou volontaires, les chauffeurs de bus prennent leur part à cette "situation exceptionnelle". "Mais je ne sais pas jusqu'à quand on va faire ça", souligne Domagoj Majstorovic. On dit qu'il y en a deux millions en Turquie, alors s'ils passent tous par ici..." Personne ne peut dire aujourd'hui combien de temps ce "transport temporaire" va durer.


 


 

 

Source : lci.tf1.fr, le 1er octobre 2015.

 

 

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Publié le 5 Juillet 2014

1. Leonarda est de retour sur le sol de l'Union européenne

 

 

Reconduite au Kosovo l'année dernière, Leonarda Dibrani ainsi que sa mère et trois de ses frères se trouvent actuellement en Croatie, a annoncé son père, qui tente de déjouer l'interdiction de séjour de la famille sur le sol français.

Leonarda Dibrani, la lycéenne expulsée de France l'année dernière, se trouve avec sa mère et trois de ses frères en Croatie, pays membre de l'Union européenne, a déclaré Resat Dibrani, le père de cette famille rom kosovare qui tente de contourner l'interdiction de séjourner en France.
Leonarda, sa mère Xhemila et trois de ses frères, munis de titres de voyages fournis par l'ambassade de Croatie à Pristina, séjournent depuis jeudi chez le frère de Resat Dibrani, à Sisak.

Fin mai, les Dibrani avaient demandé à l'ambassade de Croatie au Kosovo des passeports croates. Ils ont obtenu des titres de voyage et devront achever cette procédure en Croatie. Xhemila Dibrani, la mère, et quatre de ses six enfants possédaient des passeports croates dont la validité avait expiré.

Le père, qui lui possède un passeport kosovar, est resté à Kosovska Mitrovica avec sa plus jeune fille Medina, deux ans,
qui tout comme lui n'a pas de passeport croate ; et Maria, 17 ans, qui en possède un mais qui est restée s'occuper de sa petite soeur.

La famille va désormais lutter sur le plan juridique pour obtenir un passeport croate pour la plus jeune des Dibrani et, d'un autre côté, pour légaliser le mariage entre Resat et Xhemila ce qui permettrait au père de famille d'obtenir lui aussi un passeport croate et rejoindre les siens à Sisak.

En devenant des ressortissants croates, les Dibrani pourraient théoriquement revenir en France en raison du principe de la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen.


 

Source : rtl.fr, le 4 juillet 2014.

 

 

2. Leonarda Dibrani: "J'ai envie de revenir en France pour remercier ceux qui m'ont aidée"

 

En 2013, Leonarda Dibrani, une collégienne rom de 15 ans, était expulsée avec sa famille lors d'une sortie scolaire. L'affaire a marqué le quinquennat de François Hollande, qui lui avait proposé de rester en France sans sa famille. La jeune fille vit aujourd'hui en Croatie, où BFMTV a pris de ses nouvelles.

Elle a marqué le quinquennat de François Hollande. Leonarda Dibrani, une jeune fille rom de 15 ans, était expulsée de France en 2013 lors d'une sortie scolaire. Une mesure qui avait marqué l'opinion publique et provoqué un tollé, poussant le président de la République à lui proposer de revenir en France pour y poursuivre ses études, mais sans sa famille. Leonarda avait refusé sa proposition catégoriquement, en direct à la télévision.

Plus de trois ans plus tard, et alors que le quinquennat de François Hollande touche à sa fin, elle est désormais installée en Croatie avec ses proches. BFMTV l'a retrouvée.

"Je peux venir en France quand je veux"

Contactée via Skype, la jeune fille explique avoir passé plusieurs mois au Kosovo, le pays d'origine de sa famille, après son expulsion de la France. "Il s'est passé beaucoup de choses" depuis, explique-t-elle. Elle décrit une vie "assez difficile" en Croatie, alors que la famille Dibrani, installée à quelques kilomètres de Zagreb, la capitale, vit sans électricité, donc sans eau chaude, ni chauffage. Tous logent dans une pièce d'une vingtaine de mètres carré avec le strict minimum, mais pas l'essentiel. "Quand je dois prendre un bain je dois aller chez une copine", explique la jeune fille, qui dit ne pas travailler et ne pas aller à l'école.

Agée de 18 ans, Leonarda Dibrani a maintenant la nationalité croate. Grâce à son passeport, elle est donc citoyenne européenne et bénéficie de la libre-circulation. "J’ai envie de venir en France pour remercier les gens qui m’ont aidée quand j’avais beaucoup de problèmes", raconte-t-elle avec enthousiasme. Un déplacement qu'elle souhaite faire dès qu'elle le pourra. "Je peux venir en France quand je veux!", se félicite-t-elle.


 

Source : bfmtv.com, le 9 janvier 2017.

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 20 Janvier 2014

La peste blanche* frappe la županjska Posavina 


 

* La peste blanche est une expression qui désigne la dépopulation, N.d.T.


 

RAČINOVCI – La situation démographique dans la partie orientale de la région de la županjska Posavina soulève bien des inquiétudes, dans ces villages, proches de la Serbie et de la Bosnie, où la peste blanche* sévit. Nombre d'indicateurs sont dans le rouge depuis longtemps. Les jeunes partent chercher du travail ailleurs et seule la population âgée reste sur place. Zoran Aladić, prêtre de la paroisse de Račinovci, qui officie également dans le village de Đurići, s'alarme de l'exode massif des jeunes qui n'ont aucun avenir dans le village. L'année dernière il a dirigé 23 enterrements contre seulement trois baptêmes, et encore les parents de deux enfants sont-ils retournés dans la ville où ils vivent une fois achevée la cérémonie des sacrements. L'année dernière il a marié deux couples.

Depuis que j'ai pris la tête de la paroisse, j'ai procédé à un maximum de cinq baptêmes alors que le nombre des enterrements varie entre 20 et 27. Dans les villages on trouve de plus en plus de maisons vides, la bagatelle de 89 à Račinovci et de 44 à Đurići. De plus, les maisons où ne vit qu'une seule personne sont fort nombreuses. Cela concerne des personnes âgées... rien que pour le début de l'année j'ai enterré deux paroissiens, s'inquiète le prêtre.

Dans la prunelaie d'une maison voisine nous avons découvert un vieillard qui reposait là depuis plusieurs jours. Autrement dit personne ne lui avait rendu visite ni n'avait remarqué son absence. Triste et regrettable mais pourtant vrai, nous ont raconté les riverains.

La situation est d'autant plus alarmante que Račinovci ne compte que 598 habitants alors que Đurići n'en compte que 237. Aladić s'émeut, car si la huitième classe de l'école de Račinovci comporte encore plus de dix élèves en revanche dans les classes inférieures on peut compter les écoliers sur le bout des doigts.

D'un côté on promeut l'éducation et la création de cadres hautement qualifiés, ce qui est fort louable, mais de l'autre aucune perspective de travail n'est offerte aux jeunes dans les villages après avoir achevé leurs études. Ils ne peuvent travailler que dans l'école ou à la commune mais les postes de travail manquent. Même dans le district il leur est impossible de trouver un travail et ils se voient obligés d'aller dans les grandes villes pour gagner leur vie. Le plus troublant est qu'on ne voit pas d'échappatoire à cette situation désespérante ni d'amélioration à la catastrophique courbe démographique, disent nos interlocuteurs, à moins que des Chinois ne viennent peupler nos régions périphériques...

Autrefois on enviait ceux qui vivaient en Slavonie mais aujourd'hui c'est une misère de vivre ici. Telle est notre réalité mais nous n'avons pas le droit de nous laisser abattre. Je tente d'encourager les fidèles et je les invite à faire front tous ensemble pour surmonter plus facilement cette épreuve car à toute époque correspond un moment déroutant muni d'un terme, et nous aussi qui habitons au fin fond du monde en verrons la fin.

Josip Semialjac, le curé de Gunja, n'est pas plus rasséréné. L'année dernière il a présidé à quarante enterrements et à douze baptêmes, mais il précise que seuls six enfants sont restés vivres à Gunja. Sur les douze couples qu'il a marié en 2013, huit ont quitté le village en quête d'une meilleure vie.

Les jeunes qui fréquentent l'école secondaire et la faculté de Gunja ne reviennent plus. Le pire est que des familles entières choisissent de s'en aller. Deux ou trois familles de Gunja sont déjà parties et je crains que bon nombre ne s'apprêtent à en faire autant, prévient le prêtre.

 

 

 

Source : balkanikum.vefblog.net, le 20 janvier 2014.

Article paru à l'origine sur glas-slavonije.hr, le 19 janvier 2014.

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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