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Publié le 6 Juillet 2016

La redistribution des migrants commence en Croatie, Lituanie et Lettonie

Union européenne – La redistribution des migrants à travers l’Union européenne a commencé. Les premiers migrants de Grèce et d’Italie sont arrivés en Croatie, en Lituanie et en Lettonie.

 

Contrairement aux pays du V4 qui ont refusé de participer au projet de relocalisation des migrants de l’Union européenne, la Croatie, la Lettonie et la Lituanie ont reçu leurs premiers migrants relocalisés. En juillet et en septembre 2015, la Commission de l’UE avait décidé de réaliser une relocalisation temporaire d’urgence pour 160.000 migrants bloqués en Grèce et en Italie, mais en 2015, plus de 1,6 million sont arrivés en Europe. En plus de ces relocalisations, l’UE prévoit de redistribuer 35.000 à 40.000 personnes depuis la Grèce et l’Italie et a proposé de créer 54.000 places d’accueil supplémentaires pour les migrants attendant en Turquie – ils sont actuellement 72.000 à attendre – suite à l’accord passé en mai.

Début juillet, la Croatie a monté une barrière à la frontière avec la Serbie pour mettre fin au passage illégal de la frontière, toutefois le dernier pays à être devenu membre de l’Union européenne prend part au projet d’immigration massive de cette même UE, à travers le programme des quotas. Dimanche 3 juillet, quatre Érythréens ayant demandé l’asile en Italie ont été accueilli en Croatie par un « Assalamu alaykum » que le Ministre de l’Intérieur Vlaho Orepić lui-même leur a adressé. Le 8 juillet, les prochains migrants relocalisés devraient arriver. Le gouvernement croate a accepté de prendre en charge 1.600 personnes sur les deux années à venir.

Fin juin, dix-huit demandeurs d’asile sont arrivés en Lettonie depuis la Grèce. Jusqu’ici, la Lettonie a accueilli 47 personnes via le processus de répartition de l’UE, et souhaite en accueillir 531 sur les deux ans à venir, ce qui représente environ 30 personnes par mois. Sept migrants sont arrivés récemment en Lituanie, amenant le nombre de migrants relocalisés en Lituanie à 26. Mais le petit état balte a accepté de prendre à sa charge 1.105 d’entre eux sur les deux années à venir.


 

Source : visegradpost.com, le 4 juillet 2016.


 

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Publié le 2 Juillet 2016

La Croatie renforce sa frontière avec la Serbie


 

Les autorités croates ont installé une clôture métallique au poste-frontière de Batina (est), redoutant l'arrivée en provenance de Serbie de migrants fuyant la guerre et la pauvreté au Moyen-Orient, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur.

 

Des médias locaux ont diffusé des photos montrant des ouvriers en train de poser cette clôture haute de deux mètres sur un pont enjambant le Danube, frontière naturelle à cet endroit entre la Croatie et la Serbie.

Les deux pays se trouvaient sur la "route des Balkans" empruntée en 2015 et début 2016 par des centaines de milliers de migrants et de réfugiés se dirigeant vers l'Europe occidentale, avant sa fermeture effective en mars.

Plusieurs centaines de migrants continuent cependant chaque jour d'entrer en Serbie, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La plupart d'entre eux se dirigent vers la frontière serbo-hongroise - non loin du poste-frontière de Batina - pour demander l'asile en Hongrie.

Fermé pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi, le poste-frontière de Batina était ouvert jeudi.

"Les barrières techniques peuvent au besoin être activées pour bloquer entièrement le pont" afin de "prévenir des tentatives d'entrées illégales" en Croatie, selon le ministère croate.

Le ministère explique toutefois qu'il "n'y a pas à l'heure actuelle de menaces sécuritaires" dans la zone, mais les médias affirment que la clôture a été installée en raison des rumeurs selon lesquelles plusieurs centaines de migrants étaient en train de se diriger vers la frontière en provenance de Serbie.

Les autorités serbes ont pour leur part indiqué ne pas avoir d'informations sur de tels mouvements.


 


 

Source : 7sur7.be, le 30 juin 2016. 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Démographie et populations

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Publié le 9 Mars 2016

Slovénie, Serbie et Croatie ferment leurs frontières aux migrants

 

 

La Slovénie, la Serbie et la Croatie ont annoncé mardi la mise en place de nouveaux obstacles sur la "route des Balkans" que plus d'un million de migrants ont empruntée l'an dernier.

En Slovénie, membre de l'Union européenne, ces nouvelles restrictions devaient entrer en vigueur mardi à minuit.

Seuls les migrants ayant l'intention de demander l'asile sur place et ceux qui souhaitent franchir la frontière pour des raisons humanitaires seront autorisés à passer. Leur situation sera examinée au cas par cas, précise le ministère de l'Intérieur.

Sur les 478'000 personnes qui sont passées par la Slovénie depuis octobre dernier, seules 460 y ont déposé une demande d'asile.

 

Fermer la route des Balkans

La Serbie a pris acte de la décision slovène, estimant qu'elle revenait à fermer la route des Balkans. "La Serbie ne peut se permettre de devenir un centre collectif de réfugiés, elle va donc harmoniser toutes ses mesures avec celles des Etats membres de l'UE", explique le ministère serbe de l'Intérieur.

La Croatie, membre de l'UE mais pas de l'espace Schengen, a suivi le mouvement. Seuls les migrants disposant de papiers en règle pourront franchir la frontière.

 

 

Source : rts.ch, le 9 mars 2016.

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 4 Mars 2016

Le gouvernement approuve l’envoi de l’armée aux frontières

 

 

Le gouvernement croate a approuvé aujourd'hui des changements de sa législation afin de pouvoir déployer l'armée aux frontières du pays pour contenir, si nécessaire, l'afflux de migrants souhaitant se rendre en Europe du Nord par la "route balkanique". Le Parlement croate doit approuver ces modifications.

La Croatie a pris cette décision une semaine après avoir limité, de concert avec plusieurs autres pays de la région, à 580 personnes le nombre quotidien de migrants transitant par son territoire. Deux lois seront amendées à cet effet, celle sur la protection des frontières et celle sur la défense nationale. "La crise migratoire à laquelle sont confrontés les pays sur la route balkanique et des pays membres de l'Union européenne (...) nécessite le soutien des forces armées pour protéger la frontière", qui est à la fois la frontière extérieure du bloc européen, a expliqué le gouvernement pour justifier sa décision.

L'armée pourra intervenir pour aider la police si le premier ministre ou le ministre de la Défense jugent cette intervention nécessaire "pour des raisons sécuritaires ou humanitaires", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Vlaho Orepic.
Le gouvernement a demandé que les amendements soient votés en urgence, à savoir dans les prochains jours, en raison de la montée de la crise.

1,25 million de migrants, principalement Syriens, Afghans et Irakiens, ont déposé en 2015 une demande d'asile dans les pays de l'UE, dont 35% d'entre eux en Allemagne. Plus de 130.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis janvier, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), alors que près de 32.000 se trouvent actuellement sur le sol grec, leur première étape sur la route balkanique, selon les autorités locales.

 

 

Source : lefigaro.fr, le 4 mars 2016.

 

 

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Publié le 28 Février 2016

La Croatie fixe à 580 le nombre quotidien de migrants en transit

 

La Croatie a indiqué vendredi avoir à son tour fixé à 580 le nombre quotidien de migrants transitant par son territoire en direction de l'Europe du nord, à la suite de l'annonce par la Slovénie de ce même plafond.

 

"La Slovénie nous a informés jeudi soir qu'ils pouvaient recevoir 580 migrants par jour et nous en avons, à notre tour, informé nos collègues en Serbie", en aval sur la route balkanique des migrants, a déclaré une porte-parole de la police croate, Jelena Bikic. "Nous allons nous tenir aussi à ce chiffre", a-t-elle affirmé, en ajoutant que ces nouvelles mesures seraient mises en œuvre "immédiatement". Peu auparavant, le ministère slovène de l'Intérieur avait annoncé la même mesure, en précisant qu'elle avait été prise en vertu d'un accord passé la semaine dernière lors d'une réunion des polices des pays des Balkans et de l'Autriche.

 

Si les pays situés sur la route des migrants respectent cette limite journalière, l'engorgement va inévitablement s'aggraver en Grèce où des milliers de candidats à l'asile sont déjà bloqués depuis dimanche en raison d'un durcissement des conditions de passage des frontières de la Macédoine à l'Autriche.

Quelque 2 000 migrants arrivent en ce moment chaque jour sur les îles grecques.

 

 

Source : directmatin.fr, le 26 février 2016.

 

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Publié le 21 Novembre 2015

La Croatie n’accueillera plus de migrants ne venant pas de pays en guerre


 

La Croatie n’accueillera plus de migrants ne venant pas de pays en guerre après que la Slovénie, la Serbie et la Macédoine ont pris la même décision, a annoncé jeudi le ministre croate de l’Intérieur Ranko Ostojic.

Les migrants venant du Maroc, du Bangladesh, du Sri Lanka, du Liberia, du Congo, du Soudan et du Pakistan ne seront plus autorisés à traverser les frontières du pays, a précisé M.Ostojic, affirmant avoir informé ses homologues macédoniens et serbes que “les citoyens des pays mentionnés ci-dessus ne pourront plus emprunter cet itinéraire”.

Dans le cas contraire, nous les considérerons comme des migrants illégaux”, a-t-il ajouté.

De plus, la Croatie n’accueillera pas les 162 migrants qui sont passés de Croatie en Slovénie et qui ont été renvoyés par cette dernière. “La Croatie n’a pas accepté leur réadmission car il n’y a aucun accord relatif à cet aspect de la crise des réfugiés”, a expliqué M.Ostojic.

Au cours des 24 dernières heures, 5.180 réfugiés sont arrivés en Croatie, et 416.915 migrants sont passés par le pays depuis la mi-septembre pour se rendre en Europe occidentale et septentrionale, selon le ministère de l’Intérieur.


 

Source : africanmanager.com, le 20 novembre 2015.

 

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Publié le 3 Octobre 2015

Migrants : les chauffeurs de bus croates, petites mains des grands mouvements migratoires

 

 

 

Les chauffeurs de bus croates conduisent habituellement des touristes ou des enfants mais désormais, masque hygiénique sur le visage, ces derniers transportent jour et nuit des milliers de migrants d'une frontière à l'autre, de la Serbie vers la Hongrie à travers la Croatie.

 

 

Ils conduisent habituellement des touristes ou des enfants mais désormais, masque hygiénique sur le visage, les chauffeurs de bus privés croates transportent jour et nuit des milliers de migrants d'une frontière à l'autre, de la Serbie vers la Hongrie à travers la Croatie. "Povremeni prijevoz". "Transport temporaire". Derrière les panneaux posés sur leur pare-brises, les regards sont fatigués. Cela fait une semaine que les chauffeurs enchaînent les cadences infernales. "En ce moment, le mouchard (le chronotachygraphe, ndlr), ça ne compte plus", glisse Domagoj Majstorovic, qui transporte des enfants la journée et des migrants la nuit et durant les week-ends. Il patiente au poste-frontière de Beremend, entre la Croatie et la Hongrie, en attendant que son bus se vide. Il est arrivé en convoi avec neuf autres bus depuis le centre d'accueil d'Opatovac, à proximité de la frontière serbe, à une centaine de kilomètres de là

 

La veille au soir, un autre chauffeur confiait en avoir "un peu marre": "Je me lève à 05H00 (03H00 GMT) et je ne rentre pas chez moi avant minuit, depuis cinq jours. Normalement, je fais 8 heures pas jour". Leurs compagnies (Autotrans, Terzic Bus, App, Slavonja Bus, Cazmatrans...) ont mis des véhicules - et des chauffeurs - à disposition pour aider le gouvernement croate pour évacuer le flux ininterrompu de migrants qui entre sur le territoire et a atteint jusqu'à 10.000 par jour, un record, vendredi dernier.

 

"Mais la paye est intéressante, on a les heures de nuit, les heures supplémentaires", confie Domagoj Majstorovic. Pour lui comme pour tous ses collègues, "le plus dur, c'est pas la conduite, c'est l'attente. "Au poste-frontière de Beremend, la procédure est lourde. Les bus sont vidés un par un. Un bus ne peut être vidé que quand tous les migrants du bus précédent ont été scrupuleusement fouillés par les policiers hongrois et amenés de l'autre côté.

 

"Un bout de chemin"

 

Dans son costume siglé Terzic Bus, Marko Rasic enchaîne lui aussi les trajets entre Opatovac et les postes-frontière hongrois de Beremend (100 km) ou Barcs(190 km). "On ne me demande pas mon avis, je fais ce qu'on me dit. Ce ne sont pas des conditions excellentes: les odeurs ne sont pas agréables, les conditions d'hygiène sont catastrophiques. Les masques (hygiéniques), ça ne sert pas. Les plus exposés, c'est nous", explique-t-il, en regardant les policiers qui portent le même masque que lui mais travaillent en plein air. "Les bus ne sont même pas désinfectés chaque jour", ajoute un de ses collègues.

 

"Mais on n'a jamais eu de problème avec eux (les migrants)", reprend Marko Rasic. "Ils ne sont pas impolis, pas agressifs. Tout ce qu'ils nous demandent, c'est de recharger leurs téléphones ou de l'eau. Si on en a, on leur donne". "Généralement, ils ne savent pas où ils vont", raconte-t-il. "Ils nous demandent +Où allons-nous ?+ et ils grimacent quand on leur dit la Hongrie. On leur dit que c'est juste du transit, qu'ils vont aller en Autriche, ça les rassure".

 

"Ils arrivent tendus, fatigués. Dans le bus, ils se détendent, ils dorment. Ils cherchent juste une vie heureuse, alors on leur fait faire un bout de chemin", explique Robert Hedji, chauffeur de 34 ans: "Je les comprends, nous aussi on a connu la guerre", dit-il en faisant référence au conflit serbo-croate (1991-995) qui a ravagé cette ex-république yougoslave. Résignés ou volontaires, les chauffeurs de bus prennent leur part à cette "situation exceptionnelle". "Mais je ne sais pas jusqu'à quand on va faire ça", souligne Domagoj Majstorovic. On dit qu'il y en a deux millions en Turquie, alors s'ils passent tous par ici..." Personne ne peut dire aujourd'hui combien de temps ce "transport temporaire" va durer.


 


 

 

Source : lci.tf1.fr, le 1er octobre 2015.

 

 

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Publié le 5 Juillet 2014

1. Leonarda est de retour sur le sol de l'Union européenne

 

 

Reconduite au Kosovo l'année dernière, Leonarda Dibrani ainsi que sa mère et trois de ses frères se trouvent actuellement en Croatie, a annoncé son père, qui tente de déjouer l'interdiction de séjour de la famille sur le sol français.

Leonarda Dibrani, la lycéenne expulsée de France l'année dernière, se trouve avec sa mère et trois de ses frères en Croatie, pays membre de l'Union européenne, a déclaré Resat Dibrani, le père de cette famille rom kosovare qui tente de contourner l'interdiction de séjourner en France.
Leonarda, sa mère Xhemila et trois de ses frères, munis de titres de voyages fournis par l'ambassade de Croatie à Pristina, séjournent depuis jeudi chez le frère de Resat Dibrani, à Sisak.

Fin mai, les Dibrani avaient demandé à l'ambassade de Croatie au Kosovo des passeports croates. Ils ont obtenu des titres de voyage et devront achever cette procédure en Croatie. Xhemila Dibrani, la mère, et quatre de ses six enfants possédaient des passeports croates dont la validité avait expiré.

Le père, qui lui possède un passeport kosovar, est resté à Kosovska Mitrovica avec sa plus jeune fille Medina, deux ans,
qui tout comme lui n'a pas de passeport croate ; et Maria, 17 ans, qui en possède un mais qui est restée s'occuper de sa petite soeur.

La famille va désormais lutter sur le plan juridique pour obtenir un passeport croate pour la plus jeune des Dibrani et, d'un autre côté, pour légaliser le mariage entre Resat et Xhemila ce qui permettrait au père de famille d'obtenir lui aussi un passeport croate et rejoindre les siens à Sisak.

En devenant des ressortissants croates, les Dibrani pourraient théoriquement revenir en France en raison du principe de la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen.


 

Source : rtl.fr, le 4 juillet 2014.

 

 

2. Leonarda Dibrani: "J'ai envie de revenir en France pour remercier ceux qui m'ont aidée"

 

En 2013, Leonarda Dibrani, une collégienne rom de 15 ans, était expulsée avec sa famille lors d'une sortie scolaire. L'affaire a marqué le quinquennat de François Hollande, qui lui avait proposé de rester en France sans sa famille. La jeune fille vit aujourd'hui en Croatie, où BFMTV a pris de ses nouvelles.

Elle a marqué le quinquennat de François Hollande. Leonarda Dibrani, une jeune fille rom de 15 ans, était expulsée de France en 2013 lors d'une sortie scolaire. Une mesure qui avait marqué l'opinion publique et provoqué un tollé, poussant le président de la République à lui proposer de revenir en France pour y poursuivre ses études, mais sans sa famille. Leonarda avait refusé sa proposition catégoriquement, en direct à la télévision.

Plus de trois ans plus tard, et alors que le quinquennat de François Hollande touche à sa fin, elle est désormais installée en Croatie avec ses proches. BFMTV l'a retrouvée.

"Je peux venir en France quand je veux"

Contactée via Skype, la jeune fille explique avoir passé plusieurs mois au Kosovo, le pays d'origine de sa famille, après son expulsion de la France. "Il s'est passé beaucoup de choses" depuis, explique-t-elle. Elle décrit une vie "assez difficile" en Croatie, alors que la famille Dibrani, installée à quelques kilomètres de Zagreb, la capitale, vit sans électricité, donc sans eau chaude, ni chauffage. Tous logent dans une pièce d'une vingtaine de mètres carré avec le strict minimum, mais pas l'essentiel. "Quand je dois prendre un bain je dois aller chez une copine", explique la jeune fille, qui dit ne pas travailler et ne pas aller à l'école.

Agée de 18 ans, Leonarda Dibrani a maintenant la nationalité croate. Grâce à son passeport, elle est donc citoyenne européenne et bénéficie de la libre-circulation. "J’ai envie de venir en France pour remercier les gens qui m’ont aidée quand j’avais beaucoup de problèmes", raconte-t-elle avec enthousiasme. Un déplacement qu'elle souhaite faire dès qu'elle le pourra. "Je peux venir en France quand je veux!", se félicite-t-elle.


 

Source : bfmtv.com, le 9 janvier 2017.

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 20 Janvier 2014

La peste blanche* frappe la županjska Posavina 


 

* La peste blanche est une expression qui désigne la dépopulation, N.d.T.


 

RAČINOVCI – La situation démographique dans la partie orientale de la région de la županjska Posavina soulève bien des inquiétudes, dans ces villages, proches de la Serbie et de la Bosnie, où la peste blanche* sévit. Nombre d'indicateurs sont dans le rouge depuis longtemps. Les jeunes partent chercher du travail ailleurs et seule la population âgée reste sur place. Zoran Aladić, prêtre de la paroisse de Račinovci, qui officie également dans le village de Đurići, s'alarme de l'exode massif des jeunes qui n'ont aucun avenir dans le village. L'année dernière il a dirigé 23 enterrements contre seulement trois baptêmes, et encore les parents de deux enfants sont-ils retournés dans la ville où ils vivent une fois achevée la cérémonie des sacrements. L'année dernière il a marié deux couples.

Depuis que j'ai pris la tête de la paroisse, j'ai procédé à un maximum de cinq baptêmes alors que le nombre des enterrements varie entre 20 et 27. Dans les villages on trouve de plus en plus de maisons vides, la bagatelle de 89 à Račinovci et de 44 à Đurići. De plus, les maisons où ne vit qu'une seule personne sont fort nombreuses. Cela concerne des personnes âgées... rien que pour le début de l'année j'ai enterré deux paroissiens, s'inquiète le prêtre.

Dans la prunelaie d'une maison voisine nous avons découvert un vieillard qui reposait là depuis plusieurs jours. Autrement dit personne ne lui avait rendu visite ni n'avait remarqué son absence. Triste et regrettable mais pourtant vrai, nous ont raconté les riverains.

La situation est d'autant plus alarmante que Račinovci ne compte que 598 habitants alors que Đurići n'en compte que 237. Aladić s'émeut, car si la huitième classe de l'école de Račinovci comporte encore plus de dix élèves en revanche dans les classes inférieures on peut compter les écoliers sur le bout des doigts.

D'un côté on promeut l'éducation et la création de cadres hautement qualifiés, ce qui est fort louable, mais de l'autre aucune perspective de travail n'est offerte aux jeunes dans les villages après avoir achevé leurs études. Ils ne peuvent travailler que dans l'école ou à la commune mais les postes de travail manquent. Même dans le district il leur est impossible de trouver un travail et ils se voient obligés d'aller dans les grandes villes pour gagner leur vie. Le plus troublant est qu'on ne voit pas d'échappatoire à cette situation désespérante ni d'amélioration à la catastrophique courbe démographique, disent nos interlocuteurs, à moins que des Chinois ne viennent peupler nos régions périphériques...

Autrefois on enviait ceux qui vivaient en Slavonie mais aujourd'hui c'est une misère de vivre ici. Telle est notre réalité mais nous n'avons pas le droit de nous laisser abattre. Je tente d'encourager les fidèles et je les invite à faire front tous ensemble pour surmonter plus facilement cette épreuve car à toute époque correspond un moment déroutant muni d'un terme, et nous aussi qui habitons au fin fond du monde en verrons la fin.

Josip Semialjac, le curé de Gunja, n'est pas plus rasséréné. L'année dernière il a présidé à quarante enterrements et à douze baptêmes, mais il précise que seuls six enfants sont restés vivres à Gunja. Sur les douze couples qu'il a marié en 2013, huit ont quitté le village en quête d'une meilleure vie.

Les jeunes qui fréquentent l'école secondaire et la faculté de Gunja ne reviennent plus. Le pire est que des familles entières choisissent de s'en aller. Deux ou trois familles de Gunja sont déjà parties et je crains que bon nombre ne s'apprêtent à en faire autant, prévient le prêtre.

 

 

 

Source : balkanikum.vefblog.net, le 20 janvier 2014.

Article paru à l'origine sur glas-slavonije.hr, le 19 janvier 2014.

 

 

 

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Publié le 1 Octobre 2013

Croatie : Juifs et Musulmans, priés de s'entendre

 

La Croatie a inauguré sa troisième mosquée dans la ville côtière de Rijeka, en mai dernier. Les musulmans sont environs 40 fois plus nombreux que les juifs en Croatie, et les deux minorités se sont parfaitement intégrées. Aperçu de la vie des deux religions dans un pays à majorité catholique.

 

 

C’est le Ramadan – ou Ramazan, tel qu’il est appelé en Croatie. Depuis un coin de la plus grande mosquée de Croatie, qui a été achevée en 1987, j’observe les fidèles qui viennent à la prière du vendredi. Les garçons près de moi ont la peau plus claire et les cheveux plus fins que les miens. L’ambiance est orientale, mais l’emplacement est bien situé en Europe centrale.

La Croatie, devenue le vingt-huitième Etat membre de l’Union Européenne le 1er juillet 2013, est majoritairement catholique et chrétienne. Environ 88% de ses 4,5 millions d’habitants sont catholiques, et 4,4% sont orthodoxes. Ses minorités religieuses ont crée un pays plus hétérogène. Les juifs résident à Zagreb depuis le 14ème siècle, la communauté juive officielle n'a été fondée qu'en 1806. Elle a presque été exterminée durant la Shoah et son nombre de membres atteint péniblement les quatre chiffres.


 

La Croatie musulmane

Les premiers musulmans arrivés en Croatie au 18ème siècle étaient commerçants, puis fonctionnaires avant que des soldats de Bosnie-Herzégovine ne s'y installe lorsque le pays se dilue dans l’Empire austro-hongrois. En 1916, le Parlement croate a accordé à l’islam la même reconnaissance juridique que les autres religions. Aujourd’hui, environ 40 000 musulmans vivent à Zagreb. La plupart d’entre eux sont originaires de Bosnie-Herzégovine, de Macédoine et du Kosovo. Près d’un siècle plus tard, les représentants de la communauté islamique de Croatie considèrent que leur pays pourrait être un modèle pour les autres nations européennes dans la manière d’établir des relations entre la population catholique et les musulmans, de même que pour les pays musulmans avec les minorités chrétiennes.

Nermin Botonjić, le secrétaire du Mešihat (l’organe exécutif) de la communauté islamique en Croatie, estime qu’il s’agit d’une situation unique en Europe. « La majorité des Croates ont une sensibilité envers les communautés minoritaires », déclare-t-il à la bibliothèque du centre islamique. « Nous sommes autorisés à ouvrir des écoles islamiques. Le mariage religieux est reconnu par l’Etat (social-démocrate). Cela a rendu notre vie plus agréable. Les musulmans se sentent intégrés dans la société croate. »

 

« Les jeunes générations vont dans la mauvaise direction »

Cependant, la vie n’est pas si rose. Près du monument dédié au millier de soldats musulmans morts durant les guerres de Yougoslavie de 1991 à 1995, qui fait face à la mosquée et au centre islamique, Azra Dedić, étudiante en droit, se souvient avoir été harcelée lorsqu’elle était enfant. « Peut-être que si je n’avais pas dit que j’étais musulmane, cela se serait mieux passé », dit-elle. « Mais je suis fière de ma foi et de ma tradition : c’est ça le problème. » Néanmoins, Azra admet que la situation s’est améliorée récemment. Elle considère Zagreb comme sa maison et la Croatie comme sa patrie. Azra félicite les médias croates pour avoir éduquer les gens sur les traditions des minorités, mais n’est pas optimiste quant à l’avenir. « Les jeunes générations vont dans la mauvaise direction. Ils ne s’acceptent pas les uns les autres à cause de leurs parents. Malheureusement, leurs parents ressentent toujours les séquelles de la guerre. »

Nermin Botonjić pense que le problème existe à un niveau individuel. « La clé d’une bonne relation nécessite que la majorité s’ouvre aux différences, et la communauté musulmane est préparée à l’intégration. » Salih Hadžismajlovic, qui enseigne dans un collège islamique à Zagreb, acquiesce. « Nous nous sommes rencontrés afin de nous connaître mutuellement », explique-t-il, ajoutant que lorsqu’il voyage avec des amis et s’arrête sur le bord d’une route pour prier, personne n’est offensé ou se sent suffisamment tourmenté pour proférer des menaces. « Je n’ai aucun obstacle dans ma vie. Mes amis travaillent dans différents lieux, et leurs employeurs les autorisent à venir à la prière du vendredi puis à revenir travailler. Ils n’ont aucun problème avec ça. »

Un avantage que partagent les musulmans croates est qu’ils ne sont culturellement pas si différents de la majorité. Ils parlent la même langue et vivent dans les Balkans depuis des siècles. Contrairement aux nombreuses communautés musulmanes résidant dans l’ouest de l’Europe, qui ont plusieurs institutions basées dans leur pays d’origine, la communauté musulmane de Croatie forme une seule et même communauté qui possède une religion sans aucune base ethnique.


 

Des incidents religieux

La communication entre le gouvernement et les minorités est souvent louée. En 2010, certains services de police ont refusé de délivrer des permis de conduire munis de photos de femmes voilées car la loi croate reste floue sur le sujet. « Le ministre de l’Intérieur a proposé de changer la loi », explique Botonjić. « Le parlement l’a adopté, et désormais toutes les femmes qui se couvrent la tête pour des motifs religieux sont autorisées à avoir ces photos sur les permis de conduire. »

Saša Cvetković, issu de la communauté juive, est moins impressionné par les actions du gouvernement. « Le problème avec l’éducation religieuse dans les écoles primaires, c'est que le gouvernement a signé un accord avec le Vatican », dit-il. « La plupart des élèves sont catholiques, alors quand mon enfant veut aller aux cours d’éducation religieuse, il doit s’asseoir à l’extérieur avec un ou deux autres enfants. L’éducation religieuse doit être laissée aux communautés religieuses. » Quelques membres de la communauté juive éprouvent aussi des difficultés à obtenir les biens qui leur ont été confisqués durant la Second Guerre Mondiale. « Ça dure depuis deux décennies mais la situation n’a pas bougé d’un millimètre », déclare Saša.

 

Don du sang et croix gammée

En 2006, les supporters de l’équipe croate de football ont suscité l’indignation du pays lorsqu’ils se sont formés en croix gammée humaine puis effectué le salut nazi pendant un match. L’antisémitisme est présent dans plusieurs couches de la société croate mais Saša Cvetković ne pense pas que la situation soit aussi sérieuse qu’en France ou en Belgique, où il est parfois dangereux de porter la kippa (sic). Saša explique que la communauté juive croate n’a aucun problème avec les autres groupes religieux. Il a le sentiment que la situation en Israël et en Palestine n’a pas eu beaucoup d’impact sur les relations entre juifs et musulmans croates, contrairement à Paris ou à Londres où la situation s’est considérablement tendue. « C’est très différent. Les musulmans présents ici viennent pour la plupart de Bosnie. Les juifs de Bosnie sont majoritairement d’origine séfarade. Ils vivent ensemble depuis longtemps et ont énormément contribué aux villes dans lesquelles ils résident. »

Les musulmans et juifs de Zagreb s’invitent mutuellement aux fêtes religieuses et autres évènements. Comme lors de ce projet de don du sang organisé par Salih Hadžismajlović, dans une mosquée. Salih a invité les gens issus aussi bien de toutes les confessions chrétiennes que de celles de la communauté juive. Le message était clair : « Nous voulions montrer qu’au fond, nous sommes tous les mêmes », dit-il, avant de rentrer chez lui.


 

Par Tomáš Mrva

Source : cafebabel.fr, le 25 septembre 2013.

 

 

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