Articles avec #oustachisme, sectarisme et extremisme tag

Publié le 26 Février 2017

Un leader d'extrême droite arrêté après une marche à Zagreb


 

Zagreb - La police croate a arrêté le leader d'un parti d'extrême droite dimanche après que des dizaines de ses partisans ont défilé dans la capitale, Zagreb, et entonné un chant pro-nazi.

Les militants du parti A-HSP, qui n'est pas représenté au Parlement, ont défilé dans Zagreb avant de se réunir sur la place principale.

Là, ils ont entonné "Za dom spremni" (Prêts pour la patrie), un chant du régime croate pro-nazi lors de la seconde guerre mondiale.

Le régime oustachi a persécuté et tué des centaines de milliers de Juifs, de Serbes, de Roms et d'antifascistes croates.

Les participants à la marche, habillés de noir, ont arboré un drapeau américain avec le drapeau croate, ainsi que celui du parti allemand d'extrême droite NPD.

Ils ont également exprimé leur soutien au président américain Donald Trump.

La police a ensuite indiqué avoir interpellé un homme de 53 ans, identifié par les médias locaux comme étant le leader du parti Drazen Keleminec.

Selon un communiqué de la police, il a été interpellé pour "trouble à l'ordre public", et une enquête est en cours.

Le gouvernement a condamné le rassemblement d'extrême droite, soulignant dans un communiqué être "fermement opposé à toute forme de discours de haine, à l'intolérance et à la discrimination".

Il a également dénoncé des affiches anti-Serbes apparues vendredi sur des abribus à Vukovar (est), un dessin représentant des corps pendus à un arbre avec pour légende "L'arbre généalogique serbe".

La police a arrêté un jeune de 19 ans, suspecté d'avoir collé les affiches.

Les relations avec les Serbes, qui représentent la plus importante minorité ethnique en Croatie, restent fragiles depuis la guerre dans les années 1990 entre Zagreb et les séparatistes serbes alors soutenus par Belgrade.

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, qui dirige le nouveau gouvernement de centre droit issu des élections anticipées d'octobre, a fait voeu de lutter contre la montée de l'extrémisme, que le gouvernement précédent était accusé de ne pas combattre suffisamment dans ce pays membre de l'Union européenne.


 

Source : lexpress.fr, le 26 février 2017.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 1 Novembre 2016

Oustachisme de salon en Croatie? Après Hasanbegović, au tour de Pavo Barišić d'être mis sur la sellette par Novosti

 

 

Une certaine publicité sera peut-être donnée à la dernière édition du journal de Croatie Novosti. Voici la traduction, par mes soins, d’un article qui a paru sur son portail internet. L’hebdomadaire met en avant un article scientifique publié par l’actuel ministre de l’Education, article qui dépeignait de façon louangeuse un ancien idéologue de premier plan du régime oustachi. Pour être de bonne foi, il faut préciser que l’article en question date de 1992, c’est-à-dire à l’époque où la guerre de sécession croate faisait rage. En tout cas, il faut dire bravo à Novosti, pour son travail d’investigation au travers des archives. Le travail de recherche de Novosti avait déjà permis de faire émerger le passé du précédent ministre de la culture. Article traduit du serbo-croate. D. Grcic, 29 octobre 2016. 

 

Le ministre Barišić a qualifié le ministre oustachi de héros et de martyr croate (Novosti) 

Le ministre de l’Education Pavo Barišić a considéré dans une de ses études que Julije Makanec, qui fut le ministre de l’Education de l’Etat Indépendant Croate (NDH) et un idéologue oustachi, comme étant un martyr croate, un héros et une victime tragique. «C’est de l’oustachisme de salon», a pour sa part déclaré le professeur de philosophie Josip Talanga. 

Le nouveau ministre de l’Education Pavo Barišić, dans son article scientifique «Philosophie de l’histoire: Julija Makanec», publié dans la revue Contributions à la recherche sur le patrimoine philosophique croate en 1992, n’a pas hésité à célébrer « la profondeur et la beauté » de la pensée de cet idéologue oustachi qui fut ministre de l’Education du régime Ante Pavelić, le désignant comme un « héros tragique et une victime ». En présentant la biographie de Makanec en 15 pages, Barišić a remarquablement gardé le silence sur son engagement en faveur des idées de l'oustachisme et dans son texte on ne trouve aucun passage qui contienne une condamnation de son rôle dans le régime oustachi, ni du régime oustachi lui-même. 

Membre du Mouvement oustachi et docteur en philosophie, Julije Makanec a joué un rôle important dès les premiers jours du NDH, il était devenu le Directeur de la formation spirituelle de la Jeunesse oustachi, et en 1943 il était devenu ministre de l’Instruction du NDH. C’est pour cela qu’en 1945, tout comme les autres ministres du régime oustachi qui ont été arrêtés, il a été condamné à la peine de mort et exécuté. En raison de la position qu’il occupait auprès de la Jeunesse oustachie, il a été le grand traducteur et propagateur des idées d’Ante Pavelić et du Mouvement oustachi, avec une influence forte auprès des responsables et des membres de la Jeunesse oustachie, par le biais de ses prises de parole et de brochures de propagande qui comportaient de façon ouverte des positions racistes et justifiaient le droit des communautés à éradiquer les individus « indésirables ». 

Le Docteur en philosophie Pavo Barišić, qui est aujourd’hui ministre de l’Education dans le gouvernement d’Andrej Plenković, et qui était le directeur de l’Institut de philosophie, dans un article publié en 1992, a complètement passé sous silence l’action idéologique et politique de Makanec, réduisant cette partie de sa biographie à trois phrases dans lesquelles il a uniquement compilé la liste des fonctions qui furent été les siennes. La philosophie de Makanec a été présentée par Barišić en se basant sur des textes postérieurs à sa nomination comme professeur de la Faculté Mudroslov de l’Université de Croatie. Présentant les écrits philosophiques de Makanec de façon totalement non-critique et en faisant abstraction du contexte de son engagement passionné dans le régime criminel oustachi, Barišić s’exprime de façon superlative, saluant sa « grande érudition », son « style extraordinaire d’écriture » ainsi que la « virtuosité linguistique avec laquelle il expose sa profonde pensée philosophique », et à différents endroits du texte il le désigne de façon explicite comme un martyr croate. Barišić affirme que le but de son article était de « faire sortir Makanec de l’oubli dans lequel il a été plongé et de revenir sur le destin d’un intellectuel croate qui dès ses débuts est entré sciemment dans la lutte tragique pour l’indépendance croate ». A la fin du paragraphe dans lequel il explique comment en 1935 déjà Makanec est pleinement entré dans la prise de conscience de « l’histoire croate en tant que calvaire millénaire de lutte pour la survie et d’un Etat », Barišić conclut : « Dix ans plus tard, Julije Makanec a lui aussi rejoint le défilé des martyrs croates ». Revenant à cette même thèse à la fin de son article, Barišić a ensuite conclu que Makanec, dans la sphère de l’action politique, « a connu le destin inexorable des événements historiques et est devenu un héros tragique et une victime ». 

Pas un seul mot du texte de Barišić n’est consacré aux victimes du régime oustachi, alors que son héros Makanec y était au pinacle. Barišić a donné un article positif sur un membre de haut niveau du Mouvement oustachi qui à l’époque a été reconnu comme scandaleux, et c’est en raison de sa publication que le professeur de Philosophie Josip Talanga avait donné sa démission du comité de rédaction de cette revue. 

- J’ai donné ma démission car pas une seul mot de Barišić, dans cet article, n’avait condamné le fait que Makanec était un idéologue du NDH – a rappelé le Talanga à Novosti, ce professeur qui jusqu’il y a récemment était à la tête des Etudes croates. 

Il ajoute qu’il a été particulièrement frappé par la réaction des autres membres du comité de rédaction. 

- Ce qui s’est produit, c’est ce que j’appelle de l’oustachisme de salon – nous a dit Talanga. 

La philosophie non-critique de Barišić réhabilite et présente de façon positive le ministre oustachi, mais elle ne s’est pas limitée à un article publié en 1992, il s’agissait du prélude qui s’est poursuivi par la publication du livre de Makanec, intitulé « Introduction à la philosophie de l’histoire », qui a été réalisé sur la base des textes manuscrits de l‘époque du régime NDH. Dans un article à paraître dans le dernier numéro de notre hebdomadaire Novosti, vous pourrez trouver tous les détails sur la manière dont Barišić a dépeint de façon louangeuse Makanec (…) et vous en apprendrez davantage sur ce Julije Makanec que Barišić présente comme un héros – lui qui était le pendant oustachi de Joseph Goebels, ministre de Hitler pour l'éducation nationale et la propagande.
 
 


Source: serbie-droitshumains.blogspot.com, le 29 octobre 2016.

Article paru à l'origine sur portalnovosti.com, le 28 octobre 2016.

 

url de l'article : http://serbie-droitshumains.blogspot.com.es/2016/10/oustachisme-de-salon-en-croatie-apres.html

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 14 Février 2016

Mort d'un ancien nazi présumé, gardien d'Auschwitz, à Osijek


 

Un homme soupçonné d'avoir été gardien de camps nazis pendant la seconde guerre mondiale, notamment à Auschwitz, est décédé en Croatie, a rapporté samedi la presse locale. Il faisait l'objet d'une enquête des autorités croates.

Allemand d'origine, Jakob Dencinger, né dans la région d'Osijek, dans l'est de la Croatie, est mort jeudi à 92 ans dans un hôpital où il a été admis à la suite d'un malaise, a rapporté le quotidien régional Glas Slavonije.

La justice croate avait annoncé en janvier 2014 avoir ouvert une enquête pour vérifier le passé de cet homme, après avoir obtenu son dossier des autorités allemandes, chargées d'enquêter sur les crimes de guerre commis par les nazis.

En février 2014, le centre Simon Wiesenthal, qui traque les anciens criminels nazis, avait appelé la Croatie à accélérer son enquête, en affirmant qu'il s'agissait d'un "gardien d'Auschwitz".

 

Waffen-SS

 

Selon la presse croate, Dencinger aurait été membre des Waffen-SS. Son nom figurait sur une liste établie par le parquet allemand chargé des crimes commis par les nazis, qui compte une soixantaine de personnes.

D'après le quotidien Jutarnji List, Jakob Dencinger avait vécu depuis les années 1950 aux États-Unis où il était devenu homme d'affaires dans l'industrie.

Mais une procédure pour le priver de la citoyenneté américaine avait été engagée en 1989, car il était soupçonné d'avoir été gardien dans des camps nazis. Il avait alors quitté les États-Unis pour s'installer en Croatie.

Depuis début 2014, il ne sortait plus de son appartement à Osijek et refusait de rencontrer la presse.

Un million de juifs européens ont été tués à Auschwitz-Birkenau, ainsi que 70'000 à 75'000 Polonais non juifs, 21'000 Tziganes, 15'000 prisonniers de guerre soviétiques et 10'000 à 15'000 autres prisonniers, selon les données du musée du camp.

 

 

Source : swissinfo.ch, le 14 février 2016.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 17 Février 2015

Denis Šeler rêve d'un Maïdan croate

 

 

Denis Šelernatif de Zagreb et ancien meneur des supporters du Dinamo Zagreb, les Bad Blue Boys, se bat actuellement en Ukraine contre les forces pro-russes. Il donne son point de vue sur l'Ukraine, la Croatie et l'UE dans un entretien pour le blog Ukrainian Crusade. Il pronostique également une sanglante révolution dans sa patrie. Comme motif de son départ en Ukraine, il explique que “les Croates proviennent de l'Ukraine” ; que l'Ukraine est le premier pays à avoir reconnu l'indépendance de la Croatie avant même le Vatican et l'Allemagne.

 

Ceci est une lutte pour la race blanche européenne, sa culture et son histoire, soutient Šeler.

- L'Ukraine est l'ultime bastion de l'Europe chrétienne de la droite, ajoute-t-il.

 

Même si on force souvent l'Ukraine à choisir entre l'UE et la Russie, Šeler estime quant à lui que l'adhésion à l'UE est très dangereuse pour l'Ukraine et il est “certain à 100%” que le référendum sur l'adhésion de la Croatie à l'UE fut une “arnaque”. Il pense aussi que l'Etat a acheté le haut clergé afin qu'il ne s'oppose pas activement à l'adhésion.

Maintenant nous avons un gouvernement anti-croate. Des bandits, des anciens communistes, plein de Serbes. Tous lèchent le cul de l'Union européenne et tournent en dérision les patriotes, affirme Šeler. Pour lui, il faudrait que la Croatie lance son Maïdan, une révolution armée contre l'UE et les communistes.

Il y aura beaucoup de sang, prévoit-il.

Šeler croit aussi que la Russie va bientôt se désintégrer, il pense que le président Vladimir Poutine est un égoïste et un stalinien mais pas un idiot.

Le texte s'achève par le salut “Za dom spremni”.

 

 

Source : balkanikum.vefblog.net, le 14 février 2015.

Article paru à l'origine sur vecernji.hr, le 2 février 2015.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 7 Juin 2014

Crimes de guerre : Dario Kordić revient en héros en Croatie


 

Dario Kordić, ancien Président de l’éphémère République croate d’Herceg Bosna durant la guerre, a été libéré vendredi après avoir purgé les deux-tiers de sa peine. Il était accusé de crimes de guerre contre des civils bosniaques en 1993.

 

Dario Kordić, 54 ans, ancien membre de la présidence de la République croate d’Herceg Bosna, créée pendant la guerre des années 1990, est rentré à Zagreb vendredi après avoir purgé les deux-tiers de sa peine dans la prison de Graz, en Autriche.

En 1997, Dario Kordić s’est rendu à la justice internationale. En 2004, le TPIY l’a condamné à 25 ans de prison. Selon les juges de La Haye, Dario Kordić, « l’un des politiciens majeurs de la Bosnie centrale », aurait été responsable d’avoir incité des militaires et d’avoir participé en personne aux opérations de nettoyage ethnique contre la population bosniaque du village d’Ahmići, dans la municipalité de Vitez, le 16 avril 1993. Lors de ce massacre commis par l’armée croate (HVO), plus de cent personnes ont été tuées.

Une petite foule comptant des représentant du HDZ croate et de l’Église catholique s’est réunie à l’aéroport de Zagreb pour l’accueillir en triomphe. Cette libération est « une grande victoire pour les gens de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et d’Herceg Bosna », a lancé Dario Kordić, en remerciant la nation croate, Dieu et l’Église. « Aujourd’hui, nous sommes tous unis en un seul cœur, le cœur de la Croatie. Notre victoire ne sera complète que lorsque le dernier prisonnier croate, détenu par le tribunal de La Haye, aura fait son retour dans la patrie. »

Comme prévu, les associations de victimes bosniaques ont réagi. « Il n’y a pas de justice dans ce monde », a déclaré amèrement Elvedin Kermo, président de l’association 16 avril. « Les familles qui ont perdu leurs proches dans le massacre d’Ahmići ne peuvent pas cacher leur colère... Nous sommes toujours en train de chercher les restes de trente personnes tuées par les milices croates et, bientôt, personne ne sera en prison pour répondre de ce crime affreux. Au lieu de célébrer ce criminel, les gens devraient en avoir honte. »


 

Par A. De Noni

Source : balkans.courriers.info, le 7 juin 2014.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 12 Mai 2014

Odeurs de poudre 

 

..., les militants du GUD commencent à s'intéresser aux événements de Yougoslavie. Ce conflit qui se déroule à moins d'une journée de train de Paris a déjà décidé plusieurs militants de Troisième Voie, qui, attirés par l'odeur de la poudre, se sont engagés aux côtés des combattants croates contre les tchétniks. Très rapidement, le GUD prend des contacts avec les nationalistes croates du Parti du Droit, le HSP, dirigé par Dobroslav Paraga. Ce dernier se définit comme l'héritier politique d'Ante Pavelic, tout un programme... Un Comité France Croatie, CFC, se crée, grâce au  concours du représentant du HSP en France, et soutenu par les mouvements de jeunes européens, Nacion Joven (Espagne) et Movimento Politico (Italie). Un meeting est organisé le 19 décembre 1991. A l'origine, la réunion devait se tenir dans une salle paroissiale, rue Albert de Lapparent, mais apeurés par l'affiche signée GUD représentant un combattant croate armé, la salle est refusée au dernier moment. Les organisateurs doivent donc en quatrième vitesse affréter des navettes pour acheminer tout le monde vers la rue Las Cases, où, dans une ambiance surchauffée, l'assistance peut écouter le témoignage d'un combattant croate rentrant du front, et les encouragements du responsable français du Parti du Droit.

Intrigué par l'engagement du GUD aux côtés des Croates, Jean-Paul Bourre, animateur vedette de la Radio FM Ici et Maintenant, invite le GUD à son émission “Libre Antenne”. Pendant près de trois heures, les quatre gudards présent peuvent discuter librement avec les auditeurs. Ce manque de censure faillit coûter sa place à l'animateur et un juge d'instruction chercha désespérément à savoir qui se cachait derrière les prénoms des intervenants, sûrement pour les féliciter.

Ces différents événements médiatiques furent à l'origine d'une vague de départs de gudards vers la Croatie.

Parallèlement, une délégation de l'AF participa au Congrès Tchetnik International, invitée par les royalistes serbes. Cette décision sera mal perçue par d'autres royalistes, dont la section de Lyon, qui transmettra au responsable du GUD les coordonnées de leurs camarades félons.

Une délégation d'une dizaine de gudards sera reçue officiellement par Dobroslav Paraga à Zagreb, qu'ils quitteront peu après pour rejoindre d'autres gudards, combattant au sein d'une brigade internationale engagée dans la défense de la ville assiégée d'Osijek. Un autre groupe de gudards s'est enrôlé dans la 2e brigade d'active de l'armée régulière croate, engagée à Sisak, au sud de Zagreb, pendant la campagne de Croatie, d'août 1991 à janvier 1992. Ils participeront à de nombreuses offensives contre l'armée fédérale yougoslave et contre les milices de Martic, dirigeant de la Krajina serbe. Le nombre de militants ayant fait le déplacement fut, à certains moments, si important qu'il se produisit des rencontres extraordinaires. A l'occasion de l'anniversaire d'un des leurs, trois gudards se rendant dans un bar, dans les caves d'un hôtel d'Osijek (ville assiégée) rencontrent deux de leurs camarades qui avaient aussi fait le déplacement. Ce fut l'occasion de fêter comme il se doit cet anniversaire, le délégué de l'ONU à Osijek, un député européen italien, s'en souviendra.

L'arrivée des Casques bleus à Osijek va précipiter le retour des casques noirs en France. Cela tombe bien car Paris s'agite.
 


 

Source : Frédéric Chatillon, Thomas Lagane et Jack Marchal (dir.). Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995, Éditions des Monts d'Arrée, 1995, pp 129-131.


 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 1 Février 2014

Enquête contre un présumé nazi


 

 

La justice croate a ouvert aujourd'hui une enquête pour crimes de guerre contre un présumé ancien gardien de camps nazis pendant la Seconde guerre mondiale résidant en Croatie, pays qui a rejoint l'Union européenne en juillet dernier. La Croatie a demandé et obtenu des autorités judiciaires allemandes, chargées d'enquêter sur les crimes de guerre commis par les nazis, des informations confirmant l'identité de cet homme et le fait qu'il réside effectivement en Croatie, indique un communiqué du parquet croate.

Le parquet croate a par ailleurs demandé à l'Allemagne, mais aussi aux États-Unis, où le suspect a vécu brièvement, ainsi qu'au centre Simon Wisenthal, des documents qui lui permettraient de vérifier si le suspect peut être accusé d'avoir commis des crimes de guerre pendant la Seconde guerre mondiale. Selon les médias locaux, Jakob Frank Denzinger, a été gardien dans plusieurs camps nazis, notamment à Auschwitz. Il résiderait de nos jours à Osijek (est) selon la presse.

Jakob Frank Denziger, 90 ans, est Allemand d'origine né à Osijek et aurait été membre des Waffen-SS, selon le quotidien Vecernji List. Il a vécu aux États-Unis où une procédure pour le priver de la citoyenneté américaine a été engagée en 1989 car il était suspecté d'avoir été gardien dans des camps nazis, selon le journal. Jakob Frank Denzinger a alors quitté les États-Unis pour s'installer en Croatie, selon la même source.

Son nom figure sur une liste établie par le parquet allemand chargé des crimes commis par les nazis et qui compte une soixantaine de personnes, selon le quotidien Jutarnji List.


 

Source : lefigaro.fr, le 30 janvier 2014.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 26 Septembre 2013

Zvonko Bušić

 

Un Croate ayant détourné un avion américain en 1976 se suicide

 

Un dissident croate de l'époque communiste, Zvonko Busic, qui avait purgé une peine de 32 ans de prison pour avoir détourné pour des raisons politiques en 1976 un avion américain, s'est suicidé en Croatie où il était rentré en 2008, a-t-on indiqué lundi de source policière.

«Selon les résultats de l'enquête, il s'agit d'un suicide commis par une arme à feu», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Elis Zodan.

Agé de 67 ans, Busic a été retrouvé mort dimanche dans sa maison à Rovanjska, près de Zadar, dans le centre du littoral croate sur l'Adriatique.

En 1976, il avait dirigé un groupe de Croates qui avait détourné un Boeing 727 de la compagnie TWA sur un vol New York-Chicago avec 76 passagers à bord pour attirer l'attention du monde sur la lutte d'indépendance de certains Croates voulant se séparer de la Yougoslavie communiste.

L'avion s'était finalement posé à Paris et la presse américaine avait publié leur revendication. Mais un policier à New York avait été tué en tentant de désamorcer une bombe que les pirates de l'air avait dissimulée dans une station de métro.

Busic avait été condamné à la prison à perpétuité. Il a été libéré sur parole en juillet 2008.

 

 

Source : 20minutes.fr, le 26 septembre 2013.

 

 

 

 

Zvonko Bušić vu par Jure Vujić

 

Zvonko Busic, un suicide pour le salut de la Croatie et de l'Europe

 

Trois mois seulement après la mort tragique de Dominique Venner, un autre suicide sacrificiel a retenti au matin du 1er septembre, non sous le Soleil de Paris au cœur de Notre-Dame, mais cette fois-ci en Croatie à Rovanjska sur le littoral croate de l’Adriatique. C’est le suicide de Zvonko Busic, l’un des derniers dissidents et révolutionnaires croates de l’époque yougoslave communiste.

 

Busic venait de purger une peine de trente-deux ans de prison pour avoir détourné pour des raisons politiques (la cause de l’indépendance croate) en 1976 un avion étatsunien. Il fut libéré en 2008. Son retour en Croatie suscita un accueil triomphal de la part d’une grande partie de la population croate. En 1976, il avait dirigé un groupe de révolutionnaires et nationalistes croates qui détourna un Boeing 727 de la compagnie T.W.A. sur un vol New York – Chicago avec soixante-seize passagers à bord afin d’attirer l’attention du monde sur la lutte indépendantiste croate désireuse de se séparer de la Yougoslavie communiste et titiste… L’avion s’était finalement posé à Paris et la presse étatsunienne avait publié leur revendication. Mais un policier à New York avait été tué en tentant de désamorcer une bombe que les pirates de l’air avaient dissimulé dans une station de métro. Condamné par les autorités américaines sous la pression de Belgrade à la prison á vie, il fut amnistié pour conduite exemplaire. Alors qu’il avait retrouvé de retour en Croatie son épouse Julienne Eden Busic, de citoyenneté étatsunienne qui l’avait secondé dans sa prise d’otage (elle avait été libérée en 1990), il décida de poursuivre la lutte politique dans sa patrie qui, après avoir gagné la guerre d’indépendance en 1991, est plongé dans le marasme politique, économique et moral par la responsabilité des gouvernements successifs néo-communistes et mondialistes. Ils ont livré la Croatie aux magouilles politico-affairistes, au Diktat des eurocrates de Bruxelles et de leurs laquais locaux ainsi qu’à la convoitise des oligarchies  anti-nationales. Toutes s’efforcent de faire table rase de l’identité nationale croate en imposant comme d’ailleurs partout en Europe, le sacro-saint modèle néo-libéral, des lois liberticides, la propagande du gender à l’école, la légalisation du mariage homosexuel. Bref, le scénario classique de l’idéologie dominante et mondialiste. Busic qui aimait citer Oswald Spengler n’était pas homme à accepter cet état de fait qu’il qualifiait lui-même de « déliquescence morale et sociale catastrophique ».

 

Busic soutint toutes les luttes révolutionnaires et nationales, de l’O.L.P. palestinien à l’I.R.A. irlandaise en passant par les Indiens d’Amérique du Nord. Ironie de l’histoire, il avait découvert les écrits historique de Dominique Venner en prison et fut peiné par sa disparition tragique.

 

Homme « classique » épris des vertus de l’Antiquité, Busic était avant tout un résistant croate et européen, un  baroudeur qui n’avait que du mépris pour le conformisme, la tricherie, la petite politique partisane et parlementaire, les calculs électoraux. Son idéal type était évolien : le moine-soldat, un style sobre et austère, guerrier, un genre de vie qu’il a appliqué durant toute sa vie. Ce n’est pas par hasard qu’il  fut très vite marginalisé par le système politique croate qu’il soit de droite ou de gauche. Après avoir rallié fort brièvement le Parti du droit croate (H.S.P.) du Dr. Ante Starcevic et de l’actuelle députée croate au Parlement européen, Ruza Tomasic, il tenta, en fondant l’association Le Flambeau, de constituer un « front national » regroupant l’ensemble des forces nationales croates (droite et gauche confondues). Mais très vite, cette vision et ce projet frontiste, d’orientation nationale-révolutionnaire, se soldèrent par un échec en raison des luttes de pouvoir inhérentes à la mouvance nationale croate. Busic n’avait pas caché sa déception en déclarant qu’« il n’avait pas réussi dans l’unification et la création d’un front uni patriotique ». Il annonça alors dans la presse croate sa décision de se retirer de la politique, car « il ne voulait pas contribuer à la destruction continue des forces politiques nationales et patriotiques en Croatie ».

 

Les obsèques de Zvonko Busic auxquels ont assisté des milliers de personnes et l’ensemble de la mouvance nationale croate, constituèrent (à Zagreb le 4 septembre dernier) furent un sérieux avertissement à la classe politique mondialiste croate. Son suicide fut un événement sans précédent pour l’opinion croate, habituée à ses coups de de colère, son franc parler et son idéalisme infatigable face à l’apathie sociale et la corruption de classe politique. Il faut dire qu’il a été longtemps traîné dans la boue par la presse croate gauchisante qu’il l’a continuellement traité de terroriste dès sa sortie de prison. Personne, et encore moins moi-même qui l’avait régulièrement côtoyé, ne s’était attendu à la fin tragique, de cet homme d’action à l’allure légionnaire et don quichottesque. Et après tout, est-ce que quelqu’un avait pu s’attendre au suicide de Dominique Venner ? Probablement non. Peu avant sa mort, Zvonko Busic a laissé une lettre à son ami Drazen Budisa, dans laquelle il avait demandé pardon á ses proches et qu’il se retirait car « il ne pouvait plus continuer de vivre dans l’obscurité de la Caverne platonicienne », faisant allusion à l’allégorie platonicienne de la Caverne. C’est vrai. Busic était trop pur, trop droit et trop sensible pour vivre dans le mensonge de cette Croatie post-communiste néo-libérale hyper-réelle, une Croatie qui avait fait allégeance à l’U.E. et à l’O.T.A.N., domestiquée et néo-titiste, alors que le gouvernement actuel refuse de livrer aux autorités allemandes, Josip Perkovic, qui fait l’objet d’un mandat d’extradition européen. Cet ancien agent de l’U.D.B.A. (la police politique et services secrets titiste yougoslaves) est impliqué dans l’assassinat de plusieurs dissidents croates à l’étranger.

 

La Croatie est le seul pays post-communiste à ne pas avoir voté une loi sur la lustration et où les rênes du pouvoir politique et économique sont encore entre les mains des anciens cadres titistes et de la police secrète qui n’a jamais été officiellement démantelée. Busic – c’est vrai – ne pouvait supporter ces ombres factices et éphémères de la société marchande et consumériste  mondiale, à l’égard de laquelle il s’est tant offusqué. Et pourtant, Busic, tout comme Venner, est tombé, volontairement, froidement, consciemment, je dirai même sereinement. Comme pour Venner, il s’agit du même modus operandi, du même  esprit sacrificiel, d’une mort annoncée, une mors triumfalis qui dérange et interroge. Dans le cas de la Croatie, sa mort a retenti non comme une fin, mais comme un avertissement, un appel à la mobilisation, un dernier appel à la lutte, un dernier sursaut pour le salut de la nation croate et européenne. Puisse ses vœux être exhaussés !

 

 

Source : http://www.europemaxima.com/?p=3415

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 20 Avril 2013

Branka Dujmić-Delcourt

Présidente du

Centre d’Information sur Sectes et Cultes (Croa[tie)

CISK [page Facebook]

MON ENGAGEMENT

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie d’avoir la possibilité d’annoncer la création d’une asbl CISK (Centre d’Information sur Sectes et Cultes) que je mets sur pied en Croatie. C’est la première association en Croatie qui essaye de mobiliser le public et l’Etat en accord avec la loi européenne. Je suis moi-même Croate (de naissance) et aussi Belge, vivant à Bruxelles depuis 20 ans. Professionnellement je suis professeur de piano.

Il se fait que ma mère (aujourd’hui 85 ans) a été adepte de la Méditation Transcendantale en Croatie, fort naïvement, pendant 17 ans. Ma sœur et moi-même, nous les soupçonnions d’activités peu claires. Nous avons tout fait pour soustraire notre mère de l'influence de la MT. Depuis lors, le dirigeant de la MT, ses adeptes et sympathisants -- dont un avocat -- ont montré leur vrai visage, en agissant de manière exceptionnellement agressive avec une détermination et un fanatisme surprenants. Ils ont choisi de ‘noircir’ toute sa famille dans les institutions et médias -- dénigrer notre réputation et déstabiliser notre vie familiale et professionnelle.

Malgré nos efforts, nous n’avons pas pu trouver une organisation (gouvernementale ou autre) qui puisse nous aider en Croatie. J’ai cependant trouvé deux scientifiques qui étudient ce phénomène : PhD Mijo Nikić, psychologue Jésuite et PhD Josip Blažević, prêtre Franciscain Conventuel.

J’avais notamment contacté l’association Contacts et Informations Groupes Sectaires (CIGS) à Bruxelles qui m’a ouvert la piste vers le Centre d’Information et d’Avis sur les Organisations Sectaires Nuisibles C.I.A.O.S.N. à Bruxelles et la FECRIS. Grâce à eux j’ai pris contact avec le Centre d’ Etudes Anthropologiques (CAS) à Belgrade, avec l’ AGPF - Aktion für Geistige und Psychische Freiheit e.V., en Allemagne, avec Mr Conny Larson etc.

Grâce au quotidien Novi List en Croatie, plusieurs articles ont paru dans la presse ainsi qu’une interview avec Mr Friedrich Griess, le président de la FECRIS ; nous avons aussi organisé une ‘table ronde’ le 1. mars 2008 où les conférenciers Croates ci-après ont fait des présentations (PhD Berislav Pavišić, professeur de droit pénal de l’Université de Rijeka, deux psychiatres- Dr Roman Nikolić et Dr Branko Petris, Mme Sonja Klarić, psychologue, pt Ivan Grubišić, sociologue et PhD Mijo Nikić ) ainsi que Mr Friedrich Griess, le président de la FECRIS et Mr Henri-Pierre Debord pour la MIVILUDES[2]. Mr Zoran Luković, le président de CAS de Belgrade a donné une longue interview dans Novi List, en présentant la situation sectaire en Serbie, qui est très similaire à celle de chez nous. L’intérêt des médias (TV Kanal RI, NIT, TV Nova, HRT, RA à Rijeka et en Bosnie-Herzégovine RTRS) sur la question des sectes a été éveillé.

Parmi mes enquêtes en Croatie qui compte 4.750,000 habitants il y a environ 80 groupes sectaires de sources diverses (religieuses, ésotériques, sataniques et d’autres). Après la chute du communisme où la religion a été découragée, la Croatie a tourné la page vers l’autre extrême ; le gouvernement Croate a voté une nouvelle loi en 2002 qui autorise l’exercice de la religion mais ignore l’existence possible de groupes sectaires nuisibles. Entre 2002 et 2007, 42 nouveaux groupes religieux étaient enregistrés. Des groupes sataniques ont été repérés dans le pays par Mr Nebojša Buđanovac, un pédagogue social qui s’occupe d’adolescents problématiques; il a découvert que des tentatives de suicide de jeunes entre 14 et 17 ans avaient été influencées par ces groupes.

CISK souhaite travailler de façon transparente et en accord avec ce qui se fait en Europe. Nous aimerions solliciter votre soutien à notre action. Autant celui de la FECRIS que du Conseil de l’Europe et des autorités compétentes de l’Union Européenne. CISK souhaiterait pouvoir sensibiliser l’Etat Croate aux problèmes sectaires. Votre soutien contribuerait certainement à crédibiliser fortement notre projet. Est-ce que l’Etat croate peut ignorer la Résolution du Parlement Européen de 1996, l’existence de la FECRIS ou encore la loi ‘About-Picard’? C’est la mission de notre association de veiller à une prise de conscience de ces problèmes en Croatie.

Merci de votre bonne attention et de votre collaboration.

[1] Correspondent de la FECRIS

[2] Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DErives Sectaires

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0

Publié le 19 Décembre 2012

A Zadar est réactivée « l’Église orthodoxe croate » créée par le dictateur oustachi Ante Pavelić

 

Le diocèse de Dalmatie de l’Église orthodoxe serbe a publié le communiqué suivant :
« Ce que les plus pessimistes n’auraient pas même attendu s’est produit. Après l’enregistrement de l’association pro-oustachie dite « Communauté orthodoxe croate », le grand public a été informé hier (le 11.12.2012) par les médias électroniques de « l’intronisation » du fameux Alexandre Ivanov (au demeurant d’origine bulgare) en tant que « prêtre des orthodoxes croates ».


Il est connu que le criminel oustachi Ante Pavelić avait créé en 1942 « l’Église orthodoxe croate » dans le but d’anéantir complètement l’Église orthodoxe serbe et d’éradiquer les Serbes du territoire de « l’État indépendant de Croatie ». Cette tentative avait pour raison que les méthodes préalables de conversions forcées [des Serbes au catholicisme-romain, ndt] et les exterminations massives dans les camps de Croatie n’avaient pas donné les résultats escomptés.


Nous saisissons également cette occasion pour informer tous les fidèles de l’Église orthodoxe serbe de Dalmatie de l’événement susmentionné, et pour les appeler à rester fidèles à leur Église orthodoxe serbe, leur langue et leur culture ainsi qu’à se préserver des faux pasteurs « qui viennent en vêtements de brebis, mais au-dedans sont des loups ravisseurs » (Matth. VII, 15).


De même, nous en appelons aux institutions de la République de Croatie pour qu’elles prennent la défense, dans le cadre de leurs attributions, de nos fidèles et de nos propriétés ecclésiales contre tout prosélytisme et attaques de la part de cette association militante. Nous mentionnons cela puisque ladite association prône ouvertement, dans son programme, des idées oustachies, fascistes et génocidaires, contraires tant à la constitution de la République de Croatie qu’aux acquis positifs de la démocratie européenne ».


Source : orthodoxie.com, le 14 décembre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, sectarisme et extrêmisme

Repost 0