Peter Knapp

Publié le 21 Juillet 2013

L'oeil de Peter Knapp sur la photographie croate

 

 

Entre Peter Knapp et la Croatie, l'histoire ne date pas d'hier. « J'ai rencontré Ivan Picelj à Paris, chez Denise René, où j'ai exposé mes photos conceptuelles dans les années 1970. Petar Dabac m'a invité alors à faire un workshop dans les archives de Tošo Dabac. Puis, avec Zelimir Koscevic, commissaire de ma première exposition à Zagreb, j'ai pu mesurer la richesse de la culture croate… La photographie y a été présente dès ses origines. Ses orientations artistiques ont évolué au gré des ancrages : autour de Vienne, avant 1914, lorsqu'elle était dans le giron austro-hongrois, puis de Moscou durant l'ère communiste yougoslave. »

 

En 2012, Peter Knapp a été commissaire d'une exposition sur la photographie croate, à Paris, dans le cadre de la saison culturelle "Croatie, la voici" : « Je me suis limité à deux genres et à deux générations : celui de l'âge d'or des magazines et des journaux entre les années 1930 et 1950 et celui des artistes plasticiens d'aujourd'hui. » Emergèrent alors peu à peu une vision de l'identité du pays à travers une mosaïque d'histoires singulières. En ouverture, Ivan Faktor, à travers son projet Kangaroo court, interrogeait avec une puissance rare l'Histoire et le regard. Marko ErcegoviĆ, dans la série « Je montre », offrait un paysage du quotidien à hauteur d'homme. L'espace et le temps restitués, la chronologie s'enroulait dans une belle scansion en noir et blanc : la modernité classique du grand Toso Dabac ou celle de Milan et Slavka Pavić se mêlant à l'élégance de Duro JanekoviĆ, à l'humour de Mladen Tudor… Contemporains, les grands formats couleur de Jelena Blagović refermait le parcours avec un travail sur la famille, la mémoire, la construction de soi.

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Suisse-Croatie

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