Suisse - Croatie

Publié le 25 Juin 2013

Suisse - Croatie : des liens anciens

 

Les entreprises suisses actives en Croatie auront accès au marché unique

 

Le Croate Ivica Jakic connaît bien la Suisse. Plusieurs membres de sa famille sont établis entre ­Genève et Zurich depuis une ­quarantaine d’années. La Suisse compte au total 30 000 Croates. A présent, cet homme d’affaires représente Alpiq, la société d’électricité suisse, en Croatie, un centre névralgique du passage du courant à travers le continent. Egalement président de la Swiss-Cro­atian Business Association, Ivica Jakic est ravi de l’arrimage de son pays à l’Europe. «Nous avons un passé industriel que l’Europe pourrait nous aider à ressusciter», dit-il. Mais c’est surtout un marché de 500 millions de consommateurs qui s’ouvre à nos exportations, y compris celles des producteurs suisses basés sur place.»

«Nos accords bilatéraux avec Bruxelles seront élargis à la Croatie et cela simplifiera le cadre ju­ridique pour nos échanges, renchérit Denis Knobel, ambassadeur de Suisse en Croatie. L’adhésion de la Croatie à l’UE aura une influence positive sur le climat d’affaires, y compris pour nos entreprises.»

Plus d’une cinquantaine d’entre elles ont déjà pignon sur rue. La présence de certaines date de l’ère yougoslave. D’autres sont arrivés plus récemment, à l’instar de Vetropack, qui a acheté la verrerie d’Hum na Sutli, proche de la frontière slovène. Un autre investisseur, qui veut rester anonyme, projette de construire deux hôtels sur la côte adriatique, destination en vogue. Près de 160 000 Helvètes passent leurs vacances en Croatie chaque année.

 

Consul de Suisse en 1920

Les entreprises suisses ont investi 438 millions de francs dans le pays, ce qui fait de la Suisse le 12e investisseur, derrière notamment l’Autriche, les Pays-Bas et l’Allemagne. Selon Denis Knobel, les investisseurs suisses ont «la ­réputation de ne pas investir uniquement pour augmenter leurs marges, mais de penser plus à long terme. Quand ils viennent, ils restent, même pendant une crise.»

Autre bonne nouvelle: Zagreb devrait recevoir 3,5 milliards d’euros des fonds européens entre 2013 et 2015, destinés aux projets de développement. Les entreprises suisses pourront participer aux appels d’offres.

Les exportations suisses ont reculé l’an dernier de 45% par rapport à 2011, à cause de la crise. Le volume a baissé à 200 millions de francs. En 2007, il avait atteint 327 millions. Les Croates achètent surtout des produits pharmaceutiques et des machines-outils. Les importations (machines, produits des métaux et du bois) étaient de 106 millions en 2012.

Le premier consul de Suisse s’est installé à Zagreb en 1920. Il y représentait également les intérêts du Royaume-Uni au Royaume de Yougoslavie puis dans l’ex-Yougoslavie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a reconnu l’indépendance de la Croatie proclamée par les oustachis fascistes et établi un consulat à Zagreb en 1941. Plus récemment, Berne a été parmi les premiers à reconnaître la Croatie indépendante en 1992 et a ouvert une ambassade la même année.

 

 

Source : letemps.ch, le 25 juin 2013.

 

 

 

 

Suisse - Croatie

Rédigé par brunorosar

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