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Publié le 9 Août 2016

Un terroriste nationaliste devient un combattant de la liberté

 

En Serbie comme en Croatie, l'actualité porte en partie sur la façon dont on se souvient des faits historiques. Ici, on le voit, c'est la Croatie qui encense un ancien terroriste. Voici la traduction d’un article de Birn Insight, signé Sven Milekic.


 

Croatie - Une statue érigée pour l'assassin de l'ambassadeur

Des ministres du gouvernement ont assisté à l'inauguration de la statue de Miro Barešić, qui a tué un ambassadeur yougoslave en 1971 et qui est décédé en se battant pour la Guerre de l'indépendance de Croatie, 20 années plus tard.
 

Le ministre aux anciens combattants Tomo Medved était l'un des deux officiels de l'actuel gouvernement ad interim qui ont assisté à l'inauguration de la statue de deux mètres de haut dans la ville côtière de Draga, dimanche, décrivant Barešić comme un patriote qui s'est battu pour une Croatie indépendante.
«Miro Barešić est l'un des grands patriotes croates dont le travail et le sacrifice méritent notre respect», a déclaré Medved lors de la cérémonie.
«Des années durant, comme émigré et dans la Guerre pour la patrie [Domovinski rat] il s'est battu pour une Croatie libre et indépendante et il n'a jamais renoncé à ses idées, bien qu'il a ressenti l'injustice qui était systématiquement infligée aux Croates», a-t-il ajouté.
Barešić a été condamné à la prison à vie par les autorités suédoises, pour le meurtre de l'ambassadeur yougoslave Vladimir Rolović à Stockholm en 1971.
Mais lorsqu'un un avion scandinave a été détourné par des militants croates armés en 1972, il a été libéré de sa prison, ainsi que cinq autres hommes qui ont participé au meurtre, et ce afin de remplir les demandes de rançon des pirates de l’air.
Il a reçu la permission de se rendre au Paraguay, qui était célèbre à l’époque pour servir de lieu de cache pour des personnes recherchées, comme le docteur nazi Engeôle et le dictateur nicaraguayen militaire Anastasio Somoza Debayle.
En 1977 et 1978, il travailla même sous une fausse identité comme garde du corps et interprète pour l'ambassadeur du Paraguay aux USA.
Les autorités américaines ont demandé son extradition du Paraguay en 1978, sous la suspicion qu'il était impliqué dans l’extorsion d'argent des émigrants croates aux USA.
Après que les chargées lancées contre lui furent tombées, il fut extradé en Suède en 1980.
Sa sentence fut réduite à 18 années de prison en 1985, et il quitta la prison en 1987 pour retourner au Paraguay, où il vécut jusqu’à son retour en Croatie en 1991.
Il fut tué par les forces serbes rebelles, dans le sud de la Croatie, le 31 juillet de cette année 1991.
Un de ses cousins, Ante Barešić, qui a initié le projet d'érection d'une statue, a déclaré au journal croate Slobodna Dalmacija que son frère était un combattant de la liberté.
«Je crois profondément que Miro n'a jamais été un terroriste, ni un Oustachi [fascistes de la Seconde guerre mondiale], ce qu'il ne pouvait être en raison de son année de naissance [1950]… Mais il était un nationaliste croate et un combattant de la liberté pour l’État croate. Et toute personne qui pense différemment ne dit pas la vérité», a déclaré Barešić.
Il a affirmé que Miro Barešić n'avait pas l'intention de tuer l'ambassadeur mais de le kidnapper et l'échanger contre des prisonniers croates. Il insistait sur le fait que le kidnapping a mal tourné, après que Rolović ait sorti un pistolet, il fut tué par Barešić.
Le controversé ministre de la culture Zlatko Hasanbegović a, lui aussi, assisté à l'inauguration de la statue, ainsi que des officiels du parti de droite Parti croate du droit – Ante Starcević, qui fait partie de la coalition gouvernementale sortante.
Le général de l'époque de guerre Ante Gotovina était aussi présent, tout comme Dražen Keleminec, le président controversé du parti d'extrême-droite Parti croate du droit – Autochtones, qui avait tenté d'empêcher une commémoration antifasciste dans le village de Srb mercredi dernier.
Un groupe d'hommes dont les t-shirt portaient les insignes de l'unité des forces de défense paramilitaires Rafel Boban ont quant à eux entonné le slogan fasciste «Za dom spremni» (Prêts pour la patrie), lors de l’inauguration de dimanche.


 

Par Dragan Grcic

Source : serbie-droitshumains.blogspot.com, le 3 août 2016.

url : http://serbie-droitshumains.blogspot.com.es/2016/08/croatie-un-terroriste-nationaliste.html​


 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, #sectarisme et extrêmisme

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Publié le 17 Avril 2013

 

Descendance frankiste en Croatie-Hongrie

 

 

La Croatie après la Pologne est, comme nous l'avons écrit au cours de ce travail, centrale pour le mouvement frankiste. Une Grande Croatie catholique développée par le comte Draskovic en 1832, fut reprise par François-Ferdinand, qui fut assassiné en 1914 à Sarajevo, par le Serbe Gavrilo Prinzip dirigé par le mouvement Jeune-Bosnie. Etrange corrélation si l'on pense que le ministre des finances et responsable de la Bosnie-Herzégovine, Léo von Bilinsky, descendant frankiste, ne prévint pas l'archiduc François-Ferdinand d'un risque d'attentat à Sarajevo, malgré les avertissements de l'ambassadeur de Serbie à Vienne, Jovan Jovanovic. Plus étrange et incompréhensible si l'on songe à la solide amitié entre l'archiduc et Ivo Frank, descendant frankiste (et de Frank !), fervent partisan d'une Grande-Croatie à égalité politique avec l'Autriche et la Hongrie. Le fait que Bilinsky n'ait pas prévenu l'archiduc peut s'expliquer dans un premier temps, parce qu'il n'a pas cru tout simplement au risque d'attentat, mais aussi et surtout parce que von Bilinsky fut un fervent politicien pour inclure une... Grande Pologne dans l'empire austro-hongrois et donc proposer un trialisme au profit de la Pologne et au détriment de la Croatie contre l'avis de l'archiduc. Aussi, si un Josip Frank se bat pour une Grande Croatie et Léo von Bilinsky se bat pour une grande Pologne prouve la montée sociale extraordinaire des descendants du mouvement et qu'il n'y a plus de solidarité entre descendants frankistes : chacun défend son identité nationale et est un fervent nationaliste de son pays de naissance.

 

Rappelons que François-Ferdinand voulait rompre la dualité austro-hongroise en construisant un trio austro-hongrois-Grande-Croatie (Grande Croatie associée à la Bosnie-Herzégovine, plus connue sous le nom d'Illyrie) qui permettait enfin aux Croates catholiques de s'échapper de la tutelle hongroise. Tutelle que François-Ferdinand haïssait. De fait, rappelons que François-Ferdinand fut un grand partisan du rattachement de la Bosnie-Herzégovine à la Croatie suite à son occupation en 1878.

 

François-Ferdinand fut inspiré en cela par les héritiers frankistes émigrés en Croatie qui fondèrent, en 1895, le parti “Frankovci” pour la liberté de la Croatie catholique dirigé par son ami Ivo Frank. Le père d'Ivo, Josip Frank, serait le petit-fils de Jacob Frank. Il avait été secrétaire d'Ante Starcevic, dit le “Stari” (le vieux en croate), puis à sa mort, survenue en 1896, il devint son successeur à la tête de son parti, le Parti du Droit. Le colonel Kvaternik épousera la fille de Josip Frank. Officier de l'armée austro-hongroise aux dernières heures de l'Empire, Kvaternik est le fils d'un professeur croate d'Herzégovine qui organisa une révolte en 1878 contre l'occupant ottoman. Les familles Frank et Kvaternik reformeront une union entre le Parti du Droit et le Parti frankovci, qui sera ensuite appelée la fameuse Oustacha d'Ante Pavelic. Il est intéressant d'analyser l'idéologie Oustacha car, dès sa formation, elle n'aura de cesse de séparer les Croates d'une quelconque origine slave : en effet, le parti frankovci avait déjà émis l'hypothèse que les Croates sont d'origine gothique, voire iranienne. Cette dernière origine fut justement celle défendue par Adam Mickiewicz, dans son oeuvre monumentale sur les Slaves en cinq volumes et grand adepte de l'Eglise nouvelle et du Messinanisme, qui a de fortes connotations frankistes.

 

Ante Pavelic épousera une jeune femme de la bourgeoisie juive convertie de Zagreb. Ce dernier sera secondé par le converti Vlado Singer et par le jeune fils de Kvaternik qui descend donc lui-même, par sa mère, de Jacob Frank puisque sa mère est la fille de Ivo Frank, fils de Josip Frank, lui-même petit-fils de Jacob Frank. La femme du Maréchal Kvaternik, père, se suicida curieusement en 1945 à l'arrivée des troupes titistes dans Zagreb.

 

Raul Hilberg, dans son oeuvre magistrale sur la Shoah, est le seul chercheur à ce jour à avoir souligné plus ou moins (en quelques lignes) le rôle des Juifs convertis au catholicisme croate dans le mouvement oustachi (et ils étaient nombreux, ainsi qu'un grand nombre de Serbes et même un métropolite orthodoxe russe !), tout comme personne jusqu'ici ne s'est penché sur le caractère sectaire de ce mouvement qui, parallèlement aux horreurs bien réelles antisémites, antiserbes et antitsiganes, ont cherché à convertir les Serbes orthodoxes et les Juifs tenant du judaïsme, au catholicisme croate.

 

Raul Hilberg souligne la proportion assez importante des “Aryens d'honneur” et la présence très importante de descendants de Juifs convertis comme Vlado Singer, formateur des unités oustachis en Autriche avant-guerre, Alexander Klein, “aryen d'honnneur”, représentant de l'Etat croate en Italie et Hongrie, pour l'approvisionnement, un certain Jasinski, nom répertorié frankiste, qui fut en charge des accords de paix entre l'Etat oustachi et la Turquie neutre (où la présence dönmeh au gouvernement ne fut pas forcément négligeable), ou de dirigeants oustachis mariés à des juives de milieu converti. Nous pouvons citer bien sûr Kvaternik, descendant lui-même des Frank, côté maternel, Ante Pavelic, Dr Artukovic, Mile Budak, tous mariés à des juives converties. Notons que certains “aryens d'honneur” ont eu le “privilège” de changer de nom pendant la guerre et de prendre des noms croates. Familles qui existent encore aujourd'hui en Croatie ou en Amérique latine.

 

En Croatie tout comme en Pologne, la conversion de Juifs au catholicisme a été une constante et a perduré jusqu'au mouvement Oustachi qui prend le pouvoir en 1941 et après-guerre, dans la lutte anti-communiste et antiyougoslave, nous pouvons peut-être y voir une lointaine déviance du mouvement frankiste.

 

Ainsi, y a-t-il un lien familial entre Trebitsch-Lincoln originaire de Budapest, et au comportement typiquement frankiste et la famille Schwartz, originaire de Zagreb, puisqu'un descendant, Mladen Schwartz – sabbataïste ? - est aujourd'hui le continuateur d'un parti d'extrême droite néo-oustachi en Croatie, et l'autre, Fernand Schwartz, fondateur d'un parti d'extrême droite sud-américain, la Nouvelle Acropole, très présent dans les universités françaises. Les deux “formations” existent encore aujourd'hui en Europe et en Argentine et cultivent un culte de l'armée, à faire pâlir Jacob Frank et son embryon d'armée. Paradoxalement, la famille Schwartz de Croatie-Hongrie avait donné auparavant Lavoslav Schwartz (1837-1906), notable de Zagreb qui a participé à la vie juive et non juive de Zagreb en finançant de nombreuses institutions. Un hospice porte encore son nom à ce jour. La famille Schwartz a donné, par la suite, le fameux rabbin Gavro Schwartz, Grand rabbin ashkénaze de Yougoslavie, de 1928 à 1941, et Emil Schwartz, le secrétaire personnel du rabbin de Zagreb, Miroslav Salom Freiberger. Après 1945, Emil Schwartz, s'évertua, sous son nouveau nom israélien – Amiel Shomrony -, à défendre le cardinal Alojzije Stepinac accusé de complicité de génocide organisé par les Oustachis. Les rabbins Freiberger et Gavro Schwartz furent, quant à eux, assassinés par la barbarie oustachie. Des survivants de la Shoah de cette famille, vivent actuellement en Israël. Les dissenssions et les différends au sein de la famille Schwartz montrent encore tous les paradoxes d'une famille juive tiraillée entre vie juive et nationalisme, voire peut-être avec le sabbataïsme ou ce qu'il en reste. La majorité de la famille Schwartz a été décimée par les oustachis croates.

 

 

Source : Charles Novak, Jacob Frank le faux messie : Déviance de la kabbale ou théorie du complot, Editions L'Harmattan, 2012, pp 188-191.

 

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, #sectarisme et extrêmisme

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Publié le 14 Avril 2013

Il y a 20 ans, c'était des Flamands d'extrême-droite qui partaient se battre en Yougoslavie

 

 

Si aujourd'hui, ce sont quelques dizaines de jeunes Belges - parmi lesquels certains musulmans radicaux - qui se battent en Syrie, il y a vingt ans, il s'agissait de jeunes flamands et néerlandais de la droite radicale qui partaient combattre aux côtés des Croates durant la guerre en Yougoslavie. A l'époque, ce n'était pas Fouad Belkacem de Sharia4Belgium qui recrutait dans la jeunesse, mais bien le Vlaams Blok et le mouvement d'extrême-droite " Voorpost".

 

 

Avril 1992. Les hautes sphères anversoises du Vlaams Belang, encore dénommé Vlaams Blok à l'époque, organisent une soirée spéciale "Croatie". Le parti d'extrême-droite flamand s'affiche alors comme l'organisateur de l'évènement, jusqu'à ce que le quotidien Het Nieuwsblad ne l'épingle et le pousse à faire marche arrière. C'est au Voorpost, organisation d'extrême-droite flamande et néerlandaise bâtie sur les cendres de la structure paramilitaire VMO interdite par la loi, d'en reprendre les rennes.

 

Karl Van den Broeck, journaliste, y était. Il suivait à l'époque le Vlaams Blok pour le journal De Morgen:

 

"Filip Dewinter et le sénateur Vlaams Blok de l'époque Wim Verreycken y étaient. Durant la soirée, un certain Douwe van de Bos, un militant du Voorpost, a diffusé une vidéo dans laquelle on le voyait en action, accompagné de ses mercenaires. Une fiche de présences circulait dans la salle. Les personnes pouvaient s'y inscrire afin de recevoir de plus amples informations.

 

Deux jours plus tard, le même Douwe van der Bos était invité au quartier général anversois du Vlaams Blok."

 

Parvenir à savoir si le Vlaams Blok (VB) a effectivement recruté des mercenaires, tout en apportant un soutien militaire aux troupes de combattants volontaires croates, demeure une question très sensible.

 

Pourtant, dans les pages du Morgen de l'époque, le président des jeunes du Vlaams Blok (VBJ) affirmait que pour autant qu'il sache: "huit jeunes flamands étaient partis en Croatie pour prendre les armes". Une déclaration qu'il ravala quelques temps plus tard face au journal Het Nieuwsblad, se mettant ainsi au diapason des déclarations de Filip Dewinter niant la présence en Croatie de mercenaires recrutés par le parti.

 

Par contre, ce qui apparaît comme certain, c'est que le Vlaams Blok a bien soutenu la lutte croate, notamment en descendant régulièrement jusque Zagreb. Jan Huybrechts, ancien président des VBJ, a voyagé à plusieurs reprises jusqu'en Croatie. Et il existe également cette photo où Filip Dewinter, Francis van den Eynde et le sénateur Wim Verreycken posent fièrement devant un tank. Sans oublier les récoltes de fonds et de matériel organisées par le Voorpost et Volk In Nood, à destination des combattants croates

 

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Douwe Van der Bos

 

Il existe peu de documents en Belgique concernant ces jeunes partis se battre en Croatie. A l'inverse des Pays-Bas, où Douwe Van der Bos de la "soirée Croatie", est allé jusqu'à acheter des espaces publicitaires dans le journal De Telegraaf afin de recruter de nouveaux compagnons de lutte.

 

Un dossier dans le magazine Stern au sujet des milices d'extrême-droite en Croatie.

 

Van der Bos a toujours évolué dans ces milieux de la droite extrême: ancienne tête de liste du "Centre des démocrates néerlandais" (CD) et ancien membre du conseil d'administration du "Parti du centre", deux partis d'extrême-droite avec lesquels le Vlaams Blok a entretenu de bonnes relations. Sans oublier ses activités dans la sphère du Voorpost.

 

Les faits veulent que Van der Bos ait combattu aux côtés des célèbres Forces de défense croates (HOS), le bras armé du très radical "Parti croate du droit" (HSP).

 

D'autres néerlandais ont combattu à l'époque aux côtés des Croates, comme le montre le documentaire "Soldaat in den vreemde" - "Soldat à l'étranger". Ce document suit essentiellement le parcours de Johan Tilder, qui se serait rendu coupable de nettoyage ethnique, assassinat et actes de torture. Finalement attrapé par les Serbes, il a été abattu lors d'une tentative d'évasion.

 

 

Néonazis européens en Croatie

 

Le fait que la Croatie ait été un pôle d'attraction pour un nombre important de néonazis de Flandre et des Pays-Bas n'a en réalité rien d'étonnant. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Oustachis croates – un mouvement séparatiste, antisémite et fasciste – s'étaient battus aux côtés des SS d'Hitler. Ils étaient craints pour les atrocités qu'ils commettaient.

 

La guerre en Yougoslavie des années nonante a vu réapparaître la symbolique des Oustachis, inspirant des milices extrémistes aux affinités nazies. Des effigies du mythique chef de file oustachi Ante Pavelic ornait les quartiers généraux de ces milices.

 

Le reportage "Le combat croate" réalisé par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel montre comment, à l'image de ce qui se passe en Syrie aujourd'hui, certains ont convaincu de jeunes néonazis français, allemands, anglais et autrichiens à aller se battre sur le front en Yougoslavie.

 

Ces séquences donnent à voir une petite armée de mercenaires (non rémunérés), composée de jeunes hommes portant des uniformes nazis faits maison, recourant à l'iconographie nazie et témoignant des raisons de leur présence sur place. Des images qui rappellent celles nous parvenant aujourd'hui de Syrie.

 

Ces jeunes apparaissent souvent comme ayant été exclus dans leurs propres pays, avant d'entrer en contact avec la criminalité. Le front, le combat leur apporte un but, une chance de devenir un héros. Le tout dans un esprit de camaraderie. Mais ces témoignages d'ex-mercenaires nous apprennent autre chose: beaucoup d'entre eux sont partis avec un certain idéalisme comme étendard. Jusqu'à ce qu'une fois sur place, confrontés aux réalités de la guerre, ces idéaux disparaissent rapidement.

 

 

Source : apache.be, le 12 avril 2013

 

 

 

 

 

Le chef de l’extrême droite flamande « jaloux » de la guerre d’indépendance croate


 

Il a suffi de deux tweets pour que naisse la polémique : le 5 août, « jour de la reconnaissance nationale » croate célébrant la reconquête de la Krajina, Filip Dewinter, chef de file de l’extrême droite séparatiste flamande, s’est déclaré « un peu jaloux » de la guerre d’indépendance de la Croatie et a proclamé son admiration pour le général Ante Gotovina.

 

(Avec Knack et De Standaard) - « Le 5 août est le jour de la liberté en Croatie. Le 5/8/1995 la Croatie a gagné la guerre contre la Yougoslavie. Un peu jaloux », a tweeté Filip Dewinter, le chef du parti indépendantiste flamand d’extrême droite Vlaams Belang (« Intérêt flamand »), en vacances en famille en Croatie.

 

La veille, dans un premier tweet, Filip Dewinter avait fait l’éloge d’Ante Gotovina : « Beaucoup d’admiration en Croatie pour le général Gotovina/opération Tempête ’95… Héros croate, criminel de guerre pour d’autres… ».

 

À un tweeteur belge d’origine croate qui lui reprochait son ignorance probable de la guerre de reconquête par les forces croates de la région de la Krajina, et la purification ethnique de la population serbe, le politicien anversois a répondu être allé cinq fois en Croatie entre 1991 et 1995, concluant : « Za dom spremni ! » (« Pour la patrie : prêt ! », le cri de ralliement des militants oustachis).

 

Ces déclarations ont provoqué une certaine consternation en Flandre. « Les gens cherchent trop ce qu’il y a derrière mes tweets, s’est défendu Filip Dewinter, interrogé par le journal De Standaard. Je ne fais absolument pas l’apologie de la violence. Je ne parle pas non plus des nombreux morts et blessés. D’ailleurs, qui suis-je ? Le contexte était alors complètement différent. » « Mais oui, a-t-il ajouté, je suis jaloux de leur liberté. » Il a toutefois précisé qu’il ne se ferait pas l’apôtre de la violence pour que la Flandre obtienne son indépendance de la Belgique, penchant personnellement pour un mode de séparation à la tchécoslovaque.

 

Ce n’est pas la première fois que Filip Dewinter fait montre de sa sympathie pour la « guerre de libération » croate. Lui-même se décrit comme un « militant actif » à l’époque du conflit. « Avec des jeunes du Vlaams Belang, nous avons envoyé des conteneurs avec du matériel de secours et des médicaments. Nous avons aussi été la première fraction politique en Belgique à reconnaître cette indépendance. Mais un soutien militaire ? Jamais », a-t-il indiqué.


 

 

Source : balkans.courriers.info, le mercredi 8 août 2012

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 28 Mars 2013

Les sectes aux portes du pouvoir

 

 

 

Les citoyens ignorent les dangers de la présence des groupes sectaires.

 

Groupes sectaires et gourous pénètrent les institutions croates, mettant en danger la démocratie ainsi que la santé des citoyens : voilà ce que nous explique Branka Dujmic-Delcourt, présidente du Centre d’information sur les sectes nuisibles en Croatie (Cisk) et membre de la Fédération européenne des centres de recherche et d’information sur le sectarisme (Fecris). "Ces mouvements infiltrent les domaines de la santé, de la science, de l’éducation et de la politique."

 

Or, la Croatie deviendra le 28e Etat membre de l’Union européenne le 1er juillet prochain.

 

L’origine de la présence de sectes dans ce pays des Balkans remonte aux années 80 avec l’apparition de petits groupements se réclamant de nouvelles philosophies, thérapies ou religions. "Le régime communiste était fort répressif vis-à-vis des médecines alternatives. Les choses ont changé avec l’arrivée du système démocratique", explique Dejan Vinkovic, physicien et professeur à l’université de Split. "Dans une société démocratique, il faut instaurer et maintenir le bon équilibre entre la liberté d’entreprendre de chacun et la protection de tous contre les agissements dangereux. Ce point d’équilibre n’a pas été recherché ni atteint en Croatie."

 

De plus en plus de citoyens et de responsables du secteur public semblent croire aux prétendus bienfaits de ces techniques. "Leurs dangers sont presque complètement ignorés malgré les avertissements du Conseil de l’Europe et des organisations internationales qui connaissent bien les risques menaçant surtout les individus les plus faibles de la société", déplore le physicien. Les partisans de ces pseudothérapies parviennent à convaincre de plus en plus de monde de l’efficacité de leurs pratiques.

 

Ainsi, Mekki Torabi, un gourou marocain, compte des milliers d’adeptes dans la région. Prétendu guérisseur, il assure soulager ses "patients" de leurs maux en leur transmettant l’énergie des cinq planètes.

 

Nombreux sont ceux qui abandonnent les soins prescrits par de véritables médecins pour adopter un traitement alternatif, mettant ainsi leur santé ou celle de leurs proches en péril. "Il y a énormément de parents qui menacent la santé de leurs enfants en adhérant aux théories de la pseudoscience."


 

Soutien financier

 

Le véritable problème est que ces groupements sont soutenus financièrement par des ministères, occasionnellement défendus par des universités et par certains médecins, ce qui renforce leur crédibilité. "Ces pratiques, si on ne peut les interdire sans restreindre la liberté d’expression, ont sans doute le droit d’exister. Mais il est inadmissible qu’elles reçoivent la caution morale ou le soutien financier de l’Etat", déclare la présidente du Cisk. "En effet, comment discerner le vrai du faux si l’Etat appuie certaines associations nuisibles et avalise certaines pratiques plus que douteuses ?"

 

Ces mouvements accèdent également de plus en plus à la télévision nationale à heure de grande écoute. Un déséquilibre s’est ainsi créé entre le temps de parole accordé aux pseudoscientifiques et celui alloué aux scientifiques reconnus, ce qui ne fait que renforcer la confusion générale. La diffusion d’un documentaire incitant la population à ne pas se faire vacciner avait notamment provoqué l’indignation de plusieurs médecins. "Certains rédacteurs de nos chaînes de télévision confondent démocratie et anarchie. Les programmateurs n’invitent de vrais experts que très rarement sur leurs plateaux. Par contre, les pseudo-experts sont toujours présents", nous dit Tomislav Babic, directeur principal en neurosciences à la "Inventiv Health Clinical" de Maidenhead, au Royaume-Uni.

 

En novembre 2010, une Conférence internationale sur les groupes destructifs publiait la Déclaration de Rijeka, soutenue par plusieurs associations internationales luttant contre les dérives sectaires. Elle a pour objectif de mettre en garde les institutions publiques et la population croates. "Par cette déclaration, nous voulons installer un réseau d’information lié au reste de l’Europe à propos de ces groupes", nous explique Branka Dujmic-Delcourt. "Nous voulons ainsi mettre en place un système de prévention et de contrôle de ces secteurs."

 

Néanmoins, la Déclaration de Rijeka n’a toujours pas reçu l’aval du gouvernement. Selon Tomislav Babic, il est urgent d’établir une stratégie nationale, tandis que Dejan Vinkovic insiste sur l’importance d’une intervention européenne. "La seule chose que nous pouvons espérer est que les institutions européennes forceront la Croatie à adopter des politiques avancées pour commencer à agir de manière plus responsable."

 

Branka Dujmic-Delcourt espère que des mesures fortes seront prises prochainement. "Le Cisk ne renoncera pas à sa mission, parce que nous sommes convaincus que la Croatie a la capacité politique pour aborder ce problème de manière ouverte et transparente et qu’elle pourra le résoudre dans l’intérêt de ses citoyens."

 


 

Source : lalibre.be, le 27 mars 2013.

 

 

 

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 8 Novembre 2009

Contexte

 

 

Les années 70 ouvrent à travers le monde une ère propice à l'usage de la lutte armée pour défendre les causes nationalistes teintées soit d'idéologie marxiste (Amérique latine), soit d'inspiration islamiste. C'est dans cette tendance que les nationalistes croates s'affirment. Ils tentent de mettre en place une équipe de guérilleros dans les montagnes de la Bosnie yougoslave, en 1972, dans la perspective de fomenter une insurrection. Ils se servent également de l'Australie, en raison de l'immigration croate locale, comme base arrière d'entraînement et champ de manoeuvre propice aux activités militaires des descendants d'Ante Pavelitch.

 

L'Amérique du Nord constitue le bastion de la réorganisation de la communauté croate : le Canada puis les Etats-Unis permettent, dès 1974, le développement d'un Front national croate, suivi d'un Conseil national croate représentant les tendances libérales de l'immigration. Présentes également à Munich, ces organisations se heurtent à la difficile obtention d'une unité qui leur fera cruellement défaut pour organiser leur rébellion.

 

L'immigration croate poursuit une campagne de terrorisme international amorcée dès 1962 contre les intérêts yougoslaves en Europe. Il s'agit alors de s'attaquer à la mission commerciale yougoslave en Allemagne fédérale. Les attaques terroristes menées à l'étranger s'inscrivent dans un courant d'actions spectaculaires et violentes à poussée publicitaire en vogue au cours de la décennie : prises d'otages, attaques contre l'aviation civile (détournement d'avions, explosions en vol), explosions dirigées contre des représentations officielles yougoslaves à l'étranger. Dans l'objectif de faire connaître la revendication au plus grand nombre, ces actes visent le maximum de personnes : explosion en vol de l'avion yougoslave JAT en janvier 1972 ; bombes contre un consulat yougoslave à Francfort, contre la gare centrale de New York ou contre les Nations unies la même année ; détournement du Boeing 727 de la TWA New York-Chicago en septembre 1976 ; prise d'otages à l'ambassade de Stockholm en avril 1976.

 

Déterminée à se faire entendre à travers le monde, cette minorité ethnique joue la carte de l'internationalisation comme aucune autre entité territoriale ne l'a fait auparavant (à l'exception des Palestiniens disposant de capacités supérieures).

 

Toutefois, aucune de ces nombreuses tentatives de constitution d'un mouvement insurrectionnel apte à défendre la cause croate à l'étranger puis à conquérir la Croatie ne parvient à s'implanter. Confrontés à la répression des autorités yougoslaves comme des forces de sécurité des pays occidentaux, les nationalistes croates n'obtiennent pas un écho international conséquent et ce malgré quelques actions de grande envergure. Comment une guérilla pourrait-elle se développer totalement coupée de l'aire géographique constituant son terrain d'intervention ? C'est se tromper sur l'usage d'un procédé qui se veut renfort, appui, déclencheur d'une quête indépendantiste, mais non l'unique moteur d'une guerre subversive.

 

Depuis 1992, le terrorisme international des nationalistes croates s'est éteint. Lors de l'éclatement de la Yougoslavie, la cause défendue s'est réalisée : une République de Croatie indépendante de l'ancienne fédération est née.


 

Source : Nathalie Cettina, Terrorisme: l'histoire de sa mondialisation, Editions L'Harmattan, 2001, pp 65-66.

 

 

 

 

 

1971-1981 : la vague de terrorisme néo-oustachi

 

 

La vague de terreur des durs de l'émigration croate ne débute pas net en 1971. Déjà en 1962, un commando de 25 néo-oustachis dirigés par Josep Stepan Bilandzic, l'un de leurs principaux responsables en Allemagne fédérale, a pris d'assaut la mission commerciale yougoslave à Bad-Godesberg. Et en 1969, un diplomate yougoslave a été grièvement blessé par balles à Berlin-ouest.

 

Avril 1971 : un commando de jeunes émigrés prend d'assaut l'ambassade de Yougoslavie à Stockholm (Suède) et assassine l'ambassadeur, Vladimir Rolovic. Miroslav Barecik et Andjelko Brajkovic sont arrêtés et, peu après, condamnés à perpétuité pour meurtre. En septembre de la même année, un Croate se rend maître d'un avion de ligne de la compagnie scandinave SAS avec 86 passagers à bord et exige la libération des militants croates détenus en Suède. Sept de ceux-ci sont libérés en échange des passagers et l'avion se rend en Espagne : là les huit guérilleros sont condamnés à une peine de prison symbolique, puis expulsés vers le Paraguay.

 

1972 : en janvier, une bombe, vraisemblablement oustachie, détruit en vol un avion des lignes aériennes yougoslaves, JAT, au-dessus de la Tchécoslovaquie, 27 morts. L'émigration radicale tente d'implanter un maquis en Croatie. Venus d'Autriche, 19 guérilleros pénètrent clandestinement en Yougoslavie et tentent de s'implanter dans les montagnes de Bosnie. Peu après, ils sont capturés par l'armée fédérale qui en tue 15 au cours de l'opération : 4 sont capturés dont trois, ultérieurement fusillés. En juin, le consul général de Yougoslavie est tué dans un attentat. En décembre, un terroriste croate se tue dans les toilettes d'un café de la rue de la Faisanderie à Paris XVIème, alors qu'il amorçait une bombe destinée à l'ambassade yougoslave, toute proche.

 

1975 : en mars, le vice-consul de Yougoslavie à Lyon est grièvement blessé lors d'un attentat revendiqué par des néo-oustachis : deux guérilleros tirent six balles sur Mladen Djogovic, sans doute membre des services spéciaux de Belgrade. En septembre, une bombe explose dans une banque de Zagreb et y provoque des dégâts matériels graves. En décembre, Zlavko Urbanic, 46 ans et Zvonko Dzapo, 49 ans, arrêtés en possession d'armes et d'explosifs, sont condamnés respectivement à 5 et 15 ans de prison pour "activités terroristes" par un tribunal de Zagreb.

 

1976 : en février, Edvin Zdovic, vice-consul "chargé de la sécurité" au Consulat yougoslave de Francfort, Allemagne fédérale, est assassiné de cinq balles à la porte de son domicile, dans la banlieue de la ville.

 

En septembre, un commando de cinq néo-oustachis, dont une femme, s'empare d'un Boeing 727 de la TWA assurant un vol New York-Chicago et exige la publication par la presse américaine d'un communiqué exigeant "le droit à l'autodétermination et à l'indépendance pour la nation croate". Il y a 92 personnes à bord. Polis et courtois tout au long du détournement, les terroristes n'en sont pas moins dangereux : pour prouver leur détermination, ils ont déposé une bombe dans un casier de consigne de la gare centrale de New York : un policier est tué en la désamorçant. L'avion détourné fait une première escale à Montréal. Là, les pirates de l'air exigent que des tracts semblables à leur communiqué soient largués par hélicoptère au-dessus de New York, Chicago et Montréal, ce qui est fait. Autre escale à Gander, Terre-neuve, où trente otages sont libérés. Autre escale à Keflavik, Islande, où le commando exige un Boeing 707 pour traverser l'Atlantique nord. L'appareil vole vers l'Angleterre, survole Londres en rase-mottes et largue ses tracts. Même scénario au-dessus de Paris, peu après. L'avion finit par se poser à Roissy, trente heures après le début de l'odyssée. Là, un commando crève les pneus de l'avion. Les pirates se rendent, libèrent les 49 derniers otages et avouent que les bombes exhibées durant le vol étaient en pâte à modeler... renvoyés à New York dès le lendemain, ils sont immédiatement interpellés par le FBI.

 

1977 : en juin, un commando d'émigrés croates occupe durant plusieurs heures le siège de la mission yougoslave à l'ONU et abat le garde yougoslave. Les trois hommes finissent par se rendre après avoir libéré leur seul otage.

 

1978 : en mai, la police yougoslave arrête quatre militants de la fraction armée rouge, RAF, à Zagreb. Il s'agit de Brigitte Mohnhaupt, Sieglinde Hofmann, Peter Jürgen Bock et Rolf-Clemens Wagner, recherchés pour l'enlèvement et l'assassinat de Hans-Martin Schleger en octobre 1977. Les autorités de Belgrade déclarent qu'elles sont prêtes à livrer les quatre terroristes à la RFA en échange de 8 activistes néo-oustachis, dont Josep Stepan Bilandzic, chef de la "Résistance populaire croate". D'ordinaire plutôt discrète, la communauté émigrée croate en RFA se mobilise autour de la quinzaine de groupes nationalistes actifs dans le pays. En août, des "Combattants de la liberté croates" posent deux bombes - désamorcées à temps - l'une à la gare centrale de New York, l'autre aux Nations Unies. Ce même mois, deux néo-oustachis occupent pendant dix heures le consulat de Yougoslavie à Chicago et y prennent 8 otages. Ils menacent de "faire tout sauter" si Bilandzic est livré à Belgrade. Rassurés au téléphone par Bilandzic lui-même, les activistes se rendent à la police.

 

En novembre, comprenant que Bilandzic et ses camarades ne leur seront pas livrés, le gouvernement yougoslave libère les quatre terroristes allemands, qui disparaissent.

 

En 1978 toujours, un camp nationaliste croate est découvert en septembre, en Australie, dans un secteur montagneux et désert, à 400 km au sud de Sydney. Une vingtaine de militants en uniforme y manipulent des armes automatiques, des munitions, des explosifs, etc. Selon la police australienne, c'est le troisième camp de ce type découvert en trois ans. Ce même mois, Anton Cikoja, un homme d'affaires croato-américain, favorable au régime de Tito, est assassiné devant sa maison dans un faubourg chic de New York. Motif : refus de payer l'"impôt révolutionnaire". En novembre, cinq jeunes activistes croates, membres du groupe de Bruno Busic, sont condamnés à Zagreb à des peines de 1 à 5 ans de prison. Le même mois, un terroriste néo-oustachi se tue à Marseille en manipulant une bombe. Les trois derniers étages de l'hôtel où il réside sont soufflés.

 

1979 : en décembre, attentat à l'explosif dans le quartier de Queens, à New York, visant une agence de voyages yougoslave : dégâts sérieux. Revendication : les "Combattants de la liberté croate".

 

1980 : sept néo-oustachis sont arrêtés en Yougoslavie, avec un arsenal complet ; ils s'apprêtaient à commettre une campagne d'attentats contre des bâtiments publics, des banques, etc. Jugés en juin, ils sont condamnés à des peines de 5 à 15 ans de prison. En mars, un attentat à la bombe provoque des dégâts graves à la "Jugobanka" de Manhattan, New York. Signature : les "Combattants de la liberté croate". En avril, Dusan Sedlar, l'un des dirigeants de l'émigration serbe en Allemagne, est assassiné à Dusseldorf. La police incrimine les néo-oustachis : pas d'arrestations. En décembre, cinq néo-oustachis sont arrêtés dans la banlieue de New York et inculpés d'association de malfaiteurs en vue de commettre des attentats terroristes.

 

1981 : en Australie, six néo-oustachis de nationalité australienne sont condamnés à 15 ans de prison pour avoir préparé une vague d'attentats contre des agences de voyages yougoslaves et un club d'émigrés pro-titistes.

 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Oustachisme, #sectarisme et extrêmisme

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