Luxembourg - Croatie

Publié le 29 Juin 2013

La Croatie, partenaire à découvrir

 

Nouvelle venue dans l’espace de l’UE, à compter de ce 1er juillet, la Croatie est presque au niveau zéro des relations économiques avec le Luxembourg. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a rien à explorer…

 

Tout nouvel entrant dans l’espace européen est un partenaire commercial potentiel. C’est une évidence et, en général, le Luxembourg n’attend pas de la rencontrer sur sa route pour en tenir compte. La Croatie qui fait son entrée, ce 1er juillet, n’y fait pas exception.

Ainsi, au service international de la Chambre de commerce, on a préparé le terrain… sans avoir constaté grand-chose. «Nous avions organisé une mission économique à Zagreb dans le cadre de la visite d’État, en 2010». Depuis ces trois dernières années, le niveau d’échanges n’a guère augmenté pour autant et il semble difficile – voire impossible – de détecter une entreprise croate au Luxembourg ou un marché actif en Croatie pour les entreprises luxembourgeoises…

 

Une courbe défavorable au Grand-Duché

Les relations économiques entre les deux pays sont encore très limitées. Au point que, dans les tableaux sur les échanges commerciaux de produits, la Croatie se trouve en bas de liste dans le classement 2011 des principaux partenaires commerciaux du Luxembourg. En pourcentage, c’est 0 à l’import, 0 à l’export…

En valeur absolue, les chiffres de ces dernières années donnent une moyenne de 4 millions d’euros en produits exportés vers Zagreb, essentiellement dans le secteur des métaux, des machines et des équipements électriques. En 2012, les exportations ne représentaient plus que 3,39 millions d’euros.

En revanche, la courbe des importations en provenance de Croatie a bien évolué... au profit de cette dernière. 541.000 euros en 2003 et 5,49 millions d’euros en 2012! Et l’écrasante majorité des échanges de produits se fait, précisément, dans la même catégorie des machines et de l’équipement électrique…

 

Une industrie qui se vend

L’industrie fait partie des fleurons croates. C’est un argument de vente majeur pour l’AIK (Agencija za investicije i konkurentnost ou Agency for Investments and Competitiveness en anglais dans le texte) qui met en avant l’industrie automobile, sidérurgique, agroalimentaire ou textile. Mais aussi un pôle pharmaceutique, un secteur ICT en développement ou une industrie logistique, à côté du plus attendu secteur touristique.

Cet inventaire est assez proche des préoccupations de diversification de l’économie luxembourgeoise. N’y manque qu’une place financière, ce qui n’a pas échappé aux prospecteurs luxembourgeois.

 

Source : paperjam.lu, le 29 juin 2013.

 

 

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Luxembourg - Croatie

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