BORIS CVJETANOVIĆ

Publié le 20 Juillet 2013

BORIS CVJETANOVIĆ

 

Né à Zagreb en 1953, Boris Cvjetanovi Ć y vit et travaille. En 1981, il commence à publier ses photographies dans les journaux étudiants. En 1984, il débute une carrière de photographe professionnel indépendant. Son travail artistique se développe en coordination avec le Group PM (auteurs liés à la Galerie Extended Media, Zagreb). Ses photographies se concentrent sur une société urbaine à la marge. Depuis 1981, il présente de nombreuses expositions individuelles ou collectives en Croatie et à l’étranger. Il a représenté la Croatie à la 50ème Biennale de Venise aux côtés d’Ana Opalic. Ses travaux sont publiés dans de nombreux journaux et revues.


Au Japon, il reçoit le prix Nikon Camera Co pour son « exhibition-ism ’95 », à la première Biennale de photographie de Tokyo. En Croatie, il a reçu le Grand Prix lors de l’exposition de Photographie croate en 1997, ainsi que le Prix Homo Volans.


Les photographies de Boris Cvjetanović font partie des collections du Musée
d’Art Contemporain de Zagreb
, du Tokyo Metropolitan Museum of Photography, du Museum d’Histoire croate, de la galerie Dante Marino Cettina, du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Rijeka, de la galerie d’Art à Split, et de nombreuses collections privées. Oeuvres publiées :
Cvjetanović, Boris – Scènes sans signification (Idée Imago, Zagreb, 1995) et Bonami, Francesco – Echoes : Art contemporain à l’âge de conclusions interminables (La Presse Monacelli, New York, 1996).

 

 

Les mineurs de Labin

 

Sa série de photographies "Les mineurs de Labin" (Labinski rudari) a vu le jour en 1987 lors de la grève dans les mines de charbon d'Istrie où Boris CvjetanoviĆ, à l'époque en qualité de photojournaliste, du très influent journal des étudiant "Studentski list" a visité Labin, Raša et d'autres endroits dans les environs. Il s'agissait d'une grève très importante et d'une population très sensible : des mineurs qui venaient pour la plupart des autres république de l'ex-Yougoslavie, à une époque où la grève était interdite. En fait, on a considéré que, sachant que la société communiste était autogérée par les travailleurs eux-mêmes, on disposait de nombreux autres moyens que la grève pour résoudre tous les problèmes. La grève a duré plus d'un mois et on ne pouvait garder le silence. La première série de photographies de l'artiste a été publiée dans le journal "Studentski list" et exposée dans la galerie PM (La Galerie des médias élargis) à Zagreb, après quoi toute autre publication de la série a été interdite. Dans son reportage photographique, CvjetanoviĆ, a réussi à entrelacer le collectif et le public ainsi que l'intime et le privé. Il a photographié les assemblées de mineurs, le groupe qui luttait pour ses droits et son existence même et qui a été en même temps manipulé. Il a pris des photos des douches des mineurs, leurs vestiaires, leur vie privée, leur maison, leur famille et leur portrait. CvjetanoviĆ est chaleureux, amical, il se mêle au peuple, le peuple lui répond avec confiance et le calme dans les yeux.

 

 

BORIS CVJETANOVIĆ

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Journalistes, #chroniqueurs et photographes

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