Vladko Maček

Publié le 6 Décembre 2009

Vladko Maček (1879-1964)


Docteur en droit, après la mort de Stjepan Radić (1928), il fut élu président du Parti paysan croate (HSS), qu'il présida jusqu'à sa mort. En 1939, il signa avec Dragiša Cvetković, Premier ministre de Yougoslavie, "l'accord" qui garantissait aux Croates l'autonomie interne sur le territoire de la banovina de Croatie, englobant la plus grande partie des territoires majoritairement croates, et il devint vice-Premier ministre du gouvernement yougoslave. Après l'attaque allemande du 6 avril 1941, il regagna Zagreb. Le régime oustachi l'interna à Jasenovac, puis à Kupinec. Pendant la guerre, il refusa systématiquement les propositions allemandes destinées à former un gouvernement collaborationniste. Il refusa également les propositions des communistes. Il émigra à Paris, puis à Washington. Dans l'émigration, il continua à présider le HSS sans changer de ligne politique : il continua à oeuvrer pour l'entente serbo-croate, souhaitant le maintien de la Croatie dans le cadre d'une Yougoslavie confédérale. Quand des personnalités croates lui offrirent de rassembler l'émigration politique croate et d'en prendre la tête, il refusa en invoquant la légitimité de son parti et son droit exclusif à conduire la politique croate. Il fut l'un des fondateurs de l'Union internationale des paysans (Međunarodna seljačka unija), qu'il présida. Il est l'auteur d'un ouvrage autobiographique, In the struggle for freedom (Robert Speller, New York, 1957).

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes politiques, militaires et diplomates

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