Tomislav Gotovac

Publié le 9 Juin 2010

Tomislav Gotovac

  

 

Né en 1937 à Sombor.

 

Dès 1960, l'art de Tomislav Gotovac peut être considéré comme précurseur d'un nouveau langage artistique avec ses films expérimentaux - comme la trilogie Cavalier bleu (Art de Godard), Cercle (Count Jutkevitch) et Ligne droite (Stevens Duke) en 1964 - et ses nombreuses séries photographiques (Montrant le magazine Elle, 1962). Gotovac contribue ensuite au développement des Nouvelles pratiques artistiques (terme qui recouvre des formes nombreuses et radicales d'un art nouveau apparu en Yougoslavie après 1968) à travers des performances qui mettent son propre corps au centre de ses créations, ou des actions performatives dans l'espace public qui soulignent la relation quotidienne avec l'environnement.

 

 

Il est l'auteur du Our Happ-Happening, réalisé à Zagreb en 1967, ainsi que du premier acte d'exhibitionnisme artistique à Belgrade en 1971. Ses performances radicales et provocatrices - comme le fait de courir nu lors de sa performance Zagreb, I love you ! en 1981 - mettent en question les limites de l'espace public, au sein même du contexte et des mécanismes de l'Etat communiste. Ses oeuvres ont généré des interprétations variées qui contribuent à la position spécifique que Gotovac occupe dans la structure des Nouvelles pratiques artistiques des années 1970 jusqu'à nos jours.  

 

 

 

Deux oeuvres de Tomislav Gotovac :

 

DEAD MAN WALKING, Croatie, 2002, 49’ Ce documentaire expérimental de found footage de Tomislav Gotovac, construit à partir d’autres films (surtout documentaires), constitue une des possibles autobiographies du cinéaste : un collage provocateur de ses activités artistiques d’avant-garde des années 60 et 70 et de ses positionnements personnels par rapport aux idéologies politiques du XXème siècle et à l’establishment culturel de sa communauté.

GLEN MILLER 1. (THE HIGH SCHOOL PLAYGROUND), Ex-Yougoslavie, 1977, 45’ Le film est construit d’un seul plan : un travelling circulaire d’un angle de 180 degrés par rapport au sol réalisé avec une lentille à grand angle. C’est le film le plus reposant de Gotovac, il invite le spectateur à se relaxer et à observer les scènes tranquillement, plusieurs fragments qui entrent dans le plan, le traversent et s’en vont. Pourtant cette “vision", comme dans son film précédent, n’est pas laissée entièrement à la volonté du spectateur, elle est influencée par les impressions suggestives de la bande-son. On regarde le film comme s’il s’agissait d’un western...

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Cinéma

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