Srečko Raguz

Publié le 13 Juin 2010

Srečko Raguz

 

 

Srečko Raguz, né en 1963, a fait ses études aux beaux arts de Zagreb. Très vite c’est la peinture qui est devenue son champ d’expérimentation préféré. Doué aussi pour le croquis, dont le geste rapide traduit aussi bien le mouvement que la densité du volume, il laisse apparaître, dans la matière picturale longuement travaillée, cette spontanéité par des traces entrecroisées et des détails à peine esquissés. Le jeu entre la peinture et la peinture se place ici entre la vivacité du coup de pinceau et la lente élaboration du tableau : de superpositions en recouvrements, de jour en jour, de semaine en semaine, jusqu’a ce que l’espace de la toile soit submergé de matière en couches plus ou moins diluées, plus ou moins épaisses. L’artiste est porté à la fois par le désir d’achèvement de l’oeuvre et, en même temps par le plaisir de prolonger la phase de réalisation, de rester dans ce bain de peinture le plus longtemps possible. Le sujet, lui, se tient en surface, il reste pourtant un alibi nécessaire avec une récurrence des figures, mais celles-ci sont traitées comme des costumes, on peut dire que la peinture est habillée par les figures et non pas l’inverse... Raguz admire beaucoup Van Gogh pour la couleur, la matière et la force du geste, mais aussi Balthus, pour le “non dit”, les tons assourdis, la réserve de l’expression, et encore Olivier Debré, pour la suavité des couleurs/matières, et enfin Miguel Barcelo, pour la matière, le geste, la façon d’intégrer le sujet dans la peinture et parce que c’est quelqu’un de sa génération avec qui il se sent en connivence.

 

Source  : galeriefrancoiseestran.com

 

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Peintres

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