Les « verts » du sculpteur Michel di Giovanni

Publié le 8 Juin 2012

 

Les « verts » du sculpteur Michel di Giovanni au Musée de Dubrovnik

 

 

Les très célèbres chevaliers à l'armure de Dubrovnik que les habitants appellent les "Verts" à cause de la patine verte qui les a couvert peu à peu durant les années, ont été transférés dans le sous-sol du Musée historique de la ville, jadis la demeure du recteur de la République, où ils sont les objets les plus visités et photographiés de la région.


"Les Verts" datent de la Renaissance.  Œuvre de Michel di Giovanni, sculpteur et architecte de Fiesole, ils sont en bronze et ont une hauteur de 191cm.


Revêtus d'une armure de soldats romains, ils avaient été réalisés à la commande du Petit Conseil de La République de Raguse (1358-1808), et jusqu'à 1905, ils ont sonné chaque heure sous la grande cloche du Palais du Duc, et ce, depuis leur arrivée  en ville vers 1478.


Très abîmés, les sonneliers dits aussi Maro et Baro ont été restaurés et laissés dans les sous- sols du Musée du Dôme, qui n'existe plus aujourd'hui.


Ce sont leurs copies conformes qui ont continué de sonner l'heure, au-dessus du magnifique Stradun, rue centrale de la Vieille ville, qui ressemble à une salle des fêtes. Peu de gens se sont rendu compte que les vieilles statues avaient été remplacées.


Aujourd'hui, les sonneliers "travaillent" encore et sans arrêt.


 

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Les "Verts" originaux ont été restaurés par les frères Papa, artisans locaux qui ont étudié en Italie. Puis, Maro et Baro ont trouvé leur place dans le palais Sponza, avec leurs avatars et une vieille horloge appelée "La Pieuvre".


En 2003 a commencé une nouvelle restauration, terminée en 2009.


Exposés à Zagreb dans le cadre d'une exposition du Musée d'art et d'artisanat, ils sont revenus à Dubrovnik l'année dernière, à la mi-mai, après avoir passé un temps à l'Institut  croate de restauration des œuvres d'art, où ils se sont encore rajeunis!


Au Palais du recteur fut organisée une autre exposition consacrée à leur restauration.


Enfin tranquilles, et après avoir par ailleurs survécu sans aucune égratignure au terrible tremblement de terre de 1667 qui a détruit la ville, Maro et Baro "posent" aujourd'hui pour les touristes et les visiteurs.

 

 

Source : mediterranee.com


 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Dubrovnik

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