La Garde de l'Adriatique (IV)

Publié le 2 Février 2010

A la fin de l’année 1913, le journaliste Vinko Brajević s'en prit au président de la Garde de l’Adriatique au travers d’articles imprimés dans le Novo doba, en soulevant la question de sa légitimité à exercer la fonction de président de la Garde de l’Adriatique compte tenu du fait qu’il était en même temps membre de la direction de la Société de charbonnage Monte Promina à Siverić, fondée par des capitaux italiens [124]. Le moment pour l’attaquer avait été bien choisi. L’éloignement de Tartaglia de la direction de la Garde de l’Adriatique aurait certainement porté un coup qui se serait ressenti à l'intérieur de l’organisation étant donné qu’il avait contribué à son développement par ses capacités d’organisation, ses positions résolues et ses connaissances multiples sur les problèmes financiers.

Les membres du Comité exécutif de la Garde de l’Adriatique allaient débattre de l’attaque contre Tartaglia lors de la séances plénière du 21 décembre 1933 et c’est sous forme d’une déclaration adoptée à l’unanimité qu’ils annoncent ne tenir aucun compte « de toutes les attaques mentionnées du Novo doba et expriment une confiance consensuelle et unanime envers leur président M. le Docteur Ivo Tartaglia ». On avait pris en considération son activité au sein du mouvement national avant la guerre.  D’autre part, s’agissant du bien-être de l’état nouvellement créé, il était dit qu'il l'avait « défendu sans amour pour l’appât du gain, du fait que celui-ci ne l’a jamais guidé dans son activité nationale et politique ». Sachant enfin qu’en « qualité de magistrat de la ville de Split durant maintes années il a laissé par sa grande oeuvre communale faite d’altruisme et d’abnégation un souvenir durable et lumineux dans sa ville natale restée pure de toute tache égoïste pendant toutes ses nombreuses années d’activité publique." [125]  Tartaglia exposa ses propres arguments en 1936 dans l’article « Le problème de la Yougoslavie », où il considérait que l’état était encore et toujours nécessaire pour peu qu’il soit accompagné de nombreux changements radicaux. [126]

Les attaques contre le président de la Garde de l’Adriatique redoublèrent d'intensité après la publication du mémorandum de Zagreb en 1934 qui fut également signé par Tartaglia [127]. Cette fois, le 23 novembre 1934, Tartaglia remit par écrit sa démission de président du Comité exécutif tout en motivant sa signature apposée sur le Mémorandum de Zagreb. Il ne l’avait pas fait en qualité de président de la Garde de l’Adriatique mais en tant que personne privée convaincue d’accomplir quelque chose de bien au profit du peuple et du roi [128]. Il remit donc sa démission en ne souhaitant pas se priver du droit d’agir librement en politique mais en ne désirant pas non plus provoquer en vertu de ce droit les moindres heurts et secousses parmi la société. Étant donné que lors de la séance du 30 novembre les membres du Comité exécutif n’étaient pas parvenus à un accord commun ils s’adressèrent à tous les comités départementaux pour obtenir leurs avis. Dès le 22 novembre, lors de la séance plénière du Comité départemental de Zagreb, la question de la signature de Tartaglia sur le Mémorandum allait être mise à l’ordre du jour. Après des « débats longs et acharnés » il fut décidé que Tartaglia serait mis au courant par écrit du scandale que sa signature avait provoqué chez les affiliés, « particulièrement du fait que le Mémorandum avait été publié au moment le plus malencontreux dont avaient tiré avantage les états étrangers nous étant hostiles ». Le Comité exécutif envoya le 28 novembre 1934 à tous les comités départementaux la Circulaire n° 8111 par laquelle elle demandait que toute partisanerie soit exclue de la Garde de l’Adriatique. Par sa missive du 6 décembre le Comité départemental de Dubrovnik en appelait au Comité départemental de Zagreb afin qu’il exprime sa défiance envers Tartaglia. Le Comité départemental de Zagreb lors de sa séance plénière du 30 novembre 1934 demanda à ce que les membres affiliés s’en tiennent au Statut et aux règles de procédure de la Garde de l’Adriatique en ce qui concerne cette question de manière à ce que le problème trouve son issue [129].

Les membres du Comité exécutif lors de la séance plénière du 11 décembre 1934, après avoir entendu les rapports des comités départementaux, décidèrent par vote de demander à Tartaglia de retirer sa démission et de continuer à diriger l’organisation. Toutefois, comme Tartaglia s’en tenait à sa décision prise, on convint que la question autour du président soit résolue lors du prochain congrès étant entendu que d'ici là le rôle de président serait assumé par Budislav Stipanović, le directeur de la Direction des liaisons maritimes à Split. Tartaglia demeura membre du Comité exécutif.

Bien que la tenue du congrès eût été prévue pour début septembre de l’année 1935, on tenta à Belgrade de convoquer une Assemblée principale extraordinaire en même temps que la séance du Comité principal. On croyait que les membres de la Garde de l’Adriatique de Belgrade, et à travers eux les organes du pouvoir, influeraient sur l’élection du président et renforceraient leur ascendant sur l’organisation. En raison de l’avancement des préparatifs pour le congrès ordinaire annoncé à Lljubjana le congrès extraordinaire n’eut pas lieu.

Lors du Congrès de la Garde de l’Adriatique à Ljubljana, c’est Stipanović qui se chargea du compte-rendu introductif intitulé "Les problèmes de l’Adriatique sont très divers" dans lequel en tant que bon connaisseur des affaires maritimes il exposa des données intéressantes au travers desquelles apparaissait l’ampleur des pertes dès lors où les questions d'ordre maritime n'étaient pas résolues. Il fournit l’exemple de la Dravska banovina. A partir de celle-ci plus de 500.000 tonnes de cargaison passaient par Trieste et naviguaient sous pavillon étranger en causant des pertes annuelles aux alentours de 80.000.000 dinar. De ce fait était également rendu impossible le transit tchèque, polonais et autrichien au travers du territoire croate. Tant que ces problèmes ne seraient pas résolus « l’Adriatique restera pour nous un trésor enfoui » et la voix de la Garde de l’Adriatique « une voix criant dans le désert ». Telle fut la conclusion du discours de Stipanović [130].

Cette fois la Résolution fut adoptée en langue slovène. Dans la partie introductive on soulignait une fois encore que la Garde de l’Adriatique n’était pas une organisation tribale ni religieuse ni nationale mais une organisation populaire dont le but était de développer la conscience maritime dans le pays. On réclamait la création d’un ministère de la marine où seraient traités tous les problèmes de la mer et des affaires maritimes. D’autre part on s’emploierait à approfondir les relations avec les organisations maritimes polonaises, bulgares, françaises et roumaines et l’on exigerait du gouvernement un soutien moral et matériel plus énergique compte tenu de la propagande et de l’action des Italiens. En effet, jusqu’à présent la Garde de l’Adriatique n’avait reçu aucune aide financière de la part de l’Etat tandis que le Musée maritime était le seul musée dans le pays à être entretenu par une organisation.

Lors du congrès, la question du président du Comité exécutif de la Garde de l’Adriatique trouva son épilogue. Deux candidats furent proposés : Jakša Račić [131] et Ivo Tartaglia. Soixante-quatorze votes se portèrent sur Tartaglia et cinquante-cinq sur Račić en conséquence de quoi Tartaglia fut réélu comme président [132].

Une partie des membres était d'avis que par le décès du roi Alexandre la Garde de l’Adriatique perdait son intercesseur alors qu'en revanche peu de sympathie était affichée envers le titulaire de l’autorité royale, le prince régent Paul. Cela tenait à ce que les changements au sommet de l’état n’annonçaient pas de solutions pour les problèmes de l’Adriatique. Il est significatif que la conférence de l’Adriatique préparée dans ses moindres détails à Belgrade n’eut pas lieu. Selon le rapport du président du comité départemental de Belgrade, l’activité de la garde faiblissait chez eux. En effet, le nombre des membres adultes était en baisse, plusieurs comités avaient cessé de fonctionner et suite à la construction du foyer la situation financière n’était pas fameuse.

Malgré la décision que la célébration de la journée de l’Adriatique ait lieu dans tout le pays le 31 octobre, le jour où en 1918 le drapeau croate avait commencé à flotter sur les navires, le Comité départemental de Belgrade introduisit la célébration du baptême de la Garde de l’Adriatique en choisissant le 18 novembre. C’était le jour où en 1912, lors de la première guerre balkanique, l’armée serbe était apparue pour la première fois sur les rives de l’Adriatique.

L’esprit hostile envers I. Tartaglia se faisait entendre dans le Zov sa Jadrana, l’organe de presse de la Jeunesse nationaliste yougoslave de Split, qui lui reprochait d’abandonner l’orientation yougoslave et de soutenir la politique du docteur Vladko Maček, tel que cela apparaissait dans sa gazette le Jadranski dnevnik [133]. A l’occasion de la réélection de Tartaglia comme président du Comité exécutif de la Garde de l’Adriatique, le Zov sa Jadrana écrivit : « Nous élevons la voix jusqu’au ciel, nous appelons les autorités, nous appelons tous ceux qui veulent le bien de ce pays afin que la Garde de l’Adriatique soit sauvée. Nous ne pouvons permettre qu’à la tête de cette institution qui est et doit être exclusivement yougoslave, loin de toute politique, et particulièrement pas de celle qui n’est pas en conformité avec celle du 6 janvier, se tienne un homme faisant partie des chefs proéminents de l'opposition et dont on ne sait le programme, et pour qui l’on peut librement affirmer au vu des événements de ces derniers jours qu’il est a-national et anti-étatique et qu’il est surtout un assistant du capital étranger." [134]. Les attaques émises par ce journal allaient se poursuivre [135].

On tenta dans la presse de noircir par des soupçons d’irrégularités financières le service sous compétence du Comité exécutif, selon une méthode d’attaque de longue date. La commission de contrôle de la Garde de l’Adriatique passa en revue les affaires du Comité exécutif. Lors de la séance plénière au début de l’année 1936 elle soumit le rapport démontrant que les allégations de la presse ne correspondaient pas à la vérité et que le travail du Comité exécutif et de ses organes était régulier, responsable et dévoué.

L’activité du Comité exécutif continua de faire l’objet d’investigations si bien que de nouvelles irrégularités apparurent à nouveau dans la presse. Le conflit ne cessa de s’exacerber entre le Comité exécutif et le Comité de la province de Belgrade qui, le 2 janvier 1937, exigea qu'ait lieu une séance de l’Assemblée principale extraordinaire et que Tartaglia soit démis de son poste de président. Cependant ,en constatant qu’il ne bénéficiait pas de l’appui des autres comités départementaux, il y renonça le 22 février [136].
 
En ce qui concerne le travail avec les jeunes, on nota des progrès dans les années trente quoique la Garde de l’Adriatique éprouva des difficultés de nature formelle. Le premier statut des juniors de la Garde de l’Adriatique fut approuvé en 1926 par Stjepan Radić, alors ministre de l’éducation du Royaume SHS, mais ensuite l’organisation eut à redemander à plusieurs reprises l’autorisation d’activité. Hormis la Croix Rouge, les Juniors de la Garde de l’Adriatique étaient la seule organisation dont l’activité était autorisée dans les écoles secondaires. C'est la Dravska banovina qui enregistra le plus grand succès, c’est à dire les départements de Ljubljana et de Maribor, où les Juniors de la Garde de l’Adriatique étaient actifs dans toutes les écoles secondaires. Suivant le principe que l’on ne peut aimer ce dont on n'a pas connaissance, on tenta en 1936 de faire en sorte que tous les élèves réalisent un séjour à la mer pendant leurs huit années de scolarisation. La Garde de l’Adriatique construisit à Rus Kamen la première colonie pour passer le week-end au bord de l'Adriatique.

Les efforts en vue de mieux organiser la gestion maritime allaient être poursuivis [137]. En attendant qu’un ministère particulier eut été fondé, il fut proposé de partager l’actuel Ministère des transports et de la marine entre une Administration pour les transports et une Administration pour la marine en tant qu'organes indépendants et de transférer le maximum de droits et de compétences à la Direction des transports maritimes à Split. Quoiqu'on en eût fini avec les préparatifs, la Conférence maritime à Belgrade n’était pas encore programmée. Les articles au contenu presque scientifique imprimés dans le Jadranska straža signalaient la part qu'occupait la marine dans l’économie globale du pays [138].  Le Comité exécutif avait estimé qu’il était nécessaire d’actualiser l’idéologie de la Garde de l’Adriatique, ce en quoi tous les comités départementaux se devaient de participer comme cela avait été le cas jusqu'à présent.

La séance du Comité exécutif des 19 et 20 juin 1937 à Split avait pour objectif de préparer le prochain congrès qui devait avoir lieu à Zagreb en 1938. Dans la note introductive Tartaglia s'attarda sur ce que l’organisation avait accompli au cours de ses quinze années d’existence tout en accordant bien plus d’attention aux lacunes. Il exprima son profond mécontentement envers les organes de l’état qui ne s’engageaient pas suffisamment à transformer le pays en un état maritime. Il reprocha que la branche maritime soit abandonnée à l’initiative privée, que la construction navale le soit aux capitaux français et anglais avec lesquels les petits chantier navals du pays ne pouvaient rivaliser, que l’Institut océanographique demeure inachevé depuis plusieurs années déjà, que l’organisation existante de l’administration maritime ne puisse sortir la marine de sa situation difficile. La garde de l’Adriatique veillera désormais à ce que soient accomplies les tâches suivantes :
 
1. renforcer la protection sociale des marins par la promulgation de règlements sur les conditions de travail à bord des embarcations maritimes ; par la ratification de la convention de 1935 et de la convention adoptée lors la 21ème session de la convention internationale maritime, ainsi que mettre en œuvre le contrôle le plus strict dans l’application des lois ;

2. établir une administration maritime telle que par son organisation et son personnel spécialisé elle réponde aux exigences actuelles ;

3. exiger du Ministère des communications une dotation permanente pour l’activité du Musée maritime ;

4. organiser des conférences de l’Adriatique à Belgrade, Zagreb et Ljubljana qui illustreraient de façon professionnelle, intégrale et concise les problèmes de l’Adriatique ;

5.  revoir les Réglementations pour le travail avec les jeunes car celles en l'état actuel freinent l’expansion de  l’activité [139].  

Les changements d'optique de la direction ressortent à plus d'un égard. On désire encore et toujours que la Garde de l’Adriatique reste l’unique et puissante organisation maritime pour l’ensemble du pays mais plus que jamais l’influence de la Croatie et de sa nouvelle organisation devaient servir de facteurs principaux dans la réalisation du concept maritime. Dans la conduite ultérieure de la Garde de l’Adriatique il fallait en tout cas éviter les brusques revirements, les coupes budgétaires, les grosses disputes et chamailleries susceptibles de l’affaiblir. Sans éclat mais avec persistance le changement d’optique exigeait beaucoup de patience, d’habileté diplomatique mais aussi la poursuite de toutes les activités qui n’allaient pas à l’encontre des intentions premières de l’organisation.

Les festivités à l’occasion de la victoire sur les Vénitiens, le Congrès de Zagreb et les modifications du Programme et des Statuts rendent compte des améliorations apportées dans les choix de la Garde de l’Adriatique.

En 1937 on fit grande publicité à un événement qui s'était produit il y a plus de 1050 ans. Il s’agissait de la victoire des habitants de la Neretva sur les Vénitiens le 18 septembre 887, à l’époque du règne du prince Branimir, lorsque, selon l’historiographie ancienne, le doge vénitien avait été capturé. Une célébration peu ordinaire se déroula au large non loin de Makarska, là où la bataille aurait pu avoir lieu. Le jour de l’anniversaire de la bataille les trois principales stations radiophoniques à Zagreb, Ljubljana et Belgrade diffusèrent l’exposé « La bataille de Makarska et sa signification ». Le Ministère de l’éducation recommanda à toutes les écoles secondaires et primaires le thème « Nos aïeux dans la lutte pour l’Adriatique ». [140]

Un nouvel élan se fit ressentir dans l’activité de la Garde de l’Adriatique. A la fin de l’année 1937 une Conférence maritime se déroula à Zagreb [141], en mars de l’année 1938  le Foyer de la Garde de l’Adriatique à Split [142] fut achevé tandis que le destroyer Zagreb, le premier navire de guerre à avoir été fabriqué en Croatie, fut lancé en mer. L’événement majeur de l’année 1938 allait être le Congrès de la Garde de l’Adriatique à Zagreb lorsqu'en même temps était prévue l’Exposition de l’Adriatique. Cependant, en raison d’élections parlementaires anticipées, le Congrès aurait dû être reporté à l’année prochaine. Les préparatifs d’organisation de l’exposition étant déjà bien avancés, l’exposition se déroula néanmoins du 25 juin jusqu’au 5 juillet 1938 dans le cadre du Collège de Zagreb (Zagrebački zbor). [143] A cette occasion la Conférence de l’Adriatique fut prise en main par le Comité départemental de Zagreb puisqu'elle ne pouvait avoir lieu à Belgrade comme prévu. Dans l’exposé d’introduction « Notre problème de l’Adriatique » Tartaglia énonca les problèmes actuels qu’il fallait résoudre : moderniser l’administration maritime, établir de meilleures liaisons ferroviaires avec la  côte, augmenter les installations portuaires, accorder une aide de l’état aussi généreuse qu’il se puisse au secteur des paquebots, veiller à ce que les navires soient réparés et construits dans ses propres chantiers navals et avec ses propres forces de travail, fonder une école de pêche, propager et organiser la consommation de poisson dans le pays et à l’étranger, développer le tourisme qui est de la plus haute importance pour la Dalmatie, aménager les routes, introduire un règlement tarifaire dans les chemins de fer, codifier le droit maritime, introduire une assurance sociale pour les marins et construire une flotte de guerre. [144]
 
C’est avec grand intérêt que l’on avait attendu le Congrès de Zagreb. Cependant dès le premier jour des travaux, le 11 février 1939, un désaccord se manifesta durant la conférence préliminaire à propos du texte de la résolution proposée. Une nouvelle commission fut élue qui proposerait une nouvelle résolution à l’assemblée. Les rapports des comités départementaux n'allaient être acceptés qu’accompagnés de certaines modifications. Des débats animés tournèrent autour du rapport du Comité exécutif parce que les membres du Comité départemental de Belgrade avaient soulevé plusieurs remarques concernant son travail [145]. Dans son allocution de bienvenue Tartaglia rappela aux participants qu’ils se trouvaient dans une ville où avait été prise la décision « sur base du droit à l’autodétermination nationale », par laquelle avaient été abolis les liens avec l’Autriche-Hongrie et « proclamé un état entièrement indépendant », lequel état avait par la suite été incorporé dans l'état communautaire qu’était le Royaume SHS. Lorsque Zagreb avait assumé la direction « immédiatement dans les premier jours d’activité du Conseil national, l'organe suprême de l’Etat SHS, [ alors ] le commandement maritime et militaire de l’Autriche-Hongrie avait livré à ses délégués l’ensemble de la flotte sur laquelle dès le 30 octobre 1918 avait été déployé le drapeau croate. Ce fut l’une des premières décisions à avoir été rendue à Zagreb. » On ressent aujourd’hui à Zagreb « une nouvelle vie qui s'agite autour de l’axe Zagreb-Adriatique (…) ». [146]  

A l’issue du Congrès un groupe de membres tenta d’empêcher l’adoption de la nouvelle résolution en soulevant des questions quant aux droit de vote des membres dont le mandat n’avait pas fait l’objet d’une vérification. La résolution finit pourtant par être acceptée. Si l’on compare cette résolution avec les résolutions rendues lors des congrès précédents, on s’aperçoit qu’elle est beaucoup plus brève et qu’elle ne fournit que des thèses générales. Dans la résolution on invite les membres à « la discipline sociale, à la concorde fraternelle et au travail effectif ».
 

                                



 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Transport et tourisme

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