Ivan Krstitelj Tkalčić

Publié le 5 Juillet 2010

Ivan Krstitelj Tkalčić


                                                       (prononciation en croate)

 

Né à Zagreb en 1840 et décédé dans la même ville en 1905, Ivan Krstitelj Tkalčić est un historien.

 

Ordonné prêtre le 7 septembre 1862, Tkalčić a d'abord servi comme chapelain à Sisak jusqu'en 1867, année où il devint prébendier de la cathédrale de Zagreb. De 1882 à 1896, il travailla comme archiviste et bibliothécaire de ce qui était alors l'Académie yougoslave des sciences et des arts.

 

Tkalčić est l'auteur de nombreux travaux historiques et s'est intéressé à l'histoire de la ville et de l'évêché de Zagreb. C'est à lui que revient l'honneur d'avoir écrit le premier roman historique croate Severila (1856) qui décrit les persécutions subies par les chrétiens sous le règne de Dioclétien.

 

 

 

La rue Tkalčićeva à Zagreb, qui porte son nom

 

 

Ivan Krstitelj (Jean-Baptiste) Tkalčić dans le Journal catholique (de Zagreb).

 

En feuilletant les numéros du Journal catholique (de Zagreb), on va retrouver 38 articles sortis de la plume de l’historien croate distingué, Ivan Krstitelj Tkalčić. La plupart d'eux concerne l'histoire de Zagreb et de son évêché. La liturgie en langue slave, i. e. la tradition glagolitique en Croatie, constituait l'un des sujets de recherche favoris de Tkalčić, qu'il abordait avec la plus grande assiduité. En rapprochant l'origine de l'écriture glagolitique et de la liturgie en langue slave de l'activité des Saints frères (saint Cyrille et saint Méthode), Tkalčić avait sous les yeux un but à longue portée, à savoir celui de l'union des chrétiens d'Occident avec leurs confrères en Orient. En mettant en relation une histoire ancienne et son époque contemporaine, il considérait l'évêque de Djakovo, Josip Juraj Strossmayer, et les efforts que ce dernier entreprenait au sujet de l'union des fidèles orthodoxes avec l'Eglise catholique tels une incarnation de saint Méthode et de son activité progressiste. En d'autres mots, grâce au privilège d'utilisation de la langue slave dans leur liturgie, les catholiques croates devaient jouer un rôle décisif dans le processus de ramener tous les Slaves de profession orthodoxe à l'unité religieuse avec l'Eglise romaine et la papauté.

 

 

Dans ses recherches historiques Tkalčić a essayé de reconstruire les raisons pour la fondation de l'Evêché de Zagreb par le roi hongrois Ladislas. La responsabilité pour le fait que le fondateur de l'Evêché de Zagreb fût le roi hongrois revenait, selon Tkalčić, à la disposition des souverains croates, peu favorables à la liturgie en langue slave, ce qui a enfin résulté dans la chute de la dynastie nationale et dans l'entrée de la Croatie dans la communauté étatique avec la Hongrie. Tkalčić était également d'avis, bien qu'en fondant son opinion sur peu d'arguments solides, que c'était le roi hongrois qui avait, ensemble avec le premier évêque de Zagreb, Duh, introduit dans la pratique ecclésiastique la liturgie en langue slave, qui jouissait dès le début d'un statut d'égalité avec la liturgie latine. Il est intéressant de remarquer ici que, pour Tkalčić, la disparition de la tradition glagolitique de l'Evêché de Zagreb était étroitement liée à l'activité de la Compagnie de Jésus.

 

Quant à sa profonde compétence en matière d'histoire médiévale de l'Evêché de Zagreb, Tkalčić l'a déployée dans les oeuvres où il a présenté l'activité de ses évêques depuis les origines de l'évêché jusqu'au XVe siècle.

 

En sa qualité de membre distingué du Corps des prébendiers de la cathédrale de Zagreb, Tkalčić a consacré un long article à la fondation et l'activité de ce vieux et éminent établissement ecclésiastique.

 

Les différents sujets historiques auxquels il s'est consacré et qui couvrent un vaste champ thématique s'étendant des sujets tels que l'établissement du site de l'emplacement primitif de la cathédrale de Zagreb jusqu'à l'impression des livres ecclésiastiques "de vieux culte de Zagreb" témoignent, d'une façon inéquivoque, que Tkalčić était et qu'il est resté jusqu'à nos jours l'un des meilleurs connaisseurs de la riche histoire de la ville de Zagreb et de son évêché.

 

Traduit par Jelena Puškarić.

 

Source : tkalcic.hr

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes d'Eglise

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