Francesco Patrizi

Publié le 24 Septembre 2011

Franjo Petrić

 

 

La vie de Franjo Petrić (également appelé Frane Petrić en croate, Francesco Patrizi en italien) est assez bien connue grâce à l'autobiographie qu'il a rédigée. Il naît en 1529 dans la ville de Cres, sur l'île du même nom, au large de la côte orientale d'Istrie. Son père "Stefano Petrisso, Croato da Cherso", appartient à la magistrature locale avant d'être proscrit par les autorités vénitiennes. Il est issu d'une vieille famille de l'île, à laquelle une légende douteuse attribue pour ancêtres des nobles bosniaques ayant fui la conquête turque.

Après des études à Cres, à Venise, à Ingolstadt (sous le patronage de Matthias Flacius Illyricus) et enfin à Padoue, où, au terme de deux années de médecine, il se consacre à la philosophie, il est pendant sept ans l'intendant de domaines vénitiens à Chypre. En 1577 il obtient et compose ses principaux ouvrages. En 1592, à l'invitation du pape Clément VIII il s'installe à Rome et enseigne à l'université de la Sapience. Il meurt en 1597.

Comme la plupart des humanistes, Petrić a abordé des disciplines diverses : l'histoire (Della Historia, Venise, 1560), la théorie littéraire (Della Poetica, Ferrare, 1586), mais surtout la philosophie (Nova de universis philosophia, Ferrare, 1591). Mû par des aspirations religieuses au nom desquelles il réfute la pensée d'Aristote, il se manifeste comme l'un des plus fervents, voire des plus véhéments adeptes des idées néo-platoniciennes. "Il contribue beaucoup", écrit Emile Bréhier, "à répandre le platonisme ésotérique, c'est-à-dire un syncrétisme entre les idées des Dialogues, la mystique des livres pseudo-hermétiques et les oracles chaldéens".

 

 

Source : La Cité heureuse de Franjo Petrić par Michel Aubin

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Intellectuels et activistes

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