Biserka Cvjetičanin

Publié le 18 Janvier 2012

Biserka Cvjetičanin

 

 

1.    Biographie


Biserka Cvjetičanin, ministre adjointe de la Culture de 2000 à 2004, est chercheur scientifique principal à l’Institut des relations internationales (IMO) de Zagreb en Croatie. Elle a obtenu en 1980 un doctorat en Etudes africaines (littérature comparée) de l’Université de Zagreb. Mme Cvjetičanin a étudié à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales de la Sorbonne à Paris et à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres. Ses domaines de recherche englobent le développement culturel, les politiques culturelles et la communication interculturelle. Elle est l'auteur de nombreux livres, études et articles sur le développement culturel et la communication interculturelle et a dirigé la publication d’Actes. Mme Cvjetičanin est directrice honoraire du réseau Culturelink et rédactrice en chef de Culturelink Review. Elle donne des cours de troisième cycle dans des universités et instituts étrangers. Mme Cvjetičanin est la lauréate 1989 pour la recherche scientifique de l'Université de Zagreb et a reçu en 2003 la Légion d'honneur française.


2.    Texte
  
La coopération culturelle de la Yougoslavie avec l’étranger


La coopération culturelle de la Yougoslavie avec l’étranger est un aspect important de l’ensemble de sa coopération, à travers laquelle se crée une large connexion avec le monde. La coopération culturelle se définit comme une composante de développement essentielle de la culture, comme une stimulation à la création de nouvelles valeurs culturelles et à l’ouverture de plus larges possibilités de développement pour chaque culture, sans pour autant menacer leur caractère authentique (1).


L’analyse de la coopération culturelle internationale de la Yougoslavie au cours des vingt dernières années (1970-1988) montre une augmentation continue du nombre de conventions de coopération culturelle à un niveau bilatéral et multilatéral : fin 1970, la Yougoslavie avait signé des conventions avec 50 pays, et en 1988, avec 98 pays (2). Le nombre de pays en voie de développement avec lesquels la Yougoslavie a passé des conventions de coopération culturelle a particulièrement augmenté. Ainsi, on en comptait fin 1988 60 parmi tous les pays en développement partenaires, en comparaison avec 30 en 1970. L’augmentation du nombre de pays avec lesquels la Yougoslavie avait signé des conventions de coopération culturelle au cours des années 70 a abouti dans les années 80 à la question suivante : n’avait-elle pas « dépassé ses propres capacités objectives, aussi bien d’organisation que matérielles ou créatives » (3), ce qui est une interrogation sur le fondement de la coopération au niveau de sa conception et de son programme. En dépit du nombre croissant des conventions de coopération culturelle, il s’est avéré que les échanges réels conservaient en général une dimension égale ou parfois réduites ; certains caractères essentiels de la coopération culturelle yougoslave soulignent les raisons de cette disproportion.


Quels sont-ils ? Bien que la coopération culturelle se détache comme un important domaine de communication et de connexion de diverses cultures et sociétés (4), elle a été considérée avant tout comme une activité de manifestation et non de développement. C’est pourquoi il est compréhensible que la coopération ait essentiellement évolué à travers des formes traditionnelles, classiques, telles que les échanges de groupes artistiques (musicaux, théâtraux, folkloriques, etc.), et d’artistes individuels, les expositions d’arts plastiques et autres, les festivals cinématographiques, les journées ou semaines du film yougoslave, les foires du livre, les séminaires littéraires et les visites d’écrivains. Cette approche a favorisé la présentation des valeurs culturelles, sans pourtant englober toutes les importantes activités humaines ou leurs relations réciproques. Ainsi que le souligne à juste titre B. Džuverović dans la première partie de cette étude, elle ne pouvait pas créer „une représentation adéquate de l'ensemble de la culture yougoslave, de ses spécificités et de ses portées réelles“ (5).


La coopération culturelle a connu d’autre part une approche presque analogue pour tous les pays. Les formes de coopération étaient presque identiques, ce qui révèle que les traits spécifiques des divers pays ou parties du monde partenaires n’étaient pas pris en compte. Ainsi, par exemple, en suivant les modèles de sa coopération avec les pays développés, la coopération culturelle de la Yougoslavie avec les pays en voie de développement n’a forcément pas pu au cours de la période étudiée se fixer sur les questions représentant un intérêt commun pour les deux parties, et avant tout sur la conception de la culture elle-même et du développement culturel.


La coopération culturelle internationale dans son ensemble n’est pas considérée comme une partie de la politique culturelle. Bien que ce soit précisément à la politique culturelle de formuler l’importance et le rôle de la communication culturelle dans le développement culturel, son influence sur la coopération et la connexion internationale dans le domaine de la culture n’a pas rendue opératoire (6). Dans un tel contexte, le rôle des participants directs au développement culturel (par exemple les institutions, organisations et associations dans le domaine de la culture – instituts, musées, galeries, bibliothèques ; ensembles artistiques – musicaux, folkloriques, théâtraux ; RTV, associations cinématographiques ; grandes manifestations culturelles, etc.) s’est réduit à une mise en place d’actions et de contacts épisodiques et ponctuels. Leur participation à la coopération se déroulait en général de manière anarchique, en l’absence de programme à long terme élaboré, et même sans que soient définis leurs intérêts à l’occasion de certaines actions de coopération culturelle. Un grand nombre de participants ne faisait pas entrer les activités internationales dans le cadre de leurs plans de développement. Cette remarque concerne surtout les participants à la coopération avec les pays en voie de développement : traditionnellement orientés vers la sphère culturelle européenne, ils trouvaient rarement de nouveaux modes de coopération. Une information insuffisante et une définition des intérêts inexistante ont eu pour résultat une relation relativement passive dans la coopération ; de plus, les types d’organisation et de financement de la coopération n’ont pas eu un effet stimulant sur les participants. En conséquence, les potentiels réels de coopération n’ont pas été utilisés de manière optimale, ou bien ont été exploités d’une manière inadéquate. Les participants directs se sont cantonnés en général dans un cadre d’échanges classique : tournées d’ensembles folkloriques et musicaux, organisation d’expositions d’arts plastiques, participation aux manifestations culturelles importantes. Que les initiatives et les propositions émanent d’eux-mêmes, ou que certaines activités aient été prévues lors de la signature de la convention, les réalisations se bornaient en général à une action ponctuelle déterminée, sans effet durable ni perspective de coopération future. La mission des participants directs, censés entretenir la coopération déjà établie et l’élargir par des formes et des contenus nouveaux, ne s’est pas réalisée dans la période étudiée ; chaque action nouvelle a signifié un nouveau départ et non une continuation de ce qui avait déjà été commencé.


Les institutions culturelles dans le sens propre du terme ont pris part à la coopération culturelle en tant que participants directs, tandis que l’ensemble du potentiel susceptible de s’engager dans la coopération culturelle (éducatif, technologique, scientifique, de communication), restait à l’écart de cette coopération. C’est pourquoi il n’existait pas de lien avec les autres formes de coopération (technique, économique, etc. ).


La coopération culturelle internationale de la Yougoslavie ne possède pas de critères définis (comme par exemple la question d’une standardisation des valeurs culturelles compte tenu de leurs portées esthétiques, artistiques et créatives ; le problème de la réceptivité, compte tenu de l’hétérogénéité culturelle et sociale des participants, etc. ), et il arrive que même les jugements critiques fondamentaux sur le contenu entrant dans le processus de coopération ne soient pas respectés. Nous avons souligné que la coopération culturelle s’était limitée au cours de la période étudiée à des formes classiques et avait évolué d’une manière « uniforme », indépendamment des spécificités des régions du monde ou des groupes de pays concernés.


Le caractère de manifestation que présente la coopération culturelle avec les pays développés et les pays limitrophes pourrait être considéré comme une tendance à présenter ses réalisations créatives de premier ordre (film, expositions de grands peintres ou sculpteurs yougoslave, réalisations théâtrales ou musicales de haut niveau, traduction des œuvres littéraires les plus importantes, etc.). Pourtant, compte tenu du caractère inéluctable des transformations culturelles, perçu par les cultures des pays industrialisés elles-mêmes, cette approche se montre de plus en plus déficiente. Confrontés à la question de la relation entre développement culturel et technologique, de la commercialisation de la culture, des industries culturelles, de la multitude de sous-cultures, les pays industrialisés cherchent de nouveaux modes de coopération culturelle. Prise dans son ensemble, la coopération avec ces pays est plus étendue, et la plupart des actions prévues sont effectivement  réalisées. La coopération avec les pays ouest-européens se déroule en majeure partie avec la RFA, la France et l’Angleterre, pour ce qui est pays de l’est, avec l’URSS, la Tchécoslovaquie et la Pologne, et pour les pays limitrophes, avec l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.


En ce qui concerne la coopération culturelle avec les pays en voie de développement, soulignons que la Yougoslavie, en sa qualité de co-fondateur et de participant actif du mouvement des pays non-alignés, a été lors de toutes les conférences des non-alignés le promoteur et le partisan de recommandations sur l’intensification de la coopération culturelle entre les pays en voie de développement, exprimant ainsi sa position, selon laquelle les aspects politiques et économiques des processus de développement s’affirment directement à travers la communication culturelle. Néanmoins, cette coopération est de dimensions très modestes et il est courant que les actions programmées ne soient pas réalisées.


La répartition de la coopération, selon les diverses régions du monde, d’après leur dimension et leur financement, se présente comme suit :

 



D’après le Rapport sur la réalisation du Programme de coopération culturelle et éducative avec l’étranger pour 1987, Comité pour l’éducation, la culture, la culture physique et la culture technique de la RS de Croatie, Zagreb, 1988.

 

 

Comme on le voit sur ces schémas, la coopération culturelle est grande partie limitée aux pays limitrophes et à l’espace européen. Les documents officiels citent comme priorité fondamentale des activités internationales dans le domaine de l’éducation et de la culture « la poursuite de l’élargissement et de l’approfondissement de la coopération avec les pays non-alignés et autres pays en voie de développement » (7), aussi allons-nous examiner cette question de manière plus détaillée.


La coopération culturelle avec les pays de l’Afrique du nord et du Moyen Orient a connu un développement relativement positif, et s’est orientée vers des manifestations d’assez grande envergure (par exemple des semaines du film yougoslave à Damas, au Caire, etc. ), et des actions particulières (par exemple dans le domaine de la musique et des arts plastiques avec l’Algérie). En dépit de la régularité de la participation réciproque à de grandes manifestations internationales (foires du livre, biennales dans le domaine des arts plastiques, séminaires littéraires), la coopération culturelle dans son ensemble n’a pas contribué à une meilleure communication générale avec ces pays, à une connaissance plus profonde des riches traditions culturelles des pays arabes ou des nouveaux courants du développement culturel. La coopération avec certains pays de cette région du monde a été plus intense (Algérie, Egypte, Tunisie), mais dans d’autres cas (Koweit), elle s’est bornée à des accords.


La coopération culturelle avec les pays africains au sud du Sahara a évolué essentiellement vers une contribution des participants africains aux grandes manifestations culturelles déjà existantes en Yougoslavie (comme par exemple le Festival de l’enfant à šibenik, la Foire internationale du livre et les Rencontres d’octobre de Belgrade, etc.), et à travers des échanges réciproques d’ensembles folkloriques et d’expositions. Le caractère de ces actions, qui se présentent comme des manifestations, ne pouvait pas englober une communication continue avec les cultures africaines, en particulier au niveau de la création et du développement de l’infrastructure culturelle, des diverses activités culturelles et autres. Il faut à ce propos souligner que la coopération culturelle avec les pays africains au sud du Sahara a été exposée à des oscillations. Au cours de la période étudiée, la coopération avec beaucoup de ces pays a chuté ou stagné, tandis que ses plans d’élargissement se réalisaient pour leur part avec lenteur ou même pas du tout. Une coopération plus intense s’est développée avec la Guinée, le Nigéria, la Tanzanie et l’Angola.


La coopération culturelle avec les pays d’Asie a eu essentiellement trait aux contacts avec l’Inde (et avec la RP de Chine, mais qui ne se définit pas elle-même comme un pays en voie de développement). Une participation aux grandes manifestations culturelles indiennes (festivals cinématographiques internationaux à New Delhi, Bombay, foires du livre), a été mise en place ainsi que des tournées d’ensembles musicaux et des expositions. Les dimensions de la coopération avec les pays d’Asie ont été généralement restreintes, et ses formes encore moins diversifiées qu’avec les autres parties du monde. La coopération s’est focalisée de manière très évidente sur les Etats de la péninsule indienne, bien que des contacts aient pu être instaurés avec un nombre plus grand de pays.


La coopération culturelle avec les pays d’Amérique latine a évolué essentiellement à travers la participation à des manifestations culturelles importantes (foire internationale du livre à Buenos-Aires, biennales des arts plastiques à Sao-Paulo), des expositions et des échanges entre les ensembles musicaux. Les pays latino-américains ont pour leur part plus rarement pris part aux grandes manifestations culturelles yougoslaves (telles que les Jeux d’été de Dubrovnik, par exemple), et la coopération s’est essentiellement réalisée avec Cuba, le Mexique et le Brésil. La coopération avec les pays latino-américains s’est montrée jusqu’à présent tout à fait insuffisante dans l’ensemble, aussi bien du point de vue des potentiels existants (en particulier pour la coopération dans le domaine des nouvelles technologies d’information et de communication), que du point de vue de l’intérêt réciproque qu’elle soulève, et il y a une disparité évidente entre les possibilités de coopération culturelle et les actions réalisées.


Au cours de la période étudiée, la Yougoslavie a également développé une coopération avec de nombreux pays à travers les organisations internationales, en particulier avec l’Unesco, l’OCDE et le Conseil de l’Europe.


Le problème fondamental de la coopération culturelle yougoslave avec l’étranger réside dans le fait qu’elle ne possède pas de conception clairement construite et adoptée. La Proposition de méthodologie pour l’élaboration d’un plan à moyen terme de coopération (éducationelle et) culturelle pour la période 1986-1990 (8) offre une tentative d’élaboration d’une conception du développement de la coopération (éducative et) culturelle de la Yougoslavie avec l’étranger. Le Programme III, qui concerne la culture, présente à l’exception du projet 1 (Questions générales de la coopération culturelle), et du projet 8 (Recherches dans le domaine de la culture), une répartition des formes classiques de coopération : 2. Beaux-arts, 3. Musique, 4. Arts du spectacle, 5. Film, 6. Livre, 7. Musées, archives et sauvegarde des monuments historiques. Un tel programme n’est pas en harmonie avec les nouvelles dimensions de la coopération culturelle, soulignées dans le rapport final de la Conférence Mondiale sur les politiques culturelles (9). Le document Orientations du développement de la coopération culturelle de la RS de Croatie avec les pays en voie de développement jusqu’en 1990 (10) se lance sur les traces de nouvelles dimensions de coopération et il prône une approche intégrale à la coopération, ainsi que l’introduction de formes innovatrices. Ainsi, on trouve parmi les aspects clés de la coopération :


1)    Le développement culturel (comme domaine dans lequel il faut planifier des échanges d’expériences constants et intenses sur la transformation des diverses cultures),
2)    Les recherches communes sur le développement culturel (qui peuvent contribuer à la compréhension des interdépendances entre cultures),
3)    La réinterprétation des formes (classiques) traditionnelles (dans le sens d’une intégration dans diverses activités culturelles des composantes éducatives, scientifiques, technologiques, d’informations et autres),
4)    L’introduction de formes innovatrices (en particulier à travers l’utilisation de nouvelles technologies de communication),
5)    La connexion de la coopération culturelle avec les autres formes de coopération (par exemple économique, technique),
6)    Le changement culturel et la communication, qui peut contribuer à la création de nouvelles valeurs.


Ces objectifs ne furent toutefois pas rendus opératoires, en partie du fait de difficultés d’organisation. On tendait à la mise en place d’une participation égale dans la coopération de toutes les parties intéressées ainsi que d’une approche harmonisée et coordonnée à travers le renforcement des processus de décentralisation de la coopération culturelle internationale (grâce auxquels elle est devenue une partie intégrante du travail de nombreuses communautés socio-politiques, organisations sociales, communautés d’intérêt autogestionnaires, et des participants directs de la coopération), et par le renforcement du rôle des républiques et des provinces autonomes. Les républiques et les provinces autonomes sont devenues à partir du début des années 70 les dépositaires fondamentaux de la programmation de la coopération internationale, de sa réalisation et de son financement. La fédération a conservé les fonctions de mise en place entre Etats des conventions sur la coopération culturelle, le suivi et la coordination de la réalisation de leurs contenus, formulés par les républiques et les provinces autonomes. L’Administration fédérale pour la coopération technique, éducative, scientifique et culturelle internationale suit et oriente la réalisation de conventions internationales, stimule les activités, etc. La tâche de coordinateur de la programmation au niveau fédéral a incombé dans la période qui nous intéresse au Conseil de coordination inter-républiques/provinces pour la coopération culturelle et éducative avec l’étranger. Ainsi a été mis en place un mécanisme pour la prise d’accord sur les questions communes de la coopération culturelle internationale, ou sur les actions yougoslaves communes, mais il a souffert du manque d’information et de la lenteur des discussions (11). La cause en est l’absence de lien fonctionnel entre les participants directs et les dépositaires de la programmation (c’est-à-dire les services administratifs), au niveau des républiques et des provinces autonomes elles-mêmes, et entre les organes concernés des républiques et des provinces autonomes au niveau fédéral. Des efforts ont été déployés comme par exemple la Loi sur la tenue de l’état de la coopération éducative, culturelle, scientifique et technique (1981), qui a pour but la mise en place de principes uniques de tenue de l’état de la coopération et de l’information susceptibles de permettre une programmation et une réalisation de la coopération plus fonctionnelle. Cependant, les effets de cette Loi ne se font pas sentir.


Aux difficultés d’organisation se conjugue la question du financement de la coopération. D’une part, il n’y a pas d’Etat de compte adéquat des moyens financiers de toutes provenances consacrés à la coopération internationale, et d’autre part, les standards e dépenses pour les diverses formes de coopération ne sont pas définis (12). On n’a pas cherché de nouveaux types de financement en dehors des sources déjà connues, comme par exemple dans le sens d’une connexion avec la coopération économique ou d’une association avec plusieurs participants à la coopération, ce qui aboutit à un affaiblissement constant des moyens financiers réservés à la coopération internationale, dont pâtit particulièrement la coopération avec les pays en voie de développement.


La pratique de la coopération culturelle telle qu’elle est apparue jusqu’à maintenant n’a pas fait preuve d’une orientation vers le développement ni d’un caractère fonctionnel en dépit de ses percées et de la présentation de la création yougoslave à l’étranger. Le manque de rationalité général auquel est confrontée la coopération jusqu’à présent exige qu’elle soit conçue différemment, que soit recherchée une meilleure organisation, une conception plus moderne et une communication plus intense dans le monde.


Notes :


1.    Kulturna politika i razvitak kulture u Hrvatskoj (La Politique culturelle et le développement de la culture en RS de Croatie), Comité Républicain pour l’éducation, la culture physique et la culture technique, Zagreb, 1982, pp. 225-241.
2.    Izvještaj o prosvjetnoj i kulturnoj suradnji sa inostranstvom – opšti pregled i pregled po oblastima (Rapport sur la cooperation educative et culturelle avec l’étranger – examen general et examen par domains), Institut fédéral pour la coopération scientifique, éducative culturelle et technique. Belgrade, avril 1988. 
3.    Saradnja Jugoslavije i inostranstvom u oblasti obrazovanja i kulture (1971-1981), rezime analize. (La coopération de la Yougoslavie avec l’étranger dans les domaines de l’éducation et de la culture (1971-1981), résumé de l’analyse), Institut fédéral pour la coopération scientifique, éducative culturelle et technique, Belgrade, avril 1983, p. 6.
4.    La politique culturelle et le développement de la culture en RS de Croatie, Ibid.
5.    Dans la première partie de cette étude, sont citées des données sur la coopération culturelle, qui ne seront pas exposées dans cette partie.
6.    La politique culturelle et le développement de la culture en RS de Croatie, Ibid.
7.    Ibid, p. 227.
8.    Priprema srednjoročne koncepcije razvoja prosvetne i kulturne suradnje Jugoslavie s inostranstvom za period 1986-1990. (Elaboration de la conception à moyen terme du développement de la coopération éducative et culturelle de la Yougoslavie avec l'étranger pour la période 1986-1990), Institut fédéral pour la coopération scientifique, éducative culturelle et technique, Belgrade, décembre 1983.
9.    Rapport final, Conférence mondiale sur les politiques culturelles, Mexico, 1982.
10.    Ecrit par un groupe d'auteurs, et financés par le Comité pour l'éducation, la culture, la culture physique et la culture technique de la RS de Croatie, Zagreb, 1984.
11.    Rapport sur la coopération éducative et culturelle..., Ibid, p. 6.
12.    Les sources de financment sont : les Communautés d'intérêt autogestionaires (au niveau des commune, des villes et des républiques), les moyens financiers des organisations socio-politiques, le budget de la république, les propres fonds des organisations de culture. Voir la politique culturelle..., p. 223.

 

 

Source : La politique culturelle en Yougoslavie : son évaluation et sa comparaison avec trois pays en développement à structure fédérale, Institut pour les pays en développement, Zagreb, 1989, pp. 131-138. [document PDF]

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Intellectuels et activistes

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