Beram

Publié le 24 Avril 2010

Beram


 

La région de l'Istrie a la particularité de posséder deux danses macabres. L'une se trouve à Hrastovlje, en Slovénie, et l'autre, la plus ancienne, dans la partie croate de l'Istrie, plus précisément à Beram. L'église Sainte-Marie est située en retrait de la ville. Elle est décorée de plusieurs fresques (saint Martin, l'entrée à Jérusalem, la dernière Cène, etc.).

 

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Toutefois, sa pièce maîtresse est une danse macabre, peinte par Vincent de Kastav en 1474. Tout comme les danses macabres d'Hrastovlje et de Clusone, elle se déroule de droite à gauche. Malheureusement, l'effet du temps a rendu certains personnages difficilement discernables; de plus, des fenêtres ont été percées dans les murs de l'église à travers la partie inférieure de la fresque. Dans celle-ci, les squelettes ne dansent pas vraiment; ils défilent plutôt. Ils ne marchent pas vers un récitant, mais vers un squelette qui joue de la cornemuse. L'absence de récitant explique peut-être que cette danse macabre est dépourvue de texte.

 

 

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On distingue dix personnages dans cette danse macabre, chacun de ceux-ci est accompagné par la Mort. Après le premier squelette, on retrouve le pape, le cardinal. l'évêque, le roi, la reine, l'aubergiste, l'enfant, l'estropié, le chevalier, et finalement le marchand, qui se tient à côté d'une table et de ses produits. Constatons d'abord que les laïcs sont séparés des clercs. Les trois premiers personnages sont de l'Église, puis viennent les laïcs. L'ordre dans lequel défilent ces derniers est des plus étranges. Certes on débute avec le roi (dont le sceptre semble fleur-de-lysée) et la reine, mais par la suite, l'aubergiste, l'enfant et l'estropié viennent avant le chevalier, ce qui ne respecte pas du tout l'hiérarchie sociale observée normalement dans les danses macabres. Aucun des squelettes n'est recouvert d'un linceul, leurs bassins a été remplacé par des fémurs saillants. En plus du premier squelette, joueur de cornemuse, quatre autres jouent d'un instrument à vent, et un dernier de la mandoline. Deux squelettes sont armés; celui qui est couplé avec l'aubergiste tient une faux et celui qui accompagne le chevalier brandit un arc. Le dernier représentant de cette danse macabre, le marchand, pointe du doigt ses deniers en espérant ainsi pouvoir acheter la Mort. Évidemment, les efforts de ce personnage sont futiles, puisque la Mort ne renoncera pas à un "danseur" pour de simples richesses.

 

Source : lamortdanslart.com

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Localités

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