Bane Milenković

Publié le 10 Juillet 2010

Bane Milenković

 


  Bane Milenković ruine joyeusement le mythe de l'artiste qui trinque 

 

Zagreb : L'atelier de Bane Milenković se trouve dans une cour située dans la rue Gundulićeva, à l'intérieur on y trouve une quantité de toiles de l'artiste, pour la plupart des paysages. Etant donné que l'atelier ne possède pas de fenêtres, si vous vous y attardez, à la sortie vous aurez le sentiment que des scènes avec des rivages dalmates vous attendent à l'extérieur et vous vous sentirez confus de voir l'asphalte zagrébois.

 

Un rythme endiablé

Pourquoi tant de mers sur les toiles, demandons-nous à l'artiste qui est né à Novi Sad, où il a passé son enfance avant de venir vivre à Zagreb et y obtenir son diplôme à l'Académie des Beaux-arts.

- Au début je ne choisissais pas les motifs et je peignais inconsciemment, visiblement ce sont les paysages qui m'ont le plus impressionné. Cela dit, en Voïvodine j'ai grandi fasciné par l'horizon. Et comme je suis un peintre coloriste, plus tard ont émané de mes peintures les couleurs, les goûts et les parfums de la Méditerranée.

Un jour par semaine il enseigne aux étudiants de l'Académie des arts appliqués de Rijeka, le reste de la semaine il se consacre à son art. Cela ne l'empêche pas d'être souvent pressé par le temps, son téléphone qui n'arrête pas de sonner... A ce point surmené on croit avoir affaires à un broker.

- La continuité et les habitudes de travail sont importantes dans notre métier. Tout simplement ce rythme de travail me convient. A l'exposition au Musée d'art et d'artisanat il a exposé 33 peintures, toutes sont de même format, mais l'humeur est différente !

- Mes peintures suivent mon code interne, mon humeur. Les motifs vont de ceux enjoués à ceux tout à fait réduits lorsque je suis d'humeur plus méditative.

 

Des réactions positives

Ses peintures ne figurent pas dans les salles du Musée d'Art contemporain. A cela il répond :

- Le choix est toujours une question de goût personnel du conservateur.

En revanche le public accepte très bien sa peinture, ce qui nous amène à lui demander si la récession a une influence sur la vente de ses toiles.

- Toute personne qui se lance sincèrement dans l'aventure de la peinture ne peut pas toujours compter sur la sécurité matérielle. Dans notre branche la sincérité est cruciale, ne pas se trahir. Il est heureux que je travaille par plaisir et que je rencontre les réactions positives du public. Les gens aiment les ensembles émotionnels qu'ils peuvent reconnaître. Pour lui l'important est qu'une peinture irradie ou pas.

Est-ce qu'il existe dans l'art un danger d'hyperproduction. Sa réponse :

- L'hyperproduction dépend d'un auteur à l'autre et cette idée est soumise aux possibilités de chaque artiste.

 

Une expérience engrangée

  De nombreux vogages à travers le monde, parmi lesquels ceux qui l'ont le plus marqué sont ceux en Thaïlande et à Cuba ; ils ont également eu une influence sur son travail, quoique indirectement !

- Tous les voyages je les engrange dans ma mémoire comme des expériences, à partir desquelles je crée.

Comme peintre véritable, il ne s'embarrasse pas trop du rôle de la peinture : la peinture est à la mode, elle ne l'est plus... et pour ce qui est des vrais peintres, cela ne compte pas du tout, un facteur négligeable. Tu es peintre ou tu ne l'es pas, il n'y a pas de milieu.

Bane Milenković est également connu pour être un excellent cuistot, et il considère la cuisine comme de l'art !

- C'est là l'autre face de mon atelier. J'accorde beaucoup d'importance aux rencontres, je cultive mes amitiés.

 

 

Source : jutarnjilist.hr, le 17 mars 2010.

 

http://www.galerijamala.hr/Grafike/SG-MilenkovicBane-MrtvaPr.jpg

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Peintres

Repost 0
Commenter cet article