Aleksandra Radenović

Publié le 31 Octobre 2010

Aleksandra Radenović


 

Née le 27 juillet 1975, Aleksandra Radenović a obtenu, en 1999, un diplôme de physicienne à l’Université de Zagreb avant de rejoindre, en 2000, le Laboratoire de physique de la matière vivante du professeur Giovanni Dietler (à l’époque rattaché à l’UNI et actuellement professeur à l’EPFL), où elle obtient le titre de docteur ès sciences, en 2003. Elle effectue ensuite des études postdoctorales à l’Université de Californie à Berkeley.
 
Aleksandra Radenović a démontré sa capacité à contribuer d’une manière significative au domaine de la nano-biotechnologie. Parmi ses 12 publications dans des journaux scientifiques d’excellent niveau, on peut en citer deux parues dans Nature et Nature Materials sur le sujet des sondes nanométriques pour l’imagerie biologique. En 2004, elle a reçu du Fonds national pour la recherche scientifique une bourse de recherche pour chercheuses et chercheurs débutants.
 
Expérimentatrice de haut niveau, Aleksandra Radenović a contribué de manière importante au développement de techniques novatrices utilisant des molécules individuelles pour la détection et l’actuation de forces locales. Lorsqu’elle était postdoc dans le laboratoire du professeur Jan Liphardt, elle a fabriqué des nanopores (pores de taille nanométrique) dans une membrane isolante, et a effectué les expériences «proof of principle» démontrant la valeur importante de cette technique. Elle a montré que des nanofils de rapport d’aspect élevé peuvent être capturés dans des pièges optiques et ensuite assemblés dans des hétérostructures tridimensionnelles qui peuvent fonctionner comme des dispositifs photoniques actifs. Cette découverte offre des nouvelles perspectives de stimulation chimique, mécanique et optique des cellules vivantes.
 
Le plan de recherche d’Aleksandra Radenović se concentre sur l’avancement des connaissances de systèmes chimiques et biologiques complexes par le développement et l’utilisation des techniques nanométriques. L’application de ces nouveaux outils pour la caractérisation de cellules vivantes pourrait élucider comment ces cellules réagissent aux stimuli mécaniques et biochimiques. Elle a aussi prévu d’utiliser la spectroscopie de force basée sur les nanopores afin d’augmenter les connaissances des mécanismes de compaction de l’ADN dans les cellules et pour le développement de dispositifs efficaces de séquençage d’ADN génomique. L’affiliation d’Aleksandra Radenović à l’Institut de bioingénierie, conjoint aux facultés des sciences et techniques de l’ingénieur et des sciences de la vie, laisse entrevoir le déploiement de projets interdisciplinaires très prometteurs.

 

 

Source : actualites.epfl.ch


Rédigé par brunorosar

Publié dans #Scientifiques

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