Miljenko Jergović II

Publié le 25 Février 2017

III. Articles

 

1. Un diamant nommé Saban Bajramović


 

Saban Bajramović, considéré comme le "roi de la musique des Gitans", est décédé dans la ville serbe de Nis, à l'âge de 72 ans. Il fut l'une des vedettes de variété de l'ancienne Yougoslavie. En 2002, l'écrivain bosno-croate Miljenko Jergović lui avait rendu un bel hommage.


 

Je ne connais pas de mot aussi singulier que le mot "Tsigane". Mes Roms, ceux que j'ai connus à Zagreb et avec qui je prends de temps en temps un pot, le vivent comme une insulte et en font usage seulement lorsqu'un homme politique parle d'eux comme des Tsiganes. Le président croate, Stipe Mesić, a été lui aussi traité de "Tsigane" et, dans un contexte particulier, ce qualificatif a été utilisé pour parler des Serbes. Ce mot est devenu l'injure des injures, à tel point que tout un peuple s'est vu obligé de changer de nom à cause de lui et de s'appeler désormais les "Roms". Ce faisant, ils ont essayé d'attirer l'attention du monde sur l'espèce à laquelle ils appartenaient et sur les droits qui leur revenaient. Sans Etat ni idéologie nationale, les Roms ne pouvaient être que des hommes. Dans un monde plus généreux, cela aurait suffi.


 

Cependant, il n'est pas facile de faire le deuil du mot Tsigane, de l'abandonner au vocabulaire des insultes, car il sous-entend une culture somptueuse et une affectivité qui ne peuvent être remplacées par aucun autre mot. De même que Carmen n'est pas une Rom, la musique de Saban Bajramović ne peut pas être tsigane. Elle est plus ancienne que les injures. Elle n'autorise pas à changer de nom parce que des gens qui n'écoutent jamais cette musique ont poussé les Tsiganes à s'appeler les Roms.


 

Saban Bajramović est né le 16 avril 1936 à Niš, indiquent ses papiers, bien que lui-même ne tienne pas beaucoup à ces détails. Il a été pendant quatre ans à l'école avant que l'appel des caravanes et du talent ne le pousse vers d'autres chemins. A cette époque, il connaissait à peine les premières lettres. A la veille de son départ au service militaire, il est tombé follement amoureux. Il a déserté. On l'a arrêté et envoyé à Goli Otok. C'est là qu'il a acquis ses premières connaissances sérieuses. Dans l'orchestre de la prison, il chantait des chansons mexicaines mais aussi quelques airs de musique noire américaine. Il a dit dans une interview que "celui qui n'est pas passé par la prison ne peut pas être considéré comme un homme à part entière".


 

Dans les années 60, Saban Bajramović a connu le succès dans les bistrots du sud de la Serbie et est devenu l'un des chanteurs tsiganes les plus en vue. Il chantait tout ce qu'on lui demandait, de la variété pop à la musique folklorique... mais pas d'airs tsiganes. Peu lui importait ce qu'il chantait. C'était le comment qui l'intéressait. A la fin des années 60, il a enregistré ses premiers 33-tours, avec de grands succès comme Natacha et Merima. Les textes des chansons étaient bien sûr écrits et chantés en serbe et non en romani, car la mode de la variété folk le lui imposait. Bientôt l'argent et la gloire locale lui ont enlevé tout besoin de monter sur scène. Il côtoyait des gens célèbres, fréquentait les plus grands bistrots aux quatre coins de la Yougoslavie et imposait un style musical que personne d'autre n'a pu suivre.


 

Tandis que les autres vedettes tsiganes, tels que Muharram Serberovski, et pendant que la grande Esma Redzepova faisait carrière avec Stevo Teodosijevski en s'inscrivant dans un certain élitisme, Saban Bajramović a replongé dans le monde dont il était issu. Pour lui, il ne s'agissait pas de chute, mais de fidélité. Pourquoi, lui qui pouvait chanter comme Louis Armstrong, aurait-il eu besoin d'enregistrer des disques ou de paraître à la télévision pour faire carrière à l'instar de ceux qui savaient à peine chanter ? N'empêche qu'à cette époque-là, Saban avait un petit problème : c'était un joueur passionné.


 

La légende dit qu'il a accepté d'enregistrer un nouveau disque pour un producteur slovène afin d'éponger ses dettes. C'était le temps de ses premiers albums sérieux, avec de la vraie musique, de la musique tsigane, comprenant ses propres compositions et des airs traditionnels, chantés en romani. Il a été et demeure le chanteur qui veut que la musique ne soit qu'un accompagnement. Il fut un diamant serti au milieu d'arrangements musicaux kitsch. Je passais mes jours et mes nuits à faire écouter ses disques aux gens dont le goût musical m'inspirait confiance, en essayant de partager avec eux mon enthousiasme pour Bajramović. Ils me regardaient étonnés. Faire l'éloge de cette musique de plouc était un péché dû à mon goût tordu et à des penchants dont les raisons n'étaient connues que de moi-même, pensaient-ils. Certains me prenaient pour un excentrique qui écoutait en même temps Joy Division et Saban Bajramović. "Tu n'entends pas ce que c'est ?" m'interrogeaient-ils, consternés.


 

Bien sûr que j'entendais, mais vous, étiez-vous capables, mon Dieu, d'entendre la façon dont chantait cet homme ? Les gens ne pouvaient pas saisir la beauté et la tristesse somptueuse de ces chansons car elles étaient enregistrées dans un code sonore, laid et répugnant qui faisait penser à l'ambiance des autobus délabrés, desservant les bleds reculés de Bosnie ou de Serbie, où les chauffeurs avaient la fâcheuse habitude de mettre à fond la radio locale.


 

Quand j'ai entendu, il y a deux ans, que les gens de Mostar avaient réussi à retrouver Saban Bajramović et l'avaient persuadé d'enregistrer un nouveau CD au Centre Pavarotti, je savais que ce serait un grand évènement.


 

L'enregistrement et la sortie de l'album ont été reportés à plusieurs reprises. Saban apparaissait et s'éclipsait. Quelle surprise de découvrir sur les étalages des magasins, il y a quelques jours, le disque Mostar sevdah reunion presents Saban Bajramović, a gipsy legend ! Je l'ai acheté le jour où l'extrême droite croate manifestait sur la place principale de Zagreb. Je me suis assis dans ma voiture et j'ai mis le disque en vérifiant que toutes les fenêtres étaient bien fermées pour que la masse enragée ne puisse rien entendre. J'ai plongé dans la musique. Les soixantes minutes qui ont suivi font partie de ces rares moments où la beauté vous fait pleurer.


 

J'ai ressenti la même chose quand j'ai entendu pour la première fois la voix d'Amália Rodrigues, lu certains poèmes de Joseph Brodsky ou vu Buena Vista Social Club de Wim Wenders. L'album de Saban Bajramović a quelque chose de tout ça. Sa voix est libre et suggestive comme celle d'Amália, son chant sonne comme la dernière vérité du monde, comme Brodsky dans son cycle vénitien, tandis que sa naïveté communique directement avec le génial, à l'image des vieux Cubains quand ils parlent de la statue de la Liberté.


 

Tout art est un acte violent, mais il y a des gens qui réussissent à vous convaincre que ce qu'ils font est la chose la plus naturelle au monde. Ils maîtrisent la magie de la création, et non celle de l'interprétation. Dans sa beauté sans fin, le moment où l'homme est envahi par ce sentiment est absolument magnifique. Il nous purifie de nos préjugés et de nos tares. Et tout cela a du sens grâce aux oeuvres qui nous font pleurer, telles les chansons de Saban Bajramović.


 

Source : Le Courrier international - Miljenko Jergović, Jutarnji List.


 


 


 


 

2. DAMIR IMAMOVIĆ OU CE QUI ARRIVE QUAND UN HOMME CHOISIT LUI-MÊME SA TRADITION

 

Cet article a été publié le 12 juin 2016 dans le Jutarnji List. Il a été écrit par le célèbre écrivain, auteur et journaliste Miljenko Jergović (Le Jardinier de Sarajevo, Buick Rivera, Freelander et récemment Volga, Volga). Originaire de Sarajevo, il vit aujourd’hui à Zagreb. Damir Imamović nous avait avoué, lors de notre dernier entretien, avoir été très fier qu’un tel écrivain évoque son style. Cette traduction se place donc dans la continuité du dernier post sur Damir Imamović.

CETTE FAMEUSE NUIT, ET PENDANT LES JOURNÉES QUI L’ONT COUSUE, LE MIRACLE DE LA MUSIQUE SE RÉALISA. C’EST LA RENCONTRE D’UN TAMBUR AVEC UN SYNTHÉ POUR ENFANT ET DES HARMONICAS. TOUTES LES SONORITÉS DU MONDE CAMPÈRENT AU MILIEU DE CES ÂMES BOISÉES AU MÉTAL : DES FUGUES DE BACH JUSQU’AUX DERNIÈRES MÉLODIES EXÉCUTÉES À AUSCHWITZ.

Lors de la dernière soirée à l’hôtel Balatura [1], après avoir donné une représentation collective dans un observatoire astronomique à Rijeka où la foule était peu nombreuse [2], nous nous étions tous retrouvés autour d’un dîner qui devait s’avérer court car nous reprenions la route tôt le lendemain. Kathi préparait des spaghettis à la sauce piquante, il y avait du fromage et des melons - les premiers de l’année. Les musiciens, sur le point d’entamer le festin, se préparèrent soudain à jouer, les uns après les autres. Il n’y avait pas là de gens, personne, mis à part quelques écrivains et le serveur en pause du soir. Il n’y avait plus aucune chance de révéler un jour cette jam-session au public. Harmonica, synthé pour enfant, une basse, un robuste instrument – proche d’une guitare – auquel on joue déposé à plat sur une table ; le violon de Jelena n’était pas de la partie car il s’était blessé dans l’autre observatoire, rien de bien grave. Et bien sûr le tambur de Damir, autoritaire comme les guitares flamencos, comme les sitars, comme l’Empire ottoman. Ainsi donc, venu de nulle part, ou bien arraché au besoin de vivre le moment présent et prolonger ces derniers instants à Tribalj, sans la moindre idée de son art et de sa place dans l’Univers, exalté par une lointaine association dans la tête, le tambur joua « Smoke on the water ».

Les amplis cognent, ils claquent, le synthé s’aiguise, la musique se déploie loin du morceau original, déverse sa mélancolie plus de mille kilomètres, des décennies ailleurs. Après 15 minutes de miracle, amené par une transition logique et un brin auto-ironique, « Whole Lotta Love » se fraya un chemin. Ce qui vint après n’apporte rien à l’histoire que je veux vous raconter.

Les musiciens et les chanteurs – Alan, Marko, Jelena, Viktor – auraient tous droit au chapitre dans le roman des cinq jours passés à l’hôtel Balatura. Aujourd’hui pourtant, il s’agira juste d’évoquer le tambur de Damir Imamović. Qu’est-il arrivé, mon cher frère, au cœur de cet instrument, quand il laissa échapper des sons venu d’un autre temps aidé des doigts d’un maître, parfaitement accordé – au sens propre et figuré – à ces morceaux rock&roll si jeunes, lointains et étrangers ? Cette fameuse nuit, et pendant les journées qui l’ont cousue, le miracle de la musique se réalisa. C’est la rencontre d’un tambur avec un synthé pour enfant et des harmonicas. Toutes les sonorités du monde campèrent au milieu de ces âmes boisées au métal : des fugues de Bach jusqu’aux dernières mélodies exécutées à Auschwitz. Mais un tambur n’est pas un tambur sans celui qui y joue, le percute, l’attaque de manière à franchir les frontières et dépasser les styles, ceux historiques ou culturels, et les autres qui divisent la pensée humaine et celle du corps.

Pour la première fois le lendemain matin, j’ai écouté le nouvel album du groupe de Damir Imamović intitulé « Dvojka » alors que je quittais l’hôtel en voiture. Deux pistes ont caressé mes lobes : « Lijepi Meho » [3] et « Opio se mladi Jusuf-beg » [4]. Deux pistes connues car elles avaient été interprétées par mes acolytes musiciens et chanteurs pendant des jours. Les différences sont flagrantes et excitantes. « Lijepi Meho » a été interprété pendant la jam par Marko, Jelena et Viktor. A l’écoute, c’était la fusion parfaite d’un café sarajévien d’avant-guerre avec un joyeux klezmer polonais. D’où m’est venu cette association ? Je ne sais pas - peut-être était-ce l’harmonica d’Auschwitz ? - mais elle n’existe pas dans l’album de Sevdah takht. Avec Chris Eckman à la production, Ivan Mihajlović (basse électrique), Nenad Kovačić (percussions) et Ivana Đurić (violon), tout cela sonne différemment, plus contemporain. Imamović a composé « Lijepi Meho » et « Opio se mladi Jusuf-beg » en se jouant des genres et des époques - pendant la jam, la dernière sonnait comme une ilahija [5] avec une tragédie amoureuse en fond de scène – de telle sorte qu’il est inutile d’essayer de savoir comment Damir Imamović a pensé, chanté et joué sa musique. Peu lui importe que sa musique soit associée au sevdah. Il a choisi lui-même non seulement sa propre tradition, mais aussi les moyens de la faire évoluer. Le titre « Sarajevo » ouvre l’album « Dvojka », brillant par son aspect kara-oriental [6], comme si Bertolt Brecht l’avait écrit après 20 années d’immersion dans un tea-rom arménien du quartier de Galatasaray, où il aurait créé du théâtre engagé pour les masses populaires avec un groupe de génies bizarroïdes et tordus. Dans cette lamentation ironique sur la ville de Sarajevo, la formule « Sarajevo, au pied du mont Trebević » connue des Croates, introduit le morceau. Sauf qu’à la place d’Ante Pavelić et Jure Francetić, qui s’y sont peu aventurés, vous trouverez à Sarajevo « un océan d’histoires » [7], mais aussi « une grande diversité de gens, chacun a laissé son empreinte. Certaines d’entre-elles sont les traces du diable. Va savoir qui ils sont vraiment, avec qui ils se sont alliés, et quel genre de guerre ils ont mené ».

Dans cette ville qui a connu une expérience atroce de la guerre, dont seuls les citoyens peuvent en témoigner, ceux qui ont subis les mines et les grenades, dans cette même ville, les gens se sont fait la guerre même en temps de paix et de bonheur, les uns contre les autres mais aussi contre soi-même. A l’issue de ces guerres, de bonnes et mauvaises choses ont alimenté la mémoire des gens qui ont connu et aimé la capitale. Arraché à Sarajevo depuis des décennies, nous soldons les comptes de nos propres guerres menées dans cette ville. Et peu importe ce que nous faisons ou écrivons, peu importe ce que nous chantons et jouons, c’est l’écho de nos guerres qui se déploie, l’écho et la grande finale. Ce morceau de Damir parvient à saisir et expliquer tous ces enfants de Sarajevo, ceux qui y vivent autoproclamés, et ceux dispersés : Andrić, Kusturica, Damir et moi-même.

Cela vaut la peine de citer la 2e strophe sans aucun commentaire, et que les gens pensent ce qu’ils veulent : « Sarajevo, au pied du mont Trebević/ Tu couves un océan d’histoires/Tu couves un tas de vieilles chansons/Des chansons d’amours qu’on ne peut chanter/Tous tes enfants tairont/ces jours, ces heures, ces minutes si tristes/ On leur apprendra la haine et le poison/ On les fera rêver d’ailleurs/Ils auront peur devant chez eux/Qui saura ce qu’ils pensent au fond d’eux ». Dans cette petite école de la haine et du poison, devant leur propre porte, les gens ont peur de l’autre comme de la peste. C’est dans cette ville que cette incroyable chanson se passe.

Damir Imamović mélange intensivement ses propres compositions avec de vieilles chansons, de vieux sevdah traditionnels sans que les unes bousculent les autres et sans qu’elles s’insèrent dans un imaginaire collectif plus traditionnel. Il crée un 3e monde. Ce 3e monde est neuf pour deux raisons. Il est d’abord neuf parce qu’une partie des chansons sont des compositions originales ; les reprises sont chantées dans un style hyper-traditionnel ce qui ne met pas en évidence – paradoxalement – l’aspect archaïque du récit, mais évoque plutôt une renaissance ce qui reste inédit à ce jour. Ensuite, le 3e monde de Damir est neuf car il l’a élaboré - et il le modèle continuellement - avec des gens qui parfois ne savent pas grand-chose des sevdalinke [8] car ils ne baignent pas dans le même univers musical, et souvent devant un public qui entend des sonorités étranges et exotiques un peu comme le blues des Bédouins du Sahara, militant pour la liberté. Grâce à ce public et avec de tels musiciens, il a su se libérer de la tradition collective sans devoir justifier s’il appartient au monde du sevdah ou pas. C’est lui et son tambur qui décideront ce qu’est une sevdalinka. C’est un fait encourageant qui fait naître des sons miraculeux.

On peut concevoir la chanson « Sarajevo » comme une sorte de manifeste auto-poétique. En chantant une ville située aux confins des mondes, au bord ouest de l’Empire ottoman et à l’extrémité orientale de l’Empire des Habsbourg, dans « une Europe limpide, l’Asie profonde » comme l’a écrit le poète Stevan Tontić, chacun des deux mondes ayant laissé leurs empreintes, leurs os, leurs impacts dans les mots et les mélodies, Damir Imamović se dévoile en collectionneur, archiviste et chorégraphe des traces laissées par ces deux mondes. Son tambur est comme la bibliothèque d’Alexandrie d’une petite terre amère et primitive, imprimée dans nos chairs que l’on peut, à tort égal, appeler Sarajevo ou Bosnie. Ce monde a envahi nos corps depuis bien longtemps, les a asservis et a déterminé nos chemins à jamais. Damir Imamović est sa voix, et son poète.

Pourquoi a t’il choisis de jouer « Smoke on the water » avant que tout le monde ne se sépare ? Parce que c’était un moyen de rester encore un peu ensemble. Mais aussi car si un musicien de Sarajevo, un pro, un auteur-compositeur reconnu, peut jouer ce morceau, un amateur sans aucun talent le jouera aussi bien. La différence est située là, en ce Génie, en ce dieu romain qui contrôle la nature humaine, qui a donné la capacité aux uns de créer des mondes et aux autres de subir ces mondes, ou bien de les admirer s’ils en ont le don. Lors de cette dernière soirée, le Génie était de bonne humeur à Balatura.


 

Notes
 

 

(1) Hôtel à Tribalj, en Croatie, où se déroulent souvent des soirées musicale et littéraire. C’est aussi un terme qui désigne une terrasse typique des maisons côtières de la région. On y accède par un escalier qui lie la cour ou la rue au 1er étage.

(2) Le concert s’est tenu le 5 juin 2016 dans le cadre du festival Poetry meets music. Il a rassemblé 5 musiciens (Jelena Popržan, Damir Imamović, Marko Jovanović, Viktor Stanchev et Alan Razzak) et 5 poètes (Richard Schuberth, Guy Helminger, Miljenko Jergović, Dorta Jagić et Almin Kaplan)

(3) Meho le beau

(4) Le jeune Jusuf-Beg s’est enivré

(5) Chant religieux musulman

(6) Kara » signifie sombre, noir en turc. L’auteur fait référence au caractère sombre du morceau

(7) En bosnien, il utilise « sinje more » qui est une ancienne appellation de la mer Adriatique.

(8) Terme utilisé en BHS (Bosanski-Hrvatski-Srpski) pour désigner la chanson qui se réfère au sevdah
 


 

 

Par Denis Pepic

Source : courrierdesbalkans.fr, le 19 février 2017.

url : http://www.courrierdesbalkans.fr/Blog-o-MILJENKO-JERGOVIC-Damir-Imamovic-ou-ce-qui-arrive-quand-un-homme-choisit

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Ecrivains

Repost 0
Commenter cet article