Agrokor

Publié le 3 Janvier 2017

1. Groupe Agrokor

 

Le groupe Agrokor, la plus grande entreprise privée en Europe du Sud-est, compte quelque 60 000 employés et réalise un chiffre d’affaires total consolidé de 7 milliards d’euros. Les activités fondamentales du groupe Agrokor sont la production et la distribution de denrées alimentaires et de boissons, ainsi que le commerce de détail. Parmi les sociétés membres du groupe, citons Jamnica d.d., le plus grand producteur d’eau minérale de Croatie, Ledo d.d., la plus grande société de crème glacée de Croatie, Zvijezda d.d., le plus grand producteur domestique d’huile, de margarine et de mayonnaise, PIK Vrbovec d.d., la plus grande entreprise croate de viande, Belje, la principale société agricole et industrielle de Croatie et les plus grandes chaînes de détail Konzum d.d. et Poslovni sistemi Mercator d.d, ainsi que d’autres sociétés. Outre ses établissements basés en Croatie, Agrokor a acheté ces dernières années des entreprises établies dans plusieurs pays voisins, notamment Ledo Čitluk, Sarajevski kiseljak, Velpro Sarajevo, Frikom, Dijamant, Idea, Mercator, Ledo Hungary et Fonyodi.

Les positions dominantes des sociétés d’Agrokor se reflètent dans leurs parts de marché remarquables. Ledo domine le marché croate de la crème glacée. Zvijezda s’octroie la plus grande part du marché des margarines et des huiles alimentaires, tandis que Jamnica est en tête du marché de l’eau en bouteille en Croatie. Konzum est la plus grande chaîne de détail de Croatie et PIK Vrbovec est la principale entreprise de viande de la région. Grâce à une vision commerciale claire, une stratégie uniformément appliquée dans l’ensemble de l’entreprise et des projets d’investissements soigneusement planifiés, Agrokor a grandi depuis sa création il y a 30 ans : d’une petite entreprise familiale de production et de vente de fleurs, elle est devenue le groupe leader de l’industrie alimentaire et du commerce de détail dans la région.


 

Source : ardo.com, le 8 juin 2016.

 

 

 

 

2. Légumes surgelés : Ardo s’allie à Agrokor en Croatie

 

Le spécialiste des légumes, fines herbes et fruits fraîchement surgelés Ardo s’allie au géant de l’agroalimentaire croate Agrokor pour développer un grand site industriel dans l’Est de la Croatie à Vinkovci près de Vukovar.

Suite à cet accord, les deux entreprises détiennent désormais à parts égales la société Vinka, seul site de surgélation de légumes et de fruits en Croatie. Suite à ce contrat estimé à 50 M€, le site a pour vocation de devenir une usine de référence en Europe de l’Est pour la fabrication de légumes et fruits surgelés. Des investissements significatifs sont prévus pour porter la capacité de production à 60 000 tonnes, contre 15 000 tonnes actuellement. « Nous croyons fermement au potentiel agricole de la vallée du Danube. La combinaison des productions de Vinka et de l’usine autrichienne existante d’Ardo dans cette vallée fertile donnera lieu à une gamme de produits complémentaires pour le marché de l’Europe de l’Est », commente Bernard Haspelagh, directeur des opérations d’Ardo.

Ardo comptait jusqu’alors 16 sites de production dont cinq en France : La Garde Adhémar (26), Saint-Sever (40, Le Moustoir (22), Gourin (56) et Violaines (62).

Son nouveau partenaire est une groupe majeur de l’Europe du Sud-Est pesant 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 60 000 salariés. C’est le numéro un croate de l’eau minérale (Jamnica), des crèmes glacées (Ledo), des huiles, margarines et mayonnaises (Zvijezda), des viandes (PIK Vrbovec) ou encore de la distribution (Konzum, Poslovni sistemi Mercator).


 


 

Source : processalimentaire.com, le 9 juin 2016.

 

 

 

 

 

 

3. Le plus grand groupe croate est menacé de faillite

 

Une vache sacrée trop longtemps ménagée

L'Etat a trop longtemps fermé les yeux sur les agissements de l'homme d'affaires Ivica Todorić et la Croatie en paye aujourd'hui le prix, fulmine Novi list :

«En cas de faillite, on s'attend à ce qu'Agrokor entraîne 150 000 personnes dans l'abîme rien qu'en Croatie - les employés et fournisseurs de Todorić ainsi que leurs familles. ... Tandis que le ministre des Finances Zdravko Marić parcourt le monde afin de trouver le moyen de refinancer la dette publique, la société de Todorić doit 800 millions d'euros d'impôts. L'Etat est lui aussi responsable de cette menace de faillite. Personne ne peut prétendre aujourd'hui ne pas avoir été au courant. Todorić a toujours été une vache sacrée. L'autorité chargée de la lutte contre les monopoles n'a jamais osé le toucher. Les fonctionnaires financiers tremblaient à la seule évocation de son nom. Les gouvernements s'inclinaient devant son importance, les partis le courtisaient et les groupes médiatiques chantaient les louanges de leur plus grand client publicitaire. Toute la Croatie paye aujourd'hui le prix de l'irresponsabilité de notre caste politique.»
 
Par Sanja Modric
 
 
 

Agrokor doit être sauvée, pas Todorić

 

Agrokor est vitale pour la Croatie et le gouvernement doit tout faire pour la sauver, souligne Večernji list :

«Lorsque l'ambassadeur russe, en uniforme et arborant ses décorations, a annoncé que la banque d'Etat russe n'accorderait plus de crédits à Agrokor, il est apparu clairement que le lièvre croate Ivica Todorić était devenu la cible de l'ours russe. Mais Todorić ne veut courber l'échine devant personne et il est convaincu que le Premier ministre Andrej Plenković et l'ensemble de son gouvernement seraient entraînés eux-aussi dans les remous d'une potentielle faillite d'Agrokor, et qu'ils doivent donc faire tout leur possible pour sauver le grand groupe croate. Mais sauver Agrokor ne veut pas dire qu'il faille sauver aussi Todorić. Zagreb peut tranquillement se débarrasser du plus grand magnat croate. Mais Plenković devra ravaler sa fierté [il passe pour être russophobe], négocier avec les Russes, obtenir un accord et jouer la montre, afin de sauver des emplois irremplaçables en Croatie.»
 
Par Ivan Hrstic
 
 
 
 
4. La crise Agrokor risque d'affecter le PIB croate selon la banque centrale


Les difficultés financières  d'Agrokor AGROK.UL , le premier groupe agroalimentaire croate, auront sans doute des répercussions sur le PIB, estime le gouverneur de la banque centrale de Croatie. Agrokor, qui emploie 60.000 salariés, et ses créanciers ont engagé des experts en restructuration emmenés par le consultant Alvarez & Marsal pour gérer, entre autres choses, un endettement qui atteint les 45 milliards de kunas (six milliards d'euros), soit six fois les fonds propres. "Il est pratiquement certain que la crise d'Agrokor aura des conséquences sur le PIB", a dit Boris Vujcic, dans un entretien publié jeudi par le quotidien Vecernji List. "Les effets négatifs seront particulièrement prononcés si nous observons une sortie de crise troublée. Au contraire, si la procédure est bien gérée et coordonnée, alors les conséquences pour le PIB pourraient être bien plus atténuées". Les consultants ont dit mercredi qu'il fallait avant tout assurer la liquidité d'Agrokor et, selon la presse locale, un apport d'argent frais pourrait se monter à 300 millions d'euros. "Nous ne connaissons pas encore les modalités précises de la restructuration d'Agrokor; de ce fait, nous ne pouvons pas calculer exactement les retombées éventuelles sur le PIB", a dit Vujcic. La Croatie, dernier en date des pays de l'Union européenne (UE), a subi une récession de 2009 à 2014 qui a eu pour effet de réduire son Produit intérieur brut (PIB) de plus de 12%. Elle s'en remet progressivement depuis lors. Le gouvernement espère une croissance de 3,2% cette année après 2,9% en 2016. La Croatie a besoin d'une croissance soutenue pour lever des fonds représentant près de 3,5% de son PIB ne serait-ce que pour assurer le service de sa dette.
 

Source : boursorama.com, le 6 avril 2017.
 
 
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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Economie et mouvements sociaux

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