Kolinda Grabar-Kitarović (suite)

Publié le 26 Novembre 2016

3. Kolinda Grabar-Kitarović fait retirer le buste de Tito du palais présidentiel

 

 

Pour la nouvelle cheffe de l’État croate, le Maréchal Tito n’était qu’un « dictateur communiste sanguinaire », comme elle n’a eu de cesse de le répéter tout au long de la dernière campagne électorale. Une fois ses fonctions prises, elle a donc tout naturellement fait retirer le buste de l’ancien dirigeant yougoslave du Pantovčak, le palais présidentiel croate.


 

Le buste du Maréchal Tito qui trônait dans le palais présidentiel croate a été retiré jeudi. La décision a été prise par la nouvelle cheffe de l’État, la très droitière Kolinda Grabar-Kitarović.

Élue de justesse en janvier, Kolinda Grabar-Kitarović n’a eu de cesse de qualifier Josip Broz Tito de « dictateur communiste ». Selon elle, son buste n’avait pas sa place au côté de ceux des autres grandes figures de l’histoire croate.

Cette décision a suscité une avalanche de réactions dans l’opinion publique croate, toujours divisée sur la question de l’héritage yougoslave. La villa, construite à l’origine pour accueillir Tito lors de ses déplacements à Zagreb, est devenu le palais présidentiel de Croatie juste après l’indépendance, en 1992.

Pour certains Croates, le Maréchal Tito reste l’un des plus importants personnages de l’histoire nationale. Malgré ses erreurs, ils retiennent surtout son action à la tête de la résistance antifasciste pendant la Seconde Guerre mondiale, sa rupture avec Staline et sa mise en œuvre d’un socialiste bien moins dur que dans les républiques du bloc soviétique. Pour d’autres, Tito n’est qu’un dictateur atroce, responsables de milliers de morts, dont de nombreux Croates.

Le buste a été donné avec des centaines d’autres objets appartenant à l’ancien chef de l’État au musée qui lui est dédié à Kumrovec, la ville où il est né. C’est là que son anniversaire est célébré chaque année par les nostalgiques de la fédération socialiste. Jusqu’à présent, aucun Président croate ne s’était risqué à retirer le buste de Tito, pas même le très nationaliste père de l’indépendance, Franjo Tuđman.


 

Source : balkans.courriers.info, le 21 mars 2015.

 

 

 

 

 

4. Les quotas de migrants obligatoires de l'UE ne sont pas une bonne solution (présidente croate)

 

Les quotas de migrants obligatoires ne sont pas une bonne solution, car ils ne traitent pas la cause de la migration à laquelle l'Europe devra encore faire face dans les années à venir, a déclaré mercredi la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic.


 

"Il est nécessaire d'arriver à trouver une approche européenne commune, car des solutions partielles ne sont rien de plus qu'une voie sans issue", a souligné la présidente croate à l'issue de sa rencontre avec son homologue slovaque Andrej Kiska à Bratislava.

Mme Grabar-Kitarovic a indiqué qu'il revenait à la décision souveraine des Etats membres de l'UE d'approuver ou de rejeter les quotas obligatoires, selon s'ils estiment qu'ils ont la capacité réelle d'atteindre ces quotas ou non.

La présidente croate a ajouté que l'UE aura à gérer un énorme afflux de personnes, dont une part importante est composée de migrants économiques.

Elle a souligné que même avec les meilleures intentions, l'UE n'a pas encore la capacité nécessaire pour accepter les millions de migrants du monde entier qui souhaitent venir en Europe.

Selon le président Kiska, la discussion à ce sujet en Slovaquie a été grandement déformée par les élections générales à venir. "S'il n'y avait pas les élections en mars prochain, le débat et les politiques individuelles auraient pris une tournure différente", a-t-il ajouté.

Il est nécessaire de faire preuve de solidarité et d'être sûr que la crise migratoire ne mènera pas à une division au sein de l'UE, a souligné M. Kiska.

 

 

 

Source : french.china.org.cn, le 10 décembre 2015.



 

 

5. La présidente croate sur une photo à côté d'un blason oustachi



La présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic a posé, lors d'une récente visite au Canada, à côté d'un drapeau portant le blason du régime oustachi, pro-nazi pendant la seconde guerre mondiale, suscitant l'émoi dans le pays, ont souligné samedi les médias croates.

L'affaire a provoqué une vive controverse et un débat enflammé sur les réseaux sociaux, alors que les services de la présidence assuraient qu'il n'y avait pas matière à polémique.

Le cliché, publié par un Croate vivant au Canada sur sa page Facebook, montre Kolinda Grabar-Kitarovic posant, avec d'autres personnes à ses côtés, devant un drapeau croate orné du blason utilisé par le régime oustachi pendant le deuxième conflit mondial, responsable de la mort de centaines de milliers de Serbes, Juifs, Roms et militants anti-fascistes.

Ce blason oustachi est composé d'une alternance de 25 petits carrés rouges et blancs, le premier en haut à gauche étant un blanc.

Après le deuxième conflit mondial, à l'époque de la Croatie yougoslave, le blason a été remplacé, le premier carré devenant rouge.

En 1990, à l'approche de l'indépendance, les deux versions se côtoyèrent jusqu'à ce qu'une loi, en décembre 1990, décrète que le carré rouge soit le premier.

Nous ne voyons pas matière à polémique, a déclaré la présidence sur la chaîne de télévision N1, rappelant qu'un tel drapeau flottait devant le Parlement croate en 1990.

La position de la présidente sur le régime oustachi est claire et elle s'est exprimée à ce sujet à plusieurs reprises, a ajouté la présidence.

Cette affaire concernant notre présidente est plus que honteuse, a estimé en ligne une habitante de Zagreb, Visnja Skreblin.

Un autre citoyen croate, Mario Babic, a défendu la présidente, estimant qu'il s'agit du blason historique de la Croatie, créé bien avant les pages les plus sombres de l'histoire de la Croatie.

Tihomir Janjicek, qui a publié la photo litigieuse sur sa page Facebook, un jour après la visite de la présidente croate au Canada, a assuré pour sa part que Mme Grabar-Kitarovic avait personnellement donné son accord à l'utilisation du drapeau.

Je n'enlèverai pas cette photo... en dépit des demandes de certaines personnes, a-t-il écrit sur sa page Facebook en saluant ce qu'il a appelé l'esprit croate authentique de Kolinda Grabar-Kitarovic.

Celle-ci a pris ses fonctions en 2015 comme représentante du parti conservateur HDZ. La présidence croate dispose de pouvoirs limités.

L'ancien gouvernement dirigé par le HDZ, qui est tombé en juin, a été accusé de ne pas prêter attention à la progression de l'extrême droite dans le pays, qui cultive la nostalgie du passé oustachi.


 


 

Source : romandie.com, le 26 novembre 2016.

 

 

 

 

 

6. Le "scandale du chocolat" sème la discorde entre Croates et Serbes


Quelques barres de chocolat serbe offertes à des écoliers croates suscitent depuis plusieurs jours les réactions courroucées de hauts responsables des deux pays, envenimant encore les relations entre Belgrade et Zagreb. 
"Racisme", "Scandale des barres chocolatées", excuses publiques de la présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic, contrite d'avoir proposé mardi des barres fabriquées chez le voisin à des enfants de Dubrovnik (sud) à qui elle rendait visite à l'occasion de la bataille de libération de cette ville assiégée plusieurs mois par les forces serbes durant la guerre de 1991-95. 
Sur les réseaux sociaux, des parents crient immédiatement au scandale: ces chocolats ont été produits tout près de la Croatie, à moins de 100 kilomètres, mais en territoire serbe, à Subotica (nord). 
"Voici dans quel Etat nous vivons, voilà ce que (son fils) a obtenu des mains de Kolinda, sa photographie et une barre de chocolat serbe. C'est bien triste le jour de l'anniversaire de nos défenseurs", a écrit un père sur son compte Facebook, un texte rapporté par la presse locale de Dubrovnik.
Face à la bronca qui monte, Kolinda Grabar Kitarovic, membre de l'aile nationaliste du parti de droite au pouvoir (HDZ) choisit de s'excuser publiquement mercredi: "Je suis extrêmement déçue, car personnellement je soutiens la campagne 'Achetons croate'. Il s'avère que les paquets contenaient des produits qui n'ont pas été produits en Croatie (...) cela ne se reproduira plus". "Nous nous excuserons auprès des parents et nous enverrons des produits croates", a-t-elle ajouté auprès des médias croates.
Mais cette contrition n'a eu pour résultat que de déclencher l'ire de plusieurs ministres serbes. "Un exemple de racisme incompréhensible", s'est indigné le ministre du Travail Aleksandar Vulin, appelant l'UE à réagir. "De quelle normalisation des relations parlons nous si un simple chocolat peut provoquer l'intolérance ethnique?", s'est interrogé son collègue du Commerce Rasim Ljajic, également cité dans la presse. 
Le patron de la minorité serbe en Croatie, Milorad Pupovac s'est indigné d'un incident "honteux": "Nous avons tellement de problèmes (...) et voilà que nous jouons aux héros à propos d'un chocolat et que nous propageons la haine", a-t-il dit, s'en prenant à Kolinda Grabar Kitarovic.
Les relations entre Zagreb et Belgrade n'ont jamais été aussi mauvaises depuis la fin des guerres des Balkans en 1995. Usant volontiers d'épithètes comme "tchetniks" ou "oustachis", médias et responsables des deux camps se renvoient régulèrement leur passé et les crimes qu'ils reprochent à leurs voisins, pendant la Seconde Guerre mondiale comme lors des guerres des années 1990. 


 

Source : leparisien.fr, le 9 décembre 2016.






7. La Russie ne doit pas être considérée comme un ennemi (présidente croate)


 

La Russie ne doit pas être considérée comme un ennemi, a indiqué vendredi la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic, citée par des médias locaux.

Mme Grabar-Kitarovic a tenu ces propos lors de la conférence de Munich sur la sécurité, qui s'est ouverte vendredi après-midi en Allemagne.

Selon l'agence de presse croate HINA, la présidente a indiqué que le développement des relations avec la Russie devrait suivre deux pistes : le respect des principes du droit international, et la coopération dans les domaines de la lutte anti-terroriste, les affaires syriennes, et la stabilisation de l'Europe du Sud-Est, entre autres.

"Nous ne devons pas voir la Russie comme un ennemi, mais nous devons être très clairs sur la protection de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale. Tous les pays ont le droit de décider de leur avenir", a-t-elle souligné.


 


 

Source : french.china.org.cn, le 18 février 2017.

 

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes politiques, militaires et diplomates

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