Le quatorzième gouvernement croate

Publié le 20 Octobre 2016

1. Le conservateur croate Plenkovic obtient la confiance du Parlement

 

Le parlement croate a accordé mercredi sa confiance au gouvernement emmené par le chef de file de la formation conservatrice HDZ, Andrej Plenkovic, qui a obtenu le soutien de Most (Le Pont), un parti réformateur de centre-droit.

Le gouvernement a obtenu la confiance de 91 des 151 parlementaires que compte l'assemblée des députés.

Andrej Plenkovic va devoir relancer une économie atone et s'attaquer au déficit budgétaire du pays, l'un des plus endettés de l'Union européenne.

La Croatie a été désertée par de nombreux investisseurs étrangers qui lui reprochent la lourdeur de sa bureaucratie, une fiscalité élevée, son cadre législatif changeant et la lenteur de son système judiciaire.

Andrej Plenkovic doit présenter le mois prochain son projet de budget 2017 et il reflétera selon lui sa volonté de réduire le déficit budgétaire et l'endettement public qui représente actuellement 85% du produit intérieur brut du pays.


 

Source : zonebourse.com, le 19 octobre 2016.

 

2. Trois ministres limogés, coalition à l'épreuve


 

Le Premier ministre croate Andrej Plenkovic a limogé jeudi trois ministres issus d'une formation qui compose la majorité, en raison de leur désaccord avec la politique du gouvernement, mettant à l'épreuve la coalition au pouvoir.

Cette décision surprise n'intervient que six mois après les élections en septembre et risque d'entraîner un nouveau scrutin anticipé.
"C'est un coup très sérieux (porté à la coalition au pouvoir, ndlr), surtout que Plenkovic renonce à trois très bons ministres", estime l'analyste politique Ivan Rimac.

Il s'agit des ministres de l'Intérieur, de la Justice, ainsi que de l'Energie et de l'Environnement, respectivement Vlaho Orepic, Ante Sprlje et Slaven Dobrovic. Ils appartiennent tous à la formation de "Most" (Le Pont) qui a rejoint les conservateurs de l'Union démocratique croate de M. Plankovic (HDZ) pour former le gouvernement.

Les trois ministres venaient de voter contre un rejet par le gouvernement d'une motion de censure visant le ministre des Finances, Zdravko Maric. Un comportement que M. Plenkovic n'a pas toléré.
"Les ministres qui ne sont pas capables d'accorder leur soutien à un collègue ne peuvent pas être les membres de mon gouvernement", a expliqué Andrej Plenkovic.

Le chef de "Most", Bozo Petrov, qui est le président du Parlement, a accusé M. Plenkovic d'avoir "entamé la destruction du gouvernement".
M. Plenkovic assure pour sa part que le HDZ va assurer une majorité qui permettra à son gouvernement de "continuer le travail".

L'opposition réclame le départ du ministre des Finances, mettant en cause sa "crédibilité" dans la gestion de la crise suscitée par les graves difficultés que traverse le géant de l'agroalimentaire local, Agrokor, où Zdravko Maric était directeur exécutif avant d'arriver au gouvernement.

Le groupe, qui emploie quelque 60.000 personnes, est perclus de dettes et sa faillite mettrait en danger le fragile équilibre économique du pays. Le gouvernement a fait voter début avril une loi visant à sauver la compagnie et a nommé un administrateur chargé de sa restructuration.


 


 

Source : lorientlejour.com, le 27 avril 2017.

 

 

3. Nouveau gouvernement de coalition, le 3e en deux ans


 

Le premier ministre croate conservateur, Andrej Plenkovic, a obtenu le soutien du parlement à son nouveau gouvernement de coalition, le troisième en deux ans.

L'Union démocratique croate (HDZ) d'Andrej Plenkovic, un ancien diplomate de 47 ans, dispose de 58 députés au Parlement sur 151, ce qui l'oblige à nouer des accords de coalition pour gouverner.

En avril, Andrej Plenkovic s'était séparé, à la surprise générale, de ses ministres du parti Most, leur reprochant un manque de solidarité gouvernementale. Cette décision avait mis fin à un gouvernement de coalition, six mois seulement après sa constitution.

La précédente coalition gouvernementale, composée également de la HDZ et de Most, n'avait tenu que cinq mois, tombant pour une affaire de conflit d'intérêts.

Cette fois, M. Plenkovic a reçu le soutien du petit parti libéral HNS qui, selon des analystes, pourrait contribuer à recentrer la politique gouvernementale.

Sept nouveaux ministres ont été désignés, l'Éducation et la Construction revenant au HNS.

Chaque ministre a été validé, lors de votes séparés, par une majorité de 78 voix.

M. Plenkovic s'est félicité d'avoir évité l'organisation de nouvelles élections, estimant que cela démontrait «la maturité politique» de ce pays de 4,2 millions d'habitants.


 

Source : lapresse.ca, le 9 juin 2017.

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Thèmes politiques et identitaires

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