Dragan Vasiljković

Publié le 21 Septembre 2016

1. Accusé de crimes de guerre, le «Capitaine Dragan» devant la justice


 

Le procès de l'ex-chef paramilitaire serbe Dragan Vasiljkovic, «Capitaine Dragan», s'est ouvert ce mardi 20 septembre à Split, en Croatie. Il est accusé de torture et d'assassinats de civils et de policiers croates à Knin, bastion des séparatistes serbes, pendant le conflit de 1991-95 en Croatie.


 

Il était devenu professeur de golf à Perth en Australie. Aujourd’hui, il doit répondre des exactions de son unité dans les annés 1990 devant un tribunal à Split sur la côte dalmate. Accusé d'avoir ordonné la torture et l'assassinat de prisonniers croates, le « Capitaine Dragan », né à Belgrade, était d’abord retourné vivre en Serbie avant d'émigrer en Australie. C’est là qu’il a été arrété en 2006 alors qu’il se faisait passer pour un homme du nom de Daniel Snedden.

Extradé l'année dernière après une longue bataille judiciaire, Dragan, âgé de 61 ans, dément avoir commis des crimes de guerre, mais reconnaît avoir entraîné des recrues, tué des ennemis au combat et mené des interrogatoires.

Le procès devrait durer plusieurs semaines, non loin du lieu des exactions reprochées à sa section, chargée d'« opérations spéciales » au sein des forces paramilitaires serbes pendant la guerre. En tant que commandant d'une unité paramilitaire, il n'a « rien fait pour éviter ou punir de tels crimes » et y a même parfois participé, selon le procureur. Reponsable d'une attaque meurtrière en juillet 1991, au cours de laquelle un civil croate et un journaliste allemand ont été tués, il aurait ordonné de tirer « sur des habitations depuis des chars avec des mortiers et encouragé des snipers à tirer sur des civils ».


 

Source : rfi.fr, le 20 septembre 2016.

 

 

 

2. Le "Capitaine Dragan" condamné à 15 ans de prison


 

L'ex-paramilitaire serbe Dragan Vasiljkovic, surnommé "Capitaine Dragan", a été condamné à 15 ans de prison par un tribunal croate pour des crimes de guerre.

L'ex-paramilitaire serbe Dragan Vasiljkovic, alias "Capitaine Dragan", a été condamné mardi à 15 ans de prison par un tribunal croate pour des crimes de guerre contre des civils et des prisonniers croates pendant le conflit de 1991-95.

Après la guerre dans l'ex-république yougoslave, Vasiljkovic s'était réfugié en Serbie avant d'émigrer en Australie où il s'était reconverti en professeur de golf. Après avoir obtenu la nationalité australienne, il avait été arrêté en 2006. La Croatie a obtenu son extradition en juillet 2015.

Dragan Vasiljkovic, 62 ans, a été déclaré coupable d'avoir torturé des prisonniers à Knin, le bastion des rebelles serbes de Croatie, et d'être le maître d'oeuvre d'une attaque meurtrière contre la ville de Glina (centre).

Dans la prison improvisée mise en place à Knin (sud), des prisonniers croates avaient été battus "à mains nues et à coups de pied, avec des nerfs de boeufs", ou auxquels ont été enfoncés "des pistolets dans la bouche", selon l'acte d'accusation. 

Vasiljkovic n'a "rien fait pour éviter ou sanctionner de tels crimes" et y a même parfois participé, selon la même source.

"Capitaine Dragan" est également coupable d'avoir d'orchestré une attaque meurtrière à Glina (centre) en juillet 1991. Un civil croate et un journaliste allemand avaient été tués.

A l'ouverture de son procès, en septembre 2016, dans la ville côtière de Split, Vasiljkovic avait plaidé non coupable. Il a récemment qualifié le procès "de persécution fasciste obsessive". 

"Je n'ai pas commis les crimes qui me sont reprochés dans l'accusation et ils n'ont de surcroît pas eu lieu", avait-il déclaré.

Ses avocats ont fait valoir que leur client n'avait pas eu droit à un procès équitable en raison du fait qu'il est Serbe.   

"L'accusé était membre d'une armée ennemie et c'est le seul fait qui a été établi dans cette affaire (...) ce n'est pas un crime", a déclaré l'un d'eux Tomislav Filakovic. Il a annoncé qu'il interjetterait appel du verdict.

Serbe né à Belgrade, le "Capitaine Dragan" commandait une unité paramilitaire serbe en charge des "opérations spéciales" dans le sud et le centre de la Croatie.

La déclaration d'indépendance en 1991 de la Croatie avait déclenché un conflit avec des forces rebelles serbes, soutenues par Belgrade. Vingt mille personnes ont péri dans ce conflit.


 

Source : parismatch.com, le 26 septembre 2017.

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Serbie-Croatie

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