L'acquittement de Vojislav Šešelj

Publié le 31 Mars 2016

1. Le Premier ministre croate dénonce l'acquittement honteux de l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj


 

Le Premier ministre croate Tihomir Oreskovic a dénoncé jeudi le verdict honteux du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) qui a acquitté l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj de l'ensemble de neuf accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

C'est un jugement honteux. C'est une défaite du tribunal de la Haye et du Parquet, a déclaré à la presse M. Oreskovic.

Il est l'homme (...) qui est l'auteur du mal et qui n'a montré aucun remords, ni à l'époque, ni aujourd'hui, a-t-il ajouté, en s'exprimant à Vukovar, ville de l'est de la Croatie qui avait été pratiquement rasée par l'artillerie serbe au début du conflit serbo-croate (1991-95).

Vojislav Seselj, 61 ans, connu pour sa violence verbale, était accusé par le procureur du TPIY d'avoir propagé une politique visant à réunir tous "les territoires serbes" dans un Etat serbe homogène, qu'il appelait la "Grande Serbie", ainsi que des tortures et des expulsions de non-Serbes en Bosnie et en Croatie dans les années 1990.

Les juges du TPIY ont toutefois affirmé qu'il n'était pas "le chef hiérarchique" des milices de son parti politique, et ne peut donc être tenu pénalement responsable des crimes commis.

A Vukovar aussi, le président d'une association d'anciens prisonniers de guerre croates, Danijel Rehak, a exprimé une "profonde déception" à cause de l'acquittement de M. Seselj.

"Ce verdict est mauvais pour nous tous, il ne contribue pas à la réconciliation. Seselj prônait la Grande Serbie alors que tout le monde fait semblant d'être naïf", a déclaré M. Rehak à l'AFP.

La proclamation en 1991 par la Croatie de son indépendance de la Yougoslavie a été suivie d'une guerre entre les forces de Zagreb et les rebelles serbes de Croatie, soutenus par Belgrade, qui s'y opposaient. Ce conflit a fait environ 20.000 morts.


 


 

Source : romandie.com, le 31 mars 2016.

 

 

 

 

 

2. Vojislav Seselj interdit d'entrée en Croatie


 

Les autorités croates ont interdit jeudi l'entrée sur le territoire de la Croatie à l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, acquitté par le TPIY de toutes les accusations qui pesaient contre lui pour son rôle dans les guerres qui déchirèrent l'ex-Yougoslavie dans les années 90.

 

"Le ministère de l'Intérieur a informé la police des frontières lui demandant d'interdire à Seselj l'entrée en Croatie s'il se présente à un poste-frontière", a déclaré à l'AFP Helena Biocic, porte-parole de la police.

Cette décision a été prise en vertu de la loi sur les étrangers stipulant que l'entrée sur le territoire de la Croatie peut être refusée à un ressortissant étranger s'il représente une menace pour l'ordre public, la santé publique ou pour la sécurité du pays.

Elle intervient quelques heures seulement après la lecture du verdict de M. Seselj devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) qui a acquitté le leader ultranationaliste, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant les conflits en Croatie (1991-95) et en Bosnie (1992-95).

Le Premier ministre croate Tihomir Oreskovic a qualifié le verdict de "honteux". M. Seselj est l'homme "qui est l'auteur du mal et qui n'a montré aucun remords, ni à l'époque, ni aujourd'hui", a-t-il affirmé.

La présidente croate Kolinda Grabar Kitarovic a estimé que le verdict représentait "un coup très sérieux porté au droit international". "La Croatie ne peut pas et n'acceptera pas ce verdict honteux et continuera de faire tout son possible pour que justice soit faite", a-t-elle déclaré, citée par l'agence nationale Hina.


 

Source : 7sur7.be, le 31 mars 2016.

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Serbie-Croatie

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