Kolinda Grabar-Kitarović

Publié le 13 Janvier 2015

1. La diplomate Kolinda Grabar-Kitarovic prend les rênes de la Croatie

 

 

La candidate de centre droit, Kolinda Grabar-Kitarovic, a été élue dimanche 11 janvier présidente de Croatie.

 

Cette mère de famille issue d’un milieu modeste promet un renouveau économique à son pays.

La première présidente de l’histoire croate ne fait presque pas ses 46 ans. Kolinda Grabar-Kitarovic est une femme rompue depuis longtemps aux us des hautes sphères diplomatiques.

De son début de carrière, en 1992, à la présidentielle de 2015, cette diplômée en relations internationales, qui a étudié dans plusieurs universités aux États-Unis, n’a occupé que des postes dans le milieu diplomatique.

Conseillère en la matière pour divers ministères croates, diplomate à l’ambassade du pays au Canada puis, à partir de 2011, adjointe du secrétaire général de l’Otan : les postes internationaux ont jalonné sa carrière.

Même en Croatie, elle y est abonnée. Kolinda Grabar-Kitarovic, qui parle anglais, espagnol et portugais, a été successivement ministre de l’Intégration européenne, de 2003 – année où elle a été élue députée – à 2005, puis est devenue ministre des affaires étrangères jusqu’à 2008.

 

Des origines modestes

Durant sa campagne, elle a largement martelé qu’elle est « une femme du peuple ». Soucieuse de paraître proche des Croates, cette mère de deux enfants – un garçon, une fille – a assuré que « la patrie et la famille sont [son] choix de vie ».

Et s’est targuée d’être, au sein de l’Otan, la seule personne « sachant traire une vache ». Car ses origines sont modestes : née à Rijeka, ville portuaire de l’Adriatique, cette fille de boucher a grandi à la campagne.

 

Libéralisme sociétal

Malgré son appartenance au parti conservateur HDZ, dont elle fait partie des modérés, elle s’est voulue ouverte sur les questions de société durant la campagne.

Faisant de son conjoint un « papa de profession », cette catholique pratiquante a pris des positions favorables vis-à-vis de l’homosexualité et de l’avortement, et souhaite autoriser le cannabis à but thérapeutique.

Pour séduire les nationalistes, dont le report de voix au second tour était décisif, Kolinda Grabar-Kitarovic s’est montrée ferme sur l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne, actuellement en négociation, contre laquelle elle a promis de lutter.

 

Lutter contre la corruption

Mais l’essentiel de sa présidence se jouera sur l’économie, dont elle a fait l’axe moteur de son programme électoral au titre alléchant, « Pour une meilleure Croatie ». Car l’entrée du pays dans l’Union européenne n’a pas permis d’enrayer l’effrayante spirale dans laquelle il est empêtré : en récession presque ininterrompue depuis six ans, son taux de chômage culmine à 17 %.

 

La nouvelle présidente souhaite à la fois relancer la production par l’attraction d’investissements étrangers et lutter contre la corruption qui mine le pays et son économie. Un ambitieux programme qu’elle a désormais cinq ans pour appliquer.

 

 

Par Youness Bousenna

Source : la-croix.com, le 12 janvier 2015.

 

 

 

 

2. Investiture de la présidente : l'unité est-elle possible ?


 

"C’est l'heure d'une nouvelle unité croate", titre Jutarnji List. Le quotidien de Zagreb cite les propos de la nouvelle présidente croate, Kolinda Grabar Kitarovic, prononcés lors de la cérémonie d'investiture le 15 février.

Selon le journal, cet appel à "abandonner la polarisation dramatique de la société croate", ainsi qu'à "se tourner vers l’avenir", constitue le message clé de l'adresse inaugurale de Mme Grabar Kitarovic. Toutefois, 
Jutarnji Lists'interroge au sujet de la sincérité de ces mots : "Etant donné le nombre de personnes invitées à la cérémonie d'investiture connues pour leur discours de haine et leurs positions idéologiques tranchées, voire révisionnistes […], ou même la présence de certains responsables de crimes, on a quelques doutes", note le quotidien.

Quant à la cérémonie d’investiture, 
Jutarnji List la trouve "digne", bien qu’un peu "surdimensionnée" : "Pour un Etat au bord de la faillite, il y avait peu de modestie et trop de faste et de pompe. La cérémonie faisait penser plus à un couronnement qu'à la prestation de serment de la présidente d'un Etat démocratique moderne", estime le quotidien. 


 

Source : courrierinternational.com, le 16 février 2015.

 

 

 

 

3. Kolinda Grabar-Kitarović fait retirer le buste de Tito du palais présidentiel

 

 

Pour la nouvelle cheffe de l’État croate, le Maréchal Tito n’était qu’un « dictateur communiste sanguinaire », comme elle n’a eu de cesse de le répéter tout au long de la dernière campagne électorale. Une fois ses fonctions prises, elle a donc tout naturellement fait retirer le buste de l’ancien dirigeant yougoslave du Pantovčak, le palais présidentiel croate.


 

Le buste du Maréchal Tito qui trônait dans le palais présidentiel croate a été retiré jeudi. La décision a été prise par la nouvelle cheffe de l’État, la très droitière Kolinda Grabar-Kitarović.

 

Élue de justesse en janvier, Kolinda Grabar-Kitarović n’a eu de cesse de qualifier Josip Broz Tito de « dictateur communiste ». Selon elle, son buste n’avait pas sa place au côté de ceux des autres grandes figures de l’histoire croate.

Cette décision a suscité une avalanche de réactions dans l’opinion publique croate, toujours divisée sur la question de l’héritage yougoslave. La villa, construite à l’origine pour accueillir Tito lors de ses déplacements à Zagreb, est devenu le palais présidentiel de Croatie juste après l’indépendance, en 1992.

Pour certains Croates, le Maréchal Tito reste l’un des plus importants personnages de l’histoire nationale. Malgré ses erreurs, ils retiennent surtout son action à la tête de la résistance antifasciste pendant la Seconde Guerre mondiale, sa rupture avec Staline et sa mise en œuvre d’un socialiste bien moins dur que dans les républiques du bloc soviétique. Pour d’autres, Tito n’est qu’un dictateur atroce, responsables de milliers de morts, dont de nombreux Croates.

Le buste a été donné avec des centaines d’autres objets appartenant à l’ancien chef de l’État au musée qui lui est dédié à Kumrovec, la ville où il est né. C’est là que son anniversaire est célébré chaque année par les nostalgiques de la fédération socialiste. Jusqu’à présent, aucun Président croate ne s’était risqué à retirer le buste de Tito, pas même le très nationaliste père de l’indépendance, Franjo Tuđman.


 

Source : balkans.courriers.info, le 21 mars 2015.

 

 

 

 

 

4. Les quotas de migrants obligatoires de l'UE ne sont pas une bonne solution (présidente croate)

 

Les quotas de migrants obligatoires ne sont pas une bonne solution, car ils ne traitent pas la cause de la migration à laquelle l'Europe devra encore faire face dans les années à venir, a déclaré mercredi la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic.


 

"Il est nécessaire d'arriver à trouver une approche européenne commune, car des solutions partielles ne sont rien de plus qu'une voie sans issue", a souligné la présidente croate à l'issue de sa rencontre avec son homologue slovaque Andrej Kiska à Bratislava.

Mme Grabar-Kitarovic a indiqué qu'il revenait à la décision souveraine des Etats membres de l'UE d'approuver ou de rejeter les quotas obligatoires, selon s'ils estiment qu'ils ont la capacité réelle d'atteindre ces quotas ou non.

La présidente croate a ajouté que l'UE aura à gérer un énorme afflux de personnes, dont une part importante est composée de migrants économiques.

Elle a souligné que même avec les meilleures intentions, l'UE n'a pas encore la capacité nécessaire pour accepter les millions de migrants du monde entier qui souhaitent venir en Europe.

Selon le président Kiska, la discussion à ce sujet en Slovaquie a été grandement déformée par les élections générales à venir. "S'il n'y avait pas les élections en mars prochain, le débat et les politiques individuelles auraient pris une tournure différente", a-t-il ajouté.

Il est nécessaire de faire preuve de solidarité et d'être sûr que la crise migratoire ne mènera pas à une division au sein de l'UE, a souligné M. Kiska.

 

 

 

Source : french.china.org.cn, le 10 décembre 2015.

 

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes politiques, #militaires et diplomates

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