Josip Novakovich

Publié le 24 Mars 2014

Josip Novakovich

 

 

Josip Novakovich est né à Daruvar en 1956. Il a émigré aux États-Unis à l’âge de vingt ans. Il est l’auteur d’un roman, d’essais et d’un grand nombre de nouvelles, qu’il a parfois rassemblées en recueils. Il a également écrit sur la création littéraire, sujet qu’il enseigne à l’Université Concordia.


 

Poisson d'avril


 

Josip Novakovich dresse un portrait féroce, sans concession, mais rempli d'humour de la Yougoslavie du temps de Tito dans son best-seller Poisson d'avril.


 

L'ouvrage, traduit en plusieurs langues depuis sa parution en 2004, est finalement proposé cette année en français, aux Éditions Boréal. Il raconte l'histoire extraordinaire d'Ivan Dolinar, né le 1er avril 1948 dans la Yougoslavie du maréchal Tito. Sa vie prend un tournant mouvementé lorsqu'une mauvaise blague l'expédie dans un camp de travail, à l'âge de 19 ans.

À la veille de la guerre civile, Ivan est libéré. Il se retrouve comme un pion au milieu d'un échiquier, où les règles changent sans cesse et sans avertissement. Josip, totalement libre, pouvait faire n'importe quoi.

Josip Novakovich crée, avec ce roman pittoresque, une satire politique et un portrait saisissant de la condition humaine, en posant sa lentille grossissante sur un lieu et un régime qui sont peu familiers aux Occidentaux.

S’amuser en écrivant

«Je voulais dresser une chronique du régime totalitaire et du socialisme, à travers l'expérience d'un homme qui a de grandes ambitions, dans sa jeunesse, alors qu'il est dans la Yougoslavie socialiste. Et qui, vers la fin, se rend compte qu'il ne peut s'échapper de sa ville natale ni réaliser ses projets professionnels. Je voulais vraiment m'amuser en décrivant la Yougoslavie de l'époque», explique l'auteur en entrevue téléphonique.

Il partage quelques traits avec Ivan, un personnage truculent, énergique, qui a une soif incroyable de liberté et d'autonomie. «Dans le temps, il y avait beaucoup de conformisme. Nous devions tous être de petits marxistes, renier la religion et l'existence de Dieu. Enfant, j'étais religieux. C'était difficile: à l'école je devais être athée et à l'église, je devais être croyant, ce qui me forçait à avoir une double identité, en quelque sorte. Nous avons tous grandi dans l'hypocrisie.»


 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Ecrivains

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