Kolinda Grabar-Kitarović

Publié le 18 Janvier 2014

Kolinda Grabar-Kitarović

 

Née à Rijeka, en Croatie, Mme Grabar-Kitarović est titulaire d’un master en relations internationales de la Faculté des sciences politiques de l’Université de Zagreb. Elle a également été titulaire d'une bourse Fulbright à l’Université George Washington, chercheuse dans le cadre d’une bourse Luksic à la Kennedy School of Government de l’Université de Harvard, et boursière invitée à la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) de l’Université Johns Hopkins à Washington, D.C. Elle a commencé sa carrière en 1992 en tant que conseillère au Département de la coopération internationale du ministère croate de la Science et de la Technologie, avant de devenir conseillère au ministère des Affaires étrangères croate.  

En 1995, Mme Grabar-Kitarović devient directrice du Département Amérique du Nord du ministère des Affaires étrangères, et de 1997 à 2000, elle exerce les fonctions de conseillère diplomatique et de chef adjointe de la mission à l’Ambassade de Croatie au Canada. Elle retourne ensuite au ministère des Affaires étrangères en tant que ministre conseillère.

Élue au Parlement croate en novembre 2003, Mme Grabar-Kitarović devient en décembre de la même année ministre de l'Intégration européenne. En février 2005, elle prête serment en tant que ministre des Affaires étrangères de son pays, avec pour principale tâche de faire entrer la Croatie dans l'Union européenne et dans l'OTAN.

Mme Grabar-Kitarović parle couramment le croate, l'anglais, l'espagnol et le portugais. Elle est la première femme à occuper un poste de secrétaire général adjoint à l'OTAN.

Kolinda Grabar-Kitarović a pris ses fonctions de secrétaire générale adjointe pour la diplomatie publique de l’OTAN le 4 juillet 2011.


 

Source : http://www.nato.int/cps/fr/natolive/who_is_who_76170.htm

 

 

1. La diplomate Kolinda Grabar-Kitarovic prend les rênes de la Croatie

 

 

La candidate de centre droit, Kolinda Grabar-Kitarovic, a été élue dimanche 11 janvier présidente de Croatie.

 

Cette mère de famille issue d’un milieu modeste promet un renouveau économique à son pays.

La première présidente de l’histoire croate ne fait presque pas ses 46 ans. Kolinda Grabar-Kitarovic est une femme rompue depuis longtemps aux us des hautes sphères diplomatiques.

De son début de carrière, en 1992, à la présidentielle de 2015, cette diplômée en relations internationales, qui a étudié dans plusieurs universités aux États-Unis, n’a occupé que des postes dans le milieu diplomatique.

Conseillère en la matière pour divers ministères croates, diplomate à l’ambassade du pays au Canada puis, à partir de 2011, adjointe du secrétaire général de l’Otan : les postes internationaux ont jalonné sa carrière.

Même en Croatie, elle y est abonnée. Kolinda Grabar-Kitarovic, qui parle anglais, espagnol et portugais, a été successivement ministre de l’Intégration européenne, de 2003 – année où elle a été élue députée – à 2005, puis est devenue ministre des affaires étrangères jusqu’à 2008.

 

Des origines modestes

Durant sa campagne, elle a largement martelé qu’elle est « une femme du peuple ». Soucieuse de paraître proche des Croates, cette mère de deux enfants – un garçon, une fille – a assuré que « la patrie et la famille sont [son] choix de vie ».

Et s’est targuée d’être, au sein de l’Otan, la seule personne « sachant traire une vache ». Car ses origines sont modestes : née à Rijeka, ville portuaire de l’Adriatique, cette fille de boucher a grandi à la campagne.

 

Libéralisme sociétal

Malgré son appartenance au parti conservateur HDZ, dont elle fait partie des modérés, elle s’est voulue ouverte sur les questions de société durant la campagne.

Faisant de son conjoint un « papa de profession », cette catholique pratiquante a pris des positions favorables vis-à-vis de l’homosexualité et de l’avortement, et souhaite autoriser le cannabis à but thérapeutique.

Pour séduire les nationalistes, dont le report de voix au second tour était décisif, Kolinda Grabar-Kitarovic s’est montrée ferme sur l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne, actuellement en négociation, contre laquelle elle a promis de lutter.

 

Lutter contre la corruption

Mais l’essentiel de sa présidence se jouera sur l’économie, dont elle a fait l’axe moteur de son programme électoral au titre alléchant, « Pour une meilleure Croatie ». Car l’entrée du pays dans l’Union européenne n’a pas permis d’enrayer l’effrayante spirale dans laquelle il est empêtré : en récession presque ininterrompue depuis six ans, son taux de chômage culmine à 17 %.

 

La nouvelle présidente souhaite à la fois relancer la production par l’attraction d’investissements étrangers et lutter contre la corruption qui mine le pays et son économie. Un ambitieux programme qu’elle a désormais cinq ans pour appliquer.

 

 

Par Youness Bousenna

Source : la-croix.com, le 12 janvier 2015.

 

 

 

 

2. Investiture de la présidente : l'unité est-elle possible ?


 

"C’est l'heure d'une nouvelle unité croate", titre Jutarnji List. Le quotidien de Zagreb cite les propos de la nouvelle présidente croate, Kolinda Grabar Kitarovic, prononcés lors de la cérémonie d'investiture le 15 février.

Selon le journal, cet appel à "abandonner la polarisation dramatique de la société croate", ainsi qu'à "se tourner vers l’avenir", constitue le message clé de l'adresse inaugurale de Mme Grabar Kitarovic. Toutefois, 
Jutarnji Lists'interroge au sujet de la sincérité de ces mots : "Etant donné le nombre de personnes invitées à la cérémonie d'investiture connues pour leur discours de haine et leurs positions idéologiques tranchées, voire révisionnistes […], ou même la présence de certains responsables de crimes, on a quelques doutes", note le quotidien.

Quant à la cérémonie d’investiture, 
Jutarnji List la trouve "digne", bien qu’un peu "surdimensionnée" : "Pour un Etat au bord de la faillite, il y avait peu de modestie et trop de faste et de pompe. La cérémonie faisait penser plus à un couronnement qu'à la prestation de serment de la présidente d'un Etat démocratique moderne", estime le quotidien. 


 

Source : courrierinternational.com, le 16 février 2015.

 

 

 

Suite 

 

 

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes politiques, militaires et diplomates

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