Publié le 22 Juin 2017

Les taxis de Zagreb contre Uber

 

Les taxis croates ont manifesté à Zagreb mercredi contre la concurrence selon eux déloyale et illégale d'Uber.

Ils ont reçu le soutien de leur Premier ministre, Andrej Plenkovic, selon qui ce mode de transport urbain était "contraire à la législation croate en vigueur". Il a annoncé, sans détail, des "changements adéquats et des amendements aux lois en vigueur".

Quelque 900 taxis, selon les organisateurs, ont bloqué une des artères principales du centre, l'avenue Vukovarska, pour exiger l'interdiction du groupe américain de location de voitures avec chauffeur.

"Nous avons épuisé toutes les options légales. Il ne nous reste que ça", a déclaré Bozo Miletic, un porte-parole des taxis, selon qui "Uber est illégal".

Uber, qui s'est implanté en Croatie en 2015, a dénoncé pour sa part une "pression inacceptable" exercée en période touristique. Selon la compagnie, quelque 100.000 personnes utilisent son application dans ce pays de 4,2 millions d'habitants. Elle a annoncé en juin la mise en place d'un service de transport par bateau sur sa côte adriatique.

Début juin, c'est le centre de Varsovie qui avait ét bloqué par des taxis protestant contre Uber. De tels mouvements ont été organisés dans de nombreuses villes européennes, Paris, Bruxelles, Madrid, Barcelone, Rome...


Source : lefigaro.fr, le 21 juin 2017. 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Transport et tourisme

Repost 0

Publié le 20 Juin 2017

Des catholiques croates en conflit avec l'archevêché de Paris 


 

L’ABCMC, association loi 1901 agissant au nom de la communauté catholique croate, doit quitter l’église de Saints-Cyrille-et-Méthode qu’elle occupe illégalement depuis dix ans.

Une partie des paroissiens croates accuse l’archevêché de Paris de vouloir « expulser ses frères catholiques ».

« Chrétiens croates expulsés par le diocèse de Paris. » Les banderoles exhibées par les paroissiens de Saints-Cyrille-et-Méthode venus manifester dimanche 18 juin, rue Bagnolet à Paris, ont frappé les esprits. Installée depuis 1990 dans cette église du vingtième arrondissement, la mission catholique croate, représentée par une association de loi 1901 (ABCMC), vient de faire l’objet d’une décision de justice confirmant en appel son expulsion et le paiement d’une somme d’argent au titre de l’indemnité d’occupation.

« Nous sommes interloqués, déçus et choqués que des frères catholiques se comportent ainsi envers d’autres catholiques », s’insurgent dans un texte adressé à La Croix des paroissiens de la mission croate. « A l’heure où des églises se ferment faute de paroissiens, faute d’entretien, des catholiques qui ont reconstruit une église sur leurs propres deniers et l’ont entretenue, l’ont fait vivre, se font expulser comme des malpropres par leurs frères catholiques, poursuivent les rédacteurs. C’est inadmissible. »

Un bail signé en 1990 pour 17 ans

Pour comprendre cette situation, il faut remonter à la fin des années 1980 lorsque le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, décide d’attribuer à la mission catholique croate – présente en France depuis 1954 – une église et des locaux plus adaptés à la croissance de la communauté. Son choix se porte sur l’église Saints-Cyrille-et-Méthode, construite dans les années 1930 juste en face de l’église Saint-Germain de Charonne.

Pour encadrer juridiquement l’opération, une convention est signée entre l’archevêché de Paris et l’Association de bienfaisance culturelle de la mission croate (ABCMC), fixant la durée d’occupation des lieux à 17 ans. Les travaux réalisés sont pris en charge à moitié par l’archevêché, l’autre moitié par l’association.

« Mais avec le temps, les tensions se sont accumulées autour des questions matérielles, explique Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris. Au terme des 17 années d’occupation, la convention n’a donc pas été renouvelée mais l’association ne l’a jamais accepté et continue de se conduire en propriétaire des lieux. »

Malgré deux jugements défavorables, une partie des paroissiens emmenés par l’ABCMC accuse toujours les catholiques parisiens de vouloir chasser leurs « frères croates ».

La mission catholique croate autorisée à poursuivre ses activités

« C’est de la calomnie, se désole le P. Rémi Griveaux, curé de Saint Germain de Charonne. Il n’a évidemment jamais été question de mettre les Croates dehors ! Nous sommes en présence d’une association civile loi 1901, l’ABCMC, qui s’est arrogée un pouvoir énorme et prétend représenter l’ensemble des catholiques croates. »

Malgré le non-renouvellement de la convention et les décisions de justice, les messes continuent d’être célébrées à Saints-Cyrille-et-Méthode et les enfants croates y sont toujours catéchisés. La paroisse Saint-Germain de Charonne entend cependant retrouver la pleine maîtrise des locaux tout en continuant de permettre à la mission catholique croate d’y tenir ses activités.

« En récupérant ses locaux, la paroisse Saint-Germain ne pourra que retrouver une certaine vitalité, poursuit le P. Griveaux. Quant aux Croates, il est important qu’ils comprennent qu’on ne leur vole rien. Pour ma part j’ai toujours distingué entre les fidèles de la paroisse et l’ABCMC qui aurait dû agir autrement. »

Au plan canonique, la mission catholique croate est représentée par un aumônier, le P. Tomislav Kraljevic, un religieux dominicain, nommé par l’archevêque de Paris sur proposition des évêques croates.


 


 

Par Samuel Lieven

Source : la-croix.com, le 20 juin 2017.



 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #France-Croatie

Repost 0

Publié le 17 Juin 2017

Le plus grand paquebot à voiles carrées du monde mis à l'eau en Croatie


 

Le futur navire amiral de la compagnie monégasque Star Clippers a été mis à l’eau samedi 10 juin dans le chantier naval croate Brodosplit.

Avec 162 mètres de long pour une capacité de 300 passagers et 150 membres d’équipage, ce Flying Clipper sera lors de son entrée en service prévue pour 2018 le plus grand paquebot à voiles carrées du monde.

Cette réplique du cinq mâts barque France II livré en 1913 par les forges et chantiers de la Gironde disposera de 6 347 m2 de voiles qui devraient lui permettre d’atteindre les 20 nœuds en conditions de vent favorable. Le navire, qui affiche une jauge brute de 8 700 tonnes, dispose aussi de deux moteurs électriques alimentés par quatre groupes électrogènes pour une vitesse de 16 nœuds.

Classé au DNV GL, ce voilier à coque en acier applique les règles de construction les plus modernes, dont la norme Safe Return to Port exigée depuis juillet 2010 pour les nouveaux navires à passagers de plus de 120 mètres de long.

Comme ses collègues à moteurs, le Flying Clipper dispose de deux salles de machine et d’une passerelle de secours.

Classé glace, il pourra aussi naviguer en Arctique et Antarctique. Quatrième navire de Star Clippers, il rejoindra les trois autres paquebots à voile Royal Clipper (227 passagers) , Star Clipper et Star Flyer (170).


 

Source : lemarin.fr, le 12 juin 2017.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Economie et mouvements sociaux

Repost 0

Publié le 13 Juin 2017

Uber embarque les clients en bateau


 

UberBoat fait ses débuts à la fin du mois, le long des côtes et des îles croates.

Après la voiture, le bateau. À partir du 26 juin, et pendant tout l’été, un service de bateau à la demande est proposé aux habitants et aux touristes pour se déplacer le long du littoral croate. Les utilisateurs de l’application Uber pourront ainsi commander un speed boat. C’est la première fois que le service UberBoat est proposé comme option de mobilité de manière continue, précise un communiqué.

Jusqu’à une journée complète

Deux options sont activées, avec la possibilité de partager la course à plusieurs. Une liaison est mise en place entre Split ou Divulje (aéroport de Split) et Hvar (et inversement), pour 352 euros sur la base de 8 personnes ou 440€ avec 12 passagers. De plus, une excursion d’une demie journée à une journée complète est commercialisée, au départ de Split, Hvar et Dubrovnik, en vue de découvrir les îles voisines. Comptez en moyenne 980€ pour 8 personnes pour une journée complète. Les passagers pourront déterminer leur itinéraire, visiter les grottes bleues de la région, aller d’île en île et l’excursion se terminera par le point de départ.


 

Source : lechotouristique.com, le 12 juin 2017.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Transport et tourisme

Repost 0

Publié le 10 Juin 2017

Aides d'État: la Commission autorise le nouveau plan national croate 2017-2023 pour le haut débit, doté d'une enveloppe de 101 millions d'euros


 

La Commission européenne a estimé que le plan de la Croatie pour le haut débit axé sur le réseau de nouvelle génération (NGN), assorti d'un budget de 101,4 millions d'euros, était conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État. Ce plan vise à déployer l'internet rapide dans les régions où il n'est pas disponible actuellement, en particulier dans les zones rurales.

La commissaire chargée de la politique de concurrence, M Margrethe Vestager, a déclaré à ce sujet: «Le plan de la Croatie pour le haut débit fournira un internet plus rapide aux consommateurs et aux entreprises qui n'en bénéficient pas actuellement. Il aidera la Croatie à mettre en place l'infrastructure nécessaire à la société de l'information et contribuera à la création d'un marché unique numérique dans l'UE.»

Aujourd'hui, le marché croate du haut débit se caractérise par des prix élevés et de faibles taux de pénétration par rapport à la moyenne de l'UE. Ce plan vise à améliorer considérablement la situation et à aider la Croatie à accroître sa connectivité et à atteindre les objectifs fixés par la Commission dans le contexte du marché unique numérique.

Les réseaux de transmission (dits de «backhaul»), tels que le réseau de nouvelle génération (NGN) en Croatie, forment l'épine dorsale des réseaux internet et peuvent être considérés comme les autoroutes de l'information. Les réseaux d'accès de nouvelle génération (NGA), que l'on peut assimiler à des routes locales, se connectent au réseau NGN.

Le précédent plan national de la Croatie pour le haut débit, autorisé par la Commission en janvier 2016, visait à favoriser le déploiement de réseaux NGA dans les zones non desservies ou mal desservies. L'objectif de la nouvelle mesure est de fournir une capacité suffisante en amont pour permettre la réalisation du plan autorisé précédemment dans les zones rurales.

Le réseau NGN croate sera déployé en partie dans les zones où aucun réseau de transmission NGN n'existe ou dans celles où l'infrastructure de transmission est insuffisante pour répondre aux besoins prévus. Aucun opérateur ne s'est montré intéressé par la possibilité d'investir à titre commercial dans les zones visées par le plan, qui ont été définies par la Croatie à la suite d'un inventaire détaillé et de deux consultations publiques.

Le plan vise à étendre la couverture du haut débit et à offrir des débits symétriques (c'est-à-dire montants et descendants) de 100 Mbit/s. Il porte sur une période allant jusqu'au 31 décembre 2023. La nouvelle infrastructure sera financée essentiellement par le Fonds européen de développement régional et partiellement par des ressources nationales, et le réseau restera la propriété de l'État.

La gestion du plan est confiée à une entreprise publique, OiV, qui proposera des contrats de location à long terme de l'infrastructure à tous les opérateurs intéressés. Ces opérateurs pourront ensuite offrir des services de connexion aux fournisseurs d'accès locaux, qui, à leur tour, desserviront les consommateurs finaux. Le nouveau réseau de transmission NGN soutiendra ainsi les réseaux NGA autorisés précédemment en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État.

La Commission a apprécié la mesure au regard des règles de l'UE en matière d'aides d'État, et notamment des lignes directrices de 2013 relatives au haut débit. Ces lignes directrices visent notamment à faire en sorte que les financements publics ne supplantent pas les investissements privés. Elles tendent également à garantir que d'autres fournisseurs de services pourront utiliser sans discrimination l'infrastructure financée par des ressources publiques. Cela protège la concurrence effective, qui est un facteur essentiel à l'investissement, ainsi qu'à la réduction des prix et à l'amélioration de la qualité au bénéfice des consommateurs et des entreprises.

La Commission a conclu que les effets positifs du plan sur la concurrence sur le marché croate du haut débit l'emportaient sur les éventuels effets de distorsion sur les opérateurs déjà établis. Elle a donc estimé que le plan croate en faveur du réseau NGN était conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État.

Contexte

Dans sa communication intitulée «Connectivité pour un marché unique numérique compétitif - Vers une société européenne du gigabit», la Commission a fixé comme objectif que, d'ici à 2025, l'ensemble des établissements scolaires, des plateformes de transport et des grands prestataires de services publics, ainsi que les entreprises à forte intensité numérique, soient dotés de connexions internet de débits montants/descendants d'un gigabit de données par seconde. En outre, tous les foyers européens devraient avoir accès à des réseaux offrant un débit descendant d'au moins 100 Mbps, pouvant évoluer vers un débit d'un gigabit dès 2020.

Dans le cadre de sa stratégie pour un marché unique numérique, la Commission cherche à encourager le déploiement du haut débit, en particulier dans les zones mal desservies, et à parvenir à niveau élevé de connectivité dans l'UE. En matière de connectivité, la Croatie se situe en dernière position parmi les 28 États membres de l'UE. Selon l'indice de la Commission relatif à l'économie et à la société numériques, la disponibilité de réseaux NGA concerne 60 % des foyers croates, contre 76 % en moyenne dans l'UE. En moyenne, seulement 10 % des foyers croates sont abonnés à de tels réseaux, contre 37 % dans l'UE.

Les lignes directrices de 2013 relatives au haut débit, qui sont entrées en vigueur le 26 janvier 2013, confèrent la stabilité et la sécurité juridique requises pour investir dans le haut débit. Elles visent en particulier à concilier deux objectifs, à savoir, d'une part, favoriser le déploiement rapide d'infrastructures à haut débit avec des ressources publiques et, d'autre part, réduire autant que possible le risque d'éviction des investissements privés et de création de monopoles. Elles complètent donc les autres politiques existantes de l'UE et des États membres à cet égard.

La version non confidentielle de la décision sera publiée sous le numéro SA.41065 dans le registre des aides d'État figurant sur le site web de la Commission consacré à la concurrence, dès que les éventuels problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d'information électronique State Aid Weekly e-News donne la liste des dernières décisions relatives aux aides d'État publiées sur l'internet et au Journal officiel de l'UE.


 

Source : zonebourse.com, le 6 juin 2017.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Economie et mouvements sociaux

Repost 0

Publié le 7 Juin 2017

L'UE finance un pont stratégique en Croatie

 

La Commission européenne a accordé 357 millions d'euros à la Croatie pour la construction d'un pont stratégique dans le sud du pays qui a rejoint l'UE en 2013, a annoncé ce mercredi le gouvernement à Zagreb. L'UE va co-financer ce projet qui va accélérer le trafic dans le sud de la Croatie, a annoncé le ministère croate au Développement régional.

Le pont, qui sera le plus long du pays avec ses 2,4 km, va relier la péninsule de Peljesac au reste de la côte croate et permettra de contourner une partie du littoral, une vingtaine de kilomètres, appartenant à la Bosnie voisine.

En vertu d'une décision signée par la Commissaire européenne à la politique régionale Corina Cretu et la ministre croate au Développement régional Gabrijela Zalac, Bruxelles financera à hauteur de 85% le cout des travaux. L'inauguration du pont est projetée pour 2022. Les travaux ont débuté en 2007, mais ont ensuite été interrompus en raison de la crise économique qui avait frappé de plein fouet la Croatie.

Une fois construit, le pont va en pratique relier le centre du littoral croate à la côte sud, permettant aux voyageurs de rejoindre Dubrovnik dans le sud sans avoir à franchir des passages frontières entre la Croatie et la Bosnie. Ceci devrait être bénéficiaire au tourisme, une branche dont dépend fortement l'économie du pays.

 


Source : lefigaro.fr, le 7 juin 2017. 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Economie et mouvements sociaux

Repost 0

Publié le 27 Mai 2017

La liste nationaliste dirigée par Bruna Esih entre au conseil municipal de Zagreb


 

Leo Maric nous communique les résultats des nationalistes lors du premier tour des élections municipales du dimanche 21 mai 2017 à Zagreb (les élections municipales ont eu lieu dans l’ensemble du pays) :

Au sein de la capitale, Zagreb, la candidate nationaliste indépendante au poste de maire Madame Bruna Esih a obtenu 11 % et est arrivée en quatrième position, devant le candidat du HDZ [centre-droit] Drago Prgomet. La liste pour le conseil municipal emmenée par Bruna Esih obtient 8,2 % des voix et entre au sein de l’assemblée en décrochant 5 sièges sur 51.

Le deuxième personne de la liste est l’historien nationaliste et ancien ministre controversé de la culture au sein du gouvernement HDZ-Most Zlatko Hasanbegović. (Il a été exclu du HDZ après que Bruna Esih et lui-même aient présenté leur liste pour les élections municipales).

Après ces résultats, Zlatko Hasanbegović a annoncé la création d’un nouveau parti.


 

Source : lionelbalandhautetfort.com, le 25 mai 2017.

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Hommes politiques, militaires et diplomates

Repost 0

Publié le 23 Mai 2017

HNK Rijeka, (enfin) champion de Croatie 


 

C'est enfin arrivé ! Pour la première fois de son histoire, le HNK Rijeka a été sacré champion de Croatie. Présentation d'un club méconnu.

Rijeka sous la Yougoslavie titiste (1946-1991)

La ville de Rijeka devient yougoslave puis croate après la Seconde Guerre Mondiale grâce à l’armée populaire de Yougoslavie (JNA), menée par le Maréchal Tito. D’un point de vue football, un club existait pendant l’entre-deux-guerres : l’US Fiumana, du nom de Fiume (le nom italien de Rijeka encore employé aujourd’hui par les Italophones) qui végétait entre la 2ème et la 3ème division du championnat italien. Sa seule participation à l’élite date de 1928 avant un retour en D2 en 1929. Depuis la victoire yougoslave, l’US Fiumana a été dissoute et le 29 juillet 1946 est fondée la Société Sportive du Kvarner (nom de la région située entre l’Istrie et la Dalmatie), qui prend le nom de NK Rijeka en 1954. Jusqu’en 1974, le club végète entre la 1ère et la 2ème division du championnat yougoslave ; à la fin des années 1970, Rijeka remporte deux fois consécutivement la Coupe du Maréchal Tito (Coupe de Yougoslavie de football), en 1978 face au Trepča de Mitrovica (Kosovo) sur le score de 1-0 après prolongations et en 1979 face au Partizan de Belgrade sur le score total de 2-1. Rijeka perd une autre finale de Coupe en 1987 lors d’un derby de l’Adriatique face au Hajduk Split (9-8 aux tirs au but après un nul 1-1)… Mais en championnat, Rijeka n’a jamais fait mieux que 4ème…

Sur la scène européenne, le club a aussi connu quelques exploits, notamment en Coupe des Coupes. Dans cette compétition, il réussit son meilleur parcours européen en 1980 en atteignant les quarts de finale pour s’incliner face à la Juventus sur le score total de 2-0, malgré un 0-0 à domicile. Son principal fait d’armes en Europe date ensuite de 1984 face au Real Madrid au second tour de la Coupe de l’UEFA. A l’aller, Rijeka a remporté une victoire éclatante sur le Real (3-1), mais le match retour est une catastrophe. L’équipe du Kvarner se retrouve à 8 contre 11 et perd 3-0 à Bernabeu, encaissant notamment un but sur penalty suite à une faute litigieuse. Durant ce match retour, l’un des expulsés se nomme Damir Desnica, qui prend un premier jaune pour avoir poursuivi l’action après un coup de sifflet de l’arbitre et un deuxième pour des insultes. Problème, ce joueur est depuis sa naissance…sourd-muet.

 

En difficulté sur la scène croate… (1991-2012)

Après l’éclatement de la Yougoslavie, le HNK Rijeka est resté un club moyen sur la scène croate. Son 1er fait d’armes date de 1999, lorsqu’il a failli être champion. Lors de la dernière journée des play-offs (32ème journée), Rijeka dans sa lutte pour le titre devait absolument battre Osijek et espérer une contre performance du Dinamo Zagreb, qui affrontait le Varteks de Varaždin. Le Dinamo s’est imposé 2-0 ; Rijeka devait remporter son match 2-1. Sauf que l’arbitre de la rencontre a refusé un but parfaitement valable et Rijeka a concédé le nul (1-1). Le quotidien croate Nacional a ensuite relayé que c’était le président croate, Franjo Tudjman, qui avait utilisé les services secrets du pays pour voler le titre aux joueurs de Rijeka. Après la victoire du Dinamo, Tudjman, connu entre temps pour ses propos révisionnistes et surtout pour l’Opération Tempête (qui prévoyait l’expulsion de 250 000 Serbes de Croatie), a employé cette phrase avec beaucoup de cynisme : “Il y a un bon Dieu”. Malgré cela, Rijeka a disputé le second tour préliminaire de la Ligue des Champions, s’inclinant lourdement face au Partizan Belgrade sur le score total de 6-1.

Rijeka a malgré tout empoché deux Coupes de Croatie consécutivement, en 2005 face au Hajduk Split sur le score total de 3-1, puis en 2006 face au Varteks de Varaždin sur le score total de 5-5 et avec une victoire 4-0 à domicile. La même année, il a aussi terminé second en championnat. Mais avec la domination outrancière du Dinamo Zagreb, dirigé par le sulfureux Zdravko Mamić, Rijeka -comme la plupart des autres clubs croates- souffre de grosses difficultés financières. En 2011, le club est même au bord de la faillite avec 2 millions d’euros de dettes (somme colossale pour la Croatie) et des salaires impayés.

 

... mais transformé à la sauce italienne (2012-2017)

Le club a été sauvé par deux entrepreneurs : l’un Croate Damir Mišković, l’autre Italien Gabriele Volpi, qui a travaillé dans l’industrie pétrolière au Nigeria et est également propriétaire du club de foot de Spezia et de l’équipe la plus titrée d’Europe au waterpolo. Mišković a pris la présidence du club alors que Volpi s’est emparé de 70% du capital en injectant 3 millions d’euros, le temps de combler les dettes et les impayés. Les 30% restants appartiennent à la municipalité de Rijeka.

En mai 2013, Mišković nomme l’ancien sélectionneur de Slovénie, Matjaž Kek, entraîneur du club. C’est une réussite jusqu’à aujourd’hui puisque c’est lui qui est resté le plus longtemps au club. Profitant de la déliquescence sportive et financière du Hajduk Split, Rijeka termine trois fois deuxième entre 2014 et 2016 et remporte sa 3ème coupe de Croatie en 2014 face au Dinamo Zagreb (3-0). Cela permet au club de se stabiliser, non seulement sportivement mais aussi financièrement avec en plus de grandes ambitions. Gabriele Volpi décide de construire un stade provisoire de 6000 places, pouvant passer à 8300 dans le but d’accueillir des matchs de coupes d’Europe. Autre projet, en faire un centre de formation et reconstruire la Kantrida (stade du club) pour le porter à environ 14000 places.

Cette année, le HNK Rijeka a non seulement su bâtir une équipe compétitive avec patience et intelligence, surtout grâce au recrutement, mais en plus il a profité de la saison cataclysmique du Dinamo Zagreb (décuple champion en titre), en Ligue des Champions et devant un Maksimir quasiment vide à chaque match (même lors du clasico croate face au Hajduk Split). Avec une seule défaite en 35 matchs de championnat, la meilleure attaque avec 69 buts marqués et la meilleure défense avec 18 buts encaissés, une victoire à domicile 4-0 contre le Cibalia de Vinkovci et 5 points d’avance sur le Dinamo Zagreb, le HNK Rijeka a enfin réussi à être sacré champion de Croatie. Le voilà donc qualifié pour le second tour préliminaire de la Ligue des Champions.

Le plus dur reste à venir puisque de nombreux joueurs seront convoités par les club étrangers et peut-être par le Dinamo Zagreb. Mais avec les dirigeants en place, tout est prêt pour faire de ce club une institution stable sur tous les plans, sportifs comme financiers. Quelque soit son résultat face au Dinamo Zagreb en championnat, Rijeka est en course pour réussir le doublé coupe-championnat. Pour la 1ère fois depuis 2002, ni le Dinamo, ni le Hajduk ne seront sacrés champions ; Rijeka a mis fin à 11 années de domination outrancière du Dinamo Zagreb et du clan Mamić. La presse croate peut enfin jubiler.


 

Par Marko Pantic

Source : yourzone.beinsports.fr, le 22 mai 2017.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Mafia et football

Repost 0

Publié le 9 Mai 2017

Plonger en Croatie pour visiter un chai sous-marin


 

Un domaine viticole croate propose aux oenophiles sportifs de plonger sous l’eau pour explorer un chai installé dans une épave.


 

Alors que les amoureux de Bacchus choisissent d’arpenter les rangées de vignes pour mieux percer les secrets du vin, un domaine croate, situé dans la péninsule de Pelješac, propose aux oenophiles sportifs de plonger sous l’eau pour explorer un chai installé dans une épave.

 

Un vin à base de plavac, un cépage rouge croate utilisé pour les nectars

Edivo Wine organise ainsi des séances de plongée pour permettre aux amateurs d’approcher son chai sous-marin où repose le vin élevé pour la marque Navis Mysterium.

Le domaine est situé à Drace, dans la péninsule de Pelješac, à une heure de route de Dubrovnik. Edivo élabore un vin à base de plavac, un cépage rouge croate, qui est utilisé pour les nectars ayant fait la réputation de Pelješac et de la très chic île de Hvar, où se rend la jet-set. Les propriétaires ont souhaité ressusciter les habitudes de la Grèce Antique qui entreposait le vin dans des amphores en terre cuite avant de les plonger sous l’eau.

Edivo conditionne ainsi les premiers jus dans une bouteille classique avant de glisser celle-ci dans une amphore.

Après une période de trois mois d’élevage «sur terre», cette dernière est enfouie dans l’obscurité de la mer Adriatique entre 18 et 25 mètres de profondeur, pour y reposer une à deux années.

Les sessions de plongée permettront de découvrir les amphores au repos, entreposées dans l’épave d’un bateau. La visite se poursuivra à la surface avec une séance de dégustation, et des achats pour ceux qui voudront repartir avec un souvenir. Un bar à vin est ouvert.


 

Les bienfaits des fonds marins

 

En France, les bénéfices de l’immersion d’un vin en cours de fermentation sont déjà connus. Un vigneron de la côte basque a déposé un brevet et élève ses vins à quinze mètres de profondeur dans l’Atlantique, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz. Le vin s’intitule «Egiategia». Les conditions marines sont bénéfiques aux levures lors de cette seconde fermentation effectuée sous l’eau, permettant au vin de révéler un profil plus aromatique.

Aussi, en 2010, une cargaison de champagne vieille de 170 ans avait été retrouvée au fond de la mer Baltique. La qualité du breuvage s’était révélée tout à fait intacte. Les fonds marins promettent en effet deux conditions indispensables au bon vieillissement d’un vin : l’obscurité et une température constante.


 

Source : leprogres.fr, le 8 mai 2017.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Publié dans #Localités et destinations

Repost 0

Publié le 7 Mai 2017

Orsic
 


 

Le village de Gornja Stubica fut le lieu d’une sanglante jacquerie au XVIe siècle (6 000 paysans pendus, des dizaines de villages incendiés). Son château baroque perché sur une colline abrite le musée de la Révolte paysanne qui retrace ces événements tragiques avec beaucoup de justesse. A côté du château, un monument consacré à cet épisode historique, oeuvre d’Antun Augustincic, grand sculpteur croate disparu en 1979.


 

Source :  http://www.leparisien.fr/magazine/envies/tourisme-la-vie-de-chateau-en-croatie-07-05-2017-6893313.php

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par brunorosar

Repost 0