Publié le 17 Février 2017

La lettre ouverte des douze généraux croates du 28 septembre 2000

 


 

Une partie de l'armée croate n'a jamais pardonné au président Mesic d'avoir témoigné de son propre gré au TPIY le 19 avril 1997. Le contenu du témoignage de Mesic portait sur l'implication de la HV et les partis d'opposition ont constamment cherché à remettre en question la légitimité du Président en l'accusant d'avoir trahi les intérêts nationaux de la Croatie. Cette situation a été particulièrement bien illustrée le 28 septembre 2000, alors que douze généraux, dont sept* toujours en service actif, ont signé une lettre ouverte adressée aux citoyens de la Croatie. Dans cette lettre, les généraux dénoncaient les représentations “indignes” de la “guerre patriotique”, cette campagne étant orchestrée, selon eux, par la classe politique au pouvoir depuis le 3 janvier 2000 et par les médias. Les généraux ont accusé implicitement dans leur missive le président de la République et le gouvernement de dénigrer systématique les vétérans de la guerre en les accusant d'être au service du HDZ. La lettre critiquait aussi les pouvoirs politiques pour leur complaisance à l'égard du TPIY. Selon les vétérans, le TPIY ne chercherait qu'à criminaliser la “guerre patriotique”. Les généraux signataires demandaient également que seuls les anciens combattants de la “guerre patriotique” puissent être nommés à des postes supérieurs au sein des forces armées croates.

Au lendemain de la publication de cette lettre, le président Mesic signa un décret présidentiel limogeant les sept généraux encore actifs dans la HV et les forçant à prendre leur retraite. Le président Mesic expliqua leur destitution par des propos incisifs et sarcastiques : “Ceux qui veulent faire de la politique mais qui sont dans l'armée, doivent quitter l'armée. Le résultat de ma décision est en fait de permettre à ces généraux de s'impliquer dans ce qui les intéresse véritablement : la politique.” Avant de s'exprimer publiquement, chaque membre actif des forces armées doit en effet recevoir la permission du ministère de la Défense, ce qui n'avait pas été fait à cette occasion. L'amiral à la retraite Sveto Letica-Barba a ainsi soutenu la décision du président Mesic en affirmant que, par leur geste, les généraux souhaitaient provoquer un coup d'État, une analyse que partageait d'ailleurs le Président.


 

* Voici la liste des généraux limogés : Kresimir Cosic, Damir Krsticevic, Ivan Kapular, Milenko Filipovic, l'amiral Davor Domazet-Loso, Mirko Norac et Ante Gotovina.


 


 

Source : http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/qdr5.pdf (p. 33)

La lettre ouverte en croate : https://hr.wikisource.org/wiki/Otvoreno_pismo_dvanaestorice_hrvatskih_ratnih_zapovjednika_hrvatskoj_javnosti

 

 

 

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Publié le 17 Février 2017

La Croatie et l'Albanie mettent en garde l'Otan contre une destabilisation du Kosovo

 

La Croatie et l'Albanie, pays membres de l'Otan, ont mis en garde l'Alliance atlantique contre une déstabilisation du Kosovo, s'inquiétant pour sa sécurité, après une monté des tensions entre la Serbie et son ancienne province, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Les ministres de la Défense albanaise et croate, respectivement Mimi Kodheli et Damir Krsticevic, ont exprimé leur "inquiétude à cause de récents événements pouvant affecter la sécurité du Kosovo, mais aussi la sécurité dans un contexte (régional) plus large", dans une lettre adressée au secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Selon les services de presse du ministère croate de la Défense, interrogés par l'AFP, les deux ministres, ont appelé l'Otan "à garder son attention sur le maintien de la sécurité du Kosovo".
L'envoi en janvier par la Serbie d'un train de propagande vers le Kosovo, marqué du slogan "Le Kosovo c'est la Serbie", avait entraîné le déploiement à la frontière d'une unité spéciale de la police kosovare, ROSU.
La Serbie, qui n'est pas membre de l'Otan, ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, proclamée en 2008.
Le train avait été arrêté avant de franchir la frontière, sur décision du Premier ministre serbe Aleksandar Vucic, qui avait toutefois accusé les Kosovars albanais d'avoir voulu "provoquer un conflit de large envergure".

Une Force de paix dirigée par l'Otan (Kfor) est déployée depuis 1999 au Kosovo, territoire à majorité albanaise. Initialement forte de quelque 50.000 militaires, cette force en compte aujourd'hui quelque 4.500.
Le général américain à la tête des forces alliées en Europe, Curtis Scaparrotti, se rendra mardi au Kosovo.
Mme Kodheli et M. Krsticevic ont également "condamné la rhétorique nationaliste des responsables politiques serbes et les opérations concrètes à la frontière, nuisant à la souveraineté du Kosovo et déstabilisant la sécurité dans les Balkans occidentaux", a dit à l'AFP, une porte-parole du ministère albanais de la Défense, Edlira Prendi.

"La Kfor poursuivra sa mission visant à maintenir un environnement de sécurité et à garantir la liberté de mouvements tant que c'est nécessaire, conformément au mandat des Nations unies", a déclaré à l'AFP à Bruxelles un responsable de communication de l'Otan.

Depuis l'ouverture en 2011 d'un dialogue pour normaliser leurs relations, sous la houlette de l'Union européenne, les tensions n'ont jamais été aussi fortes entre la Serbie et le Kosovo.
Convoqués fin janvier à Bruxelles, les dirigeants serbes et kosovars se sont toutefois engagés à apaiser la situation.


Source : lorientlejour.com, le 17 février 2017. 

 

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Publié le 12 Février 2017

Anarchisme en Croatie. Le mouvement a survécu: Nouvelles stratégies pour de nouveaux temps dangereux!

 



Le scientifique d’Osijek Luka Pejić (1987), qui travaille comme assistant au Département d’histoire de la Faculté de philosophie d’Osijek, a publié l’an passé un livre intitulé «Histoire de l’anarchisme classique en Croatie» (“Historija klasičnog anarhizma u Hrvatskoj”), ouvrage qui a suscité un vif intérêt. Au sujet de ce livre ambitieux, érudit, digne de louanges et qui porte sur l’anarchisme en général et sur d’autres questions plus ou moins liées à ce thème, nous avons pu parler avec son auteur.
 


- Pour ceux qui n’ont pas encore lu ce livre mais le souhaiteraient, en bref – sur quoi porte-t-il?

- Il s’agit d’une analyse des processus de modernisation de la fin du 19e et du début du 20e siècle, des exemples d’apparitions de groupes anarchistes, enregistrées dans différentes villes et différents villages croates, que j’ai tenté de placer dans un contexte international plus large. En fin de compte, l’étude a montré comment les activités anarchistes en Croatie ont correspondu aux grands événements mondiaux – des Croates ont été délégués au Congrès panslave de Prague en 1848 et ils ont connu Michel Bakounine, le célèbre anarchiste russe, au moment de la Commune de Paris (1871), les anarchistes ont alors exprimé leur solidarité de façon symbolique avec les Communards, la notion de «terrorisme révolutionnaire» a été débattue également dans la région, et en même temps des mandat d’arrêt ont été lancés contre des dizaines d’anarchistes en fuite, certains ont envisagé la fondation d’une commune anarchiste (Miloš Krpan), ils ont diffusé des publications anarchistes, des écrivains croates ont lu et discuté de l’anarchisme (Matoš, Cesarec, Krleža), les anarchistes de la région d’Istrie et de Dalmatie, ainsi que Nikola Turčinović de Rovinj, se sont battus lors de la guerre d’Espagne dans les années 1930, etc. De plus, Ivan Zepp, d’Osijek, a coopéré avec l’anarchiste Pierre Kropotkin, Rudolf Großmann, et Stjepan Fabijanović, après son départ pour les USA, à la fin des années 1890, est entré en contact avec Emma Goldman, Max Nettlau, Rudolf Rocker et d’autres encore. En bref, l’Histoire de l’anarchisme classique en Croatie est la première tentative de synthèse de tous les développements d’une étude à approfondir, car il s’agit aussi en quelque sorte d’une incitation au lancement d’études supplémentaires sur la base de la quantité d’archives qui demeurent inexplorées.


- D’où vient votre intérêt pour l’anarchisme?

- Le radicalisme de la déconstruction anarchiste de l’ordre socio-politique a toujours été un phénomène fascinant, qu’il s’agisse des commentaires qui se sont exprimés sur ces positions exclusivement de façon affirmative ou d’autres qui se sont fixé pour mission de discréditer l’anarchisme. En d’autres termes, pour ce qui concerne l’anarchisme et le monde anarchiste, en tout cas en Europe, la discussion a été assez intense durant au moins deux siècles. L’objet de mon livre, comme je l’ai dit dans le chapitre introductif, n’est pas de fournir une apologie ni de réfuter les allégations qui ont été plus ou moins anarchistes, mais d’étudier ce qui a été pensé. L’intention est de positionner les voix radicales du «long 19e siècle» dans une compréhension du processus totalement complexe du développement de la société civile, de l’industrie et du mouvement ouvrier sur le territoire croate. Je l’ai conçu comme une historiographie, quoique en limitant la vision du monde et des connaissances immanentes, il faut tenter d’élaborer un certain nombre de perspectives sur ces expériences placées à la marge. Ce défi a constitué ma motivation.


- L’anarchisme hier et aujourd'hui, existe-t-il encore aujourd'hui, et si oui, où et sous quelle forme?

- L’époque où l’anarchisme a passé par une certaine affirmation, entre la Première et la Deuxième Internationale, et a attiré toujours plus de partisans, est l’époque de la monarchie féodale ou post-féodale qui s’armait et se battait pour des possessions coloniales, ce qui a débouché sur la Première Guerre mondiale. Bien que beaucoup appellent volontiers à étudier des anarchistes comme Proudhon, Bakounine ou Kropotkine, le monde dans lequel ils vivaient était très différent de notre monde techno-scientifique, qui connaît une mondialisation au quotidien. L’anarchisme contemporain se différencie selon plusieurs branches, de l'anarcho-syndicalisme traditionnel ou l’action anarcho-individualiste jusque, pourrait-on dire, des phénomènes exotiques comme l'anarcho-primitivisme et l’anarcho-capitalisme. Pour autant que je sache, plusieurs collectifs anarchistes sont engagés en Croatie dans la traduction et la diffusion de différentes publications, organisent des salons du livre et des conférences éducatives, des actions syndicales qui insistent sur les violations des droits des travailleurs, des actions directes de distribution de nourriture gratuite, l’échange d’expériences et la création de réseaux entre personnes qui partagent des mêmes idées à travers le monde entier, etc.

 
- Anarchisme et capitalisme, et anarchisme et communisme – ressemblances et différences, lesquelles et que pouvez-vous en dire dans un tel contexte?

- Le rapport entre le socialisme et le capitalisme est déterminé de façon dialectique, quant à l’anarchisme il s’est présenté comme un dérivé radical du socialisme, opposé à la conception marxiste de la dictature du prolétariat. L’histoire converge mais entre aussi en conflit entre l’anarchisme et le communisme, de façon longue et complexe. Bien que ce soit justement Bakounine qui parmi les premiers a commencé à traduire le Capital de Marx en langue russe, la confrontation entre les anarchistes et les communistes réunis dans l’Association internationale des travailleurs a culminé lors du congrès de La Haye en 1872, lorsque Bakounine a été exclu de l’organisation. Marx l’a alors présenté comme «le Russe qui veut devenir dictateur du mouvement ouvrier européen», ce à quoi Bakounine a répondu qu’il détestait franchement le communisme qui, selon son point de vue, concentrait tous les pouvoirs de la société dans les mains de l’État. Cependant, il est incontestable que la littérature anarchiste du 19e siècle a été d’une certaine façon pénétrée de marxisme, ce qui a été souligné par l’anarchiste italien Malatesta. En ce qui concerne le capitalisme, on a parfois fait valoir que les principes libéraux d’absence d’intervention de l’État sur les marchés serait dans une certaine mesure identique à l’anarchisme. Pourtant le paradigme qui accorde la primauté au capital est inacceptable pour les anarchistes qui, bien au contraire, soulignent plus généralement la propriété collective et s’identifient à la lutte contre le capitalisme.


- Les Croates et l’anarchisme, les Slavons et l’anarchie, qui est où, qui a quelle position sur le plan historique?

- Si nous nous reportons en arrière, sur une période d’une centaine d’années, les Croates n’ont donné lieu à aucun travail théorique important en matière d’anarchisme. On considère généralement qu'il y a eu la publication secrète de brochures, depuis les villes d’Osijek, Zagreb ou Split, de toute l’Europe, il y a eu la traduction de quelques brochures anarchistes et c’est à peu près tout. Pourtant, on a noté plusieurs actions d’activistes, des procès en justice contre les anarchistes, qui ont généralement collaboré avec des camarades d’autres pays. A mon avis, le point le plus intéressant de toute cette histoire, c’est le rôle formateur des agitateurs étrangers et des associations dans le mouvement ouvrier de Croatie, pour que nous parlions des événements de Budapest, Vienne, Trieste…


- Dans cet ensemble, y a-t-il une note ou une incise dans l’histoire qui demande que l’on parle de l’anarchisme (hormis dans le contexte de la théorie et de la pratique historique), à une époque où nous sommes face au terrorisme, entre autres?

- Il est vrai que l’anarchisme, avec la guerre civile espagnole, a conclu une époque, mais il s’agit bien plus que d’une note historique si l’on garde à l’esprit que les anarchistes ont eu leur place et leur rôle dans presque chaque étape de l’histoire européenne – qu’il s’agisse de l’année révolutionnaire de 1848, jusqu’à la Révolution d’Octobre. Si l’anarchie n’est pas une dominante de la matrice historiographique dominante, si la profession n’écrit ni ne parle à son propos, cela ne signifie pas que cette idée et que ses adhérents n’ont pas eu de pouvoir sur l’histoire, ce qui doit être pris en compte.





 

Traduit par Dragan Grcic


 

Source : serbie-droitshumains.blogspot.com, le 9 février 2017.

Article paru à l'origine sur glas-slavonije.hr, le 4 février 2017.

url de l'article : http://serbie-droitshumains.blogspot.com.es/2017/02/histoire-de-lanarchisme-classique-en.html

 

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 20 Janvier 2017

La Croatie se rapproche un peu plus de l'adhésion à Schengen


 

La Commission européenne propose l’intégration progressive de la Croatie dans le système d’information Schengen (SIS), rapprochant ainsi le dernier État membre à être entré d’une adhésion totale à l’espace européen sans frontière.


 

L’exécutif s’apprête à proposer au Conseil européen l’intégration de la Croatie dans le système d’information Schengen (SIS), qui est le système de partage d’informations le plus utilisé pour le contrôle des frontières en Europe.

« C’est une autre étape importante vers une amélioration efficace de l’échange d’informations entre les États membres et un renforcement de la sécurité des citoyens européens », a déclaré la Commission dans un communiqué.

« Cela permettra une meilleure coopération entre la Croatie et les autres États membres d’une part, et les pays associés à Schengen d’autre part, dans la recherche de personnes poursuivies pour activités criminelles, de personnes disparues ou d’objets disparus comme des voitures ou des documents volés. »

La Croatie satisfait les exigences techniques et juridiques de l’évaluation Schengen. Le processus d’intégration peut donc commencer, a ajouté la Commission.

À ce stade-là, la Croatie pourra exploiter le SIS seulement dans le but d’une coopération policière.

L’ancien pays yougoslave a rejoint l’UE en 2013 et espère être pleinement admis dans Schengen en 2018. En juillet de l’année dernière, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Miro Kovač, a assuré qu’il était peu probable que l’adhésion ait lieu avant à cause d’élections importantes en France et en Allemagne cette année.

Schengen a été mis en place en 1995 et la Croatie fait partie des six États membres de l’UE ne faisant pas partie du club : la Bulgarie, Chypre, l’Irlande, la Roumanie et le Royaume-Uni. Quant à l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, ils ne font pas partie de l’UE mais sont pourtant inclus dans Schengen.

Pour la Bulgarie et la Roumanie, rejoindre l’espace de libre circulation est une priorité politique. Les deux pays sont entrés dans l’UE en 2007, soit six ans avant la Croatie, et sont considérés par la Commission comme aptes à rejoindre Schengen depuis 2010.

Leur intégration a néanmoins été bloquée par des États membres tels que les Pays-Bas, l’Allemagne et la France. Or, une adhésion à Schengen requiert l’unanimité de ses membres.

Depuis le début de la crise des réfugiés, l’UE a petit à petit réalisé que pour sauvegarder Schengen, les frontières extérieures de l’Union devaient être renforcées. La version plus musclée de Frontex, appelée Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a été inaugurée à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie.


 

Par Samuel Morgan

Traduit par Marion Candau

 

Source : euractiv.fr, le 20 janvier 2017.

 

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Publié dans #Evénements

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Publié le 18 Janvier 2017

Starco muscle ses capacités de production


 


 

Le manufacturier Starco a investi 2,5 M€ dans le renforcement de ses installations de production européennes afin de répondre à la demande. Les investissements se poursuivent en 2017 notamment sur l’usine de roues en acier de Croatie et sur l’usine de pneus en polyuréthane et de roues en polypropylène de Grande-Bretagne.


 

En 2017, Starco supprimera progressivement les activités du marché des pièces en Pologne et en France. "Un changement stratégique comme celui-ci peut évidemment engendrer de nombreuses questions dans le marché, autant sur notre futur que notre situation financière. Le fait est que notre direction est plus claire et plus alignée qu’auparavant, et que notre base financière est plus forte que les années précédente", explique Richard Todd, PDG de Starco.

"
Notre intérêt particulier pour l’OE est fondamental. Je pense vraiment que nous sommes le groupe qui apporte le plus de valeur à nos clients lorsque nous utilisons notre parfaite connaissance des applications, nos compétences de développement de produit, notre installation de production unique et bien sûr, sans oublier nos 55 ans d’expérience".

Cette décision aura un impact sur l’usine croate de roues en acier où une augmentation du volume de 20% est attendue pour 2017 suite aux investissements faits dans de nouveaux équipements et la méthodologie Lean. "
Cette année, nous avons doublé notre capacité de peinture et d’e-coat, doublé notre capacité de roues pressées, augmenté notre capacité de roues tournées de 40% et nous allons désormais commencer à investir dans des projets d’automatisation d’un bout à l’autre de l’usine en 2017. De nombreuses améliorations de notre rendement viennent toutefois d’idées de l’atelier de fabrication et d’une véritable culture axée sur l’amélioration continue", souligne Mario Biscan, directeur général de l’usine croate de Starco.

En Croatie, Starco est expert dans la production de roues en acier de qualité pour les remorques et les gros tracteurs. L’usine est de plus en plus proche des clients, et lors des 6 derniers mois, elle a proposé une solution complète avec une nouvelle ligne automatisée de montage de pneus pour servir les clients directement depuis l’usine.


 


 

Source : constructioncayola.com, le 17 janvier 2017.


 

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Publié dans #Economie et mouvements sociaux

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Publié le 18 Janvier 2017

6. Les animaux confrontés aux clôtures anti-réfugiés


 

Le flux des réfugiés en 2015 a conduit plusieurs pays d’Europe à ériger des clôtures à leurs frontières... qui constituent maintenant une menace au flux migratoire des animaux.

Des lynx, des ours et des loups habitués jusque-là à voyager sans se soucier des frontières se trouvent coupés d’une partie de leur habitat ou, pire, trouvent la mort en essayant de passer à travers les fils barbelés. Le biologiste croate Djuro Huber a tiré la sonnette d’alarme en 2016 avec les photos de 11 cerfs roux trouvés morts le long de la clôture. Pour la faune locale, le recul est d’autant plus important que, depuis la chute de l’Union soviétique et la levée des frontières au sein de l’Union européenne, des groupes d’écologistes avaient commencé à créer une « ceinture verte » : un corridor naturel protégé qui, à terme, aurait couru de la frontière russo-finlandaise jusqu’à la Méditerranée. Mais tout s’est arrêté en 2015 lorsque la Slovénie et la Croatie, bientôt imitées par d’autres pays, ont érigé des clôtures de centaines de kilomètres de long.

 

Des biologistes norvégiens ont été les premiers, dans une étude parue en juin 2016, à en documenter l’impact : déclin des populations de lynx et baisse de la diversité génétique des loups. Dix des 11 groupes de ce dernier animal, en Slovénie et en Croatie, étaient habitués à se déplacer et à chasser des deux côtés de la frontière. Les chercheurs évoquent aussi l’expérience de leurs collègues nord-américains, qui ont étudié l’impact sur la faune locale des barrières érigées entre le Mexique et les États-Unis — et s’inquiètent de l’éventuelle construction d’un certain mur à la frontière du Mexique.


 

Source : sciencepresse.qc.ca, le 16 janvier 2017.

 

 

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Publié dans #Slovénie-Croatie

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Publié le 12 Janvier 2017

Emirates part pour la Croatie

 

Emirates Airline ouvrira en juin prochain une ligne vers Zagreb, la capitale de la Croatie et sa première destination dans les Balkans.

Emirates a annoncé jeudi le lancement au 1er juin 2017 d’un vol quotidien reliant son hub de Dubai-International à l’aéroport de Zagreb-Franjo Tuđman. Le service sera exploité en Boeing 777-300ER de 364 sièges, dont 12 en Première classe, 42 en Affaires et 310 en Économie. Les départs de Dubaï sont programmés tous les jours à 08h15 (arrivée à 12h20), et ceux de Zagreb à 15h35 (arrivée à 23h05).

Emirates sera sans concurrence directe mais Qatar Airways dessert déjà Zagreb depuis Doha. Emirates indique néanmoins qu’elle sera la seule compagnie à offrir un produit de Première classe entre Zagreb et le Moyen-Orient. La capitale croate accueille par ailleurs un seul autre service long-courrier, celui d’Air Transat en provenance de Montréal.

Dans un communiqué, Thierry Antinori, le directeur commercial d’Emirates, explique que ce lancement est « une progression naturelle » car la compagnie dispose d’une présence commerciale en Croatie depuis 2003. « Nous souhaitons également contribuer au développement des flux commerciaux et touristiques entre la Croatie et Dubaï, et encourager le tourisme en provenance du Moyen-Orient et de l’Asie-Pacifique où Emirates exploite 45 destinations » , ajoute-t-il.

Emirates souligne aussi que l’utilisation du 777 permettra d’offrir jusqu’à 16 tonnes de cargo par vol.

Zagreb est la première nouvelle destination annoncée par Emirates cette année. En 2016, la compagnie a ajouté 7 nouvelles lignes passagers et une nouvelle desserte cargo à son réseau, portant à 154 le nombre de ses destinations. Cebu et Clark aux Philippines, Yinchuan et Zhengzhou en Chine, Yangon au Myanmar, Hanoï au Vietnam et Fort Lauderdale aux États-Unis ont rejoint le réseau de destinations passagers, tandis que Phnom Penh au Cambodge a rejoint le réseau cargo.


 

Source : airinfo.org, le 12 janvier 2017.


 

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Rédigé par brunorosar

Publié dans #Emirats arabes unis - Croatie

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Publié le 7 Janvier 2017

Le maire de Zagreb s’offre une piste de ski


 

Le très mégalo maire de la capitale croate, qui brigue un cinquième mandat malgré de forts soupçons de malversations, a fait transformer une rue en piste blanche.

 

Alors que la neige n’est pas au rendez-vous même sur les plus hauts sommets de Croatie, un épais tapis blanc s’étend désormais au cœur de la capitale, Zagreb. Il ne s’agit pas d’un caprice de la nature, mais du maire, Milan Bandic : 1000 mètres cubes de neige artificielle ont été déversés en plein centre-ville. ll a fallu acheminer et décharger quarante camions de fausse poudreuse afin de transformer une rue en piste de ski, entre la cathédrale gothique et la place principale.

A l’occasion des 50 ans de la fédération internationale de ski (FIS), le soir du 4 janvier, la «crème de l’histoire du ski» a descendu ce parcours de moins de 200 mètres: une vingtaine de vainqueurs de la Coupe du monde de ski alpin, dont son tout premier, le Français Jean-Claude Killy, désormais septuagénaire. Le projet s’inscrit dans le cadre d’une compétition de ski, «Snow Queen Trophy», qui se déroule chaque année en janvier à Sljeme, dans la montagne de Medvednica qui surplombe Zagreb.

«Cerise sur le gâteau»

Cette piste de ski citadine est une lubie de plus du maire de Zagreb, Milan Bandic. Coûteuse pour les résidents de la capitale, puisque la ville finance un quart du coût total du projet de 23 millions de kunas (plus de 3 millions d’euros). Pas rien, dans un pays où le salaire mensuel moyen est de 700 euros. Le maire a balayé les critiques d’un revers de main : «Nous avons le meilleur marché de Noël d’Europe où Dieu nous a permis de rentrer dans nos frais. Donc, on peut se payer ça […]. C’est la cerise sur le gâteau».

Les Zagrebois sont habitués à ces «cerises sur le gâteau». Comme ces WC surnommés les «WC dorés de Bandic» qu’il a fait construire en 2009 dans un arrêt de tram de la proche banlieue pour la modique somme de 11 000 euros le mètre carré – qui sont tout de suite tombés en panne. Selon les médias croates, le projet aurait fait partie d’un système de détournement d’argent pour financer les campagnes électorales de Bandic ainsi que pour son profit personnel. Cependant, la malversation n’a jamais été prouvée. L’année dernière, le maire a inauguré en grande pompe trois fontaines dans le centre de Zagreb. Interrogé sur leur coût élevé, Bandic s’est fâché : «Comment voulez-vous faire autrement pour que Zagreb devienne comme Rome ? Rome a 224 fontaines, alors que Zagreb seulement 7 ou 8.»

 

Indétrônable

Maire de Zagreb, centre du pouvoir politico-économique du pays, depuis 2000 – il a dû démissionner en 2002, pour s’être enfui après avoir causé un accident et conduite en état d’ivresse, puis est réélu chaque élection depuis 2005 – Bandic semble indétrônable. Cité dans de nombreuses affaires de corruption depuis ses débuts en politique, il a été arrêté à deux reprises, en 2014. Aussitôt relâché, il a retrouvé ses fonctions. En 2017, il espère briguer son cinquième mandat. Et avec les municipales qui approchent (elles auront lieu en avril), toutes les occasions sont bonnes pour faire campagne.

A la grande joie des internautes, qui s’amusent déjà à deviner les prochains exploits de Bandic. Quelques photomontages qui circulent sur Internet proposent par exemple d’installer un tremplin de saut à ski au lieu du funiculaire menant à la ville haute. D’autres suggèrent de couvrir de neige la fontaine installée sur la place principale pour en faire un terrain de hockey.

 


Par Jelena Prtoric
Source : liberation.fr, le 6 janvier 2017. 

 

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Publié dans #Hommes politiques, militaires et diplomates

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Publié le 4 Janvier 2017

Agrokor et Ardo investissent 50 millions d’euros dans le site de production Vinka


 

Agrokor et Ardo signent un accord de coentreprise qui permettra à Vinka de devenir une usine de référence en Europe de l’Est pour la fabrication de légumes et fruits surgelés

Le groupe croate Agrokor et le groupe belge Ardo ont signé aujourd’hui un accord de coopération et un contrat de coentreprise à l’usine de production Vinka à Vinkovci. L’accord a été signé par Ivica Todorić, Président du groupe Agrokor et Bernard Haspeslagh, Chief Operations Officer d’Ardo, en présence de Domagoj Franić, Directeur de Vinka, Vladimir Džaja, Directeur de PIK Vinkovci, Božo Galić, préfet du comté de Vukovar-Srijem et Mladen Karlić, maire de Vinkovci, ainsi que des sous-traitants agricoles de Vinka et de nombreux autres invités.

Par la signature de ce contrat d’une valeur de 50 millions d’euros, les deux entreprises sont désormais propriétaires à parts égales de la société Vinka d.d. Grâce à cette collaboration en coentreprise, Vinka deviendra une usine de référence en Europe de l’Est pour la fabrication de légumes et fruits surgelés. Cela se fera par un investissement considérable et la consolidation des connaissances agricoles, industrielles et du marché des deux groupes, engendrant des économies d’échelle. Des investissements significatifs sont prévus pour accroître la capacité de production, dont le volume quadruplera au cours de la prochaine période, pour passer de 15 000 tonnes actuellement à 60 000 tonnes de légumes et fruits surgelés. Cette augmentation considérable de la capacité de production créera également un grand nombre de nouveaux emplois.

Pour Ardo, ce contrat représente une nouvelle extension des activités en Europe centrale et orientale. Au titre de cette coentreprise, Vinka fera partie du réseau industriel d’Ardo, assurant une solide base de fabrication avec un partenaire local fort et réputé. À l’occasion de la signature du contrat de coentreprise, Bernard Haspeslagh, Chief Operations Officer d’Ardo a commenté : « Cette coentreprise concrétise un partenariat à long terme dans le cadre duquel nous pourrons échanger et développer des connaissances en matière de production et de traitement des légumes et fruits surgelés, dans un marché en pleine croissance. Le potentiel agricole d’Agrokor allié aux connaissances industrielles d’Ardo ouvre la perspective d’une production de premier plan en Europe de l’Est. Nous croyons fermement au potentiel agricole de la vallée du Danube. La combinaison des productions de Vinka et de l’usine autrichienne existante d’Ardo dans cette vallée fertile donnera lieu à une gamme de produits complémentaires pour le marché d’Europe de l’Est. »

Ivica Todorić, Président du groupe Agrokor souligne : « Jusqu’à présent, Agrokor a investi près de 25 millions d’euros dans Vinka. Nous avons amélioré la société sur le plan financier et opérationnel. Agrokor a choisi Ardo comme partenaire stratégique pour accroître les volumes de production actuels et les porter de 15 000 tonnes à 60 000 tonnes. Avec notre partenaire Ardo, nous allons augmenter la production et l’emploi, avec la création de plus de 100 postes.

Il est particulièrement important de noter que cette augmentation de la production se traduira par l’exportation de produits croates vers plus de 60 marchés différents dans le monde entier où le groupe Ardo est présent. C’est une grande opportunité pour notre production intérieure et pour nos sous-traitants, qui leur permettra d’entrer sur de nouveaux marchés. Grâce à ces investissements, le nombre actuel de partenaires de coopération passera de 80 à plus de 300 sous-traitants, qui produiront sur des milliers d’hectares de terrain. »

Božo Galić, préfet du comté de Vukovar-Srijem, s’est lui aussi félicité de cette coopération, disant : « Vinka a longtemps été une entreprise publique et après l’échec des initiatives de plusieurs sociétés, Agrokor est parvenu à revitaliser l’entreprise en peu de temps par des investissements substantiels, ouvrant un potentiel énorme pour notre comté. Je me réjouis que le groupe belge Ardo ait identifié ce potentiel en tant qu’investisseur étranger et je suis certain que la signature d’aujourd’hui marquera une étape dans le développement et les opérations de l’usine de Vinka. En même temps, cet investissement ouvrira de nouvelles perspectives pour nos agriculteurs et stimulera toutes les autres activités économiques, favorisant ainsi l’emploi aussi dans notre comté. »


 

Source : ardo.com, le 8 juin 2016.

 

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Rédigé par brunorosar

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Publié le 3 Janvier 2017

Groupe Agrokor

 

Le groupe Agrokor, la plus grande entreprise privée en Europe du Sud-est, compte quelque 60 000 employés et réalise un chiffre d’affaires total consolidé de 7 milliards d’euros. Les activités fondamentales du groupe Agrokor sont la production et la distribution de denrées alimentaires et de boissons, ainsi que le commerce de détail. Parmi les sociétés membres du groupe, citons Jamnica d.d., le plus grand producteur d’eau minérale de Croatie, Ledo d.d., la plus grande société de crème glacée de Croatie, Zvijezda d.d., le plus grand producteur domestique d’huile, de margarine et de mayonnaise, PIK Vrbovec d.d., la plus grande entreprise croate de viande, Belje, la principale société agricole et industrielle de Croatie et les plus grandes chaînes de détail Konzum d.d. et Poslovni sistemi Mercator d.d, ainsi que d’autres sociétés. Outre ses établissements basés en Croatie, Agrokor a acheté ces dernières années des entreprises établies dans plusieurs pays voisins, notamment Ledo Čitluk, Sarajevski kiseljak, Velpro Sarajevo, Frikom, Dijamant, Idea, Mercator, Ledo Hungary et Fonyodi.

Les positions dominantes des sociétés d’Agrokor se reflètent dans leurs parts de marché remarquables. Ledo domine le marché croate de la crème glacée. Zvijezda s’octroie la plus grande part du marché des margarines et des huiles alimentaires, tandis que Jamnica est en tête du marché de l’eau en bouteille en Croatie. Konzum est la plus grande chaîne de détail de Croatie et PIK Vrbovec est la principale entreprise de viande de la région. Grâce à une vision commerciale claire, une stratégie uniformément appliquée dans l’ensemble de l’entreprise et des projets d’investissements soigneusement planifiés, Agrokor a grandi depuis sa création il y a 30 ans : d’une petite entreprise familiale de production et de vente de fleurs, elle est devenue le groupe leader de l’industrie alimentaire et du commerce de détail dans la région.


 

Source : ardo.com, le 8 juin 2016.


 

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