Publié le 17 Novembre 2017

MAUNA KEA : la Sécu croate rembourse des procédures basées sur le Cellvizio


 

Mauna Kea Technologies, inventeur de Cellvizio, plateforme multidisciplinaire d'endomicroscopie confocale laser, a annoncé que le Fonds croate d'assurance maladie, qui gère le système universel de protection médicale en Croatie, assure désormais le remboursement d'une série de procédures utilisant le Cellvizio. Le Fonds croate d'assurance maladie assure la couverture maladie de la population de Croatie estimée à 4,2 millions de personnes. Mauna Kea Technologies y est localement représenté par la société CIVOG AG pour les applications gastro-intestinales et pneumologiques.

"Avec son entrée dans la liste des procédures remboursées en Croatie, l'endomicroscopie franchit une nouvelle étape vers un accès amélioré des patients aux bénéfices de la visualisation microscopique en temps réel des tissus. Cette nouvelle couverture, qui vient s'ajouter à celle obtenue par le Cellvizio aux États-Unis, démontre une nouvelle fois que les différents systèmes de santé à travers le monde commencent à mieux appréhender l'intérêt de notre technologie. Nous sommes heureux que cette prise en charge inclue non seulement nos applications phares en gastroentérologie, mais aussi des procédures respiratoires et urologiques", s'est félicité Sacha Loiseau, fondateur et Directeur général de Mauna Kea Technologies.

Cellvizio est utilisé depuis 2015 par le Clinical Hospital Center de Rijeka en Croatie. Les procédures réalisées avec le Cellvizio sont désormais couvertes en Croatie pour les patients atteints de pathologies gastrointestinales, bilio-pancréatiques, respiratoires et urinaires avec des remboursements associés compris entre 250 et 800 euros.

 

 

Source : bourse.lefigaro.fr, le 17 novembre 2017.

 

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Publié dans #Economie et mouvements sociaux

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Publié le 7 Novembre 2017

Fin de la cavale pour le patron de Agrokor


 

Ivica Todoric, propriétaire du géant agroalimentaire, a été arrêté à Londres. Il est soupçonné de malversations.


 

 

Scotland Yard a annoncé mardi l'arrestation à Londres du propriétaire en fuite du géant agroalimentaire Agrokor, le Croate Ivica Todoric. Ce dernier est soupçonné de malversations et visé par un mandat d'arrêt délivré par les autorités de son pays.

«Ivica Todoric, 66 ans, a été arrêté ce (mardi) matin par les agents de l'unité d'extradition de la police» londonienne, et devait comparaître dans la journée devant la justice, a indiqué Scotland Yard dans un communiqué. La justice croate avait délivré un mandat d'arrêt il y a seize jours après une perquisition au domicile de M. Todoric à Zagreb.

Le propriétaire du géant agroalimentaire Agrokor, en graves difficultés économiques, est soupçonné de malversations, d'abus de confiance, de faux et de ne pas avoir tenu les registres financiers à jour. Quatorze autres personnes, dont ses deux fils et d'anciens responsables de la société, sont également dans le collimateur de la justice croate.

Ivica Todoric est à l'étranger et «reviendra quand cela sera nécessaire», avait fait savoir alors son avocat Cedo Prodanovic.


 

Le plus gros employeur des Balkans

Selon un rapport publié la semaine passée, Agrokor affiche des pertes s'élevant à 1,5 milliard d'euros (1,72 milliards de francs) pour 2016.

Le groupe emploie directement dans le sud-est de l'Europe 60'000 personnes, dont les deux tiers en Croatie. Il faut y ajouter les emplois induits, notamment de producteurs agricoles. La société, plus gros employeur des Balkans, a également une activité en Bosnie, en Serbie et en Slovénie.

L'Etat a pris le contrôle d'Agrokor pour tenter d'éviter un effondrement du groupe dont le chiffre d'affaires (6,7 milliards d'euros en 2016) représente environ 15% du produit intérieur brut (PIB) de la Croatie, dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne (UE).


 

Source : 20min.ch, le 7 novembre 2017.

 

 

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Publié le 6 Novembre 2017

Le documentaire qui accuse


 

«Gazda» – le «boss» en croate – est un documentaire du réalisateur Dario Jurican sorti cette année [2017]. La collusion entre le gouvernement croate et les grandes entreprises privées y est étayée à l’aide de documents d’archives et d’interviews. Le film fait remonter une enquête parlementaire de 1996 sur un «scandale du blé». 

Suite à un appel d’offres, Agrokor avait acheté une part des réserves nationales à 140 Deutsche marks le kilo. Or, à l’époque, le cours du blé à Londres cote l’équivalent de 260 marks. 

À qui Agrokor a-t-il revendu ce blé? Interrogé, l’ancien directeur des réserves nationales de blé, Krešimir Beno, répond: «A sa propre société, Agrokor AG établie à Zoug, en Suisse.» 

Cette entité figure bien dans le Registre du commerce zougois depuis 1991. Ivica Todoric, actuel dirigeant d’Agrokor en fuite, en fut un temps l’un des dirigeants, avant que l’étude zougoise Neese Hagmann Stalder – qui ne veut pas s’exprimer – prenne le relais. La prestation de services de cette dernière a pris fin le mois dernier. 

 

 

Source : tdg.ch, le 5 novembre 2017. 

 

Le documentaire (1ère partie) sur dailymotion

 

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Publié le 3 Novembre 2017

La Croatie veut entrer dans la zone euro dans 7 à 8 ans
 

La Croatie espère pouvoir devenir un Etat membre de la zone euro dans un délai de sept à huit ans, a indiqué le Premier ministre croate Andrej Plenkovic, lundi.

"Nous ne voulons pas fixer de date précise mais nous voulons que la Croatie devienne membre de la zone euro dans deux législatures", a déclaré Plenkovic lors d'une conférence économique consacrée à cette question. L'actuel gouvernement de centre droit est au pouvoir depuis un an.
La Croatie souhaite intégrer le Mécanisme de change européen (MCE-2) dans un délai de trois années avant que le pays prenne la présidence de l'Union européenne en 2020.
Les Etats de l'UE qui n'ont pas encore adopté la monnaie unique doivent observer une période de deux ans au sein du MCE-2, mécanisme qui vise à établir la stabilité de la monnaie du nouvel entrant avant qu'il accède à la zone euro.

La banque centrale croate intervient sur le marché local des changes afin d'assurer une stabilité de la Kuna dans une fourchette de parité face à l'euro comprise entre 7,3 et 7,7.

Le principal défi du gouvernement croate pour parvenir à intégrer la zone euro est de réduire sa dette publique qui dépasse légèrement les 80% du produit intérieur brut.
"Notre objectif est de réduire la dette publique à 72% du PIB d'ici 2020. Nous travaillons à une importante consolidation budgétaire et cette année, le déficit budgétaire sera inférieur à celui de l'an passé qui était de 0,9% du PIB", a annoncé Plenkovic.


 

Source : lorientlejour.com, le 30 octobre 2017.

 

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Publié le 1 Novembre 2017

La crise Agrokor se joue aussi à Moscou


 

Le sort du géant de l'agroalimentaire et de la distribution Agrokor, premier acteur de l'économie de la Croatie, se joue en partie à Moscou: perclus de dettes, son avenir dépend notamment de deux banques russes.

Agrokor totalise 15% du Produit Intérieur brut (PIB) du dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne. Ce sont 60.000 emplois dans les Balkans, dont les deux tiers en Croatie, où de nombreux agriculteurs dépendent du groupe.  

Face à la catastrophe que représenterait sa chute, le gouvernement de centre-droit a mis le mastodonte sous tutelle au printemps. La justice vient de délivrer un mandat d'arrêt européen contre son patron en fuite, Ivica Todoric, soupçonné d'avoir falsifié les comptes pour dissimuler un endettement insoutenable, évalué à 5,4 milliards d'euros, mais qui pourrait être supérieur. 

Cette dette est notamment entre les mains de deux banques nationales russes, la Sberbank et VTB. Agrokor leur doit respectivement 1,1 milliard et 300 millions d'euros.  

La présidente Kolinda Grabar-Kitarovic a effectué en octobre une visite officielle à Moscou, la première depuis 2009. "C'est un problème entre entreprises" qui ne doit pas peser sur les relations Zagreb-Moscou, a-t-elle sobrement commenté après sa rencontre avec son homologue Vladimir Poutine. 

Celui-ci a expliqué que les deux banques "participaient au programme de redressement financier d'Agrokor". Son porte-parole, Dmitri Peskov, a ajouté que la "Sberbank protégerait ses intérêts" et que "l'Etat russe soutiendrait (ses) entreprises dans ce cadre".  

 

- Réaction américaine - 

Selon l'économiste croate Damir Novotny, ces deux banques "ont pris consciemment le risque" d'accorder à partir de 2014 des prêts à un groupe qu'ils savaient mal en point, "avec des arrière-pensées géopolitiques". "Il ne s'agit pas que d'Agrokor, mais plus largement des intérêts de la Russie en Europe du Sud-Est", selon lui.  

"On ne peut pas exclure que le facteur politique ait joué un rôle dans la décision, car les projets des banques publiques ne sont pas tous fondés sur des considérations économiques", agrée Alexandre Saraïev, analyste bancaire à l'agence de notation russe RAEX. Mais la décision "reposait sur l'idée que c'était une entreprise clé et qu'elle serait soutenue par les autorités" croates, poursuit l'analyste.  

Du point de vue russe, Agrokor était alors considéré comme un joyau économique des Balkans en pleine expansion. A cette époque, Sberbank était engagée dans une politique d'investissement en Europe de l'Est, par la suite mise à mal par les sanctions consécutives à la crise ukrainienne.  

Bien que membre de l'OTAN et de l'Union européenne, "la Croatie offrait une opportunité pour un investissement et une présence russe plus forte dans la région à travers Agrokor", affirme le spécialiste croate en relations internationales Radovan Vukadinovic. 

Si l'UE s'est faite discrète, quand les difficultés d'Agrokor ont atteint un seuil critique, il y a eu "une réponse américaine rapide", relève-t-il. En juin, un groupe d'investisseurs, mené par le fonds américain Knighthead Capital Management, a octroyé un prêt de 1,06 milliard d'euros qui a donné de l'air à Agrokor.  

 

- Ne pas crier au loup russe - 

En octobre, l'ambassadrice américaine en Croatie, Julieta Valls Noyes, a loué dans les médias locaux l'action de ce "groupe d'investisseurs américains et autres", dont l'objectif est de "sauver une société importante en Croatie et ailleurs". 

La Sberbank a refusé de participer à cette levée de fonds et reproche à la Croatie d'avoir nationalisé Agrokor sans le dire. Les mesures prises par Zagreb "lèsent sérieusement les droits des créditeurs", a regretté le directeur général de Sberbank, Guerman Grefle sur la chaîne d'information publique Rossiïa 24.  

En septembre, Agrokor a fait savoir que plusieurs actions en justice avaient été engagées pour saisir ses actifs, dans les Balkans et en Grande-Bretagne. La plupart ont été initiées par la Sberbank. Guerman Gref relève "que depuis sept ans le groupe falsifiait ses comptes, trompant ses créditeurs et le gouvernement". 

Timothy Less, qui dirige le centre de réflexion Nova Europe, spécialisé dans le calcul de risques, recommande de ne pas crier au loup russe: "Sur tous les plans, le comportement de la Sberbank est celui d'un investisseur qui essaie de minimiser ses pertes". 

Quant à Knighthead, c'est "un fonds de pension dont la spécialité est de gagner de l'argent sur les entreprises en détresse. Ni plus ni moins", ajoute le spécialiste.

 

 

Source : lexpansion.lexpress.fr, le 1er novembre 2017.


 

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Publié le 31 Octobre 2017

Au coeur de la Croatie, un refuge pour ours orphelins


 

Perdus, abandonnés, maltraités: en Croatie, un refuge pour ours accueille depuis 2002 des animaux incapables de vivre en liberté.

Se promener en forêt dans les Balkans, c'est risquer d'y croiser des ours bruns. En Croatie, ils sont un millier, selon les chiffres officiels, notamment dans le secteur boisé et forestier de Gorski Kotar et de Lika (centre). 
L'espèce y est protégée mais chaque année, les autorités autorisent la chasse pour en tuer une centaine, laissant des oursons orphelins. 
C'est notamment pour eux qu'Ivan Crnkovic-Pavenka, 71 ans, a créé en 2002 son centre, unique dans le pays, à Kuterevo, son village natal situé à 180 kilomètres de Zagreb.
Car dès que ces oursons sont récupérés par l'homme, ils deviennent "inaptes à la vie sauvage", explique le septuagénaire. "Passée (la) période des câlins de ces petites créatures en fourrure qui amusent les enfants, dès qu’ils commencent à mordiller et à griffer, il faut les tuer."
Ils sont actuellement neuf à avoir échappé à ce sort, vivant dans son refuge. Ils portent généralement un double prénom, celui de l'humain qui les a trouvés et du lieu où ils ont été découverts. 
Une seule fois, en 2006, Ivan Crnkovic-Pavenka a été attaqué et blessé en volant au secours d'un volontaire qui avait énervé un ours en jouant de la guitare. 
Les ours de Kuterevo, parmi lesquels deux femelles, ont été stérilisés. Ils vivent à l'air libre, sur 2,5 hectares entourés de barbelés électrifiés. Ancien travailleur social, Ivan Crnkovic Pavenka, a tenté de reproduire des conditions de vie sauvage. 
Depuis 2002, quelque quinze animaux y ont vécu. Parfois, ils ont été relâchés, jugés aptes à renouer avec la vie sauvage. Parmi eux, Luka Gora, une femelle "qui avait l'habitude de monter dans un arbre pour y pleurer toute la nuit". Une autre femelle a été emportée par un ours sauvage qui, attiré par son odeur, était entré dans le refuge. 
Mlada Gora a 6 ans. Elle a été trouvée à cinq mois, alors qu'elle était en quête de nourriture près d'une autoroute après que sa mère eut été tuée par des chasseurs. La route représente un danger mortel. 
Mirna est la doyenne: à 34 ans, elle arrivée qu'en 2015, après avoir subi un calvaire dans un zoo de la côte Adriatique. 
Le refuge fonctionne grâce à des donations et 300 volontaires qui donnent un coup de main. Quelque 20.000 personnes le visitent chaque année.


 

Source : lanouvellerepublique.fr, le 31 octobre 2017.

 

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Publié dans #Ecologie et nature

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Publié le 30 Octobre 2017

En Croatie, les femmes se battent contre l'Eglise pour conserver leurs droits sexuels et reproductifs


 

Rada Boric est une militante féministe croate, conseillère municipale et membre de la Women’s Court. Elle dénonce l’influence négative de l’Eglise catholique sur les droits reproductifs et sexuels et pointe l’importance d’une justice féministe auprès de laquelle les femmes peuvent témoigner sans être jugées.

 

Quelle est la situation des droits des femmes en Croatie ?

La Croatie vit une régression des droits des femmes dans beaucoup de domaines. Notre pays est entré dans l’UE en 2013. Nous sommes un Etat laïc, mais l’influence de l’Eglise catholique est grandissante. En 1990 quand la Croatie est devenu indépendante de la Yougoslavie, une guerre a éclaté. L’Eglise catholique a permis au pays de garder son identité culturelle. Donc quand nous avons eu notre première Constitution, nous y avons inscrit : «En Croatie, vivent les Croates et les autres ». « Les autres » ce sont les minorités. Les femmes font bien sûr toujours partie du groupe des « autres ». L’Eglise catholique enracinée dans le nationalisme menace tous les jours les droits des femmes, notamment les droits sexuels et reproductifs.

Un référendum a fait entrer la définition du mariage dans la Constitution : uniquement entre un homme et une femme. Pourquoi la définition du mariage est-elle constitutionnelle ? La constitution a pour but de défendre les droits fondamentaux ! Les personnes qui ont fait entrer la définition du mariage dans la constitution ont créé « la marche pour la vie ». Elles ne disent pas qu’elles sont contre l’avortement, elles disent qu’elles sont pour la vie, car pour elles, la vie est sacrée et  commence dès la fécondation. Elles font circuler des fakes news sur l’avortement. Elles militent, manifestent en face des hôpitaux pratiquant les avortements en arguant que la voie publique appartient à chacun.e. Les femmes qui avortent doivent prendre une décision difficile, et lorsque qu’elles arrivent à l’hôpital, elles trouvent des manifestant.e.s avec des pancartes exhibant des images destinées à heurter leur sensibilité. Ces personnes ouvrent des cliniques, officiellement pour pratiquer des avortements, mais lorsque les femmes s’y rendent, elles essayent de les faire changer d’avis...


 

Source : mediaterre.org, le 30 octobre 2017.

 

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Publié le 20 Octobre 2017

1. Alliance imminente entre la Russie et la Croatie ? 



La visite de grande envergure des autorités croates en Russie annonce-t-elle
une évolution importante des relations qu’entretiennent Moscou et Zagreb? 
La Croatie est-elle en train de se transformer en alliée proche de la Russie en Europe?
Réflexion du directeur adjoint du centre analytique Carnegie de Moscou. 

Une nouvelle manœuvre de la politique russe dans les Balkans: pendant que certains tentaient d'évaluer l'ampleur de l'influence russe sur le Monténégro ou sur la Macédoine, Moscou s’est soudainement rapproché de l'un des pays les plus pro-américains de la région, à savoir la Croatie, estime Maxim Samoroukov, observateur et directeur adjoint du centre de réflexion Carnegie de Moscou, dans un éditorial consacré à la première visite du leader croate en Russie depuis 2009. 

Qui plus est, le déplacement de la Présidente Kolinda Grabar-Kitarović, dans le cadre duquel elle s’est entretenue avec son homologue russe, Vladimir Poutine, mais aussi avec la Présidente du Conseil de la Fédération (sénat russe) et le patriarche Cyrille, a coïncidé avec un forum consacré à la coopération économique russo-croate, événement qui a attiré quelque 150 hommes d’affaires de ce pays des Balkans, explique-t-on dans l’éditorial. L’envergure de cette visite est-elle annonciatrice d’une évolution radicale de la coopération entre Moscou et Zagreb?

 

Comme le souligne M.Samoroukov, les liens économiques réels entre les deux pays sont très modestes et même de telles rencontres présidentielles ne peuvent pas pallier les conséquences des sanctions et la chute des cours du pétrole. La rencontre entre les deux leaders n'a non plus donné de résultats révolutionnaires, ce qui n’a toutefois pas empêché les deux parties de tirer plusieurs avantages de cette rencontre, juge-t-il.

 

Avantages géopolitiques

«Tout d'abord, Moscou se débarrasse ainsi des dernières allusions concernant son isolement en Europe depuis la crise ukrainienne. Il y a encore deux ans, annoncer qu'un dirigeant européen avait rencontré Poutine sonnait comme une accusation. Désormais, ce n'est qu'une simple nouvelle», explique l’auteur.

D’ailleurs, note M.Samoroukov, pour la dirigeante croate Kolinda Grabar-Kitarović comme pour la plupart des leaders d'Europe de l'Est, un entretien personnel avec Poutine est une tentation à laquelle il est impossible de résister. Tout le reste du temps, Vladimir Poutine peut être présenté sous un mauvais jour, mais «dès qu'un entretien personnel est convenu, cela devient l'événement diplomatique le plus important de l'année, couvert dans les moindres détails. Qui songe à l'isolement quand il a une chance d'être pris en photo en serrant la main de Poutine en personne pour signifier on ne peut plus clairement à ses électeurs: vous voyez, je suis au centre de la géopolitique mondiale».

 

 

Intérêts économiques

Les raisons purement diplomatiques n'auraient certainement pas suffi pour organiser une visite de cette ampleur. Cette dernière s'explique certainement, entre autres, par une question apparue soudainement dans les relations russo-croate – une question à 1,3 milliard d'euros. Telle est la somme due par la compagnie croate en faillite Agrokor aux banques russes Sberbank et VTB, est-il expliqué dans l’éditorial.

L’expert rappelle que Moscou est prêt à aborder avec les Croates un cercle relativement restreint de questions économiques.

«Personne n'annulera les contre-sanctions simplement parce que la Croatie s'est légèrement
 rapprochée de la Russie. La Grèce, Chypre ou la Hongrie ont entamé ce rapprochement
bien avant et ont avancé bien plus loin, mais aucune exception n'est faite même pour ces pays. 
Alors que les produits agricoles constituaient la majeure partie des exportations croates
en Russie avant la crise ukrainienne». 

Traditionnellement, la Croatie intéresse la Russie avant tout dans le domaine énergétique. Il y a un mois, Gazprom a enfin réussi à signer avec les Croates un nouveau contrat sur 10 ans pour leur fournir 1 milliard de mètres cubes de gaz par an. En 2010, la Croatie avait fait partie des rares pays d'Europe de l'Est à renoncer complètement à l'achat de gaz russe et n'avait rien acheté en 2011-2012. Les approvisionnements ont repris en 2013 mais c'est seulement aujourd'hui qu'ils sont revenus à leur niveau normal. La Russie souhaite également décrocher de nouveaux contrats pour la modernisation des centrales électriques croates, écrit M.Samoroukov.

Cette visite est donc plutôt une voie vers la normalisation des relations. Une tentative de faire revenir la coopération entre les deux pays à leur niveau normal après plusieurs années de stagnation. Ce qui est déjà beaucoup dans les conditions actuelles, conclut-il.

 

 

Source : fr.sputniknews.com, le 20 octobre 2017. 

 

 

 

 

2. La Croatie comme un pont de coopération entre la Russie, l'UE et l'OTAN ?


 

À l’issue de sa visite de trois jours à Moscou, la Présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic a déclaré que son pays pourrait servir de pont de coopération entre la Russie, l’Union européenne et l’Otan. Sputnik en a demandé l’avis à des experts.

Il ne serait tout simplement pas logique si la Croatie, membre de l'UE et de l'Otan, devenait un pont entre la Russie et l'Occident, a déclaré à Sputnik le politologue serbe Dragomir Andjelkovic.

«Dans un tel cas de figure, un conflit d'intérêts ne serait pas à exclure, et il serait pour le moins difficile de s'attendre à ce que Zagreb puisse être un médiateur impartial. Par contre, Belgrade y serait beaucoup mieux placé, la Russie et la Serbie entretenant des relations de partenariat stratégique», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que la Serbie ne faisait que se préparer à l'adhésion à l'Union européenne, tout en entretenant des rapports corrects avec l'Otan.

«Somme toute, Belgrade se trouve entre la Russie et l'Occident», a résumé M.Andjelkovic.

Il a par ailleurs tenu à ajouter que la Serbie refusait toujours d'introduire des sanctions antirusses, en s'attirant par là des critiques.

«Si la Russie acceptait qu'un État membre de l'Otan serve de médiateur dans ses relations avec l'Occident, elle laisserait entendre à des pays, tels que la Serbie, qu'observer une neutralité n'est pas du tout un avantage», a conclu le politologue.

À ce jour, la Croatie n'est pas un leader régional, et d'autant plus international, a indiqué à Sputnik Irina Roudneva, du Centre d'étude de la crise balkanique actuelle, estimant que Zagreb ne pouvait tout bonnement pas prétendre au rôle de médiateur.

«Il n'est pas non plus à oublier que la Croatie développe de façon très intense ses rapports avec l'Ukraine, dont certains politiciens se proposent même d'utiliser l'expérience croate  pour la réintégration du Donbass», a-t-elle souligné.

Selon Mme Roudneva, il est toutefois fort significatif que la Présidente d'un pays qui suit fidèlement la politique européenne, qui a vite rallié la rhétorique et les sanctions antirusses, soit venue en Russie pour une visite de trois jours.

«Le fait que de petits pays de l'UE commencent à se comporter ainsi prouve que l'état des choses dans les relations entre Moscou et Bruxelles change», a résumé l'interlocutrice de Sputnik.


 

Source : fr.sputniknews.com, le 21 octobre 2017.

 

 

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Publié dans #Russie-Croatie

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Publié le 7 Octobre 2017

Mondial 2018. Le sélectionneur croate Ante Cacic limogé



 

Au lendemain du match nul de son équipe face à la Finlande (1-1) comptant pour les qualifications de la coupe du monde 2018 en Russie. La sélection croate est actuellement deuxième de son groupe avec deux points de moins que le leader islandais.

La Fédération de football croate (HNS) a annoncé samedi avoir démis de ses fonctions le sélectionneur Ante Cacic au lendemain du match nul de la Croatie contre la Finlande (1 à 1) en qualification pour le Mondial en Russie. « Le Comité exécutif de la Fédération a décidé à l’unanimité d’interrompre la coopération avec Ante Cacic. Il sera remplacé par Zlatko Dalic, jusqu’à récemment entraîneur d’Al Ain des Emirats arabes unis », a indiqué la HNS sur son site internet.

Dès la fin de la rencontre, Luka Modric s'était montré inquiet et incisif envers son sélectionneur : «  Qu’est ce qu’on peut faire, maintenant ? Nous avons commencé avec lui, nous sommes contraints de finir avec lui (le sélectionneur, ndlr). Pour être honnête, rien ne va plus depuis notre victoire face à l’Islande (1-0 en juin dernier) : la situation est catastrophique, a constaté le joueur du Real Madrid. C’est incroyable que nous luttions à ce point face à des équipes comme le Kosovo et la Finlande, que nous devrions battre très facilement en temps normal. »

Dalic, qui a également entraîné les équipes croates de Varteks Varazdin, Rijeka, Slaven Beklupo Koprivnica, prendra en charge samedi la sélection et dirigera l’équipe à Kiev pour le match face à l’Ukraine qui s’annonce crucial pour l’équipe de Luka Modric qui ambitionne de se qualifier pour le Mondial. Le nul de la Croatie vendredi à Rijeka face aux Finlandais a hypothéqué les chances de la sélection croate. Les Croates (17 points) sont actuellement deuxièmes du Groupe I à deux points de l’Islande (19 pts). Ils affrontent l’Ukraine à Kiev qui est troisième avec 17 points.


 

Source : ouest.france.fr, le 7 octobre 2017.

 

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Publié dans #Mafia et football

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Publié le 29 Septembre 2017

La fintech croate Oradian gagne le prix du logiciel bancaire le plus innovant lors des European FinTech Awards


Oradian, une fintech basée à Zagreb, s'est imposée comme une des plus prometteuses d'Europe en se hissant à la première place de la compétition European FinTech Awards, en reconnaissance de son logiciel bancaire innovant conçu spécialement pour les institutions de microfinance.

Lors de la cérémonie de remise des prix, qui s'est tenue à Bruxelles le 27 septembre, les fintechs finalistes de chaque catégorie se sont affrontées lors d'un concours de pitch arbitré par des experts en fintech, des investisseurs et des universitaires. Le pitch de Julien Oehrlein, cofondateur d'Oradian, a convaincu le jury qui a déclaré Oradian vainqueur du prix « Best European Innovative Banking Software Company » de cette année.

Dans les semaines qui ont précédé la remise des prix, Oradian s'était hissée en tête des trois finalistes de la catégorie du « meilleur logiciel bancaire innovant », surpassant 55 éditeurs de logiciels européens grâce aux votes du public et à la note du jury.

« C'est une excellente occasion pour Oradian de montrer comment nous utilisons la technologie financière et mettons à profit certains des plus grands esprits du secteur pour avoir un impact sur l'inclusion financière. Des institutions de microfinance à travers le monde utilisent notre plateforme pour toucher des millions de personnes, dont beaucoup vivent avec moins de deux dollars par jour », déclare Julian Oehrlein, cofondateur d'Oradian. « Nous sommes fiers, car ce prix reconnaît les progrès que nous avons faits. Nous permettons à de nombreuses fintechs de gagner du terrain sur les marchés de masse des clients de la microfinance. À travers l'intégration d'API (Stuttgart: 565969.SG - actualité) , les institutions peuvent ajouter d'autres solutions de fintech sur notre plateforme, telles que des applications bancaires mobiles, et offrir ces nouveaux services à leurs clients », poursuit Oehrlein.

Le prix européen de la technologie financière marque la dixième récompense d'Oradian en trois ans. Par ailleurs, Oradian a dernièrement été mis à l'honneur par Forbes, qui a nommé Julian Oehrlein pour la prestigieuse récompense « 30 under 30 », réservée aux entrepreneurs les plus brillants de moins de 30 ans qui créent une entreprise pour changer le monde.

Avec des activités dans cinq pays et 45 institutions de microfinance partenaires, Oradian a franchi un nouveau cap en juin 2017 en servant plus d'un million de clients finaux à travers le monde. Oradian emploie actuellement 50 personnes dans le monde, avec une majorité de son personnel à Zagreb, où la société offre plusieurs opportunités de carrière.      

 

À propos d'Oradian   

Oradian connecte les individus défavorisés aux services financiers en outillant les institutions de microfinance avec des technologies de pointe et les meilleures pratiques du secteur à travers un abonnement de type SaaS. La plateforme bancaire basée dans le cloud d'Oradian permet aux institutions de microfinance de devenir plus efficaces, de mieux connaître et contrôler leurs portefeuilles et de servir plus de clients. Le siège social d'Oradian se trouve à Zagreb, en Croatie, avec des équipes spécialisées au Royaume-Uni, aux Philippines et au Nigéria.

 

 

Source : fr,news.yahoo.com, le 29 septembre 2017. 

 

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Publié dans #Economie et mouvements sociaux

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